Les 70 meilleures citations de Léon TOLSTOÏ

Léon Tolstoï à Iasnaïa Poliana en Russie en 1908

Leo Tolstoy en 1908

1) Citations de Léon Tolstoï extraites de Guerre et Paix :

La vérité doit s‘imposer sans violence.

Les plus forts de tous les guerriers sont ces deux sont ces deux-là : le temps et la patience.

Admettre que la vie de l’humanité puisse être dirigée par la raison, c’est nier toute possibilité de vie.

Profite de la vie pendant que tu es vivant ; demain tu mourras comme j’aurais pu mourir il y a une heure.

Toute réforme imposée par la violence ne corrigera nullement le mal : la sagesse n’a pas besoin de la violence.

Il n’est nullement démontré que les buts vers lesquels tend l’humanité soient la liberté, l’égalité, l’évolution ou la civilisation.

Elle était gaie parce qu’elle avait un homme pour l’admirer (l’admiration d’autrui était l’huile indispensable au bon fonctionnement de sa machine).

Dans les faits historiques, les prétendus grands Hommes ne sont que des étiquettes qui, tout en donnant leur nom à l’événement, n’ont avec celui-ci aucune espèce de lien.

Dès qu’on est jeté hors du chemin habituel, on croit que tout est perdu ; et c’est pourtant là que commence quelque chose de nouveau, de bon. Tant qu’il y a de la vie, il y a du bonheur.

Du général au soldat, chacun s’avouait qu’il n’était qu’un grain de sables dans cet océan humain, tout en ayant conscience de sa puissance en tant que partie constitutive de ce grandiose ensemble.

Je ne connais dans la vie que deux maux bien réels : c’est le remord et la maladie. Il n’est de bien que l’absence de ces maux. Vivre pour moi en évitant ces deux maux, voilà à présent toute ma sagesse.

Pour la dernière fois je vous le dis : rentrez-en vous-même, enchaînez vos sens, cherchez le bonheur dans votre cœur et non dans vos passions. La source de la béatitude n’est pas hors de nous, mais en nous…

Au moment d’un départ et d’un changement d’existence, tout homme capable de réflexion est plus ou moins hanté par des pensées sérieuses, c’est l’heure où l’on sonde son passé, où l’on trace des plans d’avenir.

Il pensait à l’insignifiance de la grandeur, à l’insignifiance de la vie, dont personne ne comprenait le but, à l’insignifiance encore plus grande de la mort, dont le sens restait caché et impénétrable aux vivants !

Depuis que le monde existe et que les hommes s’entre-tuent, jamais un crime ne s’est commis sans que son auteur ait trouvé un apaisement à se dire que c’était pour le bien public, pour le bonheur supposé d’autrui.

En histoire, la difficulté d’admettre la soumission de la personne aux lois de l’espace, du temps, de la causalité tient à ce qu’il faut renoncer au sentiment direct, que chacun éprouve, de l’indépendance de sa personne.

La marche des choses de ce monde est arrêtée d’avance, elle est subordonnée au concours de tous les libres arbitres des personnes qui y prennent part, et les Napoléon n’ont sur elle qu’une influence extérieure et apparente.

La vie humaine a deux faces. Il y a d’une part la vie individuelle, qui est d’autant plus libre que ses intérêts sont plus abstraits ; il y a d’autre part la vie élémentaire, grégaire, où l’homme doit inévitablement se soumettre.

En considérant l’histoire d’un point de vue général, nous sommes persuadés que les évènements sont régis par une loi éternelle ; mais les considérons-nous de notre point de vue personnel, nous sommes convaincus du contraire.

Plus elle observait la vie et en acquérait l’expérience, plus elle s’étonnait de l’aveuglement des hommes qui poursuivent ici-bas les jouissances et la félicité, qui peinent, luttent, se font mutuellement du mal pour atteindre ce mirage criminel.

Lorsque l’homme voit mourir un animal, l’horreur le saisit : ce qu’il est lui-même – sa substance même – s’anéantit sous ses yeux, cesse d’être. Mais quand ce qui meurt est un homme, et un homme qu’on aime, alors, en plus de l’horreur ressentie devant l’anéantissement de la vie, on éprouve encore un déchirement, l’âme est atteinte d’une blessure qui, tout comme une plaie physique, parfois tue, parfois cicatrise, mais fait toujours souffrir et craint les contacts extérieurs qui l’enveniment.

Le HASARD a créé telle situation : le GÉNIE s’en est servi, dit l’histoire. Les mots HASARD et GÉNIE ne signifient rien qui soit réellement existant, aussi ne peuvent-ils être définis. Ces mots ne désignent qu’un degré déterminé dans la compréhension des phénomènes ; je ne sais pas pourquoi tel ou tel phénomène se produit ; je pense que je ne peux pas le savoir ; par suite, je ne veux pas le savoir et je dis : HASARD. Je vois une force produisant un effet hors de proportion avec les capacités communes des hommes ; je ne comprends pas pourquoi cela se produit et je dis : GÉNIE.

Portrait de Léon Tolstoï à la fin de sa vie

Portait de Léon Tolstoï peint à l’huile

2) Citations de Léon Tolstoï extraites de Pensée de l‘humanité :

Seul celui qui est maître de ses désirs charnels est libre.

Tout le superflu dont jouit le corps est nuisible, tant au corps qu‘à l‘âme.

L’homme commet un grand péché s‘il profite du travail d‘autrui sans travailler lui-même.

On ne peut avoir honte d‘aucun travail même du plus malpropre; seule l‘oisiveté doit faire honte.

Tu veux du bien, tu auras ce que tu désires, à condition que tu veuilles le bien qui est bon pour tous. Ce bonheur ne se gagne que par l‘amour.

3) Léon Tolstoï, citations de La loi de l‘amour et la loi de la violence :

La vérité est nuisible pour celui qui cause du mal. Quiconque fait le bien aime la vérité.

Une des superstitions les plus communes est celle des sages qui croient qu‘on peut vivre sans foi.

Le mal commis par un homme affaiblit son âme et le prive du véritable bonheur, en plus de retomber le plus souvent sur lui-même.

Faire le mal est aussi dangereux que de provoquer une bête sauvage. Plus fréquemment qu‘autrement le mal retombe sur celui qui l‘a commis.

Ce qui se passe aujourd‘hui en Russie fournit une preuve évidente de la futilité et du tort d‘employer la violence comme moyen d‘unir les hommes.

Les actions les plus importantes, et pour celui qui qui les accomplit et pour ses semblables, sont celles dont les conséquences sont les plus lointaines.

Si vous sentez que vous n‘avez plus la foi, sachez que vous êtes dans la situation la plus périlleuse dans laquelle un homme puisse se trouver sur terre.

Nous ne savons pas, nous ne pouvons pas savoir en quoi consiste le bien-être général, mais nous connaissons avec certitude que ce bien-être n‘est possible que si nous accomplissons la loi de la bonté révélée à tout le monde.

Les hommes vivent de manière raisonnable et en bons termes les uns avec les autres quand ils sont unis par la même conception de la vie, c‘est-à-dire par une religion qui les satisfait tous également et leur fournit la même règle de conduite.

Les organisateurs d‘un règne de la justice basé sur la violence devraient savoir ce qu‘est la justice, et être justes eux-mêmes. Si certains peuvent savoir ce qui est juste, et être justes, pourquoi les autres ne sauraient-ils pas, et pourquoi ne seraient-ils pas, eux aussi, justes ?

Les hommes qui font le plus grand tort à la Société, d‘après les classes dirigeantes, sont pendus, déportés ou emprisonnés; des milliers d‘autres, moins dangereux, sont chassés de la capitale et des grandes villes et errent affligés par la faim et en guenilles à travers la Russie; les agents de police, en uniforme ou en habits civils, les observent, les espionnent et les arrêtent; on saisit des livres et des journaux considérés répréhensibles.

Toutes les anciennes religions reconnaissent que l‘amour est la condition essentielle d‘une vie heureuse. Les sages de l‘Égypte, les brahmanes, les stoïciens, les bouddhistes, etc. ont déclaré que les principales vertus sont la bonté, la compassion, la pitié et la charité, en un mot l‘amour sous toutes ses formes. Les plus élevées de ces doctrines, notamment celles de Bouddha et de Lao-Tseu, sont allées jusqu‘à recommander d‘aimer tous les êtres humains, et de répondre au mal par le bien.

Quand parmi cent hommes un homme en domine quatre-vingt-dix-neuf c‘est du despotisme ; quand dix hommes en dominent dix c‘est une injustice, de l‘oligarchie ; quand cinquante-et-un en dominent quarante-neuf (c‘est seulement théoriquement parce qu‘en réalité parmi ces cinquante-et-un il y a dix ou douze maîtres), c‘est de la justice, la liberté. Y a-t-il un raisonnement plus ridicule et plus absurde que celui-là ? Néanmoins, c‘est le raisonnement même qui sert de principe de base à tous ceux qui prônent de meilleures conditions sociales.

4) Autres citations de Léon Tolstoï avec référence :

Rien ne vaut une douce maman. (Anna Karénine)

Le patriotisme, c‘est l‘esclavage. (L‘esprit chrétien et le patriotisme)

Qui a de l‘argent met dans sa poche qui n‘en a pas. (Les confessions)

Les grandes oeuvres d‘art ne sont grandes que parce qu‘elles sont accessibles et compréhensibles à tous. (Qu‘est-ce que l‘art ?)

L‘argent ne représente qu‘une nouvelle forme d‘esclavage impersonnel à la place de l‘ancien esclavage personnel. (L‘argent et le travail, 1890)

De toutes les sciences dont l’homme peut et doit se servir, celle de faire le moins de mal et le plus de bien possible, est vraisemblablement la principale. (Lettre à Romain Rolland)

5) Citations de Léon Tolstoï sans référence :

L’homme triste est celui qui n‘agit pas.

La vie est authentique lorsqu‘elle change.

Le seul sens de la vie est de servir l‘humanité.

Il y a autant de façon d‘aimer qu‘il y a de cœurs.

La charité du pauvre est de ne pas haïr le riche.

L’homme qui croit à sa spiritualité ne peut craindre la mort.

Il n‘est nulle grandeur là où manquent simplicité, bonté et vérité.

L‘histoire serait une excellente chose, si seulement elle était vraie.

Rien ne différencie les individualités comme l‘exercice de la liberté.

‎Le respect a été inventé pour couvrir la place vide où devrait être l‘amour.

Il faut se mettre à la place de chacun. Tout comprendre, c‘est tout pardonner.

Le plaisir est pour le corps, le bien pour l‘âme. Plaisir et bien coïncident rarement.

En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de sincérité.

Si un homme a beaucoup plus qu‘il ne faut, c‘est que d‘autres manquent du nécessaire

Tout le monde pense à changer le monde, mais personne ne songe à changer lui-même.

Paie le mal par le bien et tu prives l’homme Méchant de tout le plaisir que le mal lui procure.

Les êtres humains préfèrent souvent aller à leur perte plutôt que de changer leurs habitudes.

L‘art n‘est pas un métier, c‘est la transmission des sensations de ce que l‘artiste a expérimenté.

Le bonheur n‘est pas toujours de faire ce que tu veux, mais a toujours voulu faire ce que tu fais.

Les deux plus puissants guerriers sont le temps et la passion. Ils viennent à bout de tous les ennemis.

L‘une des premières conditions du bonheur est que le lien entre l’homme et la nature ne doit pas être rompu.

Pardonnez si j‘ai dû vous blesser. On ne peut pas dire la vérité à moitié. On doit la dire toute, ou pas du tout.

Tous les hommes font la même erreur, de s‘imaginer que bonheur veut dire que tous leurs vœux se réalisent.

La simplicité clarifie notre vision, nous libère de fausses valeurs, nous ouvre à une plus grande beauté dans nos vies.

Le bonheur est de vivre chaque jour comme si c‘était le premier jour de votre lune de miel et le dernier jour de vos vacances.

Dire que vous pouvez aimer une personne toute votre vie c‘est comme si vous prétendiez qu‘une bougie continuera à brûler aussi longtemps que vous vivrez.

Les deux guerriers les plus puissants sont la patience et le temps. N‘oublie pas que les grandes réalisations prennent du temps et qu‘il n‘y a pas de succès du jour au lendemain.

L‘erreur de toutes les doctrines politiques, de la plus conservatrice à la plus avancée, qui a mené les hommes à la situation lamentable actuelle, est la même : tenir les hommes dans la Société à l‘aide de la violence afin de leur faire accepter l‘organisation sociale actuelle et la règle de conduite qu‘elle impose.

Courte biographie de Léon Tolstoï (1828 – 1910)

L’écrivain russe Léon Tolstoï (nom francisé de Lev Nikolaïevitch Tolstoï) est né Iasnaïa Poliana (200 km au sud de Moscow) et mort à Astapovo (375 km au sud de Moscow). Il est principalement connu pour ses trois chefs-d’oeuvre : Guerre et Paix, Anna Karénine, Résurrection. Il est notamment célèbre pour avoir dépeint la vie du peuple russe à l’époque des tsars. Il a également publié des essais dans lesquels il condamne les pouvoirs civils et ecclésiastiques. Malgré sa grande popularité, il n’est pas heureux et il devient angoissé et nihiliste. Il trouve réconfort dans la doctrine chrétienne. Dès lors, et jusqu’à la fin de sa vie, il exprime son idéal de vérité, de bien, de justice et de paix dans ses oeuvres. Pacifiste, il condamne le patriotisme. Anarchiste chrétien, il prône le retour aux valeurs traditionnelles incluant le travail manuel, la vie près de la nature, le rejet du matérialisme et l’abnégation personnelle. Il est admiré ou détesté pour ses critiques des Églises et du militarisme. Vers la fin de sa vie, il correspond avec Gandhi, qui s’inspire de sa « non-résistance au mal par la violence » pour élaborer sa doctrine de « non-violence ». Il occupe, dans la littérature russe, la même place que Shakespeare dans la littérature anglaise.

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