50 citations et biographie courte de FRANCIS BACON

 Portrait de 1622 (huile sur toile) de Francis Bacon avec la barbe et un collet blanc d'époque

Portrait de Francis Bacon du Musée d’art Dulwich

Table des matières

Catégorie 1) Amour et amitié

L’amitié double les joies et réduit de moitié les peines.

L’amitié est le plus doux assaisonnement de tous les biens. (Les essais, 1625)

L’amour est l’unique force qui organise les choses, qui les fait croître et fleurir.

L’amitié qui nous cache nos défauts nous sert moins que la haine qui nous les reproche.

La reconnaissance du moindre bienfait prouve qu’on préfère les sentiments aux richesses. (Les essais, 1625)

Catégorie 2) Connaissances

Les idées gouvernent le monde.

La connaissance, c’est du pouvoir.

La pire solitude, c’est celle d’un homme qui n’a point d’amis. (Les essais, 1625)

Il y a des livres dont il faut seulement goûter, d’autres qu’il faut dévorer, d’autres enfin, mais en petit nombre, qu’il faut, pour ainsi dire, mâcher et digérer. (Essai sur l’étude)

Catégorie 3) Conseils

Le meilleur moyen de conserver un esprit ouvert sont les conseils sincères d’un ami.

L’avis d’un ami sincère est plus efficace que tous les avis des hommes les plus éclairés. (Les essais, 1625)

On a comparé les tribunaux au buisson épineux où la brebis cherche un refuge contre les loups, et d’où elle ne sort point sans y laisser une partie de sa toison. (Les essais, 1597)

Celui qui donne un bon conseil construit d’une main, celui qui conseille et donne l’exemple, à deux mains ; mais celui qui donne de bonnes leçons et un mauvais exemple construit d’une main et détruit de l’autre.

Catégorie 4) Défauts

La dissimulation est une sagesse abrégée.

L’envie est de toutes les passions humaines la plus constante.

La prospérité révèle nos vices et l’adversité nos vertus. (Apophtegms, 1625)

L’excessive confiance en soi-même est la reine des sots. (Les essais, 1625)

Les auteurs qui ont écrit sur le mépris de la gloire ont mis leur nom en tête du traité.

La fortune vend à qui se hâte une infinité de choses qu’elle donne à qui sait attendre.

L’homme pédant veut toujours être applaudi, par les autres ou par lui-même. (Les essais, 1625)

Les hommes craignent la mort pour la même raison que les enfants ont peur dans les ténèbres.

Le soupçon est, parmi nos pensées, ce que la chauve-souris est parmi les oiseaux, comme elle, il ne voltige que dans l’obscurité. (Les essais, 1597)

Catégorie 5) Paroles

Celui qui dit ce qu’il sait dit aussi ce qu’il ignore.

Qui sait ce qu’on doit taire vaut bien celui qui sait tout dire. (Les essais, 1625)

La médisance est le mauvais assaisonnement d’un bon repas. (Les essais, 1625)

On montre moins d’esprit que de jugement lorsqu’on veut disputer sur tout. (Les essais, 1625)

La politesse est le vêtement de l’esprit, elle doit servir comme les habits de tous les jours. (Les essais, 1625)

Catégorie 6) Qualités

Les louanges sont les rayons réfléchis de la vertu. (Les essais, 1625)

La lecture apporte à l’homme plénitude, le discours assurance et l’écriture exactitude.

Une femme et des enfants augmentent l’humanité chez les hommes. (Les essais, 1625)

Soyez juste envers vous-même sans être injuste envers les autres. (Essais de morale et de politique, 1597)

L’hospitalité est la vertu d’une belle âme qui tient à tout l’univers par les liens de l’humanité. (Les essais, 1625)

Catégorie 7) Sagesse

Améliorez le présent sans faire la satire du passé.

L’homme sage se crée plus d’opportunités qu’il n’en trouve.

Un corps sain est la bonne demeure de l’âme ; un corps malade en est la prison.

Heureux celui qui prend un genre de vie conforme au caractère de son esprit. (Les essais, 1625)

Lis, non pour contredire ou réfuter ni pour croire ou admettre, mais pour peser le pour et le contre, et réfléchir.

Un peu de philosophie incline les esprits vers l’athéisme, mais la profondeur philosophique les ramène à la religion.

Catégorie 8) Vengeance

La vengeance est une justice sauvage.

L’hérétique n’est pas celui que le bûcher brûle, mais celui qui l’allume.

Celui qui s’applique à la vengeance garde fraîches ses blessures. (Essais)

Les armes et les guerres sont deux pestes qui moissonnent la jeunesse des états. (Les essais, 1625)

En prenant sa revanche, un homme devient égal à son ennemi, mais en s’abstenant de la prendre, il lui devient supérieur.

Catégorie 9) Vérités

Le doute est l’école de la vérité.

La plaisanterie sert souvent de véhicule à la vérité.

Le bien et le vrai ne sont qu’une seule et même chose.

La meilleure partie de la beauté est ce qu’aucune photo ne peut exprimer.

Catégorie 10) Autres sujets

L’art, c’est l’homme ajouté à la nature.

Serrer trop fort le pressoir donne un vin qui sent le pépin.

On ne peut commander à la nature, sinon en lui obéissant.

Le temps est le plus grand des innovateurs. (Les essais, 1625)

Toute beauté remarquable a quelque bizarrerie dans ses proportions.

On peut déguiser son naturel, le vaincre quelquefois, mais jamais on ne l’étouffe. (Les essais, 1625)

Biographie courte de Francis Bacon (1561-1626) :

Philosophe, scientifique et politicien anglais, Francis Bacon est né à Londres. Son père, Nicholas Bacon, fut Lord Keeper (Lord Garde du Grand Sceau) pendant vingt ans. À douze ans, Francis est envoyé au Trinity College de l’université de Cambridge. Il s’y fait remarquer par la précocité de son génie. Par la suite, il devient connu pour sa contribution à la réforme de la méthode expérimentale scientifique. Selon lui, l’expérience est un instrument au service de la découverte. Et des expérimentations permettent d’infirmer ou de confirmer une hypothèse préalablement proposée. Il précise ces règles dans le Novum Organum. Ceci fait de lui l’un des pionniers de la pensée scientifique moderne. Francis Bacon débute en politique en tant que membre de la Chambre des communes sous Élisabeth Ière en 1592. Après sa mort, il travaille après de Jacques Ier, qui est grandement intéressé par la science. Il le nomme solliciteur général et 1607, attorney général en 1615, membre du conseil privé en 1616 et garde des Sceaux en 1617. Il seconde avec succès le roi dans son rapprochement de l’Écosse et de l’Angleterre. Cela lui vaut d’être nommé Grand chancelier en 1618. Mais il avait à peine exercé cette fonction pendant deux ans qu’il est accusé par les Communes de s’être laissé corrompre, en acceptant de l’argent pour des concessions de places et de privilèges. Il est démis de ses fonctions en 1621 pour corruption envers la cour de chancellerie. Il décède 5 ans plus tard à 65 ans.

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