35 citations d’Albert Jacquard

Photo du visage d'Albert Jacques vers la fin de sa vie.

Auteur de la photo : Guillaume Paumier (CC-BY)
Web: guillaumepaumier.com

Ce qui donne sens à la vie est la cause que l’on s’efforce de défendre, le chemin que l’on tente de défricher.

Certaines déceptions sont peut-être plus douloureuses, plus destructrices, que l’acceptation sans illusion d’un avenir déjà écrit.

Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche.

Désormais la solidarité la plus nécessaire est celle de l’ensemble des habitants de la Terre.

Éduquer, c’est apporter du contenu à des liens, c’est créer des réciprocités, c’est proposer à chacun d’être l’un des dépositaires du trésor collectif, d’être de ceux qui l’enrichiront, d’être aussi face à la génération suivante, un passeur de témoin. (Mon utopie)

En remplaçant les pensées négatives par des pensées positives, vous détruirez « le mal » en vous aussi sûrement que la lumière chasse les ténèbres.

Est fanatique celui qui est sûr de posséder la vérité. Il est définitivement enfermé dans cette certitude ; il ne peut donc plus participer aux échanges ; il perd l’essentiel de sa personne. Il n’est plus qu’un objet prêt à être manipulé.

Être conscient que demain existera et que je peux avoir une influence sur lui est le propre de l’homme.

Être humain c’est faire un projet, et développer ses pouvoirs pour essayer de le réaliser.

Il faut prendre conscience de l’apport d’autrui, d’autant plus riche que la différence avec soi-même est plus grande.

Il ne s’agit pas, pour vivre de croire, mais d’adhérer à un programme de vie, individuel ou collectif.

J’ai mis beaucoup de temps à comprendre que la seule chose qui compte c’est la rencontre avec les hommes…. Quand vous vous privez de l’autre, vous commencez un peu à vous suicider.

Je crois à la nécessité du rapport à l’autre non seulement pour être heureux, mais bien plus fondamentalement pour être conscient.

Je n’ai pas de solution : mon objectif, ce n’est pas de construire la société de demain, c’est de montrer qu’elle ne doit pas ressembler à celle d’aujourd’hui.

La cité idéale est celle où tout est école.

La fraternité a pour résultat de diminuer les inégalités tout en préservant ce qui est précieux dans la différence.

La liberté n’est pas la possibilité de réaliser tous ses caprices ; elle est la possibilité de participer à la définition des contraintes qui s’imposeront à tous.

La meilleure façon de combattre le négatif en vous est de ne lui prêter aucune attention.

La véritable activité de l’homme consiste à se construire soi-même en rencontrant les autres.

La vraie forme de l’intelligence est de comprendre qu’on n’a pas encore compris et de faire le nécessaire pour comprendre quand même.

L’amoureux qui espère ressent plus de bonheur que l’amoureux qui a obtenu !

L’autre est ma richesse et je dois m’organiser pour que cette richesse ne soit pas perdue.

Le véritable remède contre le chômage est qu’il n’y ait plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société.

Les religions devraient solennellement proclamer que toute guerre en leur nom constitue véritablement un blasphème.

L’histoire de notre espèce n’est pas seulement celle des exploits individuels peu à peu améliorés, elle est surtout celle des réussites permises par notre capacité à mettre en commun. Tout exploit de l’un d’entre nous doit donc être ressenti par chacun comme le signe d’une avancée dont tous nous pouvons nous sentir acteurs.

L’homme est un animal qui a reçu la capacité d’utiliser l’écoulement du temps pour imaginer et réaliser un projet. (Cinq milliards d’homme dans un vaisseau)

L’intelligence n’est pas quelque chose que l’on reçoit, c’est quelque chose que l’on construit.

L’oisiveté est, dit-on, la mère de tous les vices, mais l’excès de travail est le père de toutes les soumissions.

Manifester son bonheur est un devoir ; être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible.

Mieux vaut une réussite solidaire qu’un exploit solitaire.

Notre différence, c’est notre richesse.

Nous n’avons pas la liberté de ne pas être libres.

Pour que je sois vraiment un homme, vous me devez un dernier cadeau : la liberté de devenir celui que je choisis d’être.

Respecter autrui, c’est le considérer comme une partie de soi, ce qui correspond à une évidence si l’on accepte la définition : « Je suis les liens que je tisse avec d’autres. »

Sans l’action, l’imagination ne serait qu’un moyen de nous réfugier dans l’irréel.

Tout homme a droit à une vie qui lui permette de se construire.

Communiquer, c’est mettre en commun, et mettre en commun, c’est l’acte même qui nous constitue.

Transformer les citoyens en moutons soumis est le rêve de bien des pouvoirs. Pour y parvenir les moyens sont nombreux ; les intoxiquer de parasciences peut-être fort efficace.

Un peu d’imagination : sans imagination il ne pourrait y avoir création. (Petite philosophie à l’usage des non-philosophes)

Vivre, pour un être humain, ce n’est pas seulement laisser agir les métabolismes que déroule notre organisme, c’est profiter de la conscience que nous avons d’être pour devenir une personne.

Biographie d’Albert Jacquard (1925-2013) :

Chercheur, essayiste et spécialiste de génétique des populations, Albert Jacquard a été directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques et membre du Comité consultatif national d’éthique. Auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, il tenait un discours humaniste destiné à favoriser l’évolution d’une conscience collective. Proche du mouvement altermondialiste, il publiait régulièrement dans le « Monde Diplomatique ». Albert Jacquard dénonçait les méfaits du capitalisme moderne : pollution, gaspillage et injustice, etc.

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