Changer les autres en commençant par soi

« Si tu veux changer le monde, commence par te changer toi-même. »

Il est normal de percevoir parfois chez les autres une conduite que l’on juge inappropriée. Et lorsqu’il s’agit de l’un de nos proches, il peut être alarmant de voir un comportement destructeur, par exemple un excès d’alcool, de stress, de surmenage. Plusieurs ont déjà tenté de changer le comportement des autres simplement en leur demandant de « se corriger ». Mais cette méthode est très rarement couronnée de succès. Ce qui peut être très frustrant quand il s’agit d’un être cher. Alors, pourquoi ne pas harnacher l’énergie de cette frustration afin de se transformer soi-même et par la suite transformer les autres simplement en essayant d’être un bon exemple ?

« Il n’y a qu’une seule partie de l’univers que nous pouvons changer d’une façon certaine : soi-même. » Aldous Huxley

Par exemple, vous désirez que votre époux(se) cesse de boire des quantités excessives de café. Vous lui avez demandé fréquemment, sans succès, de réduire cette habitude abusive. Alors, pourquoi ne pas effectuer vous-même une transformation similaire avant de lui demander à nouveau de corriger son comportement nocif ? Alors vous vous donnez comme objectif de cesser de manger du dessert pendant un mois complet. Si vous réussissez, alors vous lui demanderez à nouveau de réduire sa consommation de café. Mais à ce moment, vous comprendrez mieux la difficulté de s’attaquer à une gratification répétitive.

Un magnifique papillon bleu et blanc

Gregory Phillips [GFDL ou CC-BY-SA-3.0], via commons.wikimedia.org

Voici un autre exemple, votre meilleur ami est régulièrement en retard à vos rendez-vous. Vous lui en avez parlé à plusieurs reprises sans aucun succès. Cette situation vous irrite et vous avez envie de le réprimander. Alors, vous prenez l’engagement avec vous-même d’en parler à nouveau à votre ami seulement si vous réussissez vous-même à être à l’heure à tous vos rendez-vous pendant un mois.

Voici les avantages de cette approche :

  • meilleur respect des autres,
  • meilleure connaissance de soi,
  • meilleure crédibilité lorsque vous demandez à l’autre de se transformer,
  • meilleure compréhension du défi que représente l’abandon d’une habitude de gratification,
  • motivation accrue pour votre propre transformation.

Dans la majorité des cas, il est préférable de ne pas s’occuper des défauts et des erreurs des autres, car focaliser sur leurs lacunes déclenche en nous des réactions négatives. Dans les rares cas où nous devons nous impliquer, il est bien d’utiliser la diplomatie, d’être crédible et de s’armer de patience. Finalement, l’exercice présenté dans les deux exemples ci-dessus met en lumière la difficulté de se transformer. Et ceci nous rend plus tolérants aux « imperfections » des autres.

« Grand esprit, fait en sorte que je ne critique jamais quelqu’un avant d’avoir marché sur le sentier de la vie dans ses mocassins. » Proverbe cherokee

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