210 citations de Publilius Syrus

1) Citations de Publilius Syrus sur l’avarice :

L’avare est lui-même la cause de sa misère.*

Le lâche se dit prudent, et l’avare économe.*

L’avare ne fait rien de bien que quand il meurt.*

L’indigent manque de peu ; l’avare manque de tout.*

L’avare ne manque jamais de prétexte pour refuser.*

L’argent irrite, mais ne rassasie pas le désir de l’avare.*

Un avare n’est bon à personne, encore moins à lui-même.*

L’avare est privé des biens qu’il possède autant que de ceux qu’il n’a pas.*

2) Citations de Publilius Syrus sur la douleur :

La douleur de l’âme pèse plus que la souffrance du corps.

La douleur, affolée et réduite aux abois, de la froide raison n’écoute plus la voix. (Pensée)

Au milieu des tourments la douleur est immense, pour qui vit seul et qui souffre en silence.

On est moins malheureux, dans la douleur commune, de voir qu’on n’est pas seul à souffrir l’infortune.

Qui à sa santé ne porte un soin extrême, ne peut de ses douleurs accuser que lui-même. (Les sentences et adages)

3) Citations de Publilius Syrus sur l’ennemi :

Ton sort est bien à plaindre, s’il ne trouve pas d’ennemi.*

Il est bon d’adresser de bonnes paroles, même à ses ennemis.*

Une petite somme donnée fait un obligé, une forte fait un ennemi.*

Le plus dangereux ennemi est celui qui est caché dans notre cœur.*

Un ami qui fait semblant est le plus dangereux de tous les ennemis.*

Il faut plus craindre la jalousie de ses amis que les pièges de ses adversaires.*

4) Citations de Publilius Syrus sur l’envie :

Mieux vaut exciter l’envie que la pitié.*

L’envie s’irrite en secret, mais en ennemie.

L’envie dit ce qui peut nuire, et non ce qui est.*

5) Citations de Publilius Syrus sur la fortune :

Qu’il est pauvre celui qui se croit riche !*

L’orgueil est le vice ordinaire de la fortune.*

La fortune ôte l’esprit à ceux qu’elle veut perdre.*

Sois le maître et non pas l’esclave de tes richesses.*

A quoi te sert l’argent si tu ne sais pas l’employer ?*

L’intérêt des hommes a fait de la fortune une déesse.*

La fortune fait perdre l’esprit à celui qu’elle favorise trop.*

Il est plus facile de trouver la fortune que de la conserver.*

Moins la fortune nous a donné, et moins elle nous enlève.*

La fortune est inconstante, elle redemande bientôt ce qu’elle a donné.*

La fortune est semblable au verre : plus elle est brillante, plus elle est fragile.*

Il n’y a jamais de fortune, si bonne qu’elle soit, dont on ne puisse se plaindre.*

6) Citations de Publilius Syrus sur l’ignorance :

Mieux vaut ignorer une chose, que la savoir mal.*

On ferait moins de fautes, si l’on savait combien de choses on ne sait pas.*

Si vraiment l’ignorance est un mal sans douleur, la pauvreté d’esprit, n’est-ce pas le bonheur ? (Pensée)

7) Citations de Publilius Syrus sur l’injustice :

Ceux mêmes qui la commettent détestent l’injustice.

Personne n’aime l’injustice, pas même ceux qui la commettent.*

Une extrême justice est presque toujours une extrême injustice.*

Faire une injustice envers un seul, c’est menacer tous les autres.*

C’est le propre de l’homme de bien que de ne pas savoir commettre une injustice.

Quand tu vois sous tes yeux commettre une injustice, ne la protège pas d’un silence complice.

Dans la justice même il faut de la mesure, et l’extrême justice est une extrême injure. (Sentences Ier s. av. J. C.)

8) Citations de Publilius Syrus sur le malheur :

Ne fais point ta joie du malheur d’autrui.*

Le malheur est double, quand il succède au bonheur.*

Se ressouvenir d’un malheur, c’est l’éprouver une seconde fois.*

Il est bon de voir dans le malheur d’autrui tout ce que l’on doit fuir.*

Se plaindre du malheur quand on l’a bien cherché, c’est le comble en effet de la stupidité. (Les sentences et adages)

9) Citations de Publilius Syrus sur la méchanceté :

La méchanceté s’apprend sans maître.

La joie des méchants tourne bientôt à leur perte.*

Le méchant n’est point fléchi par les larmes, il s’en nourrit.*

La méchanceté d’un seul devient bientôt une malédiction pour tous.*

La méchanceté heureuse est la calamité des gens de bien. (Pensée)

Le méchant n’est jamais plus dangereux que quand il se déguise en homme vertueux.*

Il est permis d’épargner un méchant pour épargner en même temps un honnête homme.*

10) Citations de Publilius Syrus sur la mort :

Quiconque vit mal, ne saura jamais mourir.*

Tout ce qui vient à la vie est soumis à la mort.*

Heureux celui qui meurt avant d’avoir désiré la mort !*

Connaître le moment de sa mort, c’est mourir à chaque instant.*

Le moment où l’on vit heureux est le plus opportun pour mourir.*

Retourner au point d’où l’on est venu ne doit paraître dur à personne.*

Les hommes ne meurent jamais plus satisfaits qu’aux lieux où ils ont vécu avec plaisir.*

11) Citations de Publilius Syrus sur l’occasion :

L’occasion a rarement d’heureux retours.*

L’occasion échappe souvent pendant qu’on délibère.*

L’occasion se présente difficilement et se perd facilement.*

12) Citations de Publilius Syrus sur la patience :

La patience est un remède à toutes les afflictions.*

La patience est pour l’âme comme un trésor caché.*

Supporte sans te plaindre ce qui ne peut se changer.*

Supporte les grands désagréments, tu ne sentiras pas les plus légers.*

Il faut se préparer longtemps à la guerre, si l’on veut remporter une prompte victoire.*

13) Citations de Publilius Syrus sur la sagesse :

Le doute est le remède qu’enseigne la sagesse.

Le sage corrige ses vices en voyant ceux d’autrui.*

Je n’aime pas un sage qui ne sait pas l’être pour lui.*

Le sage est maître de son cœur, le fou en est l’esclave.*

C’est l’intelligence, et non l’âge, qui sert à trouver la sagesse.

C’est une sage lenteur que de délibérer sur ce qu’il faut faire.*

C’est la réflexion, et non pas l’âge, qui nous conduit à la sagesse.*

On ne saurait être sage quand on aime, ni aimer quand on est sage.

Celui qui sent qu’il n’est pas sage ne saurait manquer de le devenir.*

Si tu n’es pas sage par toi-même, tu entendras en vain les Leçons d’un sage.*

Avoir les dehors de la sagesse ou la posséder réellement sont deux choses bien différentes.*

14) Citations de Publilius Syrus sur le silence :

Tais-toi, ou bien parle mieux que ton silence.

Le silence des sots a bien son avantage. Un sot veut-il se taire, il passera pour sage. (Pensée)

On se repent d’un mot qu’imprudemment on lance, mais on ne s’est jamais repenti du silence. (Pensée)

15) Citations de Publilius Syrus sur le travail :

Qui aime le travail trouve toujours à s’occuper.*

L’espoir de la récompense fait la consolation du travail.*

Quand le vrai mérite obtient sa récompense, le travail enhardi renaît à l’espérance. (Pensée)

Mêlons à nos labeurs quelques ébats joyeux, l’homme après le plaisir n’en travaille que mieux.

16) Citations de Publilius Syrus sur la vengeance :

Il est souvent plus utile de dissimuler une injure que de la venger.*

C’est une folie que de vouloir se venger de son voisin par un incendie.*

C’est une folie que de vouloir se venger d’un autre en se faisant du mal à soi-même.*

17) Citations de Publilius Syrus sur la vérité :

Il est assez éloquent celui qui dit la vérité.

Pourquoi n’entendons-nous pas la vérité ? parce que nous ne la disons pas.*

Redoute les bavards, aux doucereux discours ; simple est la vérité, le fourbe a ses détours. (Les sentences et adages)

18) Citations de Publilius Syrus sur le vice :

Si tu tolères les vices d’un ami, tu en fais les tiens.*

Tu dois faire le bien par haine du vice, et non par crainte.*

Plus le vice en un cœur a pu s’invétérer, et moins facilement on l’en peut retirer.

Chassons de notre vie ces êtres vaniteux, qui à défaut de savoir écouter ne parlent que d’eux. (Les sentences et adages)

19) Citations de Publilius Syrus sur la vie :

Vivre longtemps n’est rien ; le tout est de bien vivre.*

Une vie tranquille n’appartient qu’à ceux qui suppriment les mots mien et tien.*

Si ta manière de vivre plaît à beaucoup de monde, elle ne doit pas te plaire à toi-même.*

Celui qui ne vit que pour lui-même est, avec raison, considéré comme mort par les autres.*

À la frugalité la raison nous convie, car l’excès des plaisirs abrège aussi la vie. (Les sentences et adages)

La vie est trop longue pour le malheureux, bien trop courte pour l’homme heureux. (Les sentences et adages – Ier s. av. J. C.)

20) Autres citations de Publilius Syrus :

Le rire est une insulte au malheur.

Le pire des défauts est de les ignorer.

La pire tyrannie est celle de l’habitude.

Mieux vaut recevoir que faire une injure.

La perte qu’on ignore n’est pas une perte.*

Le coupable craint la loi et l’innocent le sort.

Notre pire ennemi se cache dans notre cœur.

Pardonne à un ennemi, tu gagneras des amis.

Être digne d’éloges, vaut mieux que d’être loué.

On irrite celui que l’on aime en voulant être aimé.

Les mauvais cœurs n’ont jamais besoin de Leçons.

Les yeux sont aveugles lorsque l’esprit est ailleurs.

Dompter sa colère, c’est vaincre un grand ennemi.

Ne promettez pas ce que vous ne pourrez pas tenir.

On ne cesse de perdre que lorsqu’on n’a plus rien.*

La réputation a une plus grande valeur que l’argent.

Même par jeu, il n’est pas permis d’offenser un ami.

Le temps de la réflexion est une économie de temps.

Les blessures de la conscience ne cicatrisent jamais.

Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.

Il ne faut rien croire d’une âme irritée par la douleur.

Perdre un ami est la plus grande de toutes les pertes.

Domine tes passions pour qu’elles ne te dominent pas.

L’homme meurt autant de fois qu’il perd l’un des siens.

Il y a un chemin partout où un autre a laissé des traces.

Le préjugé est fâcheux, parce qu’il exclut tout jugement.

Le courage croît à force d’oser, la peur à force d’hésiter.

Le courage du soldat dépend de la prudence du général.

Qui plaide pour un innocent est toujours assez éloquent.

L’homme généreux invente même des raisons de donner.

C’est un mauvais plan que celui qui ne peut être modifié.

Tu dois connaître les coutumes de ton ami et non les haïr.

Par temps calme, n’importe qui peut gouverner un navire.

L’homme patient et courageux fait lui-même son bonheur.

Toute chose a la valeur que son acquéreur est prêt à payer.

Personne ne sait de quoi il est capable avant d’avoir essayé.

Ayez plutôt soin de votre conscience que de votre réputation.

Qui ne sait pas garder les petites choses, perdra les grandes.*

L’homme n’est bon qu’à la condition de l’être à l’égard de tous.

Rien ne peut être fait à la fois précipitamment et prudemment.

Les défauts des autres enseignent au sage à corriger les siens.

Nous envions le bonheur des autres, les autres envient le nôtre.

Qui ne sait pas rendre un service n’a pas le droit d’en demander.

Mauvais est l’avis qui ne peut varier. (Sentences Ier s. av. J.-C.)

Celui qui sait se vaincre dans la victoire est deux fois vainqueur.

Un sourire bien souvent a suffi, à deux êtres pour s’unir toute une vie.

Beaucoup de gens reçoivent des conseils. Seuls les sages en profitent.

Celui à qui l’on promet plus qu’il n’est juste veut plus qu’il ne lui est permis.

Il faut plus de courage pour vaincre ses passions que pour vaincre l’ennemi.

Un projet qu’on n’a pas laissé mûrir, est toujours promptement suivi du repentir.

Parler en mal d’un ami véritable, c’est être indigne de lui, et c’est impardonnable.

L’affliction qui tue une autre affliction, prend sa place et tient lieu de consolation.

Poursuis un but utile, et renonce à l’erreur, de vouloir accomplir un stérile labeur.

Il ne faut ni trop parler, ni se taire sans cesse, entre les deux se trouve la sagesse.

Ne précipitez rien, trop d’empressement nuit ; il amène l’erreur, et le regret la suit.

En sachant ménager et conserver son bien, à sa famille, en outre, on assure le sien.

N’exige que le juste, et crains de l’exposer, en voulant autre chose, à te voir refuser.

Il est rare que l’homme, incertain, inégal, sache venir au bien sans passer par le mal.

On perd vite un talent que l’on n’exerce pas, ne laisse pas oisifs ton esprit ni tes bras.

Le monde avec raison poursuit de ses mépris, la juste pauvreté qui du luxe est le prix.

La trop grande franchise est dupe bien souvent, et se prend aux pièges qu’on lui tend.

Dès que dans un État la liberté succombe, tout citoyen se tait, muet comme la tombe.

Nettoyons le dedans plutôt que le dehors, et les taches de l’âme avant celles du corps.

Fou, qui veut exercer l’autorité suprême, et ne sait seulement commander à lui-même.

Deux tâches à la fois ne valent jamais rien, en voulant faire trop, on ne fait rien de bien.

Quand le sort sur quelqu’un s’acharne avec furie, ajouter le reproche est de la barbarie.

Il n’est pas permis de blesser un ami, même en plaisantant. (Sentences Ier s. av. J.-C.)

Déverser sur autrui l’injure et l’anathème, c’est la plupart du temps s’injurier soi-même.

On ne trouve jamais petite une demeure, où de véritables amis sont reçus à toute heure.

Qui dans ses jugements trop se précipite, vers un prompt repentir court encore plus vite

Si tu veux vivre heureux loin des tempêtes, fuis la foule importune, et vis dans la retraite.

Discutée avec calme, une thèse s’éclaire, mais la vérité fuit aux cris de la colère. (Pensée)

Plus on suit des plaisirs l’enivrant tourbillon, plus aussi de la crainte on ressent l’aiguillon.

Laisse, sans t’en moquer, chacun faire à sa guise, de crainte qu’à ton tour on te ridiculise.

Qui me trompe une fois perd toute ma confiance, et se rend à toujours digne de méfiance.

Un homme défiant, soupçonneux à l’extrême, s’il n’a pas de rivaux, s’en invente lui-même.

Le bien que l’on a semé dans la prospérité, une fois mûri se retrouve aux jours d’adversité.

Il ne faut se hâter, ni de louer personne, ni d’accuser à tort quand peut-être on soupçonne.

L’homme se garde toujours de reporter sur lui, les mêmes jugements qu’il porte sur autrui.

Sache prévoir les maux qui peuvent t’atteindre, un mal prévu d’avance est moins à craindre.

On fait une sottise, une sottise amère, en changeant ce qu’on tient contre ce qu’on espère.

La discorde a cela d’heureux, que de la paix, elle fait mieux sentir le charme et les bienfaits.

De l’esprit et du corps fuis la double paresse, car où l’esprit languit, le corps aussi s’affaisse.

L’homme superficiel, où le bon sens sommeille, pour ses amis du jour oublie ceux de la veille.

Sur ton ivresse, crois-moi, tu t’excuses en vain ; ta faute est bien ta faute, et non celle du vin.

Bien souvent par force ce qu’on ne peut acquérir, avec un brin de douceur on le peut obtenir.

Le voyageur qui craint de s’égarer et doute, fait mieux de tourner bride à moitié de sa route.

Qui se proclame heureux éveille la colère, des jaloux et des envieux qui vivent dans la misère.

Ce que tu peux donner, garde-toi de le vendre ; on a sa large part du bien qu’on sait répandre.

Le fou tremble et fléchit devant les coups du sort, le sage avec constance en supporte l’effort.

Au-delà du possible, imprudent qui s’engage ! Mieux vaut promettre moins, et tenir davantage.

La force augmente en osant ; la crainte en différant. (Les sentences et adages – Ier s. av. J.-C.)

Dire ce que l’on pense en toute franchise constamment, a ses revers et de nombreux tourments.

Une Leçon ne nuit jamais, quelque amère qu’elle soit. (Les sentences et adages, Ier s. av. J.-C.)

Pour trouver le bonheur c’est faire fausse route, que de penser sans cesse au mal que l’on redoute.

N’allez pas, entre amis, vous prendre de propos, de grands débats parfois, naissent de vilains mots.

L’empire le plus beau, le triomphe suprême, c’est l’ascendant vainqueur que l’on prend sur soi-même.

Plus longue est notre vie, et plus nos repentirs, bourreaux de nos vieux jours font de nous des martyrs.

Un esprit soupçonneux n’admet pas que personne, puisse encore avoir foi dans les gens qu’il soupçonne.

Il est bon de prévoir et de se souvenir, un œil dans le passé, et l’autre vers l’avenir. (Les sentences et adages)

Il est rare qu’un homme, fût-il des moins sots, puisse parler beaucoup, et toujours à propos. (Les sentences et adages)

On ne doit repousser, en nulle occasion, la voix de la prudence et la précaution. (Les sentences et adages – Ier s. av. J.-C.)

En dépit des calomnies, poursuis ton devoir ; faire taire les envieux, n’est pas en ton pouvoir. (Les sentences et adages)

Il est honorable de savoir pardonner, mais suivant la gravité de la faute, il est juste de ne jamais l’oublier. (Les sentences et adages – Ier s. av. J.-C)

 
* : citations extraites de Sentences.

Biographie de Publius Syrus (85 av J.-C. à 43 av J.-C.) :

Poète latin, Publius Syrus a été amené de force à Rome comme esclave. Il y fera son éducation et y deviendra célèbre. Son maître, Domitius, l’affranchi en raison de ses qualités intellectuelles et ses talents. Publius Syrus est un des principaux représentants de l’art du geste. Il est de plus célèbre pour ses Sentences, série d’aphorismes extraits de ses pièces. Elles incluent des maximes et des observations piquantes, comme « Le juge est condamné quand le coupable est acquitté. »

Carte géographique qui situe la Syrie.

La Syrie, lieu de naissance de Publilius Syrus
L’Américain (Turkey orthographic projection.svg) [CC BY-SA 3.0 or GFDL], Wiki

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