80 citations d’Antoine de Saint-Exupéry

Photo d'Antoine de Saint-Exupéry, pilote et écrivain

Photo: Zyephyrus CCBYSA3.0 Wiki

Aimer c’est naître.

Aimez ceux que vous commandez. Mais sans le leur dire.

C‘est une folie de condamner toutes les amitiés parce qu’une d’elles vous a trahi, de ne croire plus en l’amour juste parce qu’un d’entre eux a été infidèle, de jeter toutes les chances d’être heureux juste parce que quelque chose n’est pas allé dans la bonne direction.

Ce pour quoi tu acceptes de mourir, c’est cela seul dont tu peux vivre.

Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part.

Ce qui fait la beauté des choses est invisible.

Ce qui sauve, c’est de faire un pas et encore un pas.

Celui-là qui se plaint que le monde lui a manqué, c’est qu’il a manqué au monde.

C’est l’esprit qui mène le monde et non l’intelligence.

Chacun est seul responsable de tous.

Connaître, ce n’est point démontrer, ni expliquer. C’est accéder à la vision.

Dans le silence seul, la vérité de chacun se noue et prend des racines.

Il est facile de combler celui-là qui n’a point d’espace dans le coeur.

Il est vain, si l’on plante un chêne, d’espérer s’abriter bientôt sous son feuillage.

Il faut autour de soi, pour exister, des réalités qui durent.

Je me suis cru perdu, j’ai cru toucher le fond du désespoir et une fois le renoncement accepté, j’ai connu la paix.

Je ne dirai pas les raisons que tu as de m’aimer. Car tu n’en as point. La raison d’aimer, c’est l’amour.

Joindre les mains, c’est bien, mais les ouvrir c’est mieux.

L’amour, une fois qu’il a germé, donne des racines qui ne finissent plus de croître.

L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour.

La connaissance : ce n’est point la possession de la vérité, mais d’un langage cohérent.

La paix des hommes d’iniquité en comparaison de la paix des justes ne saurait même être appelée une paix.

La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.

La saveur du pain partagé n’a pas d’égal.

La sérénité est l’art de tout supporter dans ce monde en gardant le sourire et en restant bien dans sa peau.

La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier.

La vérité, c’est ce qui simplifie le monde et non ce qui crée le chaos.

L’amour véritable ne se dépense point. Plus tu donnes, plus il te reste.

Le présent vous est fourni comme matériaux en vrac aux pieds du bâtisseur et c’est à vous d’en forger l’avenir.

L’empire de l’homme est intérieur.

N’espère rien de l’homme s’il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité.

On croit que l’homme est libre. On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre.

On ne peut pas être en même temps responsable et désespéré.

On ne sait prévoir que des répétitions et comprendre, c’est dégager le quelque chose qui se répète.

Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible.

Pour convertir l’homme en soi, il convient non de l’amputer, mais de l’exprimer à lui-même, d’offrir un but à ses aspirations et un territoire à ses énergies.

Quand tu donnes tu reçois plus que tu ne donnes, car tu n’étais rien et tu deviens.

Qui n’a pas su, qui n’a pas osé, à un moment donné risquer », n’a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence.

S’il est une consolation parmi les agitations et les peines de la société humaine, c’est la foi sincère et l’affection réciproque de bons et vrais amis.

Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis.

Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l’entendre comme récompense et non comme but.

Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose… Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le coeur de tes hommes et femmes le désir de la mer.

Sois calme et comprends, car tu te troubles et dans ta demeure intérieure tu atténues la lumière.

Tous s’écartent quand ils voient passer un homme qui sait où il va.

Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais très peu s’en souviennent.

Trouver sa vérité, c’est trouver son langage.

Un objectif sans plan s’appelle un voeu.

Une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, et non sur ce qui leur est fourni.

Une fois pris dans l’événement, les hommes ne s’en effraient plus. Seul l’inconnu épouvante les hommes.

Une illumination soudaine semble parfois faire bifurquer une destinée. Mais l’illumination n’est que la vision soudaine, par l’Esprit, d’une route lentement préparée.

Veux-tu être heureux ? Donne du bonheur.

Vivre, c’est naître lentement.

Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction. (La terre des hommes, 1939)

C’est une folie de haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué, d’abandonner tous les rêves parce que l’un d’entre eux ne s’est pas réalisé, de renoncer à toutes les tentatives parce qu’on a échoué.

(Le Petit Prince, 1943)

C’est véritablement utile puisque c’est joli.

(Le Petit Prince, 1943)

Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

(Le Petit Prince, 1943)

Ce que d’autres ont réussi, on peut toujours le réussir.

(Terre des hommes, 1959)

C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

(Le Petit Prince, 1943)

Dans la vie, il n’y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer, et les solutions suivent.

(Vol de nuit)

En travaillant pour les seuls biens matériels, nous bâtissons nous-mêmes notre prison. Nous nous enfermons solitaires, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre.

(Terre des hommes, 1959)

Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m’avoir connu. Tu seras toujours mon ami.

(Le Petit Prince, 1943)

Être un homme, c’est être responsable. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. (La terre des hommes, 1939)

(La terre des hommes, 1939)

Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c’est que tu es un véritable sage.

(Le Petit Prince, 1943)

J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence.

(Le Petit Prince, 1943)

L’amour véritable commence là où tu n’attends plus rien en retour.

(Citadelle, posthume, 1948)

La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle.

(Terre des hommes)

L’autorité repose d’abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d’aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J’ai le droit d’exiger l’obéissance parce que mes ordres sont raisonnables.

(Le Petit Prince, 1943)

L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre.

(Citadelle, posthume, 1948)

Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis.

(Le Petit Prince, 1943)

Les vaniteux n’entendent jamais que les louanges.

(Le Petit Prince, 1943)

Les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le coeur.

(Le Petit Prince, 1943)

L’essentiel n’est point des choses, mais du sens des choses.

(Citadelle, 1948)

Nous sommes riches aussi de nos misères.

(Vol de nuit, 1931)

On est récompensé par un sourire, on est animé par un sourire.

(Lettre à un otage, 1944)

On ne connaît que les choses que l’on apprivoise.

(Le Petit Prince, 1943)

On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

(Le Petit Prince, 1943)

Pour les vaniteux, les autres hommes sont des admirateurs.

(Le petit prince, 1943)

Quand nous prendrons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix, car ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort. (La terre des hommes, 1939)

Tu es responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.

(Le Petit Prince, 1943)

Biographie d’Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) :

Écrivain poète, aviateur et reporter français, il est né le 29 juin 1900 à Lyon et disparu en vol le 31 juillet 1944 en mer, au large de Marseille, mort pour la France. Il est le célèbre auteur de la fable « Le Petit Prince », un des romans de jeunesse les plus lus au monde. Élève peu brillant, il obtient cependant son baccalauréat en 1917 et, après son échec à l’École navale, il s’oriente vers l’architecture et les beaux-arts. Devenu pilote lors de son service militaire en 1921, il est engagé en 1926 pour transporter le courrier en Afrique et en Amérique du Sud. Parallèlement il publie ses premiers romans largement inspirés de ses expériences d’aviateur : Courrier sud en 1929 et Vol de nuit en 1931, qui rencontrent un grand succès. À partir de 1932, il se consacre à l’écriture et au journalisme. Plusieurs grands reportages au Viêt Nam, à Moscou et en Espagne nourriront sa réflexion sur les valeurs humaines qu’ils expriment dans Terre des hommes, publié en 1939. Humaniste et idéaliste, l’oeuvre de Saint-Exupéry est une invitation au dépassement de soi. Engagé pendant la guerre d’Espagne en tant que reporter, il combat par la suite dans l’armée de l’air lors de la Deuxième Guerre mondiale. Sa disparition en avion dans des circonstances mystérieuses en 1944 laisse un roman inachevé, ‘Citadelle’, considéré comme la somme de sa pensée. Il accède après sa mort à un statut de véritable héros.

Photo d'Antoine de Saint-Exupéry

1 réponse

  1. Roger dit :

    Il a été un de nos livres de chevet. Aujourd’hui, je le propose à mes 6 petits enfants.
    Dans quel ouvrage disait-il « car il te faudra bien admettre que rien ne vaut que ce qui prend du temps aux hommes. »
    Merci pour votre réponse et recevez les sincères salutations d’une grand-mère de 77 ans.

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