110 citations de Jiddu Krishnamurti

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Jiddu Krishnamurti en 1920

À partir de la conscience extérieure, vous arrivez à la conscience intérieure.

Aimer, c’est avoir cet extraordinaire sentiment d’affection sans rien demander en retour. (Le sens du bonheur, 2006)

Apprendre est la capacité de penser clairement, sainement et sans illusion, c’est se fonder sur des faits et non sur des croyances et des idéologies.

Au cours des âges, l’homme a toujours cherché un quelque chose, au-delà de lui-même, au-delà du bien-être.

Au cours du processus de compréhension de vous-même, non dans l’isolement, mais en situation de relation, vous constaterez une transformation profonde et durable qui marque la fin de l’utilisation de l’autre pour votre propre gratification psychologique.

Aucun expert, aucun spécialiste ne peuvent nous montrer comment comprendre le processus de notre moi.

Ayant élaboré tout un réseau d’évasions, nous sommes prisonniers de notre habitude de fuir.

C’est une grande chose que de comprendre la souffrance, car lorsqu’on est libéré de la souffrance, il y a compassion.

Ce que vous êtes dans la vie quotidienne est de la plus haute importance. Car c’est de cela, de ce que vous êtes que vous créez le monde.

Ce qui n’est pas pleinement compris se répète.

Ce qui nous importe c’est que chaque être humain puisse se développer totalement.

Comprendre et par la compréhension mettre fin à la souffrance, exige une grande attention.

Dans le domaine religieux, comme dans tous les autres, l’esprit est prisonnier des projections de ses désirs. (De l’Éducation, 1965)

Dès l’instant où il n’y a pas de peur, il y a liberté. Alors seulement, l’on est capable de découvrir ce qui est vrai.

Dès lors que vous critiquez, vous n’êtes plus en relation, vous avez déjà instauré une barrière entre eux et vous ; mais si vous ne faites qu’observer, alors vous serez en relation directe avec les gens et les choses.

Est-ce là le but de l’éducation, de vous obliger volontairement ou non à vous adapter à cette structure démente qu’on appelle la société ?

Et vous devez aussi comprendre ceci : la maturité n’est pas affaire de temps.

Être à soi-même sa propre lumière : là est la vraie liberté et cette liberté n’est pas une abstraction, elle n’est pas le fruit de la pensée.

Être bien adapté à une société profondément malade n’est aucunement une mesure de bonne santé.

Être libre de toute autorité, de la vôtre et de celle d’un autre, c’est mourir à toutes les choses d’hier.

Il est bon de naître dans une religion, mais pas d’y mourir.

Il est des domaines où la pensée est nécessaire, d’autres où elle ne l’est pas.

Il est essentiel de savoir si notre conditionnement (ce conditionnement commun à l’humanité) pourra jamais s’effacer. Voilà la vraie question.

Il est impossible de vivre isolé ; ainsi la vie est relation, et les contacts sont action.

Il est impossible d’être à soi-même sa propre lumière si l’on est pris dans les ténèbres de l’autorité, du dogme, des conclusions.

Il est infiniment plus important de comprendre notre pouvoir de créer l’illusion que de comprendre la réalité.

Il existe une efficience basée sur l’amour, qui va bien plus loin et qui est beaucoup plus grande que l’efficience de l’ambition.

Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.

Il n’y a de beauté que lorsque le coeur et l’esprit savent ce qu’est l’amour.

Il s’agit d’être libre non à l’égard de la société, mais à l’égard de l’idée ; alors la relation, la société, ne conditionnent plus l’esprit.

Il semble être dans la nature de l’homme de vouloir s’identifier à quelque chose.

Il y a une énorme différence entre un esprit préoccupé et un esprit actif.

Ils ont de l’argent, ils ont une situation, ils sont plus ou moins puissants. Mais enlevez l’argent, la situation sociale, la puissance, vous apercevez un cœur sans profondeur.

L’amour ne recherche pas une position sociale, du prestige, du pouvoir. Mais il a sa propre capacité, sa propre habileté et sa propre intelligence.

L’amour se donne lui-même en abondance, comme une fleur donne son parfum.

L’esprit doit, avant tout, se libérer du conditionnement.

L’état de santé psychologique est de beaucoup plus important que la santé physique.

L’homme n’est pas le produit d’une seule influence, il est infiniment complexe.

L’ignorance n’est point le manque de savoir, mais le manque de connaissance de soi.

L’ignorant n’est pas celui qui manque d’érudition, mais celui qui ne se connaît pas lui-même.

L’intelligence n’est pas l’aptitude au maniement habile d’arguments.

L’ordre ne consiste pas à suivre un chemin tout tracé. Il naît de votre compréhension du désordre, non seulement au-dehors, mais aussi en vous-même.

La bonté ne peut fleurir que dans la liberté. (Apprendre est l’essence de la vie)

La colère a ceci de particulier qu’elle vous isole ; comme le chagrin, elle vous retranche du monde, et vous fait perdre le sens des relations humaines.

La conscience survient lorsqu’on observe.

La liberté est pure observation, sans orientation, sans crainte ni menace de punition, sans récompense.

La liberté est un état d’esprit, non le fait d’être affranchi de « quelque chose » ; c’est un sens de liberté ; c’est la liberté de douter, de remettre tout en question ; c’est une liberté si intense, active, vigoureuse, qu’elle rejette toute forme de sujétion, d’esclavage, de conformisme, d’acceptation.

La lucidité est l’observation sans condamnation.

Là où il y a du conformisme, de l’obéissance et de l’imitation, il n’y a jamais d’apprentissage, on ne fait que suivre.

La paix est un état d’esprit indissolublement lié à l’amour.

La pensée a recherché la sécurité dans des conclusions qui n’ont fait que répandre le désordre.

La peur bloque la compréhension intelligente de la vie.

La peur existe quand je désire vivre dans un modèle particulier. Vivre sans peur signifie vivre sans aucun modèle particulier. La peur surgit quand j’exige une façon de vivre particulière.

La responsabilité de chacun est d’opérer un changement radical en soi.

La seule voie d’accès à l’ordre est la compréhension du désordre. (Renaître chaque jour)

La tolérance est acceptation civilisée de la division entre les hommes.

La vérité est comprise en vivant, non en s’évadant de la vie.

La vérité est l’observation silencieuse de ce qui est, et c’est la vérité qui transforme ce qui est.

La vérité n’a pas de sentier, et c’est cela sa beauté : elle est vivante. Une chose morte peut avoir un sentier menant à elle, car elle est statique.

La vérité ne peut se trouver dans aucun temple, église ou mosquée, quelle que soit leur beauté.

La vérité n’est pas en quelque lieu lointain, elle est dans l’acte de regarder ce qui est. Se voir soi-même tel que l’on est en cette lucidité où n’entre aucune option est le commencement et la fin de toute recherche.

La vertu, l’éthique ne consistent pas dans la répétition du bien. Toute vertu cesse d’en être une dès qu’elle devient mécanique.

La vie quotidienne, si elle est sans compréhension, vous poussera à passer à côté de l’amour, de la beauté, de la mort.

La vraie critique consiste à discerner les valeurs vraies, non à attribuer des valeurs.

L’amour ne sait rien du passé, ni du futur, il est sans cesse nouveau.

Le bien n’est pas le contraire du mal.

Le désir ardent de l’expérience engendre l’illusion.

Le désir, force motivante de l’homme, lui a fait créer beaucoup de choses plaisantes et utiles.

Le point de départ d’une pensée vraie est dans la connaissance de soi. Si l’on ne se comprend pas soi-même, l’on n’a aucune base pour penser ; ce que l’on pense n’est pas vrai.

Le vrai sens du mot « médiocrité », c’est n’escalader la montagne qu’à mi-hauteur sans jamais en atteindre le sommet. Ne jamais exiger la perfection, le meilleur de vous-même.

L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être.

Les possessions nous possèdent plus que nous ne les possédons.

Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même.

L’esprit ne peut être souple que lorsqu’il n’est pas enchaîné à une forme particulière de croyance.

L’habitude de nous conformer aux modèles qu’impose la société insensibilise nos coeurs.

L’important, c’est d’être à soi-même sa propre lumière, son propre maître et son propre disciple.

Lorsque l’on a pris conscience de tout le processus de l’obsession ou de tout autre problème, alors seulement on est libéré du problème.

Lorsque nous pourrons voir toutes choses comme elles sont, et non pas comme nous désirons qu’elles soient, alors nous ne connaîtrons plus les déceptions et n’aurons que bien rarement du chagrin. (L’Initié dans le Nouveau Monde)

Ne laissez pas vos préjugés obscurcir votre observation des choses telles qu’elles sont, ne faites qu’observer.

Ne pas se connaître soi-même, c’est détruire l’ordre sacré des choses.

Ne te permets jamais de te sentir triste ou déprimé. La dépression est une chose nuisible, parce qu’elle affecte les autres et leur rend la vie plus difficile, ce que tu n’as pas le droit de faire. C’est pourquoi, si jamais cela t’arrive, lutte immédiatement pour t’en débarrasser.

Nos conflits et notre état de confusion résultent des rapports faux que nous entretenons avec les gens, les choses, les idées.

Nos intuitions peuvent être l’expression de nos espoirs, de nos craintes, de notre amertume, de nos attentes, de nos souhaits.

Nous aurons à découvrir la signification de la vie, ne lui accordant pas seulement une portée intellectuelle, mais en regardant ce que cela signifie que de vivre.

Nous ne semblons pas réaliser que la pensée est l’élément commun qui nous relie tous.

Nous sommes les choses que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons.

Observer sans évaluer est la plus haute forme d’intelligence humaine.

On ne peut se rendre compte de la façon dont on est conditionné que lorsque survient un conflit dans une continuité de plaisir ou dans une protection contre la douleur.

Penser au futur c’est avoir des racines dans le sol de l’incertitude.

Porter sur toute chose un regard lucide, sans faire intervenir les souvenirs d’hier : alors, la vie cesse d’être problématique.

Pour aimer, il faut être libre.

Pour le développement total de l’être humain, la solitude en tant que moyen de cultiver la sensibilité est une nécessité.

Pour l’homme qui cherche, la recherche est elle-même amour, elle-même dévotion, elle-même connaissance. L’homme qui peut voir le ciel clairement est celui qui se trouve en plein air, loin des sentiers et de toutes traditions ; en lui réside l’Espoir. Il sera le Sauveur de l’Humanité.

Pour se transformer, la connaissance de soi est essentielle, sans vous connaitre vous-même il ne peut pas y avoir de transformation.

Pour voir clairement il faut qu’il y ait liberté et non une vision contrôlée.

Pourquoi nous comparer toujours à d’autres ? Si nous ne nous comparons à personne, nous devenons ce que nous sommes.

Range le livre, la description, la tradition, l’autorité, et prends la route pour découvrir toi-même.

Se connaître est le début de la sagesse.

Seul un esprit inoccupé peut avoir la fraîcheur voulue pour comprendre un problème. (Le sens du bonheur, 2006)

Seule la connaissance de soi peut vous affranchir de la peur. La connaissance de soi est le commencement de la sagesse et la fin de la peur. (Première et la dernière liberté, 1979)

Seule l’intelligence de l’amour et de la compassion peut résoudre tous les problèmes de la vie.

Si vous êtes capable de voir les faits sans aucun sentiment de condamnation ou d’approbation, vous découvrirez que ce processus d’examen fait voler en éclats toutes les barrières que l’esprit a érigées entre lui-même et les faits. (Le sens du bonheur)

Si vous voulez aider quelqu’un à changer, soyez comme le soleil. Donnez-lui la compassion, l’amour, l’intelligence et rien d’autre.

Tant que le cerveau reste conditionné par le temps et la pensée, il n’y a pas de véritable intuition, celle qui embrasse la totalité, qui perçoit la plénitude.

Tant que nous continuerons à grimper à l’échelle du succès, il y aura toujours des malheureux et des affamés.

Toute nouvelle expérience dépend de la précédente, du passé.

Un conflit, quelque soit sa forme et à quelque profondeur de notre être qu’il se trouve, est une perte d’énergie.

Un esprit conditionné par un système ne peut jamais voir la vérité.

Un esprit surchargé de passé est toujours en peine.

Un ordre imposé du dehors provoque presque toujours un désordre.

Une des choses les plus importantes qui soient est l’art de vivre.

Vivre dans le présent, complètement, totalement, c’est vivre ce qui est, avec l’actuel, sans le condamner ni le justifier. Tout problème vu dans cette clarté est résolu.

Biographie de Jiddu Krishnamurti (1895-1986) :

Philosophe et essayiste philosophe d’origine indienne promoteur d’une éducation alternative. Il est remarqué à l’âge de 14 ans par la Société Théosophique qui voyait en lui une incarnation de « l’Instructeur Mondial ». Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il attirera un large public, mais sans revendiquer la moindre autorité. À la base de son enseignement se trouve la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu’au prix d’une transformation de la conscience individuelle. L’accent est mis sur la nécessité de la connaissance de soi et sur la compréhension des influences limitatives du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti donna des conférences dans le monde entier jusqu’à sa mort. Ses entretiens et dialogues, son journal et ses lettres ont été rassemblés en plus de 60 volumes.

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