45 citations de Pierre Corneille

Portrait of Pierre Corneille à 41 ans

 

Point de plaisir sans trouble.

(Cinna, 1641)

Le trop de confiance attire le danger.

(Le Cid, 1636)

La guerre civile est le règne du crime.

(Sertorius, 1662)

Fuyez un ennemi qui sait votre défaut.

(Polyeucte, 1641)

Une fausse louange est un blâme secret.

(Mélite, I, 4, le 15 décembre 1629)

La raison et l’amour sont ennemis jurés.

(La Veuve)

Qui pardonne aisément invite à l’offenser.

(Cinna ou La clémence d’Auguste, 1641)

On perd tout quand on perd un ami fidèle.

(Horace, II, 1, 1640)

L’ambition déplaît quand elle est assouvie.

(Cinna ou La clémence d’Auguste, 1641)

Qui n’appréhende rien présume trop de soi.

(Polyeucte, 1641)

La peine qui n’est plus augmente nos délices.

(La veuve, le 9 mars 1632)

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

(Don Gomès, act II, scene ii)

Qui se vainc une fois peut se vaincre toujours.

(Tite et Bérénice, II, 2 ,1670)

Qui vit haï de tous ne saurait longtemps vivre.

(Cinna ou La clémence d’Auguste, I, 2, 1641)

À qui sait bien aimer, il n’est rien d’impossible.

(Médée)

On pardonne aisément à qui trouve son mieux.

(Mélite, II, 6, le 15 décembre 1629)

Un bien acquis sans peine est un trésor en l’air.

(La suite du menteur, 1645)

On n’aime point à voir ceux à qui l’on doit tout.

(Nicomède, II, 1, 418, 1651)

Un menteur est toujours prodigue de serments.

(Le menteur, III, 5, 1644)

Qui change une fois peut changer tous les jours.

(Médée)

Je ne cherche en aimant que le seul bien d’aimer.

(La veuve, le 9 mars 1632)

On n’est point criminel quand on punit un crime.

(Cinna ou La clémence d’Auguste, 1641)

Dans le bonheur d’autrui, je cherche mon bonheur.

(Le Cid, I, 3, 1636)

Apprends à te connaître, et descends-en toi-même.

(Cinna, 1641)

La façon de donner vaut mieux que ce qu’on donne.

(Le menteur, I, 1, 1644)

Le temps est un grand maître, il règle bien des choses.

(Sertorius, 1662)

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années.

(Le Cid)

La confidence avec un bon ami jamais, sans l’offenser, ne s’exerce à demi.

(La veuve, le 9 mars 1632)

Ah ! que loin de vos yeux les moments à mon cœur deviennent ennuyeux.

(Le menteur, V, 6, 1644)

Dans l’attente de la personne qu’on aime, une heure est fâcheuse à passer.

(La suivante, 1634)

Qu’il fait bon avoir enduré ! Que le plaisir se goûte au sortir des supplices !

(La veuve, 1632)

Heureux est celui qui de cœur et d’esprit sait goûter ce que c’est que d’aimer.

(L’imitation de Jésus-Christ, 1651-1659)

Mon chagrin, tout injuste qu’il est : Je le chasse, il revient ; je l’étouffe, il renaît.

(Tite et Bérénice, I, 1, 1670)

On a peine à haïr ce qu’on a bien aimé, et le feu mal éteint est bientôt rallumé.

(Sertorius, I, 3, 1662)

La jalousie aveugle un coeur atteint, et, sans examiner, croit tout ce qu’elle craint.

(Le menteur, 1644)

Si l’amour vit d’espoir, il périt avec lui ; c’est un feu qui s’éteint, faute de nourriture.

(Le Cid)

Le cuisant souvenir d’une action méchante au moindre mot nous donne l’épouvante.

(La veuve, le 9 mars 1632)

Pour t’élever de terre, homme, il te faut deux ailes : la pureté du cœur et la simplicité.

(Étude d’ensemble)

On décrit mal sa joie au milieu des malheurs ; et sa plus douce idée est un sujet de pleurs.

(Andromède, I, 1, 1650)

L’âme abandonnée à ses remords secrets a toujours son supplice et ses bourreaux tout prêts.

( La mort de l’empereur Commode, IV, 1, 1657)

Allons où je n’aurai que vous pour souveraine, où vos bras amoureux seront ma seule chaîne.

(Tite et Bérénice, III, 5, 1670)

D’un chagrin secret la sombre et dure loi m’y fait voir des malheurs qui ne sont que pour moi.

(Sophonisbe, 1663)

Un homme de bien agit et raisonne en homme de bien, un méchant agit et raisonne en méchant.

(Discours du poème dramatique, 1660)

L’amour dont la vertu n’est point le fondement, se détruit de soi-même, et passe en un moment.

(L’illusion comique, V, 3, 1636)

N’accusez point l’amour ni son aveuglement ; quand on connaît sa faute, on manque doublement.

(Médée)

Les bienfaits ne font pas toujours ce que tu penses ; d’une main odieuse ils tiennent lieu d’offenses.

(Cinna ou La clémence d’Auguste, 1641)

Le temps aux plus belles choses se plaît à faire un affront, et saura faner vos roses, comme il a ridé mon front.

(Les stances à la marquise, 1658)

Que l’amour aisément penche à la jalousie ! Qu’on croit tôt ce qu’on craint en ces perplexités, où les moindres soupçons passent pour vérités.

(La suivante, 1634)

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