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180 citations de Friedrich W. Nietzsche

Portrait de Nietzsche en 1882, du photographe Gustav Schultze

Photo prise par Gustav-Adolf Schultze

L’auteur doit céder la parole à son oeuvre.

Tout ce qui a son prix est de peu de valeur.

Le royaume des cieux est un état du coeur.

Nul ne ment autant qu’un homme indigné.

L’amour est aveugle ; l’amitié ferme les yeux.

Toute forme d’absolu relève de la pathologie.

Quand on a la foi, on peut se passer de vérité.

Ce qui ne nous anéanti pas, nous rend plus fort.

Ce n’est pas le doute qui rend fou ; c’est la certitude.

Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même.

Parler beaucoup de soi est un moyen de se dissimuler.

Mieux vaut ne rien savoir que beaucoup savoir à moitié.

Nos défauts sont les yeux avec lesquels nous voyons l’idéal.

Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu’elles le sont.

La musique offre aux passions le moyen de jouir d’elles-mêmes.

Méfiez-vous de tous ceux en qui l’instinct de punir est puissant.

Notre prochain, ce n’est pas notre voisin, c’est le voisin du voisin.

Ce qu’il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques.

Connaître, c’est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts.

Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent.

Vivre c’est souffrir. Survivre c’est trouver du sens à cette souffrance.

La bouche peut mentir, mais sa grimace alors dit cependant la vérité.

Ce qui m’importe, c’est l’éternelle vivacité et non pas la vie éternelle.

Nos plus grandes expériences sont nos moments de plus grande paix.

Une oeuvre d’art n’est lisible que par approfondissements successifs.

Seuls ceux qui ont la mémoire longue sont capables de penser l’avenir.

Ce que l’on fait par amour s’accomplit toujours par dela le bien et le mal.

À lutter avec les mêmes armes que ton ennemi, tu deviendras comme lui.

L’ami doit être passé maître dans l’art de deviner et dans l’art de se taire.

L’espoir est le pire des maux puisqu’il prolonge les tourments des hommes.

Dans la véritable conscience du savoir, il n’y a ni grandes, ni petites choses.

Ce qui découle du pessimisme, c’est la doctrine de l’absurdité de l’existence.

La vie a besoin d’illusions, c’est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités.

Celui qui ne veut agir et parler qu’avec justesse finit par ne rien faire du tout.

Le plus dangereux ennemi que tu puisses rencontrer sera toujours toi-même.

Ce qui importe, ce n’est pas tellement ce qui est vrai, mais ce qui aide à vivre.

Des passions naissent les opinions ; la paresse les fait cristaliser en convictions.

0n s’arrange mieux de sa mauvaise conscience que de sa mauvaise réputation.

Qu’est-ce que le génie ? Avoir un but élevé et vouloir les moyens d’y parvenir.

Veux-tu avoir la vie facile ? Reste toujours près du troupeau, et oublie-toi en lui.

Celui qui possède un pourquoi qui le fait vivre peut supporter tous les comment.

Il faut commencer par éprouver du respect pour soi-même : tout le reste suivra.

Il y a tant de choses entre le ciel et la terre que les poètes sont seuls à avoir rêvé.

Ne se décider que lentement et s’en tenir, de façon absolue, à ce qu’on a décidé.

Plus nous nous élevons, plus nous paraissons petits à ceux qui ne savent pas voler.

La vanité d’autrui n’offense notre goût que lorsqu’elle choque notre propre vanité.

L’artiste a le pouvoir de réveiller la force d’agir qui sommeille dans d’autres âmes.

La demande d’être aimé est la plus grande de toutes les présomptions arrogantes.

Ce n’est pas l’intensité, c’est la durée d’un grand sentiment qui fait l’homme supérieur.

On commence à se méfier des personnes très avisées dès qu’elles sont embarrassées.

Les expériences ”ratées” font tout autant part du processus que celles qui ”réussissent”.

On peut promettre des actions, mais non des sentiments, car ceux-ci sont involontaires.

Un seul homme sans joie suffit pour créer dans toute une maison une humeur chagrine.

Les unions qui sont conclues par amour ont l’erreur pour père et la nécessité pour mère.

L’homme a besoin de ce qu’il y a de pire en lui s’il veut parvenir à ce qu’il a de meilleur.

Tout le monde croit que le fruit est l’essentiel de l’arbre quand, en réalité, c’est la graine.

Ce que nous faisons le mieux, notre vanité voudrait que cela passât pour être le plus difficile.

On oublie sa faute quand on l’a confessé à un autre, mais d’ordinaire, l’autre ne l’oublie pas.

Il est plus facile de s’arranger avec sa mauvaise conscience qu’avec sa mauvaise réputation.

Que d’hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller.

L’effort des philosophes tend à comprendre ce que les contemporains se contentent de vivre.

L’amour d’un seul être est une chose barbare, car il s’exerce au détriment de tous les autres.

Il y a toujours un peu de folie dans l’amour. Mais il y a toujours un peu de raison dans la folie.

Tu vois les hautes tours s’élever au-dessus des maisons seulement quand tu as quitté la ville.

Ce n’est pas un manque d’amour, mais un manque d’amitié qui rend les mariages malheureux.

Ne sais-tu pas que dans chacune de tes actions, l’histoire entière du devenir se répète en abrégé ?

Entre amis, il est si beau que le silence est d’or, mais le rire bon et frais l’est beaucoup plus encore.

Ne pas confondre : les comédiens périssent faute d’être loués, les hommes vrais faute d’être aimés.

Il n’y a pas de partie de vie qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.

La culture, c’est avant tout une unité de style qui se manifeste dans toutes les activités d’une nation.

Celui qui a un pourquoi qui lui tient lieu de but, de finalité, peut vivre avec n’importe quel comment.

Si nous nous trouvons tellement à l’aise dans la pleine nature, c’est qu’elle n’a pas d’opinion sur nous.

La souffrance d’autrui est chose qui doit s’apprendre : et jamais elle ne peut être apprise pleinement.

Ce qui se paie n’a guère de valeur ; voilà la croyance que je cracherai au visage des esprits mercantiles.

Ce qui me bouleverse, ce n’est pas que tu m’aies menti, c’est que désormais, je ne pourrai plus te croire.

On ment bien de la bouche, mais avec la gueule qu’on fait en même temps, on dit la vérité quand même.

L’injustice ne se trouve jamais dans les droits inégaux, elle se trouve dans la prétention à des droits égaux.

La morale n’est qu’une interprétation ou plus exactement une fausse interprétation de certains phénomènes.

Notre caractère est déterminé par l’absence de certaines expériences plus encore que par celles que l’on fait.

Ce que je préférerais, c’est d’aimer la terre comme l’aime la lune et de n’effleurer sa beauté que des yeux.

Parfois, les gens ne veulent pas entendre la vérité, parce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions se détruisent.

Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Sois le maître et le sculpteur de toi-même.

On veut la liberté aussi longtemps qu’on n’a pas la puissance ; mais si on a la puissance, on veut la suprématie.

Aussi longtemps qu’on te louera, crois bien toujours que tu n’es pas encore sur ta voie, mais sur celle d’un autre.

Quand il nous faut réviser notre jugement sur le prochain, nous lui en voulons de l’incommodité qu’il nous cause.

Une fois la décision prise, il fait fermer l’oreille aux meilleures objections : c’est là le signe d’un caractère ferme.

La façon la plus perfide de nuire à une cause, c’est de la défendre, intentionnellement avec de mauvaises raisons.

L’amour est l’état dans lequel les hommes ont les plus grandes chances de voir les choses telles qu’elles ne sont pas.

Il est vain de peser sans cesse le pour et le contre ; se tromper de temps à autre fait partie de la condition humaine.

Une âme délicate est gênée de savoir qu’on lui doit des remerciements, une âme grossière, de savoir qu’elle en doit.

Qu’est-ce qui rend héroïque ? Aller en même temps au-devant de sa plus grande douleur et de son plus grand espoir.

Dans tout parti, il y a un homme qui en professant avec trop de foi les principes du parti, incite les autres à le déserter.

Un concept est une invention à laquelle rien ne correspond exactement, mais à laquelle nombre de choses ressemblent.

Le luxe est une forme de triomphe permanent sur tous ceux qui sont pauvres, arriérés, impuissants, malades, inassouvis.

L’admiration d’une qualité ou d’un art peut être si forte qu’elle nous empêche de nous efforcer d’en obtenir la possession.

La souffrance cherche toujours sa cause alors que le plaisir incline à s’en tenir à lui-même et à ne pas regarder en arrière.

Dans la vie de famille, l’amour est l’huile qui facilite la friction, le ciment qui rapprochent et la musique qui apporte l’harmonie.

On se trompera rarement si l’on ramène les actions extrêmes à la vanité, les médiocres à l’habitude et les mesquines à la peur.

L’homme qui ne trouve pas les chemins de son propre idéal vit d’une vie plus frivole et plus impudente que l’homme sans idéal.

Puisse chacun avoir la chance de trouver justement la conception de la vie qui lui permet de réaliser son maximum de bonheur.

La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat.

Mourir de soif en pleine mer est affreux. Pourquoi mettre tant de sel dans votre vérité qu’elle ne soit même plus bonne à étancher la soif.

La colère, comme toutes les passions, est d’abord un état du corps. Celui-ci est interprété ensuite. Plus tard, l’interprétation provoque l’état.

Nous refusons souvent d’accepter une idée simplement parce que le ton de la voix dans laquelle elle a été exprimée nous est antipathique.

Le serpent qui ne peut changer de peau meurt. Il en va de même des esprits que l’on empêche de changer d’opinion, ils cessent d’être esprit.

Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.

Les prétendus paradoxes de l’auteur dont se choque un lecteur ne sont souvent pas du tout dans le livre de l’auteur, mais dans la tête du lecteur.

L’art, et rien que l’art ! C’est lui qui nous permet de vivre, qui nous persuade de vivre, qui nous stimule à vivre. L’art a plus de valeur que la vérité.

La charité du sage le pousse parfois à paraître ému, fâché, réjoui, pour ne pas blesser son entourage par la froideur et la lucidité de sa vraie nature.

La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu’il y a de moins accompli et de plus fragile en elle.

Tous les grands hommes sont de grands travailleurs, infatigables non seulement à inventer, mais encore à rejeter, passer au crible, modifier, arranger.

On se casse rarement la jambe tant qu’on grimpe péniblement dans la vie, mais bien quand on commence à prendre ses aises et choisir les chemins faciles.

Il faut, en vue de la connaissance, savoir utiliser ce courant intérieur qui nous porte vers une chose, et à son tour, celui qui, après un temps, nous en éloigne.

Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave, qu’il soit d’ailleurs ce qu’il veut : politique, marchand, fonctionnaire, érudit.

La volonté forte est admirée de tout le monde, parce que personne ne l’a et parce que chacun se dit que, s’il l’avait, il n’y aurait plus de limite pour lui ni pour son égoïsme.

Qu’est-ce donc que l’amour, si ce n’est de se comprendre et de se réjouir en voyant quelqu’un d’autre vivre, agir et sentir différemment de nous, parfois même à l’opposé ?

On commence à deviner ce que vaut quelqu’un quand son talent faiblit, quand il cesse de montrer ce qu’il peut. Le talent peut être un ornement, et l’ornement une cachette.

J’ai vu clair peu à peu sur le défaut le plus général de notre façon d’enseigner et d’éduquer. Personne n’apprend, personne n’aspire, personne n’enseigne à supporter la solitude.

Un penseur voit ses propres actions comme des expériences et ses questions comme des tentatives de trouver quelque chose. Le succès et l’échec sont pour lui des réponses avant tout.

Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou détestes en toi.

Les hommes aux pensées profondes, dans leurs rapports avec les autres hommes, ont toujours l’impression d’être des comédiens, parce qu’ils sont forcés, pour être compris, de simuler une superficie.

La conscience est un simple accident de la représentation, et non son attribut essentiel, et ce que nous appelons conscience, loin de constituer notre monde intérieur, ne représente qu’un cas particulier , peut-être maladif.

Il est des natures rares qui aiment mieux périr que travailler sans joie : ces hommes sont minutieux et difficiles à satisfaire, ils ne se contentent pas d’un gain abondant, lorsque le travail n’est pas lui-même le gain de tous les gains.

Il est plus commode d’obéir à sa conscience qu’à sa raison : car, à chaque insuccès, la conscience trouve en elle-même une excuse et une consolation. C’est pourquoi il y a encore tant de gens consciencieux et si peu de gens raisonnables.

Rien de bon n’est jamais sorti des reflets de l’esprit se mirant en lui-même. Ce n’est que depuis que l’on s’efforce de se renseigner sur tous les phénomènes de l’esprit en prenant le corps pour fil conducteur, que l’on commence à progresser.

Le chemin le plus court n’est pas le plus droit, mais celui sur lequel le vent le plus favorable gonfle notre voile : c’est ce qu’enseignent les règles de la navigation. Ne pas leur obéir, c’est être obstiné : la fermeté de caractère est ici gâtée par la bêtise.

L’importance du langage dans le développement de la civilisation réside en ce que l’homme y a situé à côté de l’autre, un monde à lui, un lieu qu’il estimait assez solide pour, s’y appuyant, sortir le reste du monde de ses gongs et s’en rendre maître.

La première opinion qui nous arrive quand on nous interroge à l’improviste sur une chose n’est d’ordinaire pas la nôtre, mais seulement l’opinion courante, qui tient à notre caste, notre situation, notre origine ; les opinions propres flottent rarement à la surface.

Les convictions sont des prisons.

(L’Antéchrist, 1888)

Nul vainqueur ne croit au hasard.

(Le Gai Savoir, 1882)

Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.

(Crépuscule des idoles, 1888)

L’homme est une chose qui doit être surpassée.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

La nature et l’histoire sont foncièrement immorales.

(Aurore, 1881)

Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

La moralité, c’est l’instinct du troupeau chez l’individu.

(Le Gai Savoir, 1882)

On paie mal un maître en ne restant toujours que l’élève.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Nos devoirs, ce sont les droits que les autres ont sur nous.

(Aurore, 1881)

Si tu as un ami qui souffre, sois un asile pour sa souffrance.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Ce que nous faisons n’est jamais compris, seulement loué ou blamé.

(Le gai savoir, 1882 et 1887)

Jamais encore la vérité ne s’est accrochée au bras d’un intransigeant.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Quand la paix règne, l’homme belliqueux se fait la guerre à lui-même.

(Par-delà le Bien et le Mal)

La connaissance tue l’action, pour agir il faut être obnubilé par l’illusion.

(La Naissance de la tragédie, 1873)

La croyance forte ne prouve que sa force, non la vérité de ce qu’on croit.

(Humain, trop humain ; 1878)

Sans la musique, la vie serait une erreur, une besogne éreintante, un exil.

(Crépuscule des idoles, 1888)

Il est difficile de vivre avec des humains parce qu’il est difficile de se taire.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Quand on veut dresser sa conscience, elle vous embrasse, en vous mordant.

(Par-delà le Bien et le Mal)

Il peut se permettre le luxe du scepticisme celui qui possède une foi profonde.

(Crépuscule des idoles, 1888)

Celui qui loue fait semblant de rendre, mais, en vérité, il veut qu’on lui donne.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Créer, voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Votre mauvais amour pour vous-même fait pour vous de la solitude une prison.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

La vie n’est désormais plus conçue par la morale : elle veut l’illusion, elle vit d’illusion…

(Par-delà bien et mal)

Il faut retenir son cœur, car si on le laissait aller, combien vite, alors, on perdrait la tête.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Il fait de ses faiblesses une force. Ce qui ne le tue pas le rend plus fort. Il est le surhomme.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Les convictions sont peut-être des ennemis plus dangereux de la vérité que les mensonges.

(Humain, trop humain ; 1878)

La maturité de l’homme : cela veut dire retrouver le sérieux que l’on avait au jeu, étant enfant.

(Par-delà le Bien et le Mal)

Bien des gens sont obstinés en ce qui touche la voie une fois prise, peu en ce qui touche le but.

(Humain, trop humain, 1878)

L’homme est une corde tendue entre l’animal et le surhumain, une corde au-dessus d’un abîme.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Les passions deviennent mauvaises et perfides losrqu’elles sont considérées avec méchanceté et perfidie.

(Aurore, 1881)

Ma joie de donner est morte, à force de donner ; ma vertu s’est lassée d’elle-même dans sa surabondance.

(Le chant de la nuit)

Il n’y a pas assez d’amour et de bonté dans le monde pour qu’il soit permis d’en prodiguer à des êtres imaginaires

(Humain, trop humain ; 1878)

La fortune ne devrait être possédée que par les gens d’esprit : autrement, elle représente un danger public.

(Humain, trop humain, 1878)

Je vous enseigne le surhumain. L’homme n’existe que pour être dépassé. Qu’avez-vous fait pour le dépasser ?

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

La bonne mémoire ; certains ne parviennent pas à devenir des penseurs parce que leur mémoire est trop bonne.

(Humain, trop humain ; 1878)

La flamme n’est pas aussi lumineuse pour elle même que pour les autres qu’elle éclaire ; de même aussi le sage.

(Humain, trop humain ; 1878)

Je n’érige pas de nouvelles « idoles » ; que les anciennes apprennent d’abord ce qu’il en coûte d’avoir des pieds d’argile.

(Ecce homo, 1888)

Une des erreurs de logique les plus ordinaires est celle-ci : quelqu’un est envers nous véridique et sincère, donc il dit la vérité.

(Humain, trop humain; 1878)

Nous avons besoin d’une critique des valeurs morales, il faut commencer par mettre en question la valeur même de ces valeurs.

(La Généalogie de la morale, 1887)

Apprendre à détourner les yeux de soi-même pour voir beaucoup de choses, cette dureté est nécessaire à tous ceux qui gravissent des montagnes.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

La vie est, à mes yeux, instinct de croissance, de durée, d’accumulation de forces, de puissance : là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin.

(L’Antéchrist, 1888)

Qui se sait profond, tend vers la clarté. Qui veut le paraître, tend vers l’obscurité ; car la foule tient pour profond tout ce dont elle ne peut voir le fond.

Le Gai Savoir, 1882)

Ce qui est grand dans l’homme c’est qu’il est un pont et non un but : ce que l’on peut aimer dans l’homme, c’est qu’il est une transition et qu’il est un déclin.

(Ainsi parlait Zarathoustra, 1885)

Les gens qui nous donnent leur pleine confiance croient par là avoir un droit sur la nôtre. C’est une erreur de raisonnement ; des dons ne sauraient donner un droit.

(Humain, trop humain)

On en conclura immédiatement que nul bonheur, nulle sérénité, nulle espérance, nulle fierté, nulle jouissance de l’instant présent ne pourrait exister sans faculté d’oubli.

(Généalogie de la morale )

Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Or, quand ton regard pénètre longtemps au fond d’un abîme, l’abîme, lui aussi, pénètre en toi.

(Par-delà le Bien et le Mal)

Je ne saurais voir dans l’athéisme un résultat, un événement : il est chez moi instinct naturel. Je suis trop curieux, trop sceptique, trop hautain pour accepter une réponse grossière.

(Ecce homo, 1888)

Le demi-savoir triomphe plus facilement que le savoir complet : il conçoit les choses plus simples qu’elles ne sont, et en forme par suite une idée plus saisissable et plus convaincante.

(Humain, trop humain, 1878)

La danse sous toutes ses formes ne peut être exclue du cours de toute noble éducation : danser avec les pieds, avec les idées, avec les mots, et dois-je aussi ajouter que l’on doit être capable de danser avec la plume ?

(Crépuscule des idoles, 1888)

Le bouddhisme est cent fois plus réaliste que le christianisme, il a dans le sang l’habitude acquise de poser les problèmes froidement et objectivement, il vient après un mouvement philosophique qui a duré des centaines d’années

(L’Antéchrist, 1888)

Tout esprit profond a besoin d’un masque. Je dirai plus encore : autour de tout esprit profond, grandit et se développe sans cesse un masque, grâce à l’interprétation toujours fausse, c’est-à-dire plate, de chacune de ses paroles, de chacune de ses démarches, du moindre signe de vie qu’il donne.

(Par-delà bien et mal)

Le bouddhisme suppose un climat très doux, des mœurs d’une grande aménité et d’une grande tolérance, pas trace de militarisme ; et aussi que le foyer du mouvement se trouve dans les classes supérieures et mêmes savantes. On s’assigne comme but suprême la sérénité, la paix, l’extinction de tout désir et l’on atteint ce but.

(L’Antéchrist, 1888)

Le christianisme n’était pas «national», pas réservé à une race — il s’adressait à tous les déshérités de la vie, quels qu’ils fussent, il avait des alliés partout. La base du christianisme, c’est la rancune des malades, leur instinct dirigé contre les bien-portants, contre la santé. Tout ce qui est achevé, fier, exubérant, et avant tout la beauté, lui fait mal aux oreilles et aux yeux

(L’Antéchrist, 1888)

En réalité, il n’existe pas ni parenté, ni amitié, ni même hostilité entre la religion et la vraie science : elles vivent sur des planètes différentes. Toute philosophie qui laisse une queue de comète religieuse s’allumer dans l’obscurité de ses perspectives ultimes donne à suspecter toute la part d’elle-même qu’elle présente comme science : tout cela aussi, on s’en doute, est de la religion, quoique parée des pompes de la science.

(Humain, trop humain; 1878)

On a pas hésité à donner à l’homme « bon » une valeur supérieure dans le sens du progrès, de l’utilité, de la prospérité de l’homme. Et si le contraire était vrai ? Et s’il y avait chez le « bon » aussi un symptôme de régression qui permettrait au présent de vivre en quelque sorte aux dépens de l’avenir ? De sorte que la morale serait responsable du fait que le type homme n’a jamais atteint le plus haut degré de puissance et de splendeur ?

(La Généalogie de la morale, 1887)

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