40 citations d’Alphonse Karr

Citations sans référence :

On n‘invente qu‘avec le souvenir.

La science est une île qui est rendue escarpée par les savants.

Entre tous les ennemis, le plus dangereux est celui dont on est ami.

Tout le monde veut avoir un ami. Personne ne s‘occupe d‘en être un.

La propriété est un piège ; ce que nous croyons posséder nous possède.

Faites ce que vous voulez avoir fait, avant ce que vous avez envie de faire.

Écrire ; c‘est le seul métier avec la politique qu‘on ose faire sans l‘avoir appris.

Dans la bouche de tout le monde : « Il a tort » veut dire : « Il ne pense pas comme moi ».

Chaque homme à trois caractères : celui qu‘il a, celui qu‘il montre, et celui qu‘il croit avoir.

Un homme vraiment sage est celui qui sait jouir de tous les petits bonheurs qu‘il rencontre.

La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première.

La faiblesse, ne voyant autour d‘elle que des ennemis, est naturellement haineuse et méchante.

Si on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Mais si l‘on veut devenir riche, il faut trouver autre chose.

Le bonheur n‘est pas un gros diamant, c‘est une mosaïque de petites pierres harmonieusement rangées.

L‘incertitude est le pire de tous les maux jusqu‘au moment où la réalité vient nous faire regretter l‘incertitude.

Peut-être que le bonheur n‘est-il qu‘un contraste. Et qu‘une foule de petits plaisirs suffisent à parfumer la vie.

On donne facilement des conseils ; ça amuse beaucoup celui qui les donne et ça n‘engage à rien celui qui les reçoit.

Il y a deux manières d‘être riche : élever son revenu au niveau de ses désirs, abaisser ses désirs au niveau de son revenu.

On appelle volontiers meilleur ce qu‘on n‘a pas. L’homme a adroitement placé son bonheur dans des choses impossibles et son malheur dans des choses inévitables

Quelle étrange chose que la propriété, dont les hommes sont si envieux ! Quand je n‘avais rien à moi, j‘avais les forêts et les prairies, la mer et le ciel ; depuis que j‘ai acheté cette maison et ce jardin, je n‘ai plus que cette maison et ce jardin.

   

Photo noir et blanc d’Alphonse Karr en 1900

Alphonse Karr à 60 ans

Citations avec références :

Des malheurs évités le bonheur se compose. (Les Guêpes)

Les amis : une famille dont on a choisi les membres. (La Maison de l‘ogre)

Il faut, de temps en temps, approuver et louer ses adversaires. (Sous les tilleuls, 1832)

L‘amour que j‘ai pour toi est un culte auquel j‘ai consacré toute ma vie. (Clothilde, 1839)

Un ami connaît le secret de votre force et de votre faiblesse. (Les guêpes, 1839 à 1849)

La fausse modestie, c‘est de la vanité avec de l‘hypocrisie en plus. (La famille Alain, 1848)

Un mensonge qui nous plaît est la plus évidente des vérités. (Une poignée de vérités, 1858)

Les amis font toujours plaisir ; si ce n‘est quand ils arrivent, c‘est quand ils partent. (Les Guêpes)

Arborer la bannière du bon sens, c‘est se déclarer ennemi public. (Une vérité par semaine, 1852)

La vérité est le nom que les plus forts donnent à leur opinion. (Les mélanges philosophiques, 1858)

L‘amour, la seule passion qui cherche son bonheur dans celui d‘un autre. (Encore les femmes, 1858)

Ce n‘est pas une raison pour ne pas croire les choses parce qu‘on ne comprend pas. (La main du diable, 1855)

Je ne suis l‘ennemi que de l‘injustice, de l‘hypocrisie, de l‘absurdité, de la sottise et des platitudes. (Les guêpes, 1841)

Le serment est-il donc un moyen imaginé pour donner la vraisemblance au mensonge ? (Les Guêpes, cinquième série)

S‘il est juste de s‘occuper de certains progrès, il est urgent de se débarrasser d‘un bagage de sottises. (Une vérité par semaine, 1852)

Chaque homme possède trois caractères : Celui qu’il montre, celui qu’il a, celui qu’il croit avoir. (Un voyage autour de mon jardin, 1845)

Qu‘est-ce que l‘égalité ? Tout le monde la veut avec son supérieur ; personne ne l‘accepte avec ceux qui sont au-dessous de lui. (Mélanges philosophiques)

Il n‘y a de la flatterie à l‘injure que la différence qui existe entre la mendicité et l‘attaque à main armée. Toutes deux ont le même but et ne diffèrent que par les moyens. (Les Guêpes)

Adieu, toi que j‘ai tant aimée, que j‘aime tant encore, toi qui as rempli pour jamais ma vie d‘amour et de douleur. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu… adieu !… (Une heure trop tard, 1833)

La jeunesse a ses peines, et elles sont d‘autant plus amères, qu‘alors on se croit en droit de demander beaucoup à la vie ; qu‘on prend ses désirs pour des promesses, ses espérances pour des valeurs qui doivent êtres remboursées un jour. (Les soirées de Sainte-Adresse, 1853)

Il est permis de se moquer un peu de l‘orgueil, mais ce serait un grand malheur de décourager les orgueilleux. Ce sont des gens qui se chargent volontairement de presque toutes les corvées sociales, et qui se contentent pour récompense de l‘approbation de ceux au-dessus desquels ils se croient si prodigieusement élevés. (Sous les orangers)

Tout bonheur excite un peu de haine : On ne demande pas mieux que de se figurer que ceux qui en jouissent ont envers nous quelque tort grave qui nous permette de donner un nom un peu plus noble à ce sentiment bas et honteux dont le véritable nom est l’envie, et l’appeler juste ressentiment, fierté légitime, dignité blessée. (Un voyage autour de mon jardin, 1845)

L‘individualité est une chose précieuse. Il vaut mieux n‘être rien et être soi qu‘être la charge, ou la caricature, ou même une épreuve pâle d‘un grand homme ; il serait désespérant de vouloir ressembler à autrui, parce qu‘alors chaque fois que l‘on penserait à vous, on penserait aussi à celui auquel vous ressemblez, et l‘esprit, même involontairement, ferait une comparaison. (Sous les tilleuls, 1832)

Courte biographie de Jean Baptiste Alphonse Karr (1808-1890)

Jean Baptiste Alphonse Karr est né à Paris et mort à Saint-Raphaël. Romancier et journaliste français, il est notamment connu pour avoir écrit : « Si j’avais à montrer la mer à un ami pour la première fois, c’est Le Boucanet que je choisirais ». Auteur de nombreux romans et d’une revue satirique, les Guêpes, son humour satirique lui apporta beaucoup d’ennemis au cours de sa vie. Il fonde Le Journal pour soutenir le politicien général Louis Eugène Cavaignac. Opposé à Napoléon III, il se retire dans le sud après le coup d’État de 1851. En 1854 à Nice, tout en continuant à écrire, il développe la floriculture. Il a du succès et ouvre un magasin de vente de bouquets de fleurs, de fruits et légumes, destiné à une clientèle d’hivernants. Il rédige et publie le traité intitulé : Comment insulter les plantes en latin. Une poire, est d’ailleurs nommée en son honneur : la Poire Alphonse Karr. En 1882, la Ligue populaire contre la vivisection se crée. Alphonse Karr en devient le président en exercice, alors que Victor Hugo est le Président d’honneur. Cette société allait veiller à la stricte application de la loi Grammont (protection pénale envers les animaux). Cette loi, votée par l’Assemblée nationale, punissait d’une amende, mais aussi de un à cinq jours de prison pour les récidives, les personnes ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques. Son dernier succès littéraire, l’Esprit d’Alphonse Karr, est une simple compilation de ses bons mots. En 1884, sa nouvelle Les Willis fut à la base de l’opéra Le Villi de Giacomo Puccini. Malade d’une fluxion de poitrine, il meurt à l’âge de 81 ans dans sa villa de Saint-Raphaël aux côtés de sa fille Jeanne, de son gendre Léon, et de ses petits-enfants. Il est enterré au cimetière tout proche.

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