Chacun sait combien il est important d’être attentif, mais l’attention a plusieurs aspects. L’aspect le plus connu est cette application soutenue qui est nécessaire pour faire correctement son travail, comprendre ce qu’on nous dit, étudier, etc.
Mais il existe aussi une autre forme d’attention qui s’appelle observation de soi. Elle consiste à prendre conscience à chaque moment de la journée de ce qui se passe en nous, à discerner les courants, les désirs, les pensées qui nous traversent, les influences, les tiraillements que nous ressentons. C’est cette attention-là qui n’est pas suffisamment développée.
S’il vous arrive d’être visité par des pensées et des sentiments qui vous enlèvent votre courage, votre confiance, votre joie, c’est que vous n’êtes pas attentif, vigilant. Et ce qui endort la vigilance, c’est le goût de la facilité, des plaisirs. En effet, comment être vigilant quand on a seulement envie de se laisser aller à ce qui est facile et agréable ? C’est comme une humidité qui se dépose sur les ailes de l’âme et l’empêche de voler. Et quand votre âme ne peut plus voler, n’importe quelle entité ténébreuse du monde invisible peut se saisir d’elle et vous enlever la paix, la joie, l’espérance. (Pensée du 9 octobre 2019)
À n’importe quel moment de la journée, il se peut que vous soyez assailli par des pensées et des sentiments négatifs. Ne supportez pas cela passivement : tout de suite arrêtez-vous, concentrez-vous un moment en essayant d’introduire en vous la paix et la lumière. Et si vous êtes dans la rue, vous pouvez aussi faire cet exercice en vous arrêtant devant la vitrine d’un magasin comme si vous la regardiez.
Voilà des méthodes que la plupart des gens ne connaissent pas ; ils sont embêtés à mourir, mais ils continuent à traîner toute la journée leurs états négatifs. Ils traverseront un parc sans chercher à changer le cours de leurs pensées au contact des arbres, des fleurs, de l’eau… Ils vont plutôt dans un bistrot boire quelque chose en regardant les passants, puis ils repartent avec leurs embêtements. Et quand ils rentrent chez eux, le soir, ils apportent leur tristesse ou leur mauvaise humeur à leur famille…
Est-ce qu’il n’est pas temps que l’on cesse de vivre ainsi dans l’inconscience et l’irresponsabilité ? (Pensée du 29 mai 2007)
