50 citations de René Descartes

Tableau du portrait de René Descartes, de l'artiste Frans Franchoisz Hals

Je pense, donc je suis. (1637)

L’irrésolution est le plus grand des maux.

Les plus généreux ont coutume d’être les plus humbles.

C’est proprement ne valoir rien que de n’être utile à personne.

Ce qui est ordinairement le plus envié, c’est la gloire. Descartes

Il n’y a rien qui soit entièrement en notre pouvoir, sinon nos pensées.

Souvent une fausse joie vaut mieux qu’une tristesse dont la cause est vraie.

Lorsqu’on emploie trop de temps à voyager, on devient étranger en son pays.

Il y a beaucoup plus de sûreté et plus d’honneur en la résistance qu’en la fuite.

La tristesse et la haine sont plus mauvaises qu’une fausse joie et un faux amour.

La volonté est tellement libre de sa nature qu’elle ne peut jamais être contrainte.

Un être qui pense c’est un être qui doute. (Les méditations métaphysiques, 1641)

Trop admirer est l’effet de l’ignorance ; pas assez admirer est l’effet de la stupidité.

Je ne suis point de ces philosophes cruels qui veulent que leur sage soit insensible.

Tout excès a coutume d’être mauvais. (Les règles pour la direction de l’esprit, 1629)

J’appelle absolu tout ce qui contient en soi la nature pure et simple que l’on cherche.

Les jugements de nos amis nous doivent être suspects lorsqu’ils sont en notre faveur.

Qui marche lentement peut avancer davantage, s’il suit le droit chemin sans s’en éloigner.

Mais qu’est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est-ce qu’une chose qui pense ?

Il n’y a personne qui ne désire se rendre heureux ; mais plusieurs n’en savent pas le moyen.

La durée du bien fait naître l’ennui ; celle du mal, l’indifférence. (Les passions de l’âme, 1649)

C’est un vice commun parmi les hommes que les choses difficiles leur paraissent les plus belles.

C’est dans les affaires les plus désespérées que l’on emploie le plus de hardiesse et de courage.

Qui est généreux est naturellement porté à faire de grandes choses. (Les passions de l’âme, 1649)

Il n’y a de science qu’avec l’intuition et la déduction. (Les règles pour la direction de l’esprit, 1629)

Toute science est une connaissance certaine et évidente. (Les règles pour la direction de l’esprit, 1629)

L’ingratitude est un composé d’égoïsme, d’orgueil et de stupidité. (Les principes de la philosophie, 1644)

La parole a beaucoup plus de force pour persuader que l’écriture. (Lettre à M. Chanut, le 21 février 1648)

Chaque fois que quelqu’un m’offense, j’essaie d’élever mon âme si haut que l’offense ne peut l’atteindre.

Les hommes que les passions peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie.

Il n’y a pas d’âme si faible qu’elle ne puisse, étant bien conduite, acquérir un pouvoir absolu sur ses passions.

Le souvenir d’une jouissance joint à la tristesse et au désespoir compose le regret. (Les passions de l’âme, 1649)

Ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. (Le discours de la méthode, 1637)

Diviser chacune des difficultés en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les mieux résoudre.

L’homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu’elle-même.

Le plus grand bien qui puisse être dans un État est d’avoir de vrais philosophes. (Les principes de la philosophie, 1644)

Les passions sont toutes bonnes de leur nature et nous n’avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès.

On connaîtra bien qu’il est malaisé, en ne travaillant que sur les ouvrages d’autrui, de faire des choses fort accomplies.

Une certaine paresse m’entraîne insensiblement dans le train de ma vie ordinaire. (Les méditations métaphysiques, 1641)

Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu. (Le Discours de la méthode)

Quand on vous offense, élevez votre âme si haut que l’offense ne parvienne pas jusqu’à elle. (Les principes de la philosophie, 1644)

Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus. (Le discours de la méthode, 1637)

Je ne me fie quasi jamais aux premières pensées qui me viennent. Les secondes pensées ont de coutume d’être plus nettes que les premières.

Ceux qui digèrent le mieux leurs pensées afin de les rendre claires et intelligibles peuvent toujours le mieux persuader de ce qu’ils proposent.

Lorsque l’esprit est plein de joie, cela sert beaucoup à faire que le corps se porte mieux et que les objets présents paraissent plus agréables.

C’est proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher. (Lettre-préface des Principes de la philosophie)

Les études doivent avoir pour but de donner à l’esprit une direction qui lui permette de porter des jugements solides et vrais sur tout ce qui se présente à lui.

L’entendement est limité. La volonté est infinie. De là vient que bien souvent nous donnons notre consentement à des choses dont nous n’avons jamais eu qu’une connaissance fort confuse.

Pour atteindre à la vérité, il faut une fois dans sa vie, se défaire de toutes les opinions que l’on a reçues et reconstruire de nouveau, et dès le fondement, tous les systèmes de ses connaissances.

J’appelle vices des maladies de l’âme, qui ne sont point si aisées à connaître que les maladies du corps, parce que nous faisons assez souvent l’expérience d’une parfaite santé du corps, mais jamais de l’esprit.

La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés, qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées ; que l’éloquence a des forces et des beautés incompararables ; que la poésie a des délicatesses et des douceurs très ravissantes. (Le discours de la méthode, 1637)

Biographie de René Descartes (1596-1650) :

Né à La Haye en Touraine, une commune française dont le nom est aujourd’hui Descartes en son honneur. Il est surtout célèbre pour son cogito : « Je pense donc je suis. » Mathématicien, physicien et philosophe, il est considéré comme l’un des fondateurs de la philosophie moderne. Ses travaux ont également influencé le développement de la physique et de la biologie moderne. Il est célèbre pour avoir introduisit en géométrie algébrique le système de coordonnées cartésien. Descartes a développé une philosophie qui place la personne humaine au centre. De cette manière, il a eu une grande influence sur l’utilisation de la méthode rationnelle. Grâce à lui, ce n’est plus la religion qui dicte à l’homme ce qu’il doit penser, maintenant c’est plutôt l’homme qui choisit lui-même. Ses ouvrages les plus connues sont :
    – Le Discours de la méthode,
    – Règles pour la direction de l’esprit,
    – Méditations Métaphysiques,
    – Les Principes de la philosophie,
    – Des Passions de l’âme.

4 réponses

  1. Karaboué dit :

    Intéressent et instructif

  2. Eudes bah dit :

    Il me semble un philosophe exemplaire.

  3. Prosper dit :

    DESCARTES est un grand homme.

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