Les 75 meilleures citations de Blaise Pascal

Il n’est pas bon d’être trop libre.

La vérité subsiste éternellement.

La loi, sans force, est impuissante.

Penser fait la grandeur de l’homme.

On aime mieux la chasse que la prise.

L’éloquence est une peinture de la pensée.

Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force.

Les belles actions cachées sont les plus estimables.

Le plaisir des grands est de pouvoir faire des heureux.

La violence et la vérité ne peuvent rien l’une sur l’autre.

Vivre avec l’espoir est une vie qui en vaut bien d’autres.

Trop de jeunesse et trop de vieillesse empêchent l’esprit.

Travaillons donc à bien penser ; voilà le principe de la morale.

Nous souhaitons la vérité et ne trouvons en nous qu’incertitude.

C’est une maladie naturelle à l’homme de croire qu’il possède la vérité.

S’ils sont plus grands que nous… Ils ont les pieds aussi bas que les nôtres.

Il ne faut pas moins de capacité pour aller jusqu’au néant que jusqu’au tout.

Ne pouvant faire ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste.

Notre instinct nous fait sentir qu’il faut chercher notre bonheur hors de nous.

La justice est sujette à dispute. La force est très reconnaissable et sans dispute.

La justice sans la force est impuissante. La force sans la justice est tyrannique.

Au lieu de faire que ce qui fut juste fut fort, on a fait que ce qui fut fort fut juste.

Curiosité n’est que vanité. Le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler.

Quand on aime, il semble que l’on ait une toute autre âme que quand on n’aime pas.

Une graine jetée en bonne terre produit. Un principe jeté dans un bon esprit produit.

La source de toutes les hérésies est de ne pas concevoir l’accord de deux vérités opposées.

La force est la reine du monde et non pas l’opinion, mais l’opinion est celle qui use la force.

La conscience est le meilleur livre du monde. C’est celui que l’on doit consulter le plus souvent.

Presque tous les malheurs de la vie viennent des fausses idées que nous avons sur ce qui nous arrive.

La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent.

Le temps et mon humeur ont peu de liaison ; j’ai mes brouillards et mon beau temps au-dedans de moi.

Si tous les hommes savaient ce que disent les uns des autres, il n’y aurait pas quatre amis dans le monde.

Dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr.

Il n’est pas honteux pour l’homme de succomber sous la douleur et il est honteux de succomber sous le plaisir.

Il est dangereux de dire au peuple que les lois ne sont pas justes, car il n’y obéit qu’à cause qu’il les croit justes.

La multitude qui ne se réduit pas à l’unité est confusion ; l’unité qui ne dépend pas de la multitude est tyrannie.

L’extrême esprit est accusé de folie, comme l’extrême défaut… C’est sortir de l’humanité que de sortir du milieu.

Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser.

Toutes les difficultés de l’homme viennent de son incapacité à s’asseoir tranquillement dans une pièce en sa seule compagnie.

Nous courons sans-souci dans le précipice, après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir.

La vie tumultueuse est agréable aux grands esprits ; mais ceux qui sont médiocres n’y ont aucun plaisir, ils sont machines partout.

J’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer au repos, dans une chambre.

On se persuade mieux, pour l’ordinaire, par les raisons qu’on a soi-même trouvées, que par celles qui sont venues dans l’esprit des autres.

A mesure qu’on a plus d’esprit, on trouve qu’il y a plus d’hommes originaux. Les gens du commun ne trouvent pas de différence entre les hommes.

La raison nous commande bien plus impérieusement qu’un maître ; car en désobéissant à l’un on est malheureux, et en désobéissant à l’autre, on est un sot.

La justice est ce qui est établi ; et ainsi toutes nos lois établies seront nécessairement tenues pour justes sans être examinées, puisqu’elles sont établies.

Ne pouvant faire qu’il soit force d’obéir à la justice, on fait qu’il soit juste d’obéir à la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fût, qui est le souverain bien.

D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas et qu’un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons.

Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête (car ce n’est que l’expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds). Mais je ne puis concevoir l’homme sans pensée ; ce serait une pierre ou une brute.

Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le cœur, c’est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes, et c’est en vain que le raisonnement, qui n’y a point de part, essaie de les combattre.

La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste.

Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie ; et peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas.

Nous ne nous contentons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propre être. Nous voulons vivre dans l’idée des autres d’une vie imaginaire, et nous nous efforçons pour cela de paraître. Nous travaillons incessamment à embellir et conserver notre être imaginaire et négligeons le véritable.

Copie d’une peinture de François II Quesnel gravée par Gérard Edelinck

Photo prise par Gérard Edelinck de la peinture de François II Quesnel qui représente Blaise Pascal

Il n’est pas certain que tout soit certain.

(Les Pensées, 1670)

La délicatesse dépend d’une raison pure.

(Les pensées, 1670)

À force de lui dire qu’il est un sot, il se croit sot.

(Les Pensées, 1670)

L’amour n’a point d’âge ; il est toujours naissant.

(Les Passions de l’amour, 1652)

C’est être malheureux que de vouloir et ne pouvoir.

(Pensées sur la religion)

Toute histoire qui n’est pas contemporaine est suspecte.

(Les Pensées, 1670)

Deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison.

(Les Pensées, 1670)

Voulez-vous qu’on croie du bien de vous ? N’en dites pas.

(Les Pensées, 1670)

La pensée fait la grandeur de l’homme et donc sa dignité.

(Les pensées, 1670)

Le premier effet de l’amour, c’est d’inspirer un grand respect.

(Les Passions de l’amour, 1652)

Les sens abusent souvent la raison par de fausses apparences.

(Les Pensées, 1670)

La mode et les pays règlent souvent ce que l’on appelle beauté.

(Les Passions de l’amour, 1652)

Il faut savoir douter où il faut, se soumettre où il faut, croire où il faut.

(Les Pensées sur la religion, 1670)

Il y a une éloquence de silence qui pénètre plus que la langue ne saurait faire.

(Discours sur les passions de l’amour)

L’art de persuader consiste autant en celui d’agréer qu’en celui de convaincre.

(De l’esprit géométrique et de l’art de persuader, 1657)

La première règle est de parler avec vérité, la seconde est de parler avec discrétion.

(Les provinciales, 1656-1657)

La vertu d’un homme ne doit pas se mesurer par ses efforts, mais par ce qu’il fait d’ordinaire.

(Les Pensées, 1670)

Il faut qu’il y ait dans l’éloquence de l’agréable et du réel, mais il faut que cet agréable soit réel.

(Les pensées, 1670)

Un amour ferme et solide commence toujours par l’éloquence d’action ; les yeux y ont la meilleure part.

(Les passions de l’amour, 1652)

Il y a des vices qui ne tiennent à nous que par d’autres, et qui, en ôtant le tronc, s’emportent comme des branches.

(Les pensées, 1670)

Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.

(Les Pensées sur la religion, 1670)

Chaque degré de bonne fortune qui nous élève dans le monde nous éloigne davantage de la vérité, parce qu’on appréhende plus de blesser ceux dont l’affection est plus utile et l’aversion plus dangereuse.

(Les Pensées, 1670)

Puisqu’on ne peut être universel et savoir tout ce qu’on peut savoir sur tout, il faut savoir un peu de tout. Car il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose ; cette universalité est la plus belle.

(Les pensées, 1670)

Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et, si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir. Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin.

(Les Pensées sur la religion, 1670)

Biographie de Blaise Pascal :

Né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand en Auvergne, Blaise Pascal est un inventeur, mathématicien, philosophe, physicien et théologien français. Enfant précoce, ses premiers travaux concernent les sciences naturelles et appliquées. A 12 ans, il rédige un traité sur la propagation des sons. Passionné de physique, il démontre la pesanteur de l’air. A 19 ans, il invente une machine à calculer, probablement la première de l’histoire. Mathématicien de premier ordre, il crée deux nouveaux champs de recherche majeurs : la géométrie projective et les statistiques de probabilités. À 31 ans, il voit la mort de près dans un accident. La religion prend alors une place importante dans sa vie, notamment en s’impliquant dans la défense des Jansénistes contre les Jésuites en écrivant une série de lettres ironiques. Puis il entreprend le vaste projet d’une apologie de la religion chrétienne. Il mourut à 39 ans sans avoir achevé cet ouvrage. Après sa mort, de nombreuses notes ont été trouvées lors du tri de ses effets personnels. Lesquelles ont été regroupées en liasses dans un ordre provisoire mais parlant. La première version de ces notes éparses a été publiée en 1670. Elles sont vite devenues un classique des créations de Pascal.

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