Les 70 meilleures citations de Marcel Proust

Photo d'un Marcel Proust très sérieux en 1995

Domaine public, Wikimedia

L’espérance est un acte de foi.

Le regret est un amplificateur du désir.

Le temps perdu est celui de la paresse.

La vérité suprême de la vie est dans l’art.

Le bonheur est dans l’amour un état anormal.

On ne peut regretter que ce qu’on se rappelle.

Le désir fleurit, la possession flétrit toutes choses.

On n’aime que ce qu’on ne possède pas tout entier.

Nos propres défauts vus du dehors nous exaspèrent.

Il est peu et de réussites faciles et d’échecs définitifs.

Il est doux à tout âge de se laisser guider par la fantaisie.

Les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain.

L’audace réussit à ceux qui savent profiter des occasions.

Il semble que le goût des livres croisse avec l’intelligence.

L’espérance d’être soulagé donne du courage pour souffrir.

Le seul, le vrai, l’unique voyage, c’est de changer de regard.

L’amour, c’est l’espace et le temps rendus sensibles au cœur.

On aime toujours un peu à sortir de soi, à voyager, quand on lit.

Toute action de l’esprit est aisée si elle n’est pas soumise au réel.

La lecture est une amitié ; mais du moins c’est une amitié sincère.

Vouloir n’y pas penser, c’était y penser encore, en souffrir encore.

Comment oublier à jamais quelqu’un qu’on aime depuis toujours ?

Notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres.

L’amour est un exemple frappant du peu qu’est la réalité pour nous.

Ce qu’il y a d’admirable dans le bonheur des autres, c’est qu’on y croit.

On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.

Nos habitudes nous suivent même là où elles ne nous servent plus à rien.

La douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité que l’ivresse.

On n’est jamais aussi malheureux qu’on croie. (Du côté de chez Swann)

L’instinct dicte le devoir et l’intelligence fournit des prétextes pour l’éluder.

Dans l’homme le plus méchant, il y a un pauvre cheval innocent qui peine.

L’art véritable n’a que faire de proclamations et s’accomplit dans le silence.

Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme.

L’univers est vrai pour nous tous et dissemblable pour chacun. (La Prisonnière)

Nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de manquer notre vie.

L’amour le plus exclusif pour une personne est toujours l’amour d’autre chose.

À égalité de mémoire, deux personnes ne se souviennent pas des mêmes choses.

Sous toute douceur charnelle un peu profonde, il y a la permanence d’un danger.

Chacun appelle idées claires celles qui sont au même degré de confusion que les siennes.

La lecture est au seuil de la vie spirituelle. Elle peut nous y introduire, elle ne la constitue pas.

Il y a des moments où on a besoin de sortir de soi, d’accepter l’hospitalité de l’âme des autres.

On dédaigne volontiers un but qu’on n’a pas réussi à atteindre, ou qu’on a atteint définitivement.

Le bonheur est salutaire pour les corps, mais c’est le chagrin qui développe les forces de l’esprit.

Nous n’arrivons pas à changer les choses suivant notre désir, mais peu à peu notre désir change.

Nous tenons de notre famille aussi bien les idées dont nous vivons que la maladie dont nous mourrons.

Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable, d’entretenir en nous quelques petites folies.

Il y a des moments dans la vie où une sorte de beauté vient de la multiplicité des ennuis qui nous accablent.

La jalousie n’est souvent qu’un inquiet besoin de tyrannie appliquée aux choses de l’amour. (La prisonnière)

Il est vraiment rare qu’on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas. (Albertine disparue, 1925)

La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c’est la littérature.

Ce qui pour nous fait le bonheur ou le malheur de notre vie consiste pour tout autre en un fait presque imperceptible.

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.

Tâchez de garder toujours un morceau de ciel au-dessus de votre vie. (Du côté de chez Swann, première partie, 1913)

Certains souvenirs sont comme des amis communs, ils savent faire des réconciliations. (Le côté de Guermantes, 1921)

Que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi la réalisation à l’impatience d’un plaisir immédiat. (Du côté de chez Swann)

Ce que nous n’avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n’est pas à nous.

La jeunesse est cet heureux temps où l’on devrait plutôt dire qu’on ne doute de rien plutôt que de dire qu’on n’y doute pas de soi.

Il n’est pas certain que le bonheur survenu trop tard soit tout à fait le même que celui dont le manque nous rendait jadis si malheureux.

La beauté des êtres n’est pas comme celle des choses. Nous sentons qu’elle est celle d’une créature unique, consciente et volontaire.

Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries.

L’absence n’est-elle pas pour qui aime La plus certaine, La plus efficace, La plus vivace, La plus indestructible, La plus fidèle des présences ?

C’est étonnant comme la jalousie, qui passe son temps à faire des petites suppositions dans le faux, a peu d’imagination quand il s’agit de découvrir le vrai.

L’oubli est un puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.

L’habitude est une seconde nature, elle nous empêche de connaître la première dont elle n’a ni les cruautés, ni les enchantements. (À la recherche du temps perdu)

Le temps dont nous disposons chaque jour est élastique. Les passions que nous ressentons le dilatent, celles que nous inspirons le rétrécissent, et l’habitude le remplit.

On ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner, car elle est un point de vue sur les choses.

Théoriquement on sait que la terre tourne, mais en fait on ne s’en aperçoit pas, le sol sur lequel on marche semble ne pas bouger et on vit tranquille. Il en est ainsi du temps dans la vie.

Il est faux de croire que l’échelle des craintes correspond à celle des dangers qui les inspirent. On peut avoir peur de ne pas dormir et nullement d’un duel sérieux, d’un rat et pas d’un lion.

On ne profite d’aucune leçon parce qu’on ne sait pas descendre jusqu’au général et qu’on se figure toujours se trouver en présence d’une expérience qui n’a pas de précédents dans le passé.

Ce que je reproche aux journaux, c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.

Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. (Sur la lecture)

Par l’art seulement nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n’est pas le même que le nôtre, et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu’il peut y avoir dans la lune.

Biographie de Marcel Proust (1871-1922) :

Marcel Proust est un écrivain français. Né à Paris, sa mère lui apporte une culture riche et profonde. Son père est professeur à la Faculté de médecine de Paris. Il donne rapidement les signes d’une intelligence supérieure à la moyenne, mais sa santé est délicate. Très jeune, il fréquente des salons aristocratiques où il rencontre des écrivains. Profitant de la fortune de sa famille, il n’a pas d’emploi et il se consacre donc à écrire. L’œuvre romanesque de Marcel Proust est une réflexion sur le temps, l’art et l’amour.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.