50 citations de Marcel Proust

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Chacun appelle idées claires celles qui sont au
même degré de confusion que les siennes.
 
Comment oublier à jamais quelqu’un qu’on aime depuis toujours ?
 
Il est vraiment rare qu’on se quitte bien,
car si on était bien, on ne se quitterait pas.
 
L’amour, c’est l’espace et le temps rendus sensibles au coeur.
 
L’espérance est un acte de foi.
 
L’audace réussit à ceux qui savent profiter des occasions.
 
Le bonheur est salutaire pour les corps,
mais c’est le chagrin qui développe les forces de l’esprit.
 
On dédaigne volontiers un but qu’on n’a pas réussi
à atteindre, ou qu’on a atteint définitivement.
 
Nos propres défauts vus du dehors nous exaspèrent.
 
Le désir fleurit, la possession flétrit toutes choses.
 
On n’est jamais aussi malheureux qu’on croie.
 
Tâchez de garder toujours un morceau
de ciel au-dessus de votre vie.
 
Le temps dont nous disposons chaque jour est élastique ;
les passions que nous ressentons le dilatent, celles que
nous inspirons le rétrécissent, et l’habitude le remplit.
 
Les jours sont peut-être égaux pour une horloge,
mais pas pour un homme.
 
L’important dans la vie n’est pas ce qu’on aime, c’est d’aimer.
 
Les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain.
 
Par l’art seulement nous pouvons sortir de nous,
savoir ce que voit un autre de cet univers qui n’est pas
le même que le nôtre, et dont les paysages nous seraient
restés aussi inconnus que ceux qu’il peut y avoir dans la lune.
 
L’art véritable n’a que faire de proclamations et s’accomplit dans le silence.
 
La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité que l’ivresse.
 
On ne profite d’aucune leçon parce qu’on ne sait pas
descendre jusqu’au général et qu’on se figure toujours
se trouver en présence d’une expérience qui n’a
pas de précédents dans le passé.
 
Ce qui pour nous fait le bonheur ou le malheur de notre
vie consiste pour tout autre en un fait presque imperceptible.
 
L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la
réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé
survivant qui est en constante contradiction avec elle.
 
Nous n’arrivons pas à changer les choses suivant notre désir,
mais peu à peu notre désir change.
 
Soyons reconnaissants aux personnes qui nous
donnent du bonheur ; elles sont les charmants
jardiniers par qui nos âmes sont fleuries.
 
C’est étonnant comme la jalousie, qui passe son temps à faire
des petites suppositions dans le faux, a peu d’imagination
quand il s’agit de découvrir le vrai.
 
Nous ne savons jamais si nous ne sommes
pas en train de manquer notre vie.
 
Que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi
la réalisation à l’impatience d’un plaisir immédiat !
 
Il n’est pas certain que le bonheur survenu trop tard soit tout à fait
le même que celui dont le manque nous rendait jadis si malheureux.
 
Dans l’homme le plus méchant, il y a un pauvre cheval innocent qui peine.
 
L’univers est vrai pour nous tous et dissemblable pour chacun.
 
Théoriquement on sait que la terre tourne,
mais en fait on ne s’en aperçoit pas, le sol sur lequel
on marche semble ne pas bouger et on vit tranquille.
Il en est ainsi du temps dans la vie.
 
L’instinct dicte le devoir et l’intelligence
fournit des prétextes pour l’éluder.
 
Le temps perdu est celui de la paresse.
 
Toute action de l’esprit est aisée si elle n’est pas soumise au réel.
 
Il est faux de croire que l’échelle des craintes correspond
à celle des dangers qui les inspirent. On peut avoir peur de
ne pas dormir et nullement d’un duel sérieux,
d’un rat et pas d’un lion.
 
On ne reçoit pas la sagesse. Il faut la trouver soi-même
après un trajet que personne ne peut ni faire pour nous,
ni nous épargner.
 
Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher
de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
 
On aime toujours un peu à sortir de soi, à voyager, quand on lit.
 
La lecture est une amitié.
 
Il semble que le goût des livres croisse avec l’intelligence.
 
Le regret est un amplificateur du désir.
 
La beauté des êtres n’est pas comme celle des choses.
Nous sentons qu’elle est celle d’une créature unique,
consciente et volontaire.
 
La jalousie n’est souvent qu’un inquiet besoin de
tyrannie appliquée aux choses de l’amour.
 
La jeunesse est cet heureux temps où l’on devrait plutôt dire
qu’on ne doute de rien plutôt que de dire qu’on n’y doute pas de soi.
 
La vérité suprême de la vie est dans l’art.
 
Le bonheur est dans l’amour un état anormal.
 
On ne peut regretter que ce qu’on se rappelle.
 
Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable,
d’entretenir en nous quelques petites folies.
 
Nous tenons de notre famille aussi bien les idées dont
nous vivons que la maladie dont nous mourrons.
 
Ce que je reproche aux journaux, c’est de nous faire faire attention
tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois
ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.
 
Vouloir n’y pas penser, c’était y penser encore, en souffrir encore.
 
L’espérance d’être soulagé donne du courage pour souffrir.
 
Ce que nous n’avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre
effort personnel, ce qui était clair avant nous, n’est pas à nous.
 

Biographie de Marcel Proust (1871-1922) :
Marcel Proust est un écrivain français. Né à Paris, sa mère lui apporte une culture riche et profonde. Son père est professeur à la Faculté de médecine de Paris. Il donne rapidement les signes d’une intelligence supérieure à la moyenne, mais sa santé est délicate. Très jeune, il fréquente des salons aristocratiques où il rencontre des écrivains. Profitant de la fortune de sa famille, il n’a pas d’emploi et il se consacre donc à écrire. L’œuvre romanesque de Marcel Proust est une réflexion sur le temps, l’art et l’amour.

Sujets complémentaires, citations de :
     – Albert Camus
     – René Descartes
     – Victor Hugo
     – Blaise Pascal
     – Antoine de Saint-Exupéry
     – Voltaire

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