Citations et biographie de l’abbé Pierre

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Du Studio Harcourt Paris [CC BY 3.0], via Wikimedia

Aimer exige que l’on soit libre : il ne peut y avoir d’amour,
là où il n’y a pas de liberté, et la liberté ne nous est
donnée que pour cela : aimer !
 
Avec tout l’argent du monde, on ne fait pas des hommes,
mais avec des hommes et qui aiment, on fait tout.
 
Avoir souffert rend tellement plus perméable
à la souffrance des autres.
 
Il faut que la voix des hommes sans voix
empêche les puissants de dormir.
 
Il faut toujours garder les deux yeux ouverts, un oeil ouvert
sur la misère du monde pour la combattre, un oeil ouvert
sur sa beauté ineffable, pour rendre grâce.
 
Il ne faut pas attendre d’être parfait pour
commencer quelque chose de bien.
 
Il ne s’agit pas uniquement de donner de quoi vivre,
mais de rendre aux malheureux des raisons de vivre.
 
Il n’y a qu’une règle pour gagner le paradis :
aimer tant qu’on en a la force, c’est tout…
 
La beauté d’une ville, elle est d’abord de ne pas avoir de taudis,
de ne pas avoir de sans-logis.
 
La joie emplit le coeur lorsqu’on a rencontré la certitude
que la vie n’est pas un chemin qui va vers rien.
 
La pire vacherie que l’on peut faire à un copain que l’on
n’aime pas, c’est de lui souhaiter de devenir célèbre.
Un peu de célébrité, ce n’est pas désagréable.
Au-delà d’un certain degré, il y en a franchement marre.
 
La première règle avant d’agir consiste à
se mettre à la place de l’autre.
 
La responsabilité de chacun implique deux actes :
vouloir savoir et oser dire.
 
La sérénité, c’est l’acceptation de soi-même et de ce qui est.
 
L’absurde absolu pour un être humain,
c’est de se retrouver vivant sans raison de vivre.
 
L’amitié, c’est ce qui vient au coeur quant
on fait ensemble des choses belles et difficiles.
 
L’amour est le mode d’emploi de la vie.
 
Le pouvoir est fait, non pour servir le pouvoir des heureux,
mais pour la délivrance de ceux qui souffrent injustement.
 
L’enfer, c’est les autres », écrivait Sartre. Je suis intimement
convaincu du contraire. L’enfer, c’est soi-même coupé des autres.
 
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par
les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.
 
L’homme a une âme, mais avant de lui en parler,
qu’on lui donne une chemise et un toit.
 
L’homme d’aujourd’hui est colossal par l’énormité des
responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule devant
l’immensité des tâches qui de toutes parts l’appellent.
 
L’oisiveté rend fou.
Il ne suffit pas de manger pour vivre,
mais il faut se sentir utile
 
Mon message ? Il n’y en a qu’un, je crois, qui est un cri :
Partagez ! Donnez ! Tendez la main aux autres !
Gardez toujours un carreau cassé dans vos univers bien feutrés
pour entendre les plaintes qui viennent de l’extérieur.
 
Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre.
 
On n’est jamais heureux que dans le bonheur qu’on donne.
Donner, c’est recevoir.
 
On ne peut être heureux sans les autres.
 
On ne peut pas, sous prétexte qu’il est impossible de tout
faire en un jour, ne rien faire du tout.
 
Pour avoir le droit de parler, il faut avoir les mains propres.
Il faut avoir eu le courage de reconnaître,
de réagir si on s’est trompé.
 
Sur ma tombe, au lieu de fleurs et de couronnes, apportez-moi
la liste de milliers de familles, de milliers de petits enfants
auxquels vous aurez pu donner les clés de vrais logements.
 
Tout est pardonné à ceux qui savent pardonner.
 
Un petit rien c’est un sourire à distribuer sur son chemin.
C’est presque rien mais c’est beaucoup.
Cela rend heureux et c’est contagieux.
 
Vivre, c’est apprendre à aimer.
 

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De Poperryz, Fondation Abbé Pierre, CCBYSA 4.0

Biographie de Henri Grouès dit L’abbé Pierre (1912- 2007) :
Henri Grouès est né à Lyon dans une famille bourgeoise pieuse. Il est le cinquième de huit enfants. Dès l’âge de six ans, il est impressionné par un père catholique qui s’occupe des sans-abris et des mendiants. Élève dans un internat, il fait partie des scouts de France, dans lesquels il est surnommé « Castor méditatif ». À 16 ans, il connaît de son propre aveu une série d’illuminations à l’occasion d’un pèlerinage à Rome. Selon ses propres mots, il est frappé d’un « coup de foudre avec Dieu », à la suite duquel il essaie d’entrer dans les ordres franciscains, mais il devra attendre d’avoir 17 ans et demi. En 1931, il prononce ses vœux chez les capucins. Il renonce à sa part d’un important patrimoine familial, et donne tout ce qu’il possède à des œuvres de charité. En 1932, il entre au couvent des Capucins où il passe près de sept années d’austérité religieuse. Il est ordonné prêtre en 1938. Peu de temps après, il intègre le diocèse de Grenoble où il devient vicaire à la basilique Saint-Joseph. Pendant la Seconde guerre mondiale, il participe à la création de maquis et il aide des Juifs à se cacher. Après la guerre, il est élu député de Meurthe-et-Moselle en 1945. C’est en 1949 qu’il fonde « Emmaüs » : une communauté construisant des logements provisoires pour aider les sans-logis. Lors de l’hiver rigoureux de 1954, il lance à la radio un appel en faveur des sans-domiciles. Il déclenche ainsi un vaste mouvement de solidarité. Le Parlement lance alors un programme de 12 000 logements d’urgence. Emmaüs devient rapidement une organisation internationale et comprend de nombreuses communautés dans près de quarante pays. À l’âge de 94 ans, L’abbé Pierre meurt à Paris des suites d’une infection pulmonaire.

Sujets complémentaires :
     – Texte sur la persévérance « Je continuerai » de L’abbé Pierre
     – Citations de Mère Teresa, du Dalaï Lama, de Gandhi, de Nelson Mandela et de Martin Luther King
     – Citations sur la compassion, la générosité et la bonté
     – L’amour désintéressé
     – Histoire : Le don spontané d’une pépite d’or

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