80 citations de Publilius Syrus

Au-delà du possible, imprudent qui s’engage ! Mieux vaut promettre moins, et tenir davantage.

Ayez plutôt soin de votre conscience que de votre réputation.

Beaucoup de gens reçoivent des conseils. Seuls les sages en profitent.

Ce que tu peux donner, garde-toi de le vendre ; on a sa large part du bien qu’on sait répandre.

Celui à qui l’on promet plus qu’il n’est juste veut plus qu’il ne lui est permis.

Celui qui sait se vaincre dans la victoire est deux fois vainqueur.

De chacun en silence observe le langage, car le discours des mœurs est la parfaite image.

De l’esprit et du corps fuis la double paresse, car où l’esprit languit, le corps aussi s’affaisse.

Deux tâches à la fois ne valent jamais rien, en voulant faire trop, on ne fait rien de bien.

Dire ce que l’on pense en toute franchise constamment, a ses revers et de nombreux tourments.

Domine tes passions pour qu’elles ne te dominent pas.

Dompter sa colère, c’est vaincre un grand ennemi.

En dépit des calomnies, poursuis ton devoir ; faire taire les envieux, n’est pas en ton pouvoir.

Être digne d’éloge vaut mieux que d’être loué.

Fou, qui veut exercer l’autorité suprême, et ne sait seulement commander à lui-même.

Il est bon de prévoir et de se souvenir, un œil dans le passé, et l’autre vers l’avenir.

Il est insensé d’avoir peur de l’inévitable.

Il faut plus de courage pour vaincre ses passions que pour vaincre l’ennemi.

Il ne faut ni trop parler, ni se taire sans cesse, entre les deux se trouve la sagesse.

Il ne faut rien croire d’une âme irritée par la douleur.

Il y a un chemin partout où un autre a laissé des traces.

L’homme se garde toujours de reporter sur lui, les mêmes jugements qu’il porte sur autrui.

L’homme superficiel, où le bon sens sommeille, pour ses amis du jour oublie ceux de la veille.

La douleur de l’âme pèse plus que la souffrance du corps.

La félicité passée double le malheur présent.

La fortune est semblable au verre ; plus elle est brillante, plus elle est fragile.

La fortune rend fou celui qu’elle veut perdre.

La pire tyrannie est celle de l’habitude.

La prospérité fait abonder les amis. L’adversité les jauge et les passe au tamis.

La réputation a une plus grande valeur que l’argent.

Le bonheur fait l’ami, l’adversité l’éprouve.

Le courage croît à force d’oser, la peur à force d’hésiter.

Le pire de nos ennemis se cache dans notre cœur.

Le pire des défauts est de les ignorer

Le préjugé est fâcheux, parce qu’il exclut tout jugement.

Le rire est une insulte au malheur.

Le sage est maître de son cœur, le fou en est l’esclave.

Le temps de la réflexion est une économie de temps.

Le voyageur qui craint de s’égarer et doute, fait mieux de tourner bride à moitié de sa route.

Les blessures de la conscience ne cicatrisent jamais

Les défauts des autres enseignent au sage à corriger les siens.

Les mauvais cœurs n’ont jamais besoin de leçons.

Les yeux sont aveugles lorsque l’esprit est ailleurs.

L’homme généreux invente même des raisons de donner.

L’homme meurt autant de fois qu’il perd l’un des siens.

L’homme n’est bon qu’à la condition de l’être à l’égard de tous.

L’homme patient et courageux fait lui-même son bonheur.

Mêlons à nos labeurs quelques ébats joyeux, l’homme après le plaisir n’en travaille que mieux.

Même par jeu, il n’est pas permis d’offenser un ami.

Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.

Mieux vaut recevoir que faire une injure.

Ne fais point ta joie du malheur d’autrui.

Nous envions le bonheur des autres, les autres envient le nôtre.

Nul ne sait ce qu’il peut faire avant d’avoir essayé.

On est moins malheureux, dans la douleur commune, de voir qu’on n’est pas seul à souffrir l’infortune.

On perd vite un talent que l’on n’exerce pas, ne laisse pas oisifs ton esprit ni tes bras.

Par temps calme, n’importe qui peut gouverner un navire.

Pardonne à un ennemi, tu gagneras des amis.

Parler en mal d’un ami véritable, c’est être indigne de lui, et c’est impardonnable.

Perdre un ami est la plus grande de toutes les pertes.

Pour trouver le bonheur c’est faire fausse route, que de penser sans cesse au mal que l’on redoute.

Poursuis un but utile, et renonce à l’erreur, de vouloir accomplir un stérile labeur.

Quand tu vois sous tes yeux commettre une injustice, ne la protège pas d’un silence complice.

Qui dans ses jugements trop se précipite, vers un prompt repentir court encore plus vite

Qui me trompe une fois perd toute ma confiance, et se rend à toujours digne de méfiance.

Qui ne sait pas rendre un service n’a pas le droit d’en demander.

Qui plaide pour un innocent est toujours assez éloquent.

Rien ne peut être fait à la fois précipitamment et prudemment.

Sache prévoir les maux qui peuvent t’atteindre, un mal prévu d’avance est moins à craindre.

Si tu veux vivre heureux loin des tempêtes, fuis la foule importune, et vis dans la retraite.

Supporte sans te plaindre ce qui ne peut être changé.

Toute chose a la valeur que son acquéreur est prêt à payer.

Tu dois connaître les coutumes de ton ami et non les haïr.

Un aimable compagnon de route vaut un équipage.

Un homme défiant, soupçonneux à l’extrême, s’il n’a pas de rivaux, s’en invente lui-même.

Un projet qu’on n’a pas laissé mûrir, est toujours promptement suivi du repentir.

Un sourire bien souvent a suffi, à deux êtres pour s’unir toute une vie.

Mauvais est l’avis qui ne peut varier. (Sentences Ier s. av. J.-C.)

Il n’est pas permis de blesser un ami, même en plaisantant. (Sentences Ier s. av. J.-C.)

Il est honorable de savoir pardonner, mais suivant la gravité de la faute, il est juste de ne jamais l’oublier. Publilius Syrus (Les sentences et adages – Ier s. av. J.-C)

Dans la justice même il faut de la mesure, et l’extrême justice est une extrême injure. (Sentences Ier s. av. J.-C.)

Carte géographique qui situe la Syrie.

La Syrie, lieu de naissance de Publilius Syrus
L’Américain (Turkey (orthographic projection).svg) [CC BY-SA 3.0 or GFDL], Wiki


Biographie de Publius Syrus (85 av J.-C. à 43 av J.-C.) :
Poète latin, Publius Syrus a amené de force à Rome comme esclave. Il y fera son éducation et y deviendra célèbre. Son maître, Domitius, l’affranchi en raison de ses qualités intellectuelles et ses talents. Publius Syrus est un des principaux représentants de l’art du geste. Il est de plus célèbre pour ses Sentences, série d’aphorismes extraits de ses pièces. Elles incluent des maximes et des observations piquantes, comme « Le juge est condamné quand le coupable est acquitté. »

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