50 proverbes berbères

Drapeau composé de trois bandes horizontales de même largeur (bleu, vert, et jaune), et au centre, en rouge, de la lettre Yaz

Drapeau des Berbères selon le Congrès mondial Amazigh, 1998

Voyager ajoute à sa vie.

Le feu enlève toute impureté.

Le silence embellit la bouche.

Un mensonge en amène un autre.

À qui a du blé on lui prête la farine.

La langue aimable, le monde est à elle.

Méfie-toi de la rivière qui est trop calme.

Fais ce que fait ton voisin, sinon déménage.

La confiance de l’aveugle est dans sa canne.

On embrasse une main que l’on peut mordre.

Une seule main ne peut porter deux pastèques.

Les soucis enlaidissent, c’est la joie qui fait fleurir.

Toute personne trop bavarde, ne récolte que du tort.

Qui désire le miel doit supporter la piqûre des abeilles.

Mieux vaut un seul homme valeureux que cent lâches.

Douceur et politesse, mais poignard sous le vêtement.

Celui qui t’enseigne vaut mieux que celui qui te donne.

Qui n’est pas maître de sa langue aura à s’en repentir.

D’un ami à un autre, ton secret deviendra un scandale.

Qui pourrait dire au lion : « Ta bouche sent mauvais » ?

Les petites brindilles mettent le feu aux grosses bûches.

Mieux vaut se coucher avec la colère qu’avec le repentir.

Ce que tu ne peux emporter avec toi, donne-le au pauvre.

On ne doit pas confier au chat le soin de garder la viande.

Les tiens doivent te défendre, comme tu dois les défendre.

Les dents ont beau rire, le cœur sait la blessure qu’il porte.

Celui qui désire le miel doit supporter la piqûre des abeilles.

Mieux vaut une vérité qui fait mal qu’un mensonge qui réjouit.

Le présomptueux devient raisin sec avant d’avoir été raisin mûr.

On renverse les grands vases, et les petits pots restent sur pied.

Si tu donnes des coups de cornes, donnes-les à ceux qui en ont.

Et l’âne qu’on a chargé et quand il eut faim, on lui a donné de l’eau.

Celui qui a été piqué par un serpent prend peur d’une simple corde.

Avant d’accéder au bonheur, il faut d’abord souffrir et bien travailler.

Vise toujours la lune, même si tu rates, tu atterriras parmi les étoiles.

Celui qui passe la nuit dans la mare se réveille cousin des grenouilles.

Les insultes ne sont que des mots, les crachats ne sont que de l’eau.

Comme tu te comportes avec les gens, ils se comporteront de même.

La blessure creuse mais guérit, la parole blessante ne cesse de creuser.

Qui est emporté par le fleuve s’accroche à tout ce qui passe à sa portée.

Ne te moque pas des malheureux, Yattou, car le malheur est contagieux.

Celui qui possède un métier est comme celui qui possède un château-fort.

Qui vante trop ses propres qualités n’est pas digne de l’admiration des autres.

Tu es esclave du mot que tu as prononcé, tu es maître de celui qui reste en toi.

Si tu rencontres deux êtres qui vivent en harmonie, sois sûr que l’un d’eux est bon.

Aide les malheureux : un jour les situations peuvent s’inverser, tu seras aussi aidé.

Les coups de tonnerre les plus menaçants ne sont pas toujours accompagnés de pluie.

Le voleur jure qu’il n’a pas volé, et son aplomb en impose même à ceux qui l’ont vu voler.

Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton cœur.

Suis l’honnête homme, tu prendras de ses qualités ; suis le méchant, tu prendras de sa malfaisance.

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