145 citations de Victor Hugo

Table des matières

Visage de Victor Hugo en circa 1875 en noir et blanc.

De Walery, Domaine public, Wiki

1) Citations de Victor Hugo extraites de Choses vue :

Tout homme comprend mal son intérêt.

D‘ordinaire les empires conquérants meurent d‘indigestion.

Les grandes révolutions naissent des petites misères comme les grands fleuves des petits ruisseaux.

Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. Soyons l‘humanité.

Et de l‘union des libertés dans la fraternité des peuples, naîtra la sympathie des âmes, germe de cet immense avenir où commencera pour le genre humain la vie universelle et qu‘on appellera la paix de l‘Europe.

2) Citations de Victor Hugo extraites de Les misérables :

Une affection est une conviction.

Mieux vaut être la dent que l’herbe.

Le progrès est le mode de l’homme.

Les livres sont des amis froids et sûrs.

Le bonheur veut tout le monde heureux.

Aimer un être, c’est le rendre transparent.

Le mérite est de travailler selon ses forces.

Pour but, le salut ; pour moyen, le sacrifice.

Le malheur fait l‘éducation de l‘intelligence.

Contempler, c’est labourer ; penser, c’est agir.

L’âme est le seul oiseau qui soutienne sa cage.

Il y a des cœurs où l’amour ne se conserve pas.

Voyager, c‘est naître et mourir à chaque instant.

Je veux dire que l’homme a un tyran, l’ignorance.

La fièvre nourrit le malade et l’amour l’amoureux.

La poésie, c’est tout ce qu’il y a d’intime dans tout.

La poésie d’un peuple est l’élément de son progrès.

Devant la volupté le cœur recule, pour mieux aimer.

Le vrai nom du dévouement, c’est désintéressement.

Chacun rêve l’inconnu et l’impossible selon sa nature.

L’amour est une respiration céleste de l’air du paradis.

Le rire, c’est le soleil, il chasse l’hiver du visage humain.

Comme l’âme est triste quand elle est triste par l’amour !

Ces deux forces qui sont les deux moteurs : croire et aimer.

Mourir par manque d’amour, c’est affreux. L’asphyxie de l’âme !

L’amour participe de l’âme même ; il est de même nature qu’elle.

Rien n’est stupide comme vaincre ; la vraie gloire est convaincre.

Ainsi la paresse est mère : Elle a un fils, le vol, et une fille, la faim.

Aimer, voilà la seule chose qui puisse occuper et remplir l’éternité.

L’amour a des enfantillages, les autres passions ont des petitesses.

Peu mentir n’est pas possible ; celui qui ment, ment tout le mensonge.

Se quereller et se dire vous, uniquement pour mieux se dire tu ensuite.

Le compliment, c’est quelque chose comme le baiser à travers le voile.

La douceur et la profondeur, c’est là toute la femme, c’est là tout le ciel.

Quelle grande chose, être aimé ! Quelle chose plus grande encore, aimer !

Là où il y a vraiment mariage, c’est-à-dire où il y a amour, l’idéal s’en mêle.

Ayez de la chance, vous aurez le reste ; soyez heureux, on vous croira grand.

Prospérité suppose capacité : Gagnez à la loterie, vous voilà un habile homme.

Vous me demandez qui me force à parler ? Une drôle de chose ; ma conscience.

Les bras des mères sont faits de tendresse ; les enfants y dorment profondément.

Les soupçons ne sont autre chose que des rides ; la première jeunesse n’en a pas.

Propos de table et propos d’amour ; les uns sont aussi insaisissables que les autres.

L’amour est un enfant de six mille ans : L’amour a droit à une longue barbe blanche.

Faire des compliments à celle qu’on aime est la première façon de faire des caresses.

Chacune de nos passions, même l’amour, a un estomac qu’il ne faut pas trop remplir.

L’indifférence de ces penseurs, c’est là, selon quelques-uns, une philosophie supérieure.

Aimer, c’est donner à autrui, par une sorte de pouvoir créateur, une existence supérieure.

On jugerait bien plus sûrement un homme d’après ce qu’il rêve que d’après ce qu’il pense.

On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage.

Vous qui souffrez parce que vous aimez, aimez plus encore : mourir d’amour, c’est en vivre.

Quand on est amoureux comme un tigre, c’est bien le moins qu’on se batte comme un lion.

Le plus souverain symptôme de l’amour, c’est un attendrissement parfois presqu’insupportable.

Aimer quelqu’un, c’est lui donner de l’importance à ses propres yeux, l’aider à croire en lui-même.

La lumière des torches ressemble à la sagesse des lâches ; elle éclaire mal, parce qu’elle tremble.

À mesure que j’avance dans la vie je me simplifie, et je deviens de plus en plus patriote de l’humanité.

Vous avez des joues qui appellent le baiser d’une sœur, et des lèvres qui réclament le baiser d’un amant.

À un certain degré de détresse, le pauvre, dans sa stupeur, ne gémit plus du mal et ne remercie plus du bien.

C’est une chose étrange, savez-vous cela ? Je suis dans la nuit. Il y a un être qui en s’en allant a emporté le ciel !

Le suprême bonheur de la vie, c’est la conviction qu’on est aimé; aimé pour soi-même, disons mieux, aimé malgré soi-même.

Aimer, c’est avoir dans les mains un fil pour toutes les épreuves, un flambeau pour tous les chemins, une coupe pour tous les fleuves.

On s‘aime, on se sourit, on se fait des petites moues avec le bout des lèvres, on s‘entrelace les doigts des mains, on se tutoie, et cela n‘empêche pas l‘éternité.

Vous rappelez-vous notre douce vie lorsque nous étions si jeunes tous deux, et que nous n’avions au cœur d’autre envie, que d’être bien mis et d’être amoureux !

Nos amours ont duré toute une semaine, mais que du bonheur les instants sont courts ! S’adorer huit jours, c’était bien la peine, le temps des amours devrait durer toujours.

Oh ! être couchés côte à côte dans le même tombeau, la main dans la main, et de temps en temps, dans les ténèbres, nous caresser doucement un doigt, cela suffirait à mon éternité.

J’ai rencontré dans la rue un jeune homme très pauvre qui aimait : son chapeau était vieux, son habit était usé ; il avait les coudes troués ; l’eau passait à travers ses souliers, et les astres à travers son âme.

Aimer remplace presque penser. L’amour est un ardent oubli du reste. Demandez donc la logique à la passion. Il n’y a pas plus d’enchaînement logique absolu dans le cœur humain qu’il n’y a de figure géométrique parfaite dans la mécanique céleste.

À un certain degré de misère, on est gagné par une sorte d’indifférence spectrale, et l’on voit les êtres comme des larves. Vos plus proches ne sont souvent pour vous que de vagues formes de l’ombre, à peine distinctes du fond nébuleux de la vie et facilement remêlées à l’invisible.

3) Citations de Victor Hugo extraites de Littérature et philosophie mêlées :

Il faut des monuments aux cités de l’homme ; autrement où serait la différence entre la ville et la fourmilière.

Les Sociétés ne sont bien gouvernées en fait et en droit que lorsque ces deux forces, l’intelligence et le pouvoir, se superposent.

La république, comme l’entendent certaines gens, c’est la guerre de ceux qui n’ont ni un sou, ni une idée, ni une vertu, contre quiconque a l’une de ces trois choses.

Combien de malheureux, qui auraient pu mieux faire, se sont mis en tête d‘écrire, parce qu‘en fermant un beau livre, ils s‘étaient dit : J‘en pourrais faire autant! et cette réflexion-là ne prouvait rien, sinon que l‘ouvrage était inimitable. En littérature comme en morale, plus une chose est belle plus elle semble facile.

Les révolutions sont de magnifiques improvisatrices. Un peu échevelées quelquefois. Effrayante charrue que celle des révolutions ! ce sont des têtes humaines qui roulent au tranchant du soc des deux côtés du sillon.

Mauvais éloge d’un homme que de dire : son opinion politique n’a pas varié depuis quarante ans. C’est dire que pour lui il n’y a eu ni expérience de chaque jour, ni réflexion, ni repli de la pensée sur les faits. C’est louer une eau d’être stagnante, un arbre d’être mort ; c’est préférer l’huître à l’aigle. Tout est variable au contraire dans l’opinion ; rien n’est absolu dans les choses politiques, excepté la moralité intérieure de ces choses. Or cette moralité est affaire de conscience et non d’opinion. L’opinion d’un homme peut donc changer honorablement, pourvu que sa conscience ne change pas. Progressif ou rétrograde, le mouvement est essentiellement vital, humain, social

4) Citations de Victor Hugo extraites d’œuvres diverses avec références :

La liberté commence où l’ignorance finit. (Océan, 1842)

Comme le souvenir est voisin du remords ! (Paroles sur la dune, 1843)

La vie est une fleur. L’amour en est le miel. (Le Roi s’amuse, II, 4, 1832)

Admirons les grands maîtres, ne les imitons pas. (Odes et Ballades, préface)

La guerre, c’est la guerre des hommes, la paix c’est la guerre des idées. (Fragments)

La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder. (Océan, 1842)

La mort, c‘est la montée de tout ce qui a vécu au degré supérieur. (Discours prononcé en1865)

Mettre tout en équilibre, c‘est bien ; mettre tout en harmonie, c‘est mieux. (Quatrevingt-treize, 1874)

Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout. (Le Rhin : lettres à un ami, 1845)

Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens. Mais, dans l’œil du vieillard, on voit de la lumière. (La légende des siècles)

La solitude est bonne aux grands esprits et mauvaise aux petits. La solitude trouble les cerveaux qu’elle n’illumine pas. (Choses vues)

La beauté de la mort, c’est la présence. Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents. (Prononcé par V. Hugo le 19 janvier 1865)

Aimer ou avoir aimé, cela suffit : Ne demandez rien ensuite. On n’a pas d’autre perle à trouver dans les plis ténébreux de la vie. (Recueil de poèmes : Les Voix intérieures, 1837)

L’amour, c’est l’absolu, c’est l’infini ; la vie, c’est le relatif et le limité. De là tous les secrets et profonds déchirements de l’homme quand l’amour s’introduit dans la vie. Elle n’est pas assez grande pour le contenira. (Moi, l’amour, la femme, 1838)

Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Être libre, rien n’est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience ; dans la conscience, le droit se retourne et devient devoir. Prenons garde à ce que nous faisons ; nous vivons dans des temps exigeants. (Actes et paroles, volume 5, page 32 et 33)

5) Autres citations de Victor Hugo :

Qui a bu, boira. Qui a lu, lira.

L’utopie est la vérité de demain.

Savoir, penser, rêver. Tout est là.

Être contesté, c’est être constaté.

Vous voulez la paix : créez l’amour.

L’amour fait songer, vivre et croire.

Dans « connaître », il y a « naître ».

La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.

Le bonheur est parfois caché dans l’inconnu.

Aucune vertu ne peut se loger dans la haine.

La moitié d’un ami, c’est la moitié d’un traître.

Rien n’arrête une idée dont le temps est venu.

Que reste-t-il de la vie, excepté d’avoir aimé ?

Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.

Il est bon d’être ancien et mauvais d’être vieux.

Les mots sont les passants mystérieux de l’âme.

Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés.

Un poète est un monde enfermé dans un homme.

Par le mal qu’ils ont fait, les hommes sont vaincus.

La vie, c’est la communication de proche en proche.

Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière.

On fait la charité quand on n’a pas su imposer la justice.

Pouvoir, vouloir, savoir, trois mots qui mènent le monde.

Ami est quelquefois un mot vide de sens, ennemi, jamais.

Avant de s’agrandir au-dehors, il faut s’affermir au-dedans.

Le remords, c’est le crime enfoncé dans l’âme, qui s’oxyde.

C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches.

Les malheureux sont ingrats ; cela fait partie de leur malheur.

Un grand artiste, c’est un grand homme dans un grand enfant.

Si l’on ne peut pardonner, cela ne vaut pas la peine de vaincre.

Le progrès ce n’est rien d’autre que la révolution faite à l’amiable.

Qui n’est pas capable d’être pauvre n’est pas capable d’être libre.

L’esprit s’enrichit de ce qu’on lui donne, et le cœur, de ce qu’il donne.

Le premier des bons ménages est celui que l’on fait avec sa conscience.

Grands hommes ! Voulez-vous avoir raison demain ? Mourez aujourd’hui.

Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue.

On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées.

Un seul esclave sur terre suffit à déshonorer la liberté de tous les hommes.

L’eau qui ne court pas fait un marais, l’esprit qui ne travaille pas fait un sot.

Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues.

La porte de la Vérité a deux clefs : l’une s’appelle l’étude, l’autre la souffrance.

Il y a souvent plus de choses naufragées au fond d’une âme qu’au fond de la mer.

Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !

C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.

Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas.

Les fortes sottises sont souvent faites, comme les grosses cordes, d’une multitude de brins.

On s’en va parce qu’on a besoin de distraction, et l’on revient parce qu’on a besoin de bonheur.

Quelle est la plus haute faculté de l’âme ? Est-ce que ce n’est pas le génie ? Non, c’est la bonté.

La suggestion consiste à faire dans l’esprit des autres une petite incision où l’on met une idée à soi.

Les larmes sont un don. Souvent les pleurs, après l’erreur ou l’abandon, raniment nos forces brisées.

C’est une chose assez hideuse que le succès. Sa fausse ressemblance avec le mérite trompe les hommes.

Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit.

Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.

La véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes qu’on ne serait pas capable de commettre.

Les amis sont des anges silencieux, qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler.

La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l’égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l’homme libre.

Soyez comme l’oiseau posé pour un instant sur des rameaux trop frêles, qui sent plier la branche et qui chante pourtant, sachant qu’il a des ailes.

Les diamants sont trouvés seulement dans les endroits sombres de la terre, les vérités sont trouvées seulement dans les profondeurs de la pensée.

Aucune grâce extérieure n’est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l’âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.

La pensée échappe toujours à qui tente de l’étouffer. Elle se fait insaisissable à la compression ; elle se réfugie d’une forme dans l’autre. Le flambeau rayonne ; si on l’éteint, si on l’engloutit dans les ténèbres, le flambeau devient une voix, et l’on ne fait pas la nuit sur la parole ; si l’on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière et l’on ne bâillonne pas la lumière.

Courte biographie de Victor Hugo (1802 à 1885) :

Victor Hugo est l’un des plus importants poètes et dramaturges de langue française du XIXe siècle. Il est notamment célèbre pour les oeuvres suivantes : La Légende des siècles, Odes et Ballades, Les Contemplations (lien externe), Notre-Dame de Paris, sans oublier Les Misérables. Il a fortement contribué au renouvellement du théâtre et de la poésie de son époque. Son exemple d’engagement politique a permis à plusieurs générations de développer une réflexion sur la participation des écrivains dans la vie sociale et politique. Ses opinions morales et politiques durant la deuxième partie de sa vie, et ses œuvres exceptionnelles ont fait de lui un personnage emblématique. Il a été honoré par des funérailles nationales et sa dépouille repose au Panthéon de Paris.

Textes complets d’œuvres de Victor Hugo :

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