Citations et biographie de l’Abbé Pierre

Dessin des grandes lignes du visage de l'Abbé Pierre

Vivre, c’est apprendre à aimer.

L’amour est le mode d’emploi de la vie.

On ne peut être heureux sans les autres.

Tout est pardonné à ceux qui savent pardonner.

La sérénité, c’est l’acceptation de soi-même et de ce qui est.

Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre.

La première règle avant d’agir consiste à se mettre à la place de l’autre.

Avoir souffert rend tellement plus perméable à la souffrance des autres.

Il faut que la voix des hommes sans voix empêche les puissants de dormir.

La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire.

Il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien.

L’oisiveté rend fou. Il ne suffit pas de manger pour vivre, mais il faut se sentir utile

Il n’y a qu’une règle pour gagner le paradis : aimer tant qu’on en a la force, c’est tout…

L’absurde absolu pour un être humain, c’est de se retrouver vivant sans raison de vivre.

L’homme a une âme, mais avant de lui en parler, qu’on lui donne une chemise et un toit.

L’amitié, c’est ce qui vient au coeur quant on fait ensemble des choses belles et difficiles.

La beauté d’une ville, elle est d’abord de ne pas avoir de taudis, de ne pas avoir de sans-logis.

On ne peut pas, sous prétexte qu’il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout.

La joie emplit le coeur lorsqu’on a rencontré la certitude que la vie n’est pas un chemin qui va vers rien.

Il ne s’agit pas uniquement de donner de quoi vivre, mais de rendre aux malheureux des raisons de vivre.

Avec tout l’argent du monde, on ne fait pas des hommes, mais avec des hommes et qui aiment, on fait tout.

Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.

Le pouvoir est fait, non pour servir le pouvoir des heureux, mais pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement.

On n’est jamais heureux que dans le bonheur qu’on donne. Donner, c’est recevoir. (Servir : Paroles de vie, 2006)

L’enfer, c’est les autres », écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L’enfer, c’est soi-même coupé des autres.

Pour avoir le droit de parler, il faut avoir les mains propres. Il faut avoir eu le courage de reconnaître, de réagir si on s’est trompé.

Un petit rien c’est un sourire à distribuer sur son chemin. C’est presque rien mais c’est beaucoup. Cela rend heureux et c’est contagieux.

Aimer exige que l’on soit libre : il ne peut y avoir d’amour, là où il n’y a pas de liberté, et la liberté ne nous est donnée que pour cela : aimer !

Il faut toujours garder les deux yeux ouverts, un oeil ouvert sur la misère du monde pour la combattre, un oeil ouvert sur sa beauté ineffable, pour rendre grâce.

L’homme d’aujourd’hui est colossal par l’énormité des responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule devant l’immensité des tâches qui de toutes parts l’appellent.

Sur ma tombe, au lieu de fleurs et de couronnes, apportez-moi la liste de milliers de familles, de milliers de petits enfants auxquels vous aurez pu donner les clés de vrais logements.

La pire vacherie que l’on peut faire à un copain que l’on n’aime pas, c’est de lui souhaiter de devenir célèbre. Un peu de célébrité, ce n’est pas désagréable. Au-delà d’un certain degré, il y en a franchement marre.

Mon message ? Il n’y en a qu’un, je crois, qui est un cri : Partagez ! Donnez ! Tendez la main aux autres ! Gardez toujours un carreau cassé dans vos univers bien feutrés pour entendre les plaintes qui viennent de l’extérieur.

Biographie de Henri Grouès dit L’abbé Pierre (1912-2007) :

Henri Grouès est né à Lyon dans une famille bourgeoise pieuse. Il est le cinquième de huit enfants. Dès l’âge de six ans, il est impressionné par un père catholique qui s’occupe des sans-abris et des mendiants. Élève dans un internat, il fait partie des scouts de France, dans lesquels il est surnommé « Castor méditatif ». À 16 ans, il connaît de son propre aveu une série d’illuminations à l’occasion d’un pèlerinage à Rome. Selon ses propres mots, il est frappé d’un « coup de foudre avec Dieu », à la suite duquel il essaie d’entrer dans les ordres franciscains, mais il devra attendre d’avoir 17 ans et demi. En 1931, il prononce ses vœux chez les capucins. Il renonce à sa part d’un important patrimoine familial, et donne tout ce qu’il possède à des œuvres de charité. En 1932, il entre au couvent des Capucins où il passe près de sept années d’austérité religieuse. Il est ordonné prêtre en 1938. Peu de temps après, il intègre le diocèse de Grenoble où il devient vicaire à la basilique Saint-Joseph. Pendant la Seconde guerre mondiale, il participe à la création de maquis et il aide des Juifs à se cacher. Après la guerre, il est élu député de Meurthe-et-Moselle en 1945. C’est en 1949 qu’il fonde Emmaüs : une communauté construisant des logements provisoires pour aider les sans-logis. Lors de l’hiver rigoureux de 1954, il lance à la radio un appel en faveur des sans-domiciles. Il déclenche ainsi un vaste mouvement de solidarité. Le Parlement lance alors un programme de 12 000 logements d’urgence. Emmaüs devient rapidement une organisation internationale et comprend de nombreuses communautés dans près de quarante pays. À l’âge de 94 ans, L’abbé Pierre meurt à Paris des suites d’une infection pulmonaire.

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