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Les désaccords

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Les désaccords

Table des matières

« Il vaut mieux perdre un débat que de perdre un ami. »

Il est important d’avoir des relations harmonieuses avec nos semblables. Et il est malheureusement inévitable d’être de temps à autre en désaccord avec certains d'entre eux. Plusieurs désaccords sont mineurs et sans conséquences. Mais parfois, nous sommes confrontés à des mésententes qui ont le potentiel de miner nos relations avec certaines personnes. Cet article présente plusieurs solutions à ce problème.

« Rien ne crée autant de querelles que les désaccords. »
Omraam Mikhaël Aïvanhov

Note : cet article vise principalement les désaccords non bloquants. En d’autres termes, les douze approches suivantes s’appliquent surtout aux conflits d’idées dont le sujet n’a pas d’impact concret sur votre vie. Voir "Limites de cet article" à la fin de cette page pour de plus amples informations.

  1. Comprendre le contexte
    Chaque individu est unique par son passé, sa culture, son métier, son environnement, etc. Donc, ne vous attendez pas à ce que les gens réfléchissent comme vous et soient sensibles aux mêmes choses que vous. Est-ce que vous connaissez en détail les circonstances qui ont poussé votre interlocuteur à adopter une opinion opposée à la vôtre ? Bien sûr que non ! Si vous aviez un passé différent, vous auriez probablement des opinions différentes. Il est donc tout à fait normal que des gens soient en désaccord avec vous parfois. Quand nous intégrons le fait que les autres ont (eux aussi) un passé qui influence leurs opinions, nous réagissons différemment aux désaccords et nous acceptons davantage nos semblables tels qu'ils sont. En réalité, les différences d’opinions sont des richesses à découvrir et à explorer (voir le
    Paragraphe 11 ci-dessous).
  2. Considérer la relation
    Beaucoup de désaccords nous semblent justifiés parce que nous avons des œillères, c’est-à-dire que nous ne voyons qu’une partie de la situation. Si votre interlocuteur est une personne avec qui vous avez une belle relation (un bon ami par exemple), il est important de vous poser la question suivante : « quel est le poids de ce désaccord par rapport à la valeur de cette relation ? ». En d’autres termes, avant de laisser une mésentente ruiner celle-ci, soyez certain que le désaccord en vaut vraiment la peine. Si votre interlocuteur est une personne à laquelle vous tenez vraiment, il est fort probable que cette relation soit plus importante que le désaccord. Focalisez plutôt sur les qualités de votre interlocuteur et sur les raisons pour lesquelles vous tenez à cette personne. Cet exercice réduira (au moins un peu) votre perception de l'importance du désaccord. Limite : tenir à un être cher ne signifie pas que nous devons dire oui à tout et subir peut-être des choses inacceptables (voir le paragraphe
    Évitez les concessions abusives dans l’article Conflit avec un proche.
  3. Imaginer le désaccord un an après celui-ci
    La grande majorité des désaccords ne sont plus un an après, que de vagues souvenirs. Ils n’étaient donc que feu de paille. Sur le coup, ils nous paraissent importants, mais le temps les a effacés. Donc, afin de désamorcer dans mes pensées un désaccord, je me projette dans le temps, c’est-à-dire que je me transporte dans l'avenir et je prends le point de vue imaginaire de la situation un an après. Selon cette perspective, je me pose la question suivante : « Ce désaccord est-il important ou est-ce que je me fais une montagne avec un rien ? ». Et la plupart du temps, ma réponse est « une montagne avec un rien ».
  4. Accepter l’irritation des autres
    Nous vivons tous de temps à autre des situations stressantes ou irritantes. Dans ces conditions, certaines personnes ont tendance à déverser leurs frustrations sur les gens autour d’eux. Si vous êtes en désaccord avec une personne vexée ou fâchée, il est possible que vous soyez la victime de son irritation. La solution, bien que parfois difficile à appliquer, est simplement de dédramatiser. Notre frustration est basée sur notre perception de la situation. Il peut donc être utile d'explorer d'autres façons de voir cette situation et ainsi cheminer possiblement vers une dédramatisation.
  5. Ne pas essayer d’avoir toujours raison
    Dans une conversation, le respect de l’autre devrait prévaloir sur notre désir d’avoir raison. Évidemment, il est parfois nécessaire d’exprimer ses opinions, mais il est également avantageux de reconnaître les situations où il est impossible de convaincre notre interlocuteur. Insister indûment pour persuader l’autre est un manque de respect. Je ne suggère pas que nous devons toujours abdiquer et dire à notre interlocuteur qu’il a raison. Je dis seulement que nous pouvons respectueusement ne pas confirmer ou infirmer ce qu’il dit. En d’autres termes, dans un contexte de désaccord non bloquant (voir « 
    Limites de cet article » ci-dessous), il est souvent approprié de prendre tout simplement une attitude d’écoute neutre.
  6. Évitez simplement de parler du désaccord

    Si la conversation tourne au vinaigre chaque fois que vous parlez du désaccord, évitez si possible ce sujet de conversation. Évidemment, si votre interlocuteur aborde lui-même le sujet litigieux, vous devez le respecter et écouter ce qu’il dit et répondre à ses questions. Mais dans ce contexte, il est préférable de ne pas volontairement stimuler une conversation qui porte sur le désaccord. Et surtout, il ne faut pas croire qu’il est toujours nécessaire de débattre de la question, voici pourquoi :

    • Premièrement, nous sommes rarement certains à 100% d’avoir raison.
    • Deuxièmement, même si nous sommes certains d’avoir raison, il n’est pas nécessairement bénéfique d’essayer de corriger notre interlocuteur.
    • Troisièmement, souvent notre interlocuteur ne désire pas entendre un point de vue opposé au sien.

    Inversement dans certaines situations, il est utile d’exprimer son point de vue. Parfois, il est même impératif de s'exprimer pour éviter ou résoudre un conflit. Chaque situation est unique, il est donc nécessaire de réfléchir pour déterminer s'il faut parler ou non parler du sujet litigieux.

  7. Se mettre à la place de son opposant
    Lorsque l'on ne comprend pas la situation exacte de notre interlocuteur, il est difficile de déchiffrer pourquoi il est en désaccord avec nous. Il peut donc être utile d’imaginer être à la place de celui-ci. Cet exercice a souvent pour résultat de mettre en lumière la dimension humaine derrière les arguments de notre interlocuteur. Vous auriez peut-être la même réaction que lui, si vous étiez à sa place. En faisant cet exercice, vous pourriez ressentir un certain apaisement, car cette technique (s’imaginer être à la place de l’autre) nous fait souvent comprendre le raisonnement de notre interlocuteur et ceci peut avoir pour résultat une certaine compassion pour l’autre. Curieusement, cet exercice est particulièrement utile avec les personnes qui nous sont désagréables. En nous imaginant à leur place, peu à peu leur conduite nous semble moins incompréhensible et nous pouvons même en venir à focaliser surtout sur leurs qualités plutôt que de se concentrer sur le désaccord.
  8. Ne pas faire preuve d’orgueil
    Certains croient nécessaire de toujours défendre leurs convictions avec fierté. On les voit souvent batailler obstinément contre ceux qui ne sont pas de leur avis. Bien sûr, il est bien d'avoir des convictions. Mais est-ce nécessaire de défendre celles-ci à tout prix en toutes circonstances ? Non évidemment ! Cette attitude est souvent motivée par l’orgueil. Il est parfois désirable de défendre son point de vue, mais ceci doit être fait avec respect et dans un contexte bien particulier : voir la section « 
    Exception : confrontation d’idées enrichissantes » ci-dessous.
  9. Ne pas essayer d’éduquer notre interlocuteur
    Certains croient qu’ils ont le devoir d’éduquer la personne qui est en désaccord avec eux. Cette attitude est souvent irritante. Lors d'un désaccord, il est avantageux d’être attentif à l’état de réceptivité de notre interlocuteur. Parfois, celui-ci n’est pas intéressé à entendre notre opinion ; ou parfois ce n’est tout simplement pas le bon moment. Si le désaccord est désagréable pour l’autre, il est généralement préférable de parler moins. En limitant nos paroles, nous pouvons mieux écouter notre interlocuteur ; ce qui contribue grandement à maintenir une relation harmonieuse avec celui-ci. Exception : il est parfois bénéfique de défendre son point de vue : voir la section « 
    Exception : confrontation d’idées enrichissantes » ci-dessous.
  10. Être objectif
    De temps à autre, il est utile de s'interroger sur le bien-fondé de nos opinions. De toute évidence, elles sont influencées par les circonstances, par notre état d’âme et même parfois par notre état physique. L’attitude à prendre devant ce phénomène est simplement de reconnaître l’effet du contexte sur ce que nous considérons être la « vérité ». Ceci nous permet notamment de respecter davantage l’opinion des autres, qui est (elle aussi)
    influencée par différentes choses.
  11. Apprendre des désaccords
    Sous une forme ou une autre, il y a toujours quelque chose à apprendre d’un désaccord. Le simple fait de focaliser sur cet apprentissage réduit au moins un peu l’impact des désaccords. Nous pouvons favoriser l’assimilation de ces nouvelles connaissances en nous posant les questions suivantes :
    - Est-ce qu’il y aurait une autre façon valable de voir les choses ?
    - Est-ce que mon interlocuteur possède des informations que je n’ai pas ?
    - Est-ce qu’il y a au moins un peu de
    vérité dans l’opinion de l’autre ?
    Même lorsque vous considérez que l’opinion de votre interlocuteur est complètement erronée, il y a quand même des choses intéressantes à apprendre. Parfois, ceci se réduit à comprendre comment votre interlocuteur en est arrivé à cette position apparemment erronée.
  12. Relever le défi suivant : être heureux malgré les désaccords
    Qu’on le veuille ou non, il est normal d’être en désaccord sur certains sujets avec les gens qui nous entourent. C’est la vie. Donc l’objectif n’est pas d’éviter tous les désaccords. Il s'agit plutôt d’être heureux malgré les désaccords. Pour ce faire, il est utile de voir les désaccords comme des défis. En d’autres termes, il est possible de faire en sorte que les désaccords ne soient pas un poids, mais plutôt des occasions de mieux se connaître et de mieux comprendre les autres, entre autres nos proches. Pour ce faire, n’hésitez pas à questionner ceux-ci sur les éléments qui supportent leurs opinions. Finalement, lorsqu’il y a mésentente, il est souvent préférable de s’oublier un peu et de ne pas mettre en avant constamment nos points de vue. Il faut plutôt se montrer compréhensif, indulgent et patient. Cette attitude demande un effort au début, mais elle permet souvent de récolter de grands bénéfices par la suite.

Exception : confrontation d’idées enrichissantes
Si le contexte s’y prête, il est légitime d’exprimer et de soutenir ses opinions. Dans certaines situations, la confrontation est même nécessaire. Les paragraphes précédents ne prétendent pas que l’on doit éviter les désaccords en toutes circonstances. Ils expliquent seulement que certaines mésententes peuvent déclencher des disputes inutiles et qu’il faut donc bien gérer cette possibilité. Mais, il n’est pas question ici d’éviter les échanges enrichissants d’idées opposées. Lorsque la situation et l’ambiance s’y prêtent, il est agréable et fructueux d’échanger sur des points de vue opposés. Tout est dans la façon de le faire. Ceci se traduit principalement par un respect de notre interlocuteur. En fait, lorsque celui-ci se sent respecté, il devient généralement plus enclin à s’ouvrir, ce qui rend la conversation encore plus agréable et enrichissante.

Limites de cet article
Les douze approches précédentes s’appliquent à un désaccord qui ne représente pas de conflit direct, c'est-à-dire que l’objet du litige est au niveau des idées. En d'autres termes, il s'agit d'un désaccord qui ne vous impose rien directement. Par exemple, vous pouvez être socialiste et votre interlocuteur capitaliste, mais à moins que vous ne soyez actif en politique, ce désaccord idéologique n’a aucun impact dans votre quotidien immédiat. Les douze approches précédentes ne s’appliquent pas aux désaccords bloquants, soit les désaccords qui sont en opposition directe avec votre façon de vivre. Pour ces désaccords vraiment plus sérieux, consultez plutôt :
    -
Conflit avec un proche
    - Provoquer la réconciliation
    - Prendre du recul
    - Conversations qui dégénèrent en disputes

« Les causes d’un désaccord sont rarement aussi graves que le malaise qui en découle. »

Conclusion (sympathie, amitié et amour) :
Tant qu’on se laisse mener principalement par nos intérêts personnels, il est impossible de résoudre complètement les désaccords. Il est donc désirable d’établir un véritable lien positif avec notre interlocuteur. Dès le moment où l’on éprouve un sentiment favorable envers celui-ci, le désaccord prend une couleur différente ; c’est-à-dire que nous pouvons nous positionner au-dessus de celui-ci, bien au-delà du fait d’avoir tort ou raison. Ce contexte sentimentalement différent nous permet alors de résoudre le désaccord ou de vivre avec celui-ci, sans en être atteints négativement (du moins beaucoup moins). En d’autres termes, si nous éprouvons un sentiment positif (sympathie, amitié ou même amour) envers notre interlocuteur, il devient possible de vraiment focaliser sur la personne plutôt que sur la mésentente. Ainsi, le désaccord peut être abordé avec le désir sincère d’aider notre interlocuteur. Dès que nous éprouvons ce sentiment, notre attitude devient beaucoup plus conciliante et les gens autour de nous le perçoivent facilement.

« La paix n'est pas le résultat d'une absence de conflit,
mais plutôt de notre habileté à bien gérer ceux-ci. »

Sujets complémentaires :
    
Conflit d’idée
    Questions pour désamorcer une dispute avec un proche
    Conflits inutiles
    Maîtriser sa colère, Réagir à la colère
    Pensées sur les désaccords, les conflits, les insultes, l'intolérance et la réconciliation

Éviter les conflits inutiles

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Éviter les conflits inutiles

« Le plus souvent, les problèmes que l'on a avec les autres
ne sont que le reflet de ceux que l'on a avec soi-même. »
Omraam Mikhaël Aïvanhov

Plusieurs conflits ne font que nous empoisonner la vie sans raison valable. Est-il donc si important de vous fâcher avec quelqu'un qui vous a offensé ? Est-ce que ça vaut la peine de discuter intensément avec votre collègue afin de prouver que vous avez raison ? Le fait que le voisin refuse obstinément de garer sa voiture ailleurs que devant votre résidence mérite-t-il de ruiner la relation que vous avez avec lui ? Une égratignure sur votre voiture est-elle vraiment digne d'une poursuite judiciaire ? Et pourtant, voilà le genre de conflits que certains créent inutilement. Pour favoriser l’harmonie en soi et autour de soi, il est nécessaire de bien gérer ces situations.

Pour éviter ou amenuiser les conflits, il est utile de prendre un temps d’arrêt avant l'escalade. Par exemple, avant de traîner votre voisin en cours parce qu’il a déplacé la clôture d’un centimètre, demandez-vous ce que vous avez à gagner et à perdre dans un tel conflit. Faites une pause afin de vous calmer et de réfléchir. Une fois que les vives émotions qui vous poussent au conflit seront apaisées, vous reconnaîtrez plus facilement les vrais motifs derrière ce type de pulsions. Vous pourrez alors prendre une décision éclairée.

« La race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l'agression et l'esprit de revanche. Le moyen d'en sortir est l'amour. »
Martin Luther King

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Conflict_Resolution_in_Human_Evolution.jpg

Illustration de Asachs (Own work) [ Domaine public ] via Wikimedia Commons

Sujets complémentaires :
    Conflit avec un proche
    Questions pour désamorcer une dispute avec un proche
    Comprendre d'abord
    Pardonnez pour vous libérer
    Stress inutiles
    Pensées sur les conflits, les insultes, l'intolérance et la réconciliation

Les gens difficiles

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Les gens difficiles

« Les gens les plus difficiles à aimer sont justement ceux qui en ont le plus besoin. »

Nous devons tous de temps à autre côtoyer des gens que l'on considère comme difficiles, par exemple : un patron dominateur, un collègue déplaisant, un frère ou une soeur désagréable, etc. Voici différentes approches pour faciliter nos relations avec les gens difficiles :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/48/Emoji_u1f645.svg/480px-Emoji_u1f645.svg.png

De Google (https://code.google.com/p/noto/) [Apache License 2.0], Wiki

  1. Garder son calme :
    Lorsqu'une personne nous irrite, nous nous éviterons des problèmes en faisant des efforts pour garder notre calme, plutôt que de réagir promptement. Au besoin, nous pouvons simplement prétexter de devoir d'aller à la salle de bain afin d'avoir une excuse pour prendre une pause et respirer lentement pendant quelques minutes. Le simple fait de focaliser sur notre respiration nous fait déjà prendre un peu de recul par rapport à la situation.
  2. Écouter :
    Les gens se plaignent souvent de ne pas être écoutés. Une absence d’écoute est la cause de plusieurs relations conflictuelles. Donc, écouter mieux et davantage peut contribuer significativement à améliorer vos relations humaines, en particulier avec les gens difficiles.
  3. Comprendre la situation de l'autre :
    Est-ce que nous connaissons tous les éléments qui rendent cette personne difficile ? Non, nous ne savons jamais l'histoire complète de la personne devant nous. Peut-être que son comportement est lié à un problème sévère par exemple : maladie, dépression, chômage prolongé, divorce difficile, épuisement professionnel (« burnout »), etc. Il n'est pas question ici de justifier les comportements déplaisants, il s'agit plutôt de considérer la situation difficile de certaines personnes.
  4. Oublier les offenses mineures :
    Il est normal d’être victime d’insultes ou d’indélicatesses de temps à autre. Dans cette situation, somme toute mineure, il est utile de dédramatiser. Vous avez été insulté dans le passé et vous avez survécu. Sachez que vous serez encore ainsi offensé dans le futur. Il ne s’agit pas d'ignorer notre sentiment de frustration. Si l’offense est mineure, il s'agit plutôt de faire des efforts pour changer un peu ce sentiment. Nos sentiments sont fondés sur des perceptions parfois discutables associées à un point de vue bien spécifique, le nôtre. Il peut donc être bénéfique d'explorer d'autres perspectives.
  5. Poser des questions :
    Voici une approche appropriée lorsqu'une personne vous agresse verbalement avec de faux arguments. Il s’agit d'exposer une faille dans son argumentation en posant des questions appropriées. L'objectif est de faire en sorte que la personne se rende compte elle-même de son erreur. Pour utiliser cette technique avec succès, vous devez être vraiment certain d’avoir raison.
  6. Ne pas essayer d'avoir toujours raison :
    Insister indûment pour persuader les gens est un manque de respect. Et cela peut être très irritant pour nos semblables. Cela n’implique pas que nous devons toujours abdiquer. Mais, dans certaines circonstances, il est inutile sinon nuisible de défendre son point de vue. Lorsque c’est le cas, laissez simplement la personne difficile avoir le dernier mot.
  7. Être flexible :
    Trop souvent, notre rigidité est le résultat de notre orgueil. Questionnez-vous pour déterminer si votre inflexibilité est justifiée ou si elle est le résultat d'une fierté mal placée. Ce questionnement est particulièrement utile en présence de personnes difficiles.
  8. Réfléchir avant de parler :
    Combien de situations difficiles sont créées ou envenimées parce qu'on ne sait pas tenir sa langue ? Par exemple, lors d'une discussion ardente, vous laissez échapper par inadvertance quelques mots offensants. Et la personne difficile s'en offusque sévèrement. Alors, ça y est, vous avez peut-être empoisonné votre relation avec cette personne pour un bon moment. Il est donc avantageux d'être attentif à nos paroles afin de ne pas blesser les gens. Si possible en tout temps, mais surtout en présence de personnes difficiles, réfléchissez avant de parler.
  9. Demeurer polit et respectueux :
    Même si la personne difficile est vraiment désagréable, faites un effort pour demeurer aimable. En lui offrant ainsi votre respect, la personne en question changera peut-être d'attitude à votre égard. Sinon, après avoir essayé suffisamment longtemps, considérez l’affrontement (paragraphe suivant).
  10. Affronter en dernier recours :
    Dans certaines circonstances rares, il est approprié d’enlever ses gants blancs. C’est-à-dire qu’il est occasionnellement impératif de dire à la personne difficile ce que vous pensez de son comportement. Cette approche directe s'applique uniquement dans les cas où rien d'autre ne semble fonctionner. Voici un exemple de phrase à utiliser : « Vos commentaires blessants sont totalement déplacés... » Lorsque vous affrontez quelqu'un, vous devez parler de son comportement non pas de la personne elle-même. De plus, personne n’est complètement mauvais. Et il est parfois justifié utile de mentionner non pas seulement les comportements qui vous irritent, mais aussi ce que vous appréciez de cette personne (s'il y a lieu). Cela s’applique typiquement lorsque la personne difficile est un proche.
  11. Êtes-vous une partie du problème ? :
    Avez-vous à répétition de la difficulté avec le même genre de personnes ? Est-ce que certaines situations vous irritent tellement que vous devenez désagréables ? Ce questionnement est utile pour illustrer le fait que nous sommes parfois une personne difficile pour les autres.
  12. Renoncer au ressentiment :
    Nous avons parfois tendance à nous cramponner à des rancœurs mesquines, associées à répétition à la même personne difficile. Sachez que cette attitude vous ronge de l'intérieur. Il n’y a qu’une seule solution : vous devez pardonner. Ce geste de bonté est très important, en particulier si la personne difficile est un proche. Pardonner ne signifie pas que cet individu deviendra tout à coup aimable. Non, pardonner signifie que vous pourrez utiliser les paragraphes précédents avec une attitude d’acceptation de la personne. Et cela augmentera grandement vos chances de réussite.

Conclusion :
Il est inévitable de côtoyer de temps à autre des gens difficiles. Il est donc utile de développer notre capacité à bien agir en leur présence. Cela nous donne un atout précieux autant dans notre vie personnelle que dans notre vie professionnelle. Finalement, ne laissez pas une personne difficile vous empêcher d’être heureux. Concentrez-vous plutôt sur les gens que vous aimez et qui vous aiment en retour.

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères,
sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »
Martin Luther King

Sujets complémentaires :
    Questions pour désamorcer une dispute avec un proche
    Réagir à la colère de l’autre
    Conflit avec un proche, Conflits inutiles, Conflits d’idées et Désaccords
    Relations entre parents et adolescents
    Liste d'articles sur les insultes et les injures
    Pensées sur les gens difficiles, les conflits, les insultes et l'intolérance

Questions pour désamorcer une dispute avec un proche

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Questions pour désamorcer une dispute avec un proche

« La peine de la dispute excède de bien loin son utilité. » Joseph Joubert

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Query-road.png

Illustration de Xiong [CC-BY-SA-3.0], Wiki

Les questions suivantes ont pour objectif de changer notre perception d’un désaccord avec un proche. Ce ne sont pas des questions à poser à ce dernier ; ce sont des questions à se poser à nous-mêmes :

  1. Est-ce que j’exagère la gravité de cette dispute ?
  2. Est-ce que j’ai une vision complète de la réalité ou est-ce que je me concentre surtout sur les éléments négatifs de la situation, en ignorant les éléments positifs ou en ignorant le point de vue de mon proche ?
  3. Est-ce que je comprends bien la position de la personne avec qui je suis en conflit ? Est-ce que je lui ai posé des questions pour clarifier sa perception du désaccord ?
  4. Est-ce que j’ai eu récemment une conversation franche et ouverte avec cette personne ?
  5. Plutôt que de focaliser sur le sujet du désaccord, est-ce que je considère suffisamment les sujets sur lesquels je suis en accord avec cette personne ?
  6. Est-ce que j’ai mentionné des choses blessantes qui dépassent ma pensée ? Si oui, est-ce que je me suis excusé ?
  7. Est-ce que j’ai mal agi ? Si oui, est-ce que j'ai tenté de réparer ma faute ?
  8. Est-ce que ma résistance à régler ce conflit est le résultat d’un orgueil mal placé ? En d’autres termes, est-ce que je suis trop fier pour reconnaître mes torts ?
  9. Est-ce que cette dispute me semble plus grave parce que je suis fatigué, malade ou stressé ? Est-ce possible que mon proche soit également influencé par ces mêmes conditions défavorables ?
  10. Est-ce que j’ai exploré différentes façons de régler ce conflit, en proposant divers compromis par exemple ?
  11. Est-ce que je néglige de considérer les bons moments que j’ai vécus avec cette personne ?
  12. Est-ce que je néglige de considérer, s'il y a lieu, les efforts que cette personne fait pour régler à sa façon ce conflit ?
  13. Est-ce que j’ai de l’affection pour cette personne ? Si oui, est-ce que je lui ai dit ou montré récemment ?
  14. Est-ce possible que cette dispute puisse mettre fin à ma relation avec cette personne ? En d’autres termes, est-ce que je mets en péril une relation importante pour une raison qui n’en vaut peut-être pas la peine ?
  15. Est-ce que je vais regretter plus tard mon attitude actuelle dans ce conflit ?
  16. Si j’ai la possibilité de mettre fin à cette dispute, est-ce que j’ai une raison valable pour ne pas le faire maintenant ?

Limite :
Cet article ne traite pas des conflits profonds ou prolongés. Ceux-ci demandent des approches plus sophistiquées, incluant possiblement les services de professionnels. Au besoin, n'hésitez pas à consulter ceux-ci.

« La seule bonne chose d’un conflit est sa fin. »

Sujets complémentaires :
    - Conflit avec un proche
    - Désaccords
    - Maîtriser sa colère
    - Pardonnez pour vous libérer
    - Provoquer la réconciliation
    - Réagir humainement à la critique colérique
    - Pensées sur les conflits, le pardon et la réconciliation

Les conversations qui tournent en disputes

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Les conversations qui tournent en disputes

« La vie est trop courte pour qu'on se dispute. »
Robert Baden-Powell 

Les conversations qui dégénèrent en dispute ne font que nous empoisonner la vie inutilement. Voici un exemple : deux individus discutent d’un sujet sur lequel ils sont en désaccord. Chacun s’exprime avec conviction en soutenant fermement ses opinions. Graduellement, la conversation s’envenime. Après un certain temps, ils ne s'écoutent plus du tout. Ils parlent en même temps et finissent par s’agresser verbalement.

« Le motif pour lequel se produisent les disputes n'est jamais
aussi grave que le malaise qui en découle. »
Alain de Botton

Les disputes inutiles peuvent avoir des conséquences très néfastes. En particulier, le stress associé à celles-ci a tendance à se prolonger ; c’est-à-dire que cette tension peut nous poursuivre malgré nous pendant des heures, parfois mêmes pendant plusieurs jours. Il est vraiment désagréable de ressasser ainsi involontairement une dispute inutile qui aurait pu être évitée. La paix d’esprit vaut bien plus que l’objectif souvent futile de convaincre à tout prix notre interlocuteur. Voici quelques suggestions pour éviter les disputes qui n'ont pas raison d'être :

    http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Stromboli_Eruption.jpg

    Éruption du Stromboli, de Wolfgang Beyer

  1. Ne pas tenter d’avoir toujours raison
    Dans une conversation, le respect de l’autre devrait prévaloir sur l’objectif d’avoir raison. Il peut être utile d’exprimer ses opinions, mais insister indûment pour convaincre l’autre est un manque de respect.
  2. Ne pas faire preuve d’orgueil
    L'orgueil a parfois pour effet de nous rendre aveugles au point de vue de l’autre. Et la fierté démesurée peut nous dresser les uns contre les autres. Inversement, l'humilité bien dosée nous aide à reconnaître la valeur des opinions différentes de la nôtre. Et ceci contribue grandement à établir ou rétablir l’harmonie d’une conversation.
  3. Éviter les offenses involontaires
    Parfois, nous offensons les autres sans le vouloir. Si une telle offense a lieu dans un duel d’opinions, elle sera possiblement interprétée comme une agression verbale. Combien de disputes inutiles surviennent parce que nous sommes impulsifs et que nous ne réfléchissons pas suffisamment avant de parler ? Dans une conversation, comme dans la vie en général d’ailleurs, nous devons être vigilants. Si nous laissons échapper involontairement quelques mots offensants, toute la conversation tournera possiblement au vinaigre. Il est donc avantageux d'être attentifs et raisonnables, afin de ne pas embrouiller nos relations avec les autres.
  4. Savoir se taire
    Combien de difficultés surviennent parce qu'on ne sait pas tenir sa langue ? Donc, une façon simple d’éviter les disputes inutiles est de savoir se taire au bon moment. Lorsque vous sentez que la conversation devient trop conflictuelle, peut-être est-ce le bon moment d’arrêter de parler ou de parler moins. « Celui qui se tait le premier dans une dispute est le plus digne de louanges » (Proverbe hébreu).
  5. Prendre une pause au besoin
    Si vous percevez que la conversation devient intense et inutilement conflictuelle, il est peut-être temps de prendre une pause pour calmer les esprits. Dites alors poliment à votre interlocuteur que vous devez aller à la salle de bain. Profitez de cette pause pour réfléchir un peu. Quelques minutes de calme peuvent changer complètement l’atmosphère d’une conversation.
  6. Remettre au lendemain
    Si vous percevez que vous devenez irrité par la conversation, demandez à votre interlocuteur si celle-ci peut être remise au lendemain, en prétextant la fatigue par exemple. Mais, ne vous retirez pas abruptement de la conversation. Dites plutôt que vous voulez simplement reprendre celle-ci un peu plus tard, en spécifiant quand exactement. Dans la majorité des cas, votre interlocuteur ne sera pas offensé, en particulier si vous spécifiez quand vous désirez poursuive cette conversation.
  7. Éviter les sujets controversés
    Chaque individu est unique. Ce qui est anodin pour une personne, peut être un sujet controversé pour une autre. Éviter les sujets risqués est une façon simple de prévenir les disputes inutiles. Par ailleurs, il est parfois absolument nécessaire d'aborder certains sujets. Voici des conseils pour les sujets difficiles mais nécessaires : Comment aborder un sujet délicat.
  8. Ne pas croire que les gens veulent nécessairement entendre notre opinion
    D’une façon générale, les gens ne veulent pas recevoir de conseils. En particulier, lorsqu’ils ont pris récemment une décision, ils n’apprécient pas qu’on remette celle-ci en question. Donc, à moins qu’ils ne le demandent, il est préférable de ne pas donner de conseils. Bien sûr, il y a des exceptions à ce principe. Mais, elles sont moins fréquentes qu’on ne pourrait le croire.
  9. Donner le bénéfice du doute
    Nous pouvons favoriser une meilleure compréhension de l’autre en nous posant les questions suivantes :
        - Si j'étais dans sa situation, est-ce que je penserais comme lui ou elle ?
        - Est-ce qu’il y a au moins une partie de vérité dans son opinion ?
        - Est-ce possible que j'aie tort, en partie ou en totalité ?
  10. Ne pas croire que toute vérité est bonne à dire
    Certains croient qu’ils ont le droit (sinon le devoir) de corriger leur interlocuteur lorsque celui-ci est dans "l’erreur" selon eux. Premièrement, il est rare que l'on soit certain à 100 % d’avoir raison. Deuxièmement, même si vous êtes absolument certain de votre position, il n’est pas nécessairement bénéfique d’essayer de corriger votre interlocuteur. Troisièment, est-ce que votre interlocuteur désire entendre un point de vue opposé au sien ? Si ce n’est pas le cas, vous perdez probablement votre temps. Finalement, et si vous devez (pour de bonnes raisons) corriger votre interlocuteur, est-ce le bon moment de le faire ?
  11. Écouter davantage
    Notre interlocuteur a peut-être des informations que nous ne possédons pas. En l’écoutant attentivement, peut-être découvrirons-nous une façon différente et valable de voir la situation. Même si ce n’est pas le cas, il est quand même avantageux d'essayer de comprendre pourquoi notre interlocuteur est en désaccord avec nous.
  12. Faire des efforts pour comprendre son interlocuteur
    Chacun est unique par son passé, sa culture, son environnement, etc. Ne vous attendez pas à ce que les gens réfléchissent comme vous et soient sensibles aux mêmes choses que vous. Est-ce que vous connaissez toutes les circonstances qui ont poussé votre interlocuteur à adopter une opinion opposée à la vôtre ? Bien sûr que non ! Au besoin, demandez-lui simplement d'expliquer les raisons qui motivent sa prise de position. Il est tout à fait normal que vos idées ne soient pas partagées de tous. Quand nous intégrons le fait que les autres ont (eux aussi) un passé qui influence leurs opinions, nous réagissons différemment aux désaccords et nous augmentons significativement notre acceptation des autres. En réalité, les différences d'opinions sont des richesses à découvrir et à explorer.

Disputes inutiles avec un proche :
Avoir des relations harmonieuses avec les autres (en particulier avec nos proches) est d’une extrême importance. Il est donc nécessaire de porter une attention particulière aux échanges que nous avons avec eux. Dans ce contexte, les disputes inutiles valent-elles de mettre en danger des relations précieuses pour nous ? Non bien sûr. Rien ne crée autant de conflits que les désaccords. Lorsque la conversation (avec une personne importante pour vous) est devenue inutilement conflictuelle, essayez de remédier à la situation en utilisant (entre autres) les approches présentées ci-dessus.

Confrontation d’idées enrichissantes et respectueuses :
Si le contexte s’y prête, il est tout à fait légitime que chacun exprime et soutienne ses opinions. Dans certaines situations, il est même nécessaire de confronter les idées des autres. Cet article ne prétend pas qu'il est préférable d'éviter toutes confrontations. Il explique seulement que certaines disputes sont inutiles et sont souvent le résultat de notre ego plutôt que d'un besoin légitime d’échanger. Donc, cet article ne nie pas le besoin de conversations avec échanges d'idées opposées. Au contraire, lorsque la situation et l’ambiance s’y prêtent, il est agréable et enrichissant d'explorer des points de vue différents. Tout est dans la façon de le faire. Ceci se traduit principalement par un respect de notre interlocuteur. En fait, lorsque celui-ci se sent respecté, il devient plus enclin à s’ouvrir ce qui rend la conversation encore plus enrichissante.

Conclusion :
Les relations humaines sont d’une extrême importance. Pour être heureux, il est souvent nécessaire de s'oublier un peu, par exemple en évitant d'imposer nos opinions. Cette attitude est un sacrifice, mais ce renoncement est un premier pas vers une véritable ouverture aux autres.

« La grandeur de notre âme est égale à la considération que nous avons pour les autres. »

Sujets complémentaires :
    Conflit d’idée
    Conflit avec un proche
    Questions pour désamorcer une dispute avec un proche
    Maîtriser sa colère
    Conflits inutiles
    Prendre du recul
    Provoquer la réconciliation
    Pensées sur les conflits, la colère, le respect et l'intolérance

Conflit avec un proche

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Conflit avec un proche

Table des matières

  1. Demeurer calme
  2. Est-ce que ça vaut la peine ?
  3. Renoncer au ressentiment
  4. Être diplomate
  5. Se remémorer les conflits passés
  6. Considérer la flexibilité de votre proche
  7. Éviter de faire des concessions abusives
  8. Utiliser « Je » plutôt que « Tu »
  9. Distinguer la personne du conflit
  10. Discuter dans un endroit approprié
  11. Écouter pour mieux comprendre
  12. Écrire au besoin
  13. Respecter le rythme de l’autre
  14. Penser avant de parler
  15. Prendre une pause au besoin
  16. Utiliser la médiation au besoin
  17. Entente sur l’évitement du sujet de conversation
  18. Donner une chance à la relation
  19. Ne pas ressasser inutilement le passé
  20. Se concentrer sur la relation
  21. Prévenir le prochain conflit
  22. Conclusion
  23. Sujets complémentaires

Les relations avec nos proches sont d'une importance capitale. Les conflits avec ceux-ci sont donc risqués. Voici différentes façons de réduire ce risque :

  1. Demeurer calme
    Dans un conflit, il y a parfois des discussions émotionnelles ou même orageuses. Alors, plusieurs sont tentés de dire des choses qui dépassent leur pensée. Pour mieux résister à cette tentation, il est préférable de faire des efforts dès le début de la conversation pour garder notre calme, car une fois que le ton a monté, il devient plus difficile de faire marche arrière.

  2. Est-ce que ça vaut la peine ?
    Avant de vous laisser entraîner dans un conflit avec un proche, demandez-vous si c'est vraiment justifié. Nous avons parfois tendance à faire des montagnes avec des riens. Si le sujet du désaccord n’en vaut pas vraiment la peine, considérez simplement d’abandonner la bataille.
  3. Renoncer au ressentiment
    Nous avons parfois tendance à nous cramponner à des rancœurs mesquines, nées d'un malentendu ou d'une dispute. En particulier avec nos proches, il est important de faire des efforts pour pardonner. Sinon, nous serons tentés de ressasser les gestes ou les paroles qui nous ont offensés. Et ceci empêchera la résolution du conflit.
  4. Être diplomate
    Lors d’un conflit, les gestes et paroles sont parfois mal interprétés parce que l’atmosphère est porteuse d’une charge émotive. Conséquemment, il est avantageux d'être diplomate afin d’éviter que certaines de nos paroles, qui seraient anodines en temps normal, ne soient mal perçues à cause du conflit. En particulier, nous devons être très prudents lorsque l'on tente de faire de l’humour pour détendons l'atmosphère. Lors d’un conflit, une blague normalement sans conséquence, peut facilement être mal interprétée.
  5. Se remémorer les conflits passés
    Si la relation avec votre proche a une longue histoire, il se peut que vous ayez déjà résolu au auparavant d’autres conflits avec cette personne. Essayez de vous rappeler comment ces conflits ont été résolus. De plus, gardez en tête que le soleil a brillé à nouveau sur votre relation après ces conflits du passé.
  6. Considérer la flexibilité de votre proche
    Est-ce que votre proche a toujours été intransigeant dans le passé au sujet du différend en question ? Si oui, sachez que vos chances de le faire changer d’idée maintenant sont faibles. Conséquemment, ce conflit est particulièrement risqué pour votre relation avec cette personne.
  7. Éviter les concessions abusives
    S’il s’agit d’une relation à laquelle vous tenez à tout prix, vous aurez tendance à faire d’importantes concessions. Mais soyez prudent. Si vous faites une concession qui va à l’encontre de vos valeurs profondes, vous créez une bombe à retardement. C’est-à-dire que vous accumulerez avec le temps de la frustration à cause de cette concession. Et tôt ou tard, le conflit refera surface. Par ailleurs, il est important d'être flexible. Donc, faites preuve d'équilibre et choisissez bien vos concessions.
  8. Utiliser « Je » plutôt que « Tu »
    Les phrases qui commencent par « Tu », tel que « Tu ne fais jamais…» ou « Tu es toujours…» peuvent être perçues comme des offenses ou même des menaces. Pour éviter ce malentendu, il est préférable d'utiliser des phrases qui commencent par « Je » plutôt que « Tu ». De cette manière, nous exprimons nos sentiments sans critiquer ni menacer.
  9. Distinguer la personne du conflit
    Il est utile de se rappeler les qualités de la personne avec laquelle nous sommes en conflit. Par exemple, votre époux(se) est la même personne qu’avant le conflit. Il a les mêmes qualités, ces qualités qui ont fait en sorte que vous l'avez choisi comme partenaire de vie. Ne laissez pas un conflit devenir un écran entre vous et la personne que vous aimez.
  10. Discuter dans un endroit approprié
    Il est déconseillé de discuter dans un lieu trop bruyant, chez des amis, devant les enfants ou tout autre personne. Pour entamer le dialogue, il est préférable de se retirer dans un endroit paisible et loin de tous. Si vous avez un terrain approprié, il peut être bénéfique de sortir pour aller discuter calmement dans la cour ou tout autre coin de nature tranquille.
  11. Écouter pour mieux comprendre
    Ne pas écouter peut être une source importante de conflit. Et l’inverse contribue à régler n’importe quel désaccord. Écouter implique de faire des efforts pour comprendre l'autre. Donc, être à l'écoute passivement est insuffisant. Il faut faire écho à ce que nous entendons. Pour s’assurer de bien interpréter ce qui a été dit, il est utile de reformuler avec nos propres mots et de demander à notre proche si c'est bien ce qu'il voulait exprimer. Un grand nombre de conflits ont pour origine une communication inadéquate, dans ce contexte la reformulation est particulièrement avantageuse.
  12. Écrire au besoin
    Parfois la communication verbale devient trop difficile pour différentes raisons : nervosité, gène, frustration ou émotion intense. N'hésitez pas alors à vous exprimer par écrit. Choisissez un médium avec lequel vous êtes tous les deux confortables : papier, carte, courriel/email ou SMS/texto. Relisez attentivement avant d’envoyer. Si approprié, demandez à un ami de relire ce que vous avez écrit afin de savoir comment votre message peut être interprété. Finalement, ne demandez pas de réponse rapide et faites preuve au besoin de patience.
  13. Respecter le rythme de l’autre
    Certaines personnes veulent absolument régler leurs conflits aussitôt que possible. D'autres préfèrent réfléchir longuement avant de discuter. Il est important de respecter le rythme de notre proche afin de ne pas le brusquer. Sinon le conflit risque de s'envenimer.
  14. Penser avant de parler
    Plusieurs conflits éclatent parce qu'on ne sait pas tenir sa langue. Par exemple, lors d’une dispute avec un proche, vous laissez échapper par inadvertance quelques mots insultants. Et votre proche s’en offusque sévèrement. Alors, vous venez peut-être d'envenimé votre relation avec cette personne pour un bon moment. Il est donc avantageux d'être attentif à nos paroles afin de ne pas blesser les gens. Trop de désaccords initialement sans conséquence tournent au vinaigre à cause de quelques mots maladroits.
  15. Prendre une pause au besoin
    Observez-vous pendant une discussion tendue et vous verrez que votre bonne volonté et votre patience diminuent après un certain temps. Donc, évitez les longs entretiens avec votre proche. Au besoin, décrétez une trêve et dites poliment à votre proche que vous devez vous retirer pour mieux discuter plus tard. Mais, ne le faites d'une façon abrupte. Utilisez par exemple la phase suivante : « Je suis fatigué. Est-ce que l'on pourrait prendre une pause et en reparler sans faute ce soir ou demain ? » Pendant ce temps, essayez de changer d’air et de vous reposer. À votre retour, vous verrez les choses un peu différemment. Vous pourrez alors prendre un certain recul par rapport au conflit.
  16. Utiliser la médiation au besoin
    Parfois, la situation est tellement intense que vous ne pouvez pas la résoudre vous-même. Il devient alors nécessaire de faire appel à un médiateur. La médiation a principalement pour but de faciliter le dialogue entre les parties. Le médiateur doit maintenir une position neutre et impartiale. Dans cette position favorable, il doit amener les personnes concernées à trouver elles-mêmes une solution satisfaisante pour les deux parties. Seule une personne impartiale non impliquée dans le conflit peut jouer le rôle de médiateur.
  17. Entente sur l’évitement du sujet de conversation
    Parfois, ce n’est pas le conflit lui-même qui est particulièrement pénible, mais plutôt le fait de devoir en discuter fréquemment. Dans cette situation, il peut être approprié de s’entendre pour éviter le conflit comme sujet de conversation à certains moments. Par exemple, des personnes vivant ensemble peuvent convenir de ne pas discuter du sujet de discorde les jours de semaine. Ceci leur donne cinq journées ou le sentiment de frustration associé au conflit disparaît en partie.
  18. Donner une chance à la relation
    Si le contexte s'y prête, faites des activités de loisir avec votre proche. Par exemple, assistez à un spectacle ou à un film humoristique avec cette personne. De tels divertissements ont pour effet de détendre l'atmosphère et de faciliter les échanges agréables. Évidemment, pendant ces activités évitez de parler du conflit, à moins que votre proche n'aborde le sujet.
  19. Ne pas ressasser inutilement le passé
    Les relations de longues dates ont souvent une histoire parsemée de bonheurs et de désaccords. Évitez de déterrer les disputes du passé pour en faire des reproches. Bien sûr, il est nécessaire de discuter du conflit immédiat afin d’en arriver à une réconciliation. Mais laissez-en terre les squelettes du passé lointain et votre relation aura un meilleur avenir.
  20. Se concentrer sur la relation
    Faites savoir à la personne que vous tenez à elle en lui montrant de l'affection, si c'est ce que vous ressentez pour elle. Cette attitude favorisera grandement la résolution du conflit. En effet, votre proche sera plus motivé à négocier et à faire preuve de souplesse s'il se sent aimé. Au contraire, s'il perçoit que vous vous distancez émotionnellement de lui, il aura tendance à devenir plus négatif face au conflit et face à vous.
  21. Prévenir le prochain conflit
    Lorsque nous sommes en conflit avec un proche, il est utile de se remémorer les mérites de celui-ci pour apaiser nos émotions. Mais cet exercice mental devient difficile lorsque le conflit est intense. Alors prenez de l'avance, dressez par écrit la liste des qualités de vos proches avant d'être en conflit avec eux. Écrivez également ce que vous ressentez pour chacune de ces personnes. Et lorsqu'une relation devient difficile, relisez la liste du proche en question. Elle stimulera votre motivation pour éviter ou régler le conflit.
Conclusion :
Une fois le conflit terminé, que se passe-t-il ? La vie continue. Vous avez peut-être été blessé par votre proche. Malgré tout, il faudra autant que possible vivre la suite des événements avec sérénité. En dépit de tout, vous devez continuer à aimer votre proche. Même si ce dernier vous a fait du mal, ne perdez jamais votre amour, parce qu'alors vous perdriez votre inspiration et votre joie de vivre. Évidemment, certains cas sévères (relations avec violence par exemple) ne s'appliquent pas à cette recommandation d'amour inconditionnel.

« Les querelles ne dureraient pas longtemps, si le tort n’était que d’un côté. » La Rochefoucauld

« Lors d’un conflit, rappelez-vous que l’autre aussi mène un dur combat dans la vie. » Auteur inconnu


Sujets complémentaires :
    - Questions pour désamorcer une dispute avec un proche
    - Provoquer la réconciliation
    - Prendre du recul
    - Mieux aimer un être cher
    - Conflits entre parents et adolescents
    - Liste d’articles sur les conflits
    - Pensées sur les conflits, les désaccords, le respect, l'amour et la réconciliation