40 citations d’Henry David Thoreau

 Portrait noir et blanc d’Henry David Thoreau

Portrait de Henry David Thoreau en 1856

Peu importe si le début paraît petit.

Sois fidèle à ton travail, ta parole et ton ami.

La vie est trop courte pour qu’on soit pressé.

L’homme est l’artisan de son propre bonheur.

Il n’y a qu’un remède à l’amour : aimer davantage.

Celui qui veut être un homme doit être anticonformiste.

Les choses ne changent pas, c’est nous qui changeons.

Le monde n’est qu’une toile laissée à notre imagination.

La seule façon de dire la vérité est de parler avec amour.

La bonté est le seul investissement qui n’échoue jamais.

La perception des événements compte plus que les faits.

C’est dans la nature que réside la préservation du monde.

Peu importe la gravité de votre vie, affrontez-la et vivez-la.

Ce n’est pas ce que tu vois qui compte, c’est ce que tu vois.

Nos vies sont gaspillées par les détails ; simplifiez, simplifiez.

La masse des hommes mène des vies de désespoir tranquille.

Frapper à la racine du mal équivaut à en couper mille branches.

Le langage de l’amitié n’est pas des mots mais des significations.

Plutôt que l’amour, que l’argent, que la gloire, donnez-moi la vérité.

Nous sommes heureux en proportion de ce dont on peut se passer.

Il est plus désirable de cultiver le respect du bien que le respect de la loi

C’est au moment où l’on se perd réellement que l’on commence à se retrouver.

La morale, ce n’est pas seulement être bon, mais aussi être bon à quelque chose.

Qui veut vraiment trouver des imperfections peut aussi bien les trouver au Paradis.

Ils sont un millier à couper les branches du mal, mais un seul s’attaque aux racines.

Ce qu’un homme pense de lui-même, voilà ce qui règle ou plutôt indique son destin.

Allez en toute confiance dans la direction de vos rêves. Vivez la vie comme vous l’avez imaginé.

Ce n’est que lorsque nous oublions tous nos apprentissages que nous commençons à connaître.

L’oppresseur ne se rend pas compte du mal qu’implique l’oppression tant que l’opprimé l’accepte.

Le succès arrive généralement à ceux qui sont passionnés et donc trop occupés pour le chercher.

Si un homme ne marche pas au pas de ses camarades, c’est qu’il entend le son d’un autre tambour.

À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l’inconnu.

Tu dois vivre dans le présent, te lancer au-devant de chaque vague, trouver ton éternité à chaque instant.

Poursuis un chemin, même étroit et tortueux soit-il, dans lequel tu peux marcher avec amour et révérence.

Si nous sommes calmes et préparés, nous devrions pouvoir trouver une compensation à chaque déception.

Ce que tu obtiens en atteignant tes objectifs n’est pas aussi important que ce que tu deviens en atteignant tes objectifs.

Je ne connais rien de plus encourageant que la capacité incontestable de l’homme à élever sa vie par un effort conscient.

La richesse superflue ne permet d’acheter que du superflu. L’argent n’est pas nécessaire pour acheter la moindre nécessité de l’âme.

Si l’artefact du gouvernement est d’une nature telle qu’il vous oblige à être l’agent de l’injustice envers un autre, alors, dis-je, il enfreint la loi.

La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propres et sans raccommodages, que d’avoir la conscience nette.

Comme un seul pas ne formera pas de chemin sur la terre, une seule pensée ne formera pas de chemin dans l’esprit. Pour former un chemin physique profond, nous marchons sans arrêt. Pour créer un chemin mental profond, nous devons pratiquer sans cesse le type de pensées que nous souhaitons voir prédominer dans nos vies.

Si, par amour des bois, un homme s’y promène pendant la moitié de la journée, il risque fort de passer pour un fainéant. Si, au contraire, il emploie toutes ses journées à spéculer, à raser les bois et à rendre la terre chauve avant son heure, on le tiendra en haute estime, on verra en lui un homme industrieux et entreprenant. Est-ce donc qu’une ville ne porte d’intérêt à ses forêts que pour les faire abattre ?

Biographie courte d’Henry David Thoreau (1817-1862) :

Philosophe, naturaliste, essayiste, et poète américain, Henry David Thoreau est né à Concord au Massachusetts. Il est le troisième de quatre enfants. Son père était un homme d’affaires. Sa mère passait son temps à élever Henry et ses trois frères et sœurs. À 16 ans, il entre au Harvard College, où il est connu comme un érudit sérieux mais non conventionnel. Il suit des cours dans une grande variété de matières, notamment les mathématiques, l’anglais, l’histoire, la philosophie et quatre langues. Pendant ses études, il est exposé aux écrits de Ralph W. Emerson, qui sera plus tard son principal mentor et ami. Après avoir obtenu son diplôme en 1837, Thoreau occupe le poste d’instituteur et de tuteur.

En 1839, un séjour en pleine nature le convainc qu’il ne doit pas poursuivre une carrière d’instituteur, mais plutôt viser à devenir un poète de la nature. Il est invité en 1841 à vivre dans la maison d’Emerson, où il sera son assistant. Considérant qu’il a besoin de temps et d’espace pour écrire, en 1845 Thoreau emménage dans une cabane qu’il a lui-même construite dans une forêt près de Walden Pand. Il y reste deux ans. En juillet 1846, il se rend en ville pour faire réparer une paire de chaussures, il y est arrêté pour avoir refusé de payer une taxe destinée à soutenir la guerre américaine au Mexique. Il passe une nuit en prison. Inspiré par cet évènement, son essai le plus célèbre, La Désobéissance civile (publié en 1849) fait appel à la résistance passive et aux lois injustes. Il y témoigne une opposition personnelle face aux autorités esclavagistes de l’époque. Ses écrits ont probablement inspiré des actions collectives menées par Gandhi et Martin Luther King Jr. contre la ségrégation raciale. Puis, le journal qu’il tenait à Walden Pand devient la source de son livre le plus célèbre, Walden, Or Life in the Woods (1854). Il s’agit d’une réflexion sur l’économie, la nature et la vie simple menée à l’écart de la Société.

Thoreau quitte définitivement sa cabane dans les bois en 1847 et réside à nouveau dans la maison d’Emerson jusqu’en 1849, puis le reste de sa vie dans la maison familiale. Il travaille occasionnellement à la fabrique de crayons et effectue des travaux d’arpentage. Il fait plusieurs voyages pour admirer la nature au Canada, à Cape Cod et au Maine, des paysages qui ont inspiré ses livres « d’excursions » – A Yankee in Canada, Cape Cod et The Maine Woods. À 43 ans, Thoreau est atteint de la tuberculose, il sait qu’il était en train de mourir. Il écourte ses voyages et prépare des articles pour publication. Bien qu’il n’ait jamais bien gagné sa vie avec ses écrits, ses œuvres remplissent 20 volumes. Il décède de la maladie le 6 mai 1862 à 44 ans.

Thoreau est principalement connu pour avoir vécu les doctrines du transcendantalisme telles qu’elles sont consignées dans son chef-d’œuvre, Walden. Il a horreur de l’esclavage, qui démontre selon lui que le christianisme n’est que superstition. L’amour et le respect de la nature qu’il exprime sont devenus, à mesure que son œuvre a été connue, une source d’inspiration pour des naturalistes amateurs et des écologistes. De plus, ses idées économiques et politiques intéressent des activistes sociaux et adeptes de la simplicité volontaire.