Poème inspirant sur le deuil

La mort n’est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
Nous le sommes toujours.
 
Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi.
 
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été.
sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
 
Pourquoi serais-je hors de vos pensées, simplement
parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends, je ne suis pas loin,
juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.

Auteur présumé : Saint-Augustin ou Charles Péguy

Peinture d'un bouquet de fleurs d'Henri Rousseau

Oeuvre Bouquet de fleurs d’Henri Rousseau

2 réponses

  1. ARVOR dit :

    Ce texte, qui est très beau, n’est ni de St-Augustin, ni de Charles Péguy. Péguy a repris un texte anglais prononcé à la mort de L’Archevêque de CANTORBERRY, l’a simplifié, (l’original comprend au moins 6 ou 7 pages…), et l’a mis en poème. Ce qui n’enlève rien ni à Charles, ni au texte.

  2. Konan dit :

    Je suis tout à fait satisfait du contenu de ce site. Je remercie tous les concepteurs.

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