40 proverbes persans

Dessin ancien de Shah Abbas 1e, le premier empereur des Perses

Shah Abbas 1e empereur des Perses

On connaît l’homme à son ami.

Qui a plus de toits a plus de neige.

Une langue longue raccourcit la vie.

L’étude est le garde-fou de la jeunesse.

La parole n’a d’autre parure que la vérité.

Le doute est la clé de toute connaissance.

Le meilleur repentir est de ne plus pécher.

Si un mot te brûle la langue, laisse-le faire.

En voulant le superflu, on perd le nécessaire.

Le compliment exagéré est pire qu’une injure.

À l’hôtel de la décision les gens dorment bien.

On peut laver sa robe, mais pas sa conscience.

Ne pas se repentir d’une faute en est une autre.

Avec de la patience, le verger devient confiture.

L’homme pressé refait deux fois la même chose.

Un ignorant qui se tait est sur la voie de la sagesse.

Le vrai sage est celui qui apprend de tout le monde.

Qui est joyeux d’apprendre deviendra maître un jour.

La manière de donner augmente le bien que l’on fait.

L’ivresse de la jeunesse est plus forte que l’ivresse du vin.

On ne cueille pas le fruit du bonheur sur l’arbre de l’injustice.

Le savoir sans patience est comme une bougie sans lumière.

La véritable connaissance est dans le cœur, pas dans les livres.

Celui dont le coeur est ressuscité par l’amour ne mourra jamais.

Cueillons les douceurs, nous n’avons à nous que le temps de notre vie.

La patience est un arbre dont la racine est amère et les fruits très doux.

D’autres ont planté ce que je mange, je plante ce que d’autres mangeront.

Notre vrai tombeau n’est pas dans la terre, mais dans le coeur des hommes.

On arriverait à fermer les portes de la ville, mais jamais la bouche des hommes.

Si tu es insensible aux peines des malheureux, tu ne mérites pas le nom d’homme.

Si vous sautez dans un puits, la Providence n’est pas obligée d’aller vous y chercher.

Pour certains, la vie est une ivresse continuelle ; le plaisir passe, le mal de tête reste.

Si vous gardez un secret, il est votre esclave ; mais si vous le dévoilez, vous êtes le sien.

C’est par la douceur que l’on triomphe. L’homme violent ne recueille qu’amerturme.

Avouer son ignorance est une source de savoir ; déclarer sa faiblesse, un signe de pouvoir.

Celui qui attend la fortune est moins sûr de la rencontrer que celui qui va au devant d’elle.

La politesse est une monnaie qui enrichit non pas celui qui la reçoit mais celui qui la dépense.

Bien penser est sage. Bien planifier est plus sage. Bien agir est le plus sage et le mieux de tout.

Un homme peut passer pour sage lorsqu’il cherche la sagesse, mais s’il croit l’avoir trouvée, c’est un sot.

Les proches ne font plus proches dès que l’adversité se montre. (Les sentences et pensées persanes, 1793)

Chercher à se justifier quand on est innocent c’est se rendre coupable. (Les proverbes et dictons persans, 1822)

Si le fou n’était pas étourdi, on ne connaîtrait point la prudence du sage. (Les sentences et pensées persanes, 1793)

La tranquillité de deux mondes repose sur ces deux mots ; bienveillance envers les amis, tolérance à l’égard des ennemis.

Celui qui apprend les règles de sagesse sans y conformer sa vie est semblable à un homme qui labourerait son champ sans l’ensemencer.

Deux causes produisent la perte des humains : l’abondance des richesses et celle des paroles. (Les contes, fables et sentences persanes, 1788)

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