125 citations de Victor Hugo

Visage de Victor Hugo en circa 1875 en noir et blanc.

De Walery, Domaine public, Wiki

L’utopie est la vérité de demain.

Être contesté, c’est être constaté.

Savoir, penser, rêver. Tout est là.

Vous voulez la paix : créez l’amour.

L’amour fait songer, vivre et croire.

Dans « connaître », il y a « naître ».

La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.

Le bonheur est parfois caché dans l’inconnu.

Que reste-t-il de la vie, excepté d’avoir aimé ?

La moitié d’un ami, c’est la moitié d’un traître.

Rien n’arrête une idée dont le temps est venu.

Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.

Les mots sont les passants mystérieux de l’âme.

Il est bon d’être ancien et mauvais d’être vieux.

Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés.

Un poète est un monde enfermé dans un homme.

Ne nous lassons pas de déclarer la paix au monde.

Par le mal qu’ils ont fait, les hommes sont vaincus.

La vie, c’est la communication de proche en proche.

Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière.

On fait la charité quand on n’a pas su imposer la justice.

Pouvoir, vouloir, savoir, trois mots qui mènent le monde.

Ami est quelquefois un mot vide de sens, ennemi, jamais.

Le remords, c’est le crime enfoncé dans l’âme, qui s’oxyde.

Avant de s’agrandir au-dehors, il faut s’affermir au-dedans.

C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches.

Les malheureux sont ingrats ; cela fait partie de leur malheur.

Un grand artiste, c’est un grand homme dans un grand enfant.

Si l’on ne peut pardonner, cela ne vaut pas la peine de vaincre.

Le progrès ce n’est rien d’autre que la révolution faite à l’amiable.

L’esprit s’enrichit de ce qu’on lui donne, et le cœur, de ce qu’il donne.

Le premier des bons ménages est celui que l’on fait avec sa conscience.

Grands hommes ! Voulez-vous avoir raison demain ? Mourez aujourd’hui.

Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue.

On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées.

L’eau qui ne court pas fait un marais, l’esprit qui ne travaille pas fait un sot.

Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues.

La porte de la Vérité a deux clefs : l’une s’appelle l’étude, l’autre la souffrance.

Il y a souvent plus de choses naufragées au fond d’une âme qu’au fond de la mer.

Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !

C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.

Les fortes sottises sont souvent faites, comme les grosses cordes, d’une multitude de brins.

On s’en va parce qu’on a besoin de distraction, et l’on revient parce qu’on a besoin de bonheur.

Quelle est la plus haute faculté de l’âme ? Est-ce que ce n’est pas le génie ? Non, c’est la bonté.

La suggestion consiste à faire dans l’esprit des autres une petite incision où l’on met une idée à soi.

Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens. Mais, dans l’oeil du vieillard, on voit de la lumière.

La beauté de la mort, c’est la présence. Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents.

Les larmes sont un don. Souvent les pleurs, après l’erreur ou l’abandon, raniment nos forces brisées.

C’est une chose assez hideuse que le succès. Sa fausse ressemblance avec le mérite trompe les hommes.

Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit.

Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.

La véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes qu’on ne serait pas capable de commettre.

Les amis sont des anges silencieux, qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler.

La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l’égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l’homme libre.

Soyez comme l’oiseau posé pour un instant sur des rameaux trop frêles, qui sent plier la branche et qui chante pourtant, sachant qu’il a des ailes.

Les diamants sont trouvés seulement dans les endroits sombres de la terre, les vérités sont trouvées seulement dans les profondeurs de la pensée.

Aucune grâce extérieure n’est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l’âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.

La pensée échappe toujours à qui tente de l’étouffer. Elle se fait insaisissable à la compression ; elle se réfugie d’une forme dans l’autre. Le flambeau rayonne ; si on l’éteint, si on l’engloutit dans les ténèbres, le flambeau devient une voix, et l’on ne fait pas la nuit sur la parole ; si l’on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière et l’on ne bâillonne pas la lumière.

La liberté commence où l’ignorance finit.

(Océan prose, 1942)

La vie est une fleur. L’amour en est le miel.

(Le Roi s’amuse, II, 4, 1832)

Comme le souvenir est voisin du remords !

(Paroles sur la dune, 1843)

La guerre, c’est la guerre des hommes, la paix c’est la guerre des idées.

(Fragments)

La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.

(Océan, Tas de pierres, page 302)

Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas.

(Philosophie prose)

La solitude est bonne aux grands esprits et mauvaise aux petits. La solitude trouble les cerveaux qu’elle n’illumine pas.

(Choses vues)

L’amour, c’est l’absolu, c’est l’infini ; la vie, c’est le relatif et le limité. De là tous les secrets et profonds déchirements de l’homme quand l’amour s’introduit dans la vie. Elle n’est pas assez grande pour le contenira.

(Moi, l’amour, la femme, 1838)

Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Être libre, rien n’est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience ; dans la conscience, le droit se retourne et devient devoir. Prenons garde à ce que nous faisons ; nous vivons dans des temps exigeants.

(Actes et paroles, volume 5, page 32 et 33)

Section dédiée aux extraits de Les misérables de Victor Hugo :

Bon sens ne peut mentir.

Mieux vaut être la dent que l’herbe.

Le progrès est le mode de l’homme.

Le bonheur veut tout le monde heureux.

Aimer un être, c’est le rendre transparent.

Le mérite est de travailler selon ses forces.

Pour but, le salut ; pour moyen, le sacrifice.

Contempler, c’est labourer ; penser, c’est agir.

L’âme est le seul oiseau qui soutienne sa cage.

Il y a des cœurs où l’amour ne se conserve pas.

Je veux dire que l’homme a un tyran, l’ignorance.

La fièvre nourrit le malade et l’amour l’amoureux.

Le mariage est une greffe, cela prend bien ou mal.

La poésie, c’est tout ce qu’il y a d’intime dans tout.

La poésie d’un peuple est l’élément de son progrès.

Devant la volupté le cœur recule, pour mieux aimer.

Le vrai nom du dévouement, c’est désintéressement.

Chacun rêve l’inconnu et l’impossible selon sa nature.

L’amour est une respiration céleste de l’air du paradis.

Le rire, c’est le soleil, il chasse l’hiver du visage humain.

Comme l’âme est triste quand elle est triste par l’amour !

Ces deux forces qui sont les deux moteurs : croire et aimer.

Mourir par manque d’amour, c’est affreux. L’asphyxie de l’âme !

L’amour participe de l’âme même ; il est de même nature qu’elle.

Ainsi la paresse est mère : Elle a un fils, le vol, et une fille, la faim.

Rien n’est stupide comme vaincre ; la vraie gloire est convaincre.

L’amour a des enfantillages, les autres passions ont des petitesses.

Aimer, voilà la seule chose qui puisse occuper et remplir l’éternité.

Peu mentir n’est pas possible ; celui qui ment, ment tout le mensonge.

Se quereller et se dire vous, uniquement pour mieux se dire tu ensuite.

Le compliment, c’est quelque chose comme le baiser à travers le voile.

La douceur et la profondeur, c’est là toute la femme, c’est là tout le ciel.

Là où il y a vraiment mariage, c’est-à-dire où il y a amour, l’idéal s’en mêle.

Ayez de la chance, vous aurez le reste ; soyez heureux, on vous croira grand.

Prospérité suppose capacité : Gagnez à la loterie, vous voilà un habile homme.

Vous me demandez qui me force à parler ? Une drôle de chose ; ma conscience.

Les bras des mères sont faits de tendresse ; les enfants y dorment profondément.

Les soupçons ne sont autre chose que des rides ; la première jeunesse n’en a pas.

Propos de table et propos d’amour ; les uns sont aussi insaisissables que les autres.

L’amour est un enfant de six mille ans : L’amour a droit à une longue barbe blanche.

Faire des compliments à celle qu’on aime est la première façon de faire des caresses.

Chacune de nos passions, même l’amour, a un estomac qu’il ne faut pas trop remplir.

L’indifférence de ces penseurs, c’est là, selon quelques-uns, une philosophie supérieure.

On jugerait bien plus sûrement un homme d’après ce qu’il rêve que d’après ce qu’il pense.

On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage.

Vous qui souffrez parce que vous aimez, aimez plus encore : mourir d’amour, c’est en vivre.

Quand on est amoureux comme un tigre, c’est bien le moins qu’on se batte comme un lion.

Le plus souverain symptôme de l’amour, c’est un attendrissement parfois presqu’insupportable.

La lumière des torches ressemble à la sagesse des lâches ; elle éclaire mal, parce qu’elle tremble.

C’est une terrible chose d’être heureux ! comme on s’en contente ! comme on trouve que cela suffit !

Vous avez des joues qui appellent le baiser d’une sœur, et des lèvres qui réclament le baiser d’un amant.

À un certain degré de détresse, le pauvre, dans sa stupeur, ne gémit plus du mal et ne remercie plus du bien.

C’est une chose étrange, savez-vous cela ? Je suis dans la nuit. Il y a un être qui en s’en allant a emporté le ciel !

Le suprême bonheur de la vie, c’est la conviction qu’on est aimé; aimé pour soi-même, disons mieux, aimé malgré soi-même.

Aimer ou avoir aimé, cela suffit : Ne demandez rien ensuite. On n’a pas d’autre perle a trouver dans les plis ténébreux de la vie.

Vous rappelez-vous notre douce vie lorsque nous étions si jeunes tous deux, et que nous n’avions au cœur d’autre envie, que d’être bien mis et d’être amoureux !

Nos amours ont duré toute une semaine, mais que du bonheur les instants sont courts ! S’adorer huit jours, c’était bien la peine, le temps des amours devrait durer toujours.

J’ai rencontré dans la rue un jeune homme très pauvre qui aimait : son chapeau était vieux, son habit était usé ; il avait les coudes troués ; l’eau passait à travers ses souliers, et les astres à travers son âme.

Aimer remplace presque penser. L’amour est un ardent oubli du reste. Demandez donc la logique à la passion. Il n’y a pas plus d’enchaînement logique absolu dans le coeur humain qu’il n’y a de figure géométrique parfaite dans la mécanique céleste.

À un certain degré de misère, on est gagné par une sorte d’indifférence spectrale, et l’on voit les êtres comme des larves. Vos plus proches ne sont souvent pour vous que de vagues formes de l’ombre, à peine distinctes du fond nébuleux de la vie et facilement remêlées à l’invisible

Biographie de Victor Hugo (1802 à 1885) :

    Victor Hugo est l’un des plus importants poètes et dramaturges de langue française du XIXe siècle. Il est notamment célèbre pour les oeuvres suivantes : La Légende des siècles, Odes et Ballades, Les Contemplations, Notre-Dame de Paris, sans oublier Les Misérables. Il a fortement contribué au renouvellement du théâtre et de la poésie de son époque. Son exemple d’engagement politique a permis à plusieurs générations de développer une réflexion sur la participation des écrivains dans la vie sociale et politique. Ses opinions morales et politiques durant la deuxième partie de sa vie, et ses œuvres exceptionnelles ont fait de lui un personnage emblématique. Il a été honoré par des funérailles nationales et sa dépouille repose au Panthéon de Paris.

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