160 proverbes arabes choisis avec grand soin

Qui veut tout, perd tout.

L’oisif joue avec le diable.

Le besoin développe l’esprit.

Quiétude est fruit du silence.

La convoitise te rend esclave.

Un doigt de trop, gâte la main.

Qui n’a pas de frère est manchot.

La cruauté est la force des lâches.

La corde du mensonge est courte.

Aux yeux du père son fils est beau.

Sache venir, mais sache aussi partir.

Qui blâme souvent mérite le blâme.

La faute du troupeau vient du berger.

Qui ment pour toi, mentira contre toi.

La tempérance des désirs est richesse.

Prive-toi pour mieux jouir par la suite.

Il faut flatter la vache avant de la traire.

Qui voit quand il fait jour y est vu aussi.

Longue expérience, étendue de sagesse.

Le pauvre est un étranger dans son pays.

C’est de la confiance que naît la trahison.

La patience est la clé de toutes les portes.

Jeunesse sans discipline, maison sans toit.

L’arbre du silence porte les fruits de la paix.

Qui s’instruit sans agir, laboure sans semer.

Qui se justifie sans être coupable, s’accuse.

Un État sans justice est un fleuve sans eau.

La mauvaise foi offre de grandes richesses.

Qui fait un serment imposé est un menteur.

Qui cache son secret, obtient ce qu’il désire.

Le monde est du côté de celui qui est debout.

Ne coupe pas l’arbre qui te donne de l’ombre.

La mort d’une bonne action, c’est d’en parler.

La ruse de qui est sans ruse, c’est la patience.

Le plus menteur est celui qui dit j’ai entendu.

Mieux vaut être aveugle des yeux que du cœur.

On peut vivre sans frère, mais non pas sans ami.

Si vous entrez parmi les borgnes, fermez un œil.

Ce que tu écris est ce qui te ressemble le mieux.

Être persévérant et constant conduit à bonne fin.

La calomnie est l’arme préférée de l’impuissant.

Qui a le pouvoir doit plus qu’un autre pardonner.

Qui vous connaît petit ne vous respecte pas grand.

Un ennemi sage est meilleur qu’un ami imprudent.

Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables.

C’est ouvrir une digue que de commencer un procès.

Un peu d’amertume corrompt beaucoup de douceur.

Ne louez et ne blâmez personne avant de l’éprouver.

Qui aime intensément n’a plus besoin de médicaments.

Qui compte les fautes de son ami en sera abandonné.

Qui s’excuse sans être en faute, s’en acquiert une.

Qui veut tout comprendre finit par mourir de colère.

Le désagrément est une chose que l’impatience double.

Qui ne se plante jamais n’a aucune chance de pousser.

Qui se donne de la peine ne connaît point le besoin.

Ne t’accroche pas à celui qui ne s’accroche pas à toi.

La patience d’un cœur est en proportion de sa grandeur.

Le temps sera le maître de celui qui n’a pas de maître.

Fuis la compagnie où tu n’auras rien à apprendre de bon.

Le meilleur compagnon pour passer le temps est un livre.

Le trop de quelque chose est un manque de quelque chose.

Mieux vaut une bonne fatigue que d’être dans le besoin.

Moins l’homme mange, plus son coeur s’emplit de lumière.

Toute blessure guérit, sauf les blessures de la langue.

Le meilleur des dons est celui qui se fait sans demande.

A quoi sert la lumière du soleil, si on a les yeux fermés.

L’habitude est un sixième sens qui domine tous les autres.

Les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leurs pères.

Un homme sans science est semblable à un fleuve sans eau.

À force de vivre comme un chameau, on meurt dans un désert.

L’oppression des parents est plus amère qu’un coup de sabre.

Quand on se sent esclave on n’est pas loin de l’être un peu.

Toute peine a son adoucissement, sauf la perte d’un enfant.

L’âne peut aller à la Mecque, il n’en reviendra pas pèlerin.

Le meilleur des hommes est celui qui aime le bien des hommes.

L’expérience est sans limite, elle augmente jusqu’à la mort.

L’homme le plus riche est celui qui ose regarder le lendemain.

Les hommes sont des caisses fermées dont la clé est l’épreuve.

Dans la peine, ne demandez pas conseil à celui qui est heureux.

La langue de muet est bien meilleure que la langue de menteur.

Celui qui dit du mal des autres, médit de toi devant les autres.

Qui t’accuse ou te loue sans sujet, n’importe, il ne t’aime pas.

La beauté est une demi-faveur du ciel, l’intelligence est un don.

Le fer et les pierres sont moins lourds à porter que la pauvreté.

Une seule journée d’un sage vaut mieux que toute la vie d’un sot.

Si tu te venges, tu t’en repentiras ; pardonne, tu t’en réjouiras.

Il faut que le hasard renverse la fourmi pour qu’elle voie le ciel.

Avec un visage souriant, l’homme double les capacités qu’il possède.

L’arbre qui ne donne pas d’ombre à son propriétaire doit être coupé.

Les cimetières sont remplis de gens qui se croyaient indispensables.

Menacer le brave de la mort, c’est menacer le canard de la rivière.

Si ce que tu as à dire est moins beau que le silence alors tais toi.

Beaucoup de reproches adressés à un ami ne font qu’altérer l’amitié.

La figue verte mûrit, quand elle vient en contact avec la figue mûre.

Le plus savant des hommes est celui qui voit la fin de chaque chose.

Sans compagnons humains, le paradis même deviendrait un lieu d’ennui.

La fatigue est la ruine du corps et l’inquiétude la faucille de l’âme.

Le chameau ne voit pas sa propre bosse, il voit la bosse de son frère.

Le temps fuit et emporte avec lui tout ce que nous laissons échapper.

Quand tu lances la flèche de la vérité, trempe la pointe dans du miel.

Un coup donné par un ami vaut mieux qu’un baiser donné par un ennemi.

La guerre sainte la plus méritoire est celle qu’on fait à ses passions.

Savoir se taire est une preuve de sagesse que peu d’hommes maîtrisent.

Ne loue pas trop l’homme de bien avant de connaître ce que vaut sa tête.

Qui craint la mort sera atteint par elle dans quelque lieu que ce soit.

Tous ceux qui sont revêtus d’une peau de tigre ne sont point courageux.

Le mérite appartient à celui qui commence, même si le suivant fait mieux.

C’est aux pensées à nourrir les paroles, aux paroles à vêtir les pensées.

La gueule d’un canon est moins dangereuse que la bouche d’un calomniateur.

Si tu ne peux être une étoile au firmament, sois une lampe dans ta maison.

Ce que tu ne veux pas laisser savoir à ton ennemi, ne le dis pas à ton ami.

Parmi les hommes, le plus faible est celui qui ne sait pas garder un secret.

La douceur est la force de l’homme avisé, la colère est la force de l’insensé.

Même si vous n’êtes pas le soleil, ce n’est pas une raison pour être un nuage.

Ne fais jamais rien dans la colère. Hisserais-tu les voiles dans la tempête ?

On ne se repent guère du silence, et l’on se repent mainte fois d’avoir parlé.

Qui allume une lampe en plein midi manquera promptement d’huile pour la nuit.

Si on laisse le chameau entrer la tête dans sa tante on finit par coucher avec.

Suis le conseil de celui qui te fait pleurer, et non de celui qui te fait rire.

Méfie-toi de celui que tu ne connais pas, avant de trop te confier, renseigne-toi.

Celui qui porte un présent sur un âne attend de recevoir un présent sur un chameau.

La vieillesse qui étudie, écrit sur le sable ; et la jeunesse grave dans la pierre.

La vérité est éternelle : on la méconnaît, on l’outrage, mais on ne l’anéantit pas.

Prends conseil d’un plus grand et d’un plus petit que toi, et puis forme ton opinion.

Deux choses ne s’apprécient bien que quand on ne les a plus ; la jeunesse et la santé.

Qui veut faire quelque chose trouve un moyen. Qui ne veut rien faire trouve une excuse.

Il n’est pas d’un brave homme de tarder à rendre service, ni de se presser à la vengeance.

Renonce au mal et le mal renoncera à toi, car le mal s’empresse vers ceux qui font le mal.

Il y a cinq degrés pour arriver à être sage : se taire, écouter, se rappeler, agir, étudier.

La prudence sans le courage est inutile, et le courage non guidé par la prudence est fureur.

Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton coeur.

Apprends à ta langue à dire je ne sais pas, si tu ne veux être bientôt convaincu de mensonge.

Celui qui a les yeux ouverts sur ses propres défauts verra son âme acquérir une force nouvelle.

Les hommes ont besoin les uns des autres, mais heureux qui n’a pas besoin des esprits mal faits.

Un malheur plus grand que de se voir frustré dans son désir, c’est bien de voir son désir comblé.

Informe-toi du compagnon avant d’entreprendre un voyage ; et du voisin, avant d’acheter une maison.

Ne jugez pas le grain de poivre d’après sa petite taille, goûtez-le et vous sentirez comme il pique.

Ta langue est un lion ; si tu l’attaches, il te gardera ; si tu le laisses échapper, il te dévorera.

L’homme est sage tant qu’il cherche la sagesse, mais dès qu’il croit l’avoir trouvée il perd la tête.

Les grands génies se développent de bonne heure : l’aigle plane dans les airs en sortant de son nid.

L’homme sans caractère n’est propre à rien ; semblable à l’autruche, qui n’est ni oiseau ni chameau.

Si l’on prêtait attention au grand malheur des autres, on trouverait son propre malheur insignifiant.

Écris les choses néfastes que l’on t’a fait subir dans le sable, mais grave les bonnes dans le marbre.

On n’emporte pas de la vie les richesses acquises, mais on emporte les crimes qui les ont fait acquérir.

Réussir à tous les coups ne représente pas la gloire. La gloire c’est de se relever après chaque chute.

N’ajoutez pas aux soucis de votre journée ceux de l’année ; à chaque jour suffit ce qui vous est destiné.

Celui qui enseigne le bien aux autres, sans le faire, est semblable à l’aveugle qui porterait une lanterne.

L’envie et l’avarice traînent à leur suite une multitude de chagrins ; garde-toi de vivre dans leur société.

L’optimiste regarde la rose et ne voit pas les épines ; le pessimiste regarde les épines et ne voit pas la rose.

Les leçons de l’enfance se gravent sur la pierre ; celles de l’âge mûr disparaissent comme les nids des oiseaux.

Un des pires effets qu’ait la société des méchants, c’est qu’elle fait soupçonner d’hypocrisie les gens de bien.

Heureux celui à qui la comparaison des infortunes, avec un plus malheureux que lui, a appris à ne pas se plaindre.

Si la chance veut venir à toi, tu la conduiras avec un cheveu ; mais si la chance veut partir, elle rompra une chaîne.

La providence ne permet guère qu’un méchant homme sorte de la vie sans avoir ajouté à ses crimes celui de l’ingratitude.

L’expression de la gratitude a trois stations ; l’amour dans le cœur, la louange sur la langue et la récompense par l’action.

Plutôt que de se promener sur la rive et regarder le poisson d’un oeil d’envie, mieux vaut rentrer chez soi et tisser un filet.

Dans une contestation, ne te laisse pas gagner par la colère ; elle t’enlève une partie de ta force, et te livre désarmé à ton ennemi.

Heureux celui qui est instruit, par le récit des malheurs d’autrui, à éviter les malheurs où peut le conduire son imprudence ignorante !

Si tu veux être sage, prévois les choses avant qu’elles n’arrivent, abstiens-toi des mauvaises actions, et sache te consoler de ce que tu ne peux empêcher.

Si l’on vient vous dire qu’une montagne a changé de place, permis à vous de le croire ; mais si l’on vous dit qu’un homme a changé de caractère, n’en croyez rien.

Ménage toujours ton frère, car celui qui n’a point de frère est comme celui qui marche au combat sans armes. Un parent est une aile : vois-tu l’épervier s’envoler sans le secours de ses ailes ?

L’homme qui a de la consistance ne change pas plus pour être élevé en dignité, que la montagne pour être exposée aux vents, Mais le cœur léger s’y agite, comme le roseau sous l’impulsion du moindre souffle.

Quand tu veux choisir un ami, adresse-toi à celui dont l’amitié t’honorera, qui te traite avec égards si tu lui témoignes de la considération, qui t’aide dans le besoin, te soutienne quand tu parles, et sache supporter tes impatiences ; quand tu l’auras trouvé, passe-lui ses défauts.

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