200 proverbes ARABES ordonnés par la longueur

Un croissant représente l’Islam. Et Ligue Arabe est inscrit au centre en caractères calligraphiques arabes. Une chaîne dorée représente les vingt pays arabes membres à l’époque de l’adoption du drapeau, entoure le croissant et la calligraphie. Le tout est entouré d’une couronne de lauriers, symbole de la victoire.

Drapeau de la Ligue arabe

Qui veut tout, perd tout.

L’oisif joue avec le diable.

Conseil d’ami, avis du Ciel.

Quiétude est fruit du silence.

Le besoin développe l’esprit.

La convoitise te rend esclave.

Un doigt de trop, gâte la main.

Chien timide n‘engraisse guère.

Abréger le souper, allonge la vie.

Qui n’a pas de frère est manchot.

Aujourd‘hui est le seul vrai temps.

La cruauté est la force des lâches.

La corde du mensonge est courte.

Aux yeux du père, son fils est beau.

Qui blâme souvent mérite le blâme.

Attendre, est l‘antidote de la colère.

Affaire bien terminée, bonne affaire.

Sache venir, mais sache aussi partir.

La jeunesse est une fraction de folie.

Qui ment pour toi, mentira contre toi.

À la pauvreté, toute porte est fermée.

La faute du troupeau vient du berger.

Prive-toi pour mieux jouir par la suite.

Chaque fou trouve sa tête bien coiffée.

Il faut flatter la vache avant de la traire.

La tempérance des désirs est richesse.

Qui voit quand il fait jour y est vu aussi.

Enseigne l’ignorant, et écoute le savant.

C’est de la confiance que naît la trahison.

Longue expérience, étendue de sagesse.

Le pauvre est un étranger dans son pays.

Aujourd‘hui marchand, demain mendiant.

La patience est la clé de toutes les portes.

Ce qui te déplaît en moi, amende-le en toi.

Jeunesse sans discipline, maison sans toit.

L’arbre du silence porte les fruits de la paix.

Chien qui suit tout le monde, nul n‘en veut.

Un État sans justice est un fleuve sans eau.

La mauvaise foi offre de grandes richesses.

Qui s’instruit sans agir, laboure sans semer.

Qui se justifie sans être coupable, s’accuse.

Qui fait un serment imposé est un menteur.

Chien qui court, vaut mieux que lion couché.

Qui cache son secret, obtient ce qu’il désire.

À l’ami qui demande, on ne dit pas : demain.

Affaire rondement entamée, quasi terminée.

Effraie les bêtes avant qu’elles ne t’effraient.

Ne coupe pas l’arbre qui te donne de l’ombre.

Couronnement de l‘âne, honte pour le village.

Habitude du berceau dure jusqu’au tombeau.

Ne dépense pas deux mots si un seul te suffit.

La mort d’une bonne action, c’est d’en parler.

Le monde est du côté de celui qui est debout.

La ruse de qui est sans ruse, c’est la patience.

C‘est par des chutes qu‘on apprend à marcher.

Mieux vaut être aveugle des yeux que du cœur.

Bien sot est le mouton qui se confesse au loup.

La calomnie est l’arme préférée de l’impuissant.

Qui a le pouvoir doit plus qu’un autre pardonner.

On peut vivre sans frère, mais non pas sans ami.

Si vous entrez parmi les borgnes, fermez un œil.

Ce que tu écris est ce qui te ressemble le mieux.

Le plus menteur est celui qui dit « j’ai entendu. »

À force de verser de l’eau, on forme un ruisseau.

Être persévérant et constant conduit à bonne fin.

C‘est quand s‘use l‘habit, qu‘on sait ce qu‘il valait.

Un ennemi sage est meilleur qu’un ami imprudent.

Gages d’un bon serviteur ne sont jamais trop gros.

Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables.

Qui vous connaît petit ne vous respecte pas grand.

Qui s’excuse sans être en faute, s’en acquiert une.

À ce qu’on fait volontiers, on ne plaint pas sa peine.

Qui se donne de la peine ne connaît point le besoin.

C’est ouvrir une digue que de commencer un procès.

Un peu d’amertume corrompt beaucoup de douceur.

Ne louez et ne blâmez personne avant de l’éprouver.

Ne t’accroche pas à celui qui ne s’accroche pas à toi.

Toute blessure guérit, sauf les blessures de la langue.

Désir et contentement ne vont jamais de compagnie.

Le temps sera le maître de celui qui n’a pas de maître.

À quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés.

Feu de bois vert, donne plus de fumée que de chaleur.

Qui compte les fautes de son ami, en sera abandonné.

Qui ne se plante jamais n’a aucune chance de pousser.

Qui aime intensément n’a plus besoin de médicaments.

Le meilleur des dons est celui qui se fait sans demande.

Le désagrément est une chose que l’impatience double.

La patience d’un cœur est en proportion de sa grandeur.

Mieux vaut une bonne fatigue que d’être dans le besoin.

Celui qui a été vêtu par la Fortune est déshabillé par elle.

Fuis la compagnie où tu n’auras rien à apprendre de bon.

Le meilleur compagnon pour passer le temps est un livre.

L’habitude est un sixième sens qui domine tous les autres.

À œil qui ne veut pas voir, flambeau ni lunettes ne servent.

Moins l’homme mange, plus son cœur s’emplit de lumière.

L’expérience est sans limite, elle augmente jusqu’à la mort.

Toute peine a son adoucissement, sauf la perte d’un enfant.

Quand on se sent esclave, on n’est pas loin de l’être un peu.

Le trop de quelque chose est un manque de quelque chose.

Les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leurs pères.

Un homme sans science est semblable à un fleuve sans eau.

L’oppression des parents est plus amère qu’un coup de sabre.

Qui t’accuse ou te loue sans sujet, n’importe, il ne t’aime pas.

Celui qui dit du mal des autres, médit de toi devant les autres.

Si tu te venges, tu t’en repentiras ; pardonne, tu t’en réjouiras.

L’homme le plus riche est celui qui ose regarder le lendemain.

Condamne tes défauts comme tu condamnes ceux des autres.

À celui que vous voulez embrasser, laissez la liberté de choisir.

Il faut que le hasard renverse la fourmi pour qu’elle voie le ciel.

À force de vivre comme un chameau, on meurt dans un désert.

Le fer et les pierres sont moins lourds à porter que la pauvreté.

La beauté est une demi-faveur du ciel, l’intelligence est un don.

Le meilleur des hommes est celui qui aime le bien des hommes.

À nouvel ami et vieille maison, ne pas se fier plus que de raison.

La langue de muet est bien meilleure que la langue de menteur.

Les hommes sont des caisses fermées dont la clé est l’épreuve.

Dans la peine, ne demandez pas conseil à celui qui est heureux.

Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence alors tais toi.

La fatigue est la ruine du corps et l’inquiétude la faucille de l’âme.

Une seule journée d’un sage vaut mieux que toute la vie d’un sot.

Menacer le brave de la mort, c’est menacer le canard de la rivière.

La figue verte mûrit, quand elle vient en contact avec la figue mûre.

Faire l’éloge d’une méchante action, c’est la prendre à son compte.

La guerre sainte la plus méritoire est celle qu’on fait à ses passions.

Qui craint la mort sera atteint par elle dans quelque lieu que ce soit.

L’arbre qui ne donne pas d’ombre à son propriétaire doit être coupé.

Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel.

Beaucoup de reproches adressés à un ami ne font qu’altérer l’amitié.

Le temps fuit et emporte avec lui tout ce que nous laissons échapper.

Le plus savant des hommes est celui qui voit la fin de chaque chose.

Attends, et tu te tireras d‘affaire. Si tu te hâtes, tu en auras du regret.

Avec un visage souriant, l’homme double les capacités qu’il possède.

Le chameau ne voit pas sa propre bosse, il voit la bosse de son frère.

Demande quelle est ma vertu et non quelle est la couleur de ma peau.

Suis le conseil de celui qui te fait pleurer, et non de celui qui te fait rire.

Tous ceux qui sont revêtus d’une peau de tigre ne sont point courageux.

C’est aux pensées à nourrir les paroles, aux paroles à vêtir les pensées.

Savoir se taire est une preuve de sagesse que peu d’hommes maîtrisent.

Donnes un cheval à celui qui dit la vérité : il en aura besoin pour s’enfuir.

Sans compagnons humains, le paradis même deviendrait un lieu d’ennui.

Ce que tu ne veux pas laisser savoir à ton ennemi, ne le dis pas à ton ami.

Un coup donné par un ami vaut mieux qu’un baiser donné par un ennemi.

Ne loue pas trop l’homme de bien avant de connaître ce que vaut sa tête.

Le mérite appartient à celui qui commence, même si le suivant fait mieux.

Parmi les hommes, le plus faible est celui qui ne sait pas garder un secret.

Donnez votre pain à cuire à un boulanger, dût-il vous en manger la moitié.

Fréquente les sages : sot, ils te redresseront ; sage, ils te perfectionneront.

Si tu ne peux être une étoile au firmament, sois une lampe dans ta maison.

Ne fais jamais rien dans la colère. Hisserais-tu les voiles dans la tempête ?

La douceur est la force de l’homme avisé, la colère est la force de l’insensé.

On ne se repent guère du silence, et l’on se repent mainte fois d’avoir parlé.

La vieillesse qui étudie, écrit sur le sable ; et la jeunesse grave dans la pierre.

Même si vous n’êtes pas le soleil, ce n’est pas une raison pour être un nuage.

La gueule d’un canon est moins dangereuse que la bouche d’un calomniateur.

Méfie-toi de celui que tu ne connais pas, avant de trop te confier, renseigne-toi.

Ce qui est passé a fui ; ce que tu espères est absent ; mais le présent est à toi.

Qui allume une lampe en plein midi manquera promptement d’huile pour la nuit.

La vérité est éternelle : on la méconnaît, on l’outrage, mais on ne l’anéantit pas.

Prends conseil d’un plus grand et d’un plus petit que toi, et puis forme ton opinion.

Qui traverse la vie voit de nombreuses choses. Qui voyage en voit bien davantage.

Celui qui porte un présent sur un âne attend de recevoir un présent sur un chameau.

Il y a cinq degrés pour arriver à être sage : se taire, écouter, se rappeler, agir, étudier.

Deux choses ne s’apprécient bien que quand on ne les a plus ; la jeunesse et la santé.

Hâte-toi pour le bien, quand tu le peux ; car ce n’est pas à tout moment que tu le peux.

Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse.

Renonce au mal et le mal renoncera à toi, car le mal s’empresse vers ceux qui font le mal.

Dès que tu as prononcé un mot, ce mot règne sur toi ; jusque-là, c’est toi qui règne sur lui.

Ta langue est un lion ; si tu l’attaches, il te gardera ; si tu le laisses échapper, il te dévorera.

Il n’est pas d’un brave homme de tarder à rendre service, ni de se presser à la vengeance.

La prudence sans le courage est inutile, et le courage non guidé par la prudence est fureur.

Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton cœur.

Celui qui a les yeux ouverts sur ses propres défauts, verra son âme acquérir une force nouvelle.

L’homme est sage tant qu’il cherche la sagesse, mais dès qu’il croit l’avoir trouvée il perd la tête.

Un malheur plus grand que de se voir frustré dans son désir, c’est bien de voir son désir comblé.

Ne jugez pas le grain de poivre d’après sa petite taille, goûtez-le et vous sentirez comme il pique.

Les hommes ont besoin les uns des autres, mais heureux qui n’a pas besoin des esprits mal faits.

Si l’on prêtait attention au grand malheur des autres, on trouverait son propre malheur insignifiant.

Écris les choses néfastes que l’on t’a fait subir dans le sable, mais grave les bonnes dans le marbre.

L’homme sans caractère n’est propre à rien ; semblable à l’autruche, qui n’est ni oiseau ni chameau.

Informe-toi du compagnon avant d’entreprendre un voyage ; et du voisin, avant d’acheter une maison.

Réussir à tous les coups ne représente pas la gloire. La gloire, c’est de se relever après chaque chute.

On n’emporte pas de la vie les richesses acquises, mais on emporte les crimes qui les ont fait acquérir.

N’ajoutez pas aux soucis de votre journée ceux de l’année ; à chaque jour suffit ce qui vous est destiné.

L’envie et l’avarice traînent à leur suite une multitude de chagrins ; garde-toi de vivre dans leur Société.

Celui qui enseigne le bien aux autres, sans le faire, est semblable à l’aveugle qui porterait une lanterne.

L’optimiste regarde la rose et ne voit pas les épines ; le pessimiste regarde les épines et ne voit pas la rose.

Un des pires effets qu’ait la Société des méchants, c’est qu’elle fait soupçonner d’hypocrisie les gens de bien.

Les leçons de l’enfance se gravent sur la pierre ; celles de l’âge mûr disparaissent comme les nids des oiseaux.

Heureux celui à qui la comparaison des infortunes, avec un plus malheureux que lui, a appris à ne pas se plaindre.

Si la chance veut venir à toi, tu la conduiras avec un cheveu ; mais si la chance veut partir, elle rompra une chaîne.

Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d’un œil d’envie, mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet.

L’expression de la gratitude a trois stations ; l’amour dans le cœur, la louange sur la langue et la récompense par l’action.

La providence ne permet guère qu’un méchant homme sorte de la vie sans avoir ajouté à ses crimes celui de l’ingratitude.

Ne t’éloigne pas de la Société, si mauvaise qu’elle soit. En vivant loin du monde, tes mœurs prendraient des formes sauvages.

Dans une contestation, ne te laisse pas gagner par la colère ; elle t’enlève une partie de ta force, et te livre désarmé à ton ennemi.

Heureux celui qui est instruit, par le récit des malheurs d’autrui, à éviter les malheurs où peut le conduire son imprudence ignorante !

À la différence de la richesse, la science te garde là où il te faudrait garder l’autre ; et l’usage augmente le savoir, tandis qu’il diminue l’or.

Si tu veux être sage, prévois les choses avant qu’elles n’arrivent, abstiens-toi des mauvaises actions, et sache te consoler de ce que tu ne peux empêcher.

Si l’on vient vous dire qu’une montagne a changé de place, permis à vous de le croire ; mais si l’on vous dit qu’un homme a changé de caractère, n’en croyez rien.

Ménage toujours ton frère, car celui qui n’a point de frère est comme celui qui marche au combat sans armes. Un parent est une aile : vois-tu l’épervier s’envoler sans le secours de ses ailes ?

L’homme qui a de la consistance ne change pas plus pour être élevé en dignité, que la montagne pour être exposée aux vents. Mais le cœur léger s’y agite, comme le roseau sous l’impulsion du moindre souffle.

Quand tu veux choisir un ami, adresse-toi à celui dont l’amitié t’honorera, qui te traite avec égards si tu lui témoignes de la considération, qui t’aide dans le besoin, te soutienne quand tu parles, et sache supporter tes impatiences ; quand tu l’auras trouvé, passe-lui ses défauts.

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