90 citations d’Aristote

Photo d’un buste d’Aristote sculpté par Lysippos.

Domaine public,  Via Wikimedia

La reconnaissance vieillit vite.

Le bonheur dépend de nous seuls.

Qui chérit à l’excès sait haïr à l’excès.

L’intention fait la culpabilité et le délit.

Le bien est ce vers quoi tend tout être.

L’énergie de l’esprit est l’essence de la vie.

On ne connaît personne sinon par l’amitié.

Se connaitre est le début de toute sagesse.

Le spectacle de la nature est toujours beau.

Il n’y a point de génie sans un grain de folie.

La totalité est plus que la somme des parties.

Le sacrifice de soi est la condition de la vertu.

Ce n’est pas un ami que l’ami de tout le monde.

Avoir beaucoup d’amis, c’est n’avoir point d’amis.

Faire du bien aux autres, c’est de l’égoïsme éclairé.

L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit.

Pour être généreux, il faut une abondance de biens.

Le courage est le juste milieu entre la peur et l’audace

Nul n’est bon s’il n’éprouve de la joie des belles actions.

Le plaisir dans le travail met la perfection dans le travail.

Le bonheur d’une vie ne s’apprécie qu’au soir d’une vie.

Il n’y a pas une méthode unique pour étudier les choses.

C’est le discernement qui fait surtout l’homme équitable.

Plus une chose est difficile, plus elle exige d’art et de vertu.

Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons les causes.

Pensez en homme cultivé, mais parlez en homme du peuple.

Aimer, c’est jouir, tandis que ce n’est pas jouir que d’être aimé.

La connaissance de soi est le commencement de toute sagesse.

Quel plus terrible fléau que l’injustice qui a les armes à la main ?

Le commencement est beaucoup plus que la moitié de l’objectif.

Tous les travaux rémunérés absorbent et amoindrissent l’esprit.

Les actions conformes à la vertu sont agréables par elles-mêmes.

La qualité de l’expression verbale est d’être claire sans être banale.

Au fond d’un trou ou d’un puits, il arrive qu’on aperçoive les étoiles.

Le bien humain réside dans une activité de l’âme conforme à la vertu.

Tu connaîtras la justesse de ton chemin à ce qu’il t’aura rendu heureux.

Celui qui ne peut pas être un bon disciple ne peut pas être un bon chef.

La tragédie doit renfermer la durée de son action dans un tour de soleil.

L’égoïsme n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi.

Le bien ne suffit pas à être heureux, mais le mal suffit à rendre malheureux.

L’homme est un être sociable ; la nature l’a fait pour vivre avec ses semblables.

La richesse consiste bien plus dans l’usage qu’on en fait que dans la possession.

Il y a toujours une certaine douleur à la suite de tout ce qu’on fait par nécessité.

Il faut se conduire avec ses amis comme on voudrait les voir se conduire avec soi.

Là où vos talents et les besoins du monde se rencontrent, se trouve votre vocation.

Le philosophe est celui qui possède la totalité du savoir dans la mesure du possible.

L’homme courageux ne doit pas non plus être courageux sous le coup de la passion.

Une seule hirondelle ne fait pas le printemps ; un seul acte moral ne fait pas la vertu.

Il n’y a qu’une seule façon d’éviter les critiques : Ne dis rien, ne fais rien, ne sois rien.

Bien vivre et bien faire n’est pas autre chose que ce que nous appelons être heureux.

Si la vertu ne suffit pas à assurer le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux.

De tout ce qui est en nous, la science est sans contredit ce qui est le plus stable et le plus fort.

Vouloir prouver des choses qui sont claires d’elles-mêmes, c’est éclairer le jour avec une lampe.

La poésie est quelque chose de plus philosophique et de plus grande importance que l’histoire.

Ce n’est pas l’évènement qui nous perturbe, mais l’idée que nous nous faisons de l’évènement.

Le cœur vraiment courageux ne sera, ni celui qui craint tout, ni celui qui ne craint absolument rien.

L’honnêteté est la qualité de l’homme qui exige moins que ne lui assureraient ses droits fondés sur la loi.

C’est la marque d’un esprit cultivé qu’être capable de nourrir une pensée sans la cautionner pour autant.

Ni les honneurs ni le pouvoir ne pourront corrompre l’homme vertueux, non plus que la vertu elle-même.

Les avares amassent comme s’ils devaient vivre toujours ; les prodigues dissipent comme s’ils allaient mourir.

Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence ainsi, n’est pas un acte mais une habitude.

Les hommes, et il ne faut pas s’en étonner, paraissent concevoir le bien et le bonheur d’après la vie qu’ils mènent.

Dans toute action, dans tout choix, le bien c’est la fin, car c’est en vue de cette fin qu’on accomplit toujours le reste

Personne ne supporte volontiers qu’on lui fasse tort ; et souffrir une injustice, c’est essuyer un tort et un dommage.

L’intellect ne meut manifestement pas sans le désir, alors que le désir peut mouvoir en dehors de tout raisonnement.

Être heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections.

Lorsque les hommes sont amis, la justice n’est point nécessaire, mais quand ils sont justes, ils ont encore besoin de l’amitié.

La multitude, dont aucun membre n’est un homme vertueux, peut cependant, par l’union de tous, être meilleure que l’élite.

L’amitié est ce qu’il y a de plus nécessaire pour vivre. Car sans amis personne ne choisirait de vivre, eut-il tous les autres biens ?

N’importe qui peut se mettre en colère c’est facile. Ce qui est difficile c’est de le faire dans la bonne mesure, au bon moment.

C’est de par leur caractère que les hommes sont ce qu’ils sont, mais c’est de par leurs actions qu’ils sont heureux, ou le contraire.

L’homme qui, par raison et pour remplir son devoir, marche au danger, sans rien craindre de ce danger, celui-là est courageux.

La nature fait toujours, selon les conditions dont elle dispose et autant que possible, les choses les plus belles et les meilleures.

Tout le monde se croit fort capable d’user du pouvoir, de la domination, de la richesse ; mais c’est une supposition bien gratuite et bien fausse.

Chaque être humain naît avec un ensemble unique de potentialités qui aspirent à se réaliser, aussi sûrement que le gland est un chêne en puissance.

L’homme qui veut acquérir par sa moralité une véritable considération, doit rechercher avec soin le milieu dans chacune des passions qu’il peut ressentir.

Chez l’homme tempérant, il faut qu’il y ait accord entre cette faculté (de désirer) et la raison. Toutes deux se proposent, en effet, le même but, qui est le bien.

la vertu est ce qui nous dispose à l’égard des peines et des plaisirs, de telle façon que notre conduite soit la meilleure possible ; le vice est précisément le contraire.

Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus.

Une hirondelle ne fait pas le printemps, non plus qu’une seule journée de soleil ; de même ce n’est ni un seul jour ni un court intervalle de temps qui font la félicité et le bonheur.

La science ne se rapporte qu’aux choses qui admettent la démonstration ; mais les principes sont indémontrables ; de telle sorte que la science ne s’applique pas aux principes, et que c’est l’intelligence seule ou l’entendement qui s’y applique.

L’excellence n’est jamais un accident. C’est toujours le résultat d’une grande intention, d’effort sincère et d’exécution intelligente ; il représente le choix judicieux de nombreuses alternatives. C’est le choix, pas la chance qui détermine votre destin.

Cette obsession de la réduction en parcelles présumées simples, de la séparation, de la décomposition en longues chaines de raison toutes simples, qui semble caractériser toutes les manifestations de la science moderne, ne nous incite-t-elle pas à former nos jugement par une myopie déraisonnable ?

La première qualité du style, c’est la clarté.

(Rhétorique – IVe s. av. J.-C.)

La nature ne fait rien en vain.

(Metaphysique)

Il n’y a point de génie sans un grain de folie.

(Poétique)

L’homme est naturellement un animal politique.

(Politique)

Le commencement de toutes les sciences, c’est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont.

(Métaphysique)

Le doute est le commencement de la sagesse.

(Éthique à Nicomaque)

Le courage est la première des qualités humaines, car elle garantit toutes les autres.

(Éthique à Nicomaque)

Les vertus ne sont pas en nous par l’action seule de la nature, et elles n’y sont pas d’avantage contre le vœu de la nature ; mais la nature nous en a rendus susceptibles, et c’est l’habitude qui les développe et les achève en nous.

(Éthique à Nicomaque)

Tous les arts, toutes les recherches méthodiques de l’esprit, aussi bien que tous nos actes et toutes nos décisions réfléchies semblent toujours avoir en vue quelque bien que nous désirons atteindre ; et c’est là ce qui fait qu’on a parfaitement défini le bien quand on a dit qu’il est l’objet de tous les vœux.

Tableau de Platon et Aristote à l’école d’Athènes

Platon et Aristote à l’école d’Athènes
Fresque de Raphaël, Domaine public Wiki

Biographie d’Aristote (384 av. J.-C. – 322 av. J.-C.) :

    Philosophe de la Grèce Antique, il voyait dans la philosophie la totalité ordonnée du savoir humain. Ses travaux couvrent la logique, l’éthique, la physique, la chimie, la biologie, la botanique, la zoologie, la psychologie, la rhétorique, la théorie littéraire, l’histoire, l’épistémologie, la métaphysique et la politique. L’étendue et la variété de ses travaux lui ont valu le qualificatif de « prince des philosophes ». Sa doctrine philosophique est connue sous le nom d’aristotélisme.

3 réponses

  1. Il a très bien suivi ses enseignements, ce qui est la force d’un bon disciple.

  2. Vous me rassurez vraiment.

  3. sarah adjissa dit :

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