Un savant faisait un jour une promenade en mer.
Le savant demande au batelier : Connais-tu l'astronomie ?
Le batelier : Non,
répond-il.
Le savant : Alors, tu es bien pauvre, tu as perdu un quart de ta vie.
Le savant : Connais-tu un peu la physique ?
Le batelier : Non, je ne la connais pas.
Le savant : Alors tu as perdu deux quarts de ta vie.
Le savant : Mais peut-être connais-tu la chimie ?
Le batelier : Absolument pas, je n'en ai jamais entendu parler.
Le savant : Quelle ignorance ! Tu as perdu les trois quarts de ta vie.
Pendant ce temps, la barque avançait vers la haute mer. Soudain éclate un orage, la mer devient de plus en plus houleuse, la tempête menace…
Le batelier demande : Savez-vous nager, monsieur le savant ?
Le savant : Non, je ne sais pas.
Le batelier, d'un ton ferme : Eh bien, vous allez perdre, vous, les quatre quarts de votre vie !

Morale de l'histoire :
Celui qui se contente d’accumuler des connaissances sur toutes sortes de sujets, même s’il est fier de posséder un bon bagage intellectuel, comme on dit, ce n’est pas cela qui lui permettra d’évoluer et de contribuer à l’évolution de toute l’humanité.
La plupart des connaissances que les humains cherchent à acquérir leur servent à gagner leur vie ou à briller devant les autres ; elles ne leur sont d'aucune utilité pour affronter les épreuves de la vie, les chagrins et les découragements.
Contrairement à une opinion généralement répandue, le travail spirituel ne nécessite que peu de connaissances, mais à condition, bien sûr, qu’elles concernent l’essentiel et qu’on soit décidé à travailler.