50 citations de l’écologiste Pierre RABHI

1) Citations de Pierre Rabhi extraites de Conscience et environnement, 2014 :

La nature est par définition le complexe vivant dans lequel l’être humain doit enfin trouver sa juste place s’il ne veut être éradiqué par ses propres erreurs.

La pire des mondialisations est selon moi celle qui clone les esprits, les standardise et instaure une monoculture terriblement préjudiciable à l’évolution et à la pérennité.

Notre modèle de développement ressemble bien plus à une fuite éperdue vers le néant qu’à la réalisation d’un humanisme que nous ne pouvons différer sans risque majeur.

Une Société où tout ce qui n’a pas un prix, un tarif, n’a pas de valeur et où l’indispensable – comme la nourriture – est banalisé donne à l’argent un pouvoir totalitaire sur cette Société.

Il est grand temps de reconnaître à la Nature le magistère absolu d’être la garante de toute vie et de notre survie. Oublier ce caractère irrévocable condamne nos efforts à n’avoir aucun lendemain.

Je crois que l’univers est indivisible, qu’il est construit comme une immense symphonie dans laquelle j’ai le sentiment parfois que le genre humain, avec sa frénésie et sa violence, représente une douteuse dissonance.

Faire de l’argent un moyen et non une fin, mettre au centre de nos préoccupations l’humain et la nature, et l’argent à leur service, est la seule alternative possible dans le débordement et l’incohérence où nous sommes.

Les moyens de transport rapide et de communication ont fait de notre merveilleuse terre un village, mais nous demeurons étrangers les uns aux autres, fragmentés par nos frontières, nos religions, nos races, nos idéologies, nos cultures.

2) Citations de Pierre Rabhi extraites de Convergence des consciences, 2016 :

Ce qui est sûr, c’est que nous sommes la seule espèce qui s’autodétruit et qui, de surcroît, détruit sans raison valide.

J’ai déjà dit que la cravate est, pour moi, l’image même de la strangulation et de la laisse et par conséquent le symbole d’une certaine aliénation.

L’intuition et la poésie nous font plus évoluer que la pure rationalité. On voit bien que la poésie est partout et on n’attend pas d’elle qu’elle soit rationnelle.

Photo extérieur de Pierre Rabhi avec le soleil au visage

3) Citations de Pierre Rabhi extraites de La part du colibri : l’espèce humaine face à son devenir, 2006 :

Le silence est l’expérience spirituelle la plus intense

Le bien suprême qu’un être humain puisse avoir, c’est la joie. Sauf que ça ne s’achète pas.

Nos connaissances ont pu nous expliquer comment une humble graine germe et perpétue la vie, mais n’ont jamais élucidé le pourquoi de la vie.

Les grands sages ont prôné le silence, espace merveilleux et confortable. Cultiver le silence, c’est se débarrasser de tout argument, de toute justification.

Tout le monde est dépendant de la vie, de la nature. Ça devrait être transversal, le souci majeur d’une collectivité humaine devrait être de préserver la vie.

La vie n’est une belle aventure que lorsqu’elle est jalonnée de petits ou grands défis à surmonter, qui entretiennent la vigilance, suscitent la créativité et stimulent l’imagination.

La planète terre est à ce jour la seule oasis de vie que nous connaissons au sein d’un immense désert sidéral. En prendre soin, est le projet le plus réaliste, le plus magnifique qui soit.

Il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation qui n’est pas de produire et de consommer jusqu’à la fin de nos vies, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.

Il est urgent de placer l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations, et l’économie à leur service. S’obstiner à maintenir le profit illimité et la croissance indéfinie comme fondement de l’ordre mondial est totalement suicidaire.

Nous voyons aujourd’hui naître une sorte d’hypermarché de l’information, où tout et son contraire cohabitent. Dans l’océan complexe des turpitudes et des vertus, l’honnête citoyen aura de plus en plus de difficulté à se faire une opinion.

Tout est de plus en plus provisoire et éphémère au cœur d’une frénésie en évolution exponentielle, transformant les humains en électrons hyperactifs, produisant et subissant un stress dont on sait qu’il est à l’origine de graves pathologies.

Il faut éduquer les enfants sans la compétitivité qui les angoisse mais sur la solidarité qui les renforce, les apaise, les reconnecte concrètement à la nature, de telle sorte qu’ils puissent s’ouvrir à sa beauté infinie, à sa générosité, à son mystère.

Nous passons notre temps à oublier, oublier que nous vivons sur planète limitée à laquelle nous appliquons un principe illimité, ce qui accélère le processus d’épuisement des ressources et d’accroissement des inégalités structurelles, source de mécontentements, de frustrations et de conflits.

Comment se fait-il que l’humanité, en dépit de ressources planétaires suffisantes et de prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en sorte que chaque être humain puisse se nourrir, se vêtir, s’abriter, se soigner et développer les potentialités nécessaires à son accomplissement ?

La vérité n’est pas à débusquer quelque part. Aucune philosophie, aucun dogme ou précepte, aucune idéologie ne peut la capturer, encore moins la mettre en cage. Elle ne se révèle que lorsque nous cessons de spéculer et de nous tourmenter. Nous ne pouvons en être visités que dans l’immobilité et le silence.

4) Citations de Pierre Rabhi extraites de Manifeste pour la Terre et l’humanisme : pour une insurrection des consciences, 2008 :

Une agriculture qui ne peut produire sans détruire porte en elle les germes de sa propre destruction.

La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie.

Plutôt que proclamer des vérités interprétables de mille manières selon les convenances de chacun, je préfère nous inviter mutuellement à nous unir pour servir et promouvoir des valeurs simples.

5) Citations de Pierre Rabhi extraites de Vers la sobriété heureuse, 2010 :

Il sera toujours impossible de comprendre la marche du monde sans tenir compte de l’irrationalité humaine.

En toutes circonstances, gardons la mesure des choses pour que la satisfaction puisse toujours habiter notre âme.

La joie de vivre est une valeur suprême à laquelle nous aspirons tous, mais que des milliards de dollars ne peuvent offrir.

Vivez avec légèreté sans jamais outrager, l’eau, le souffle ou la lumière. Et si vous prélevez de la vie pour votre vie, ayez-en de la gratitude.

Il ne suffit pas de se demander : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? », il faut également se poser la question : » Quels enfants laisserons-nous à notre planète ?

Il ne faut surtout pas minimiser l’importance et la puissance des petites résolutions qui, loin d’être anodines, contribuent à construire le monde auquel nous sommes de plus en plus nombreux à aspirer.

Bien que n’appartenant plus à aucune religion (je leur dois toutefois d’avoir été éveillé à la transcendance), je me suis aperçu que la sobriété heureuse, pour moi, relève résolument du domaine mystique et spirituel.

Face au « toujours plus » indéfini qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond.

Mais il est parfois des désirs inaccessibles, faute de moyens nécessaires pour les combler. Cela engendre des frustrations mais peut aussi puissamment stimuler l’envie de les acquérir, ce qui bénéficie à la dynamique de l’immodération.

Être belle ou beau, selon les critères des diverses cultures, est un besoin universel. Ainsi, élégance, charme et beauté ne sont pas incompatibles avec la sobriété et ne sont pas subordonnés aux niveaux des dépenses que l’on peut y consacrer.

J’entends par beauté celle qui s’épanouit en générosité, équité et respect. Celle-là seule est capable de changer le monde, car elle est plus puissante que toutes les beautés créées de la main de l’homme, qui, pour foisonnantes qu’elles soient, n’ont pas sauvé le monde et ne le sauveront pas.

Il est dommage que le temps passé à essayer de savoir s’il existe une vie après la mort ne soit pas consacré à comprendre ce qu’est la vie, et en comprenant son immense valeur, à agir pour en faire un chef-d’œuvre, inspiré par un humanisme vivant et actif, au sein duquel la modération serait un art de vivre.

Désormais, la plus haute, la plus belle performance que devra réaliser l’humanité sera de répondre à ses besoins vitaux avec les moyens les plus simples et les plus sains. Cultiver son jardin ou s’adonner à n’importe quelle activité créatrice d’autonomie sera considéré comme un acte politique, un acte de légitime résistance à la dépendance et à l’asservissement de la personne humaine.

6) Citations de Pierre Rabhi sans référence :

La modération c’est ajuster l’indispensable et le nécessaire, et réduire le superflu.

Nous ne vivons pas, nous sommes conditionnés, endoctrinés, manipulés, pour n’être que des serviteurs d’un système.

Le temps n’est plus à la prise de conscience, mais à des règles, des décisions et des actions honnêtes et déterminées.

Faire de temps en temps une bonne diète de l’information, comme un jeûne purificateur, est probablement un acte de sobriété des plus bénéfiques.

La sobriété est une option heureuse qui produit une vie allégée, tranquille et libre. Le bonheur n’est pas dans la possession, dans l’avoir, mais dans l’être.

La nourriture aujourd’hui est tellement toxique que, quand on se met à table, plutôt que de souhaiter « bon appétit », on devrait se souhaiter « bonne chance ».

Je ne peux pas participer à ce modèle de Société qui a donné à l’argent plus d’importance qu’à la vie. Je suis ici-bas pour vivre, je ne suis pas ici pour augmenter le Produit National Brut.

Ce n’est pas dans la matière que l’on va trouver la joie, même si la matière nous est indispensable. Nous sommes faits pour vivre dans la beauté, que ce soit la beauté de la nature ou celles des créations de l’homme.

Il faut comprendre que c’est le changement de l’être humain qui va abolir la nécessité de l’indignation. Je peux m’indigner, aller manifester, puis rentrer chez moi et rendre la vie impossible à ma femme et à mes voisins.

J’ai décidé de donner à ma vie une orientation conforme à ce qui me paraissait être une logique réaliste (…) Ressaisir son propre destin pour le mettre en conformité avec ses convictions et ses aspirations représentait pour moi un acte d’authentique liberté.

Nous sommes passés d’une humanité primitive qui considérait qu’elle appartenait à la vie, à une humanité dite « évolué » qui considère que la vie lui appartient. Nous nous sommes érigés comme les propriétaires de la création. C’est la raison pour laquelle nous n’avons plus aucun respect pour rien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.