55 proverbes grecs

Drapeau de la Grèce

De Jebulon [CC0], via Wikimedia

À mesure que l’autorité diminue, la rébellion augmente.

Ce que l’on craint arrive plus facilement que ce qu’on espère.

Celui dont le caractère est implacable trouve en lui-même son propre châtiment.

Celui qui est mouillé n’a pas peur de la pluie.

Celui qui s’est brûlé en mangeant trop chaud, souffle même sur un morceau froid.

C’est un malheur de ne pouvoir supporter le malheur.

De deux douleurs simultanées, la plus forte obscurcit l’autre.

Écoute ce qui est bien dit, même venant d’un ennemi.

Ferme la bouche à la renommée, elle fait payer trop cher ses fanfares.

Grande cité, grande solitude.

Haricot par haricot se remplit le sac.

Il est difficile de vivre heureux avec de mauvaises moeurs.

Il faut surveiller nos ennemis, car ils voient les premiers nos défauts.

Il n’est pas de beauté où règne le désordre.

Il vaut mieux être le dernier des lions que le premier des renards.

La cupidité se retourne contre celui qui s’y livre.

La faim est le maître de bien des hommes.

La philanthropie est la soeur jumelle de la pitié.

La richesse et la gloire chassent la mémoire.

La vue de l’ivrogne est la meilleure leçon de sobriété.

L’amitié est comme une terre où l’on sème.

Le bien tient à peu de choses, mais il n’est point peu de choses.

Le chagrin causé par le mal d’autrui est passager.

Le corps est l’instrument de la vie, fais-en sorte qu’il devienne un instrument de sagesse.

Le devoir d’un général n’est pas seulement de songer à la victoire, mais de savoir quand il faut y renoncer.

Le feu éprouve l’or et l’or éprouve l’homme.

Le renard qui attend que la poule tombe reste affamé.

Le silence est la plus haute sagesse de l’homme.

Le succès a beaucoup d’amis.

Le travail de la jeunesse fait le repos de la vieillesse.

Le vaisseau peut périr pour avoir trop de pilotes.

Les enfants des hommes sages cuisinent avant d’avoir faim.

Les hommes ont les maux qu’ils ont eux-mêmes choisis.

Les riches ne peuvent acheter le privilège de mourir vieux.

Les tonneaux vides et les hommes inférieurs font toujours le plus de bruit.

L’espérance est le songe d’un homme éveillé.

Méfie-toi de l’habitude, c’est d’abord un superflu, puis ça devient un besoin.

Mieux vaut attacher l’âne que de le chercher.

N’abandonne pas ta vie aux passions, elles ne t’en laisseraient que le rebut.

N’abandonne point ton imagination à elle-même, elle enfanterait des monstres.

N’ajoutez pas à vos maux un remède pire que le mal.

Ne reste pas plusieurs jours sans avoir un entretien avec toi-même.

Ne reste pas sur le seuil du temple de la sagesse, entre ou passe ton chemin.

Ne rougis point d’être le seul sage au milieu d’une foule de fous, persiste.

Ne t’informe pas si la renommée te suit, marche droit devant toi jusqu’à ce que tu arrives en face du tombeau.

Ne te plains pas de ta mémoire, les choses dignes d’être retenues ne sont pas en si grand nombre.

Nul n’est dégoûté de sa propre mauvaise odeur.

Personne n’a de chance tous les jours.

Plus on a de serviteurs, plus on est mal servi.

Que tes amis absents aient dans ta mémoire autant de place que les présents.

Qui cesse d’être ami ne l’a jamais été.

Si la barbe suffisait à la sagesse, un bouc vaudrait Platon.

Si le chameau ne s’était pas mis à genoux, on n’aurait pas pu le charger.

Si tu gagnes de l’argent à parler, tu gagnes de l’or à te taire.

Un coeur qui aime est toujours jeune.

Un travail assidu surmonte tous les obstacles.

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