310 citations et proverbes de Confucius

Dessin en noir et blanc représentant Confucius vieux portant une longue barbe.

 

Citations de Confucius extraites des Entretiens :

Une image vaut mille mots.

L’arrogance est pire que l’avarice.

Ne choisis tes amis que parmi tes égaux.

Apprends à bien vivre, tu sauras bien mourir.

Celui qui sait obéir saura ensuite commander.

Laissez à la jeune fleur le temps de s’épanouir.

Oublie les injures, n’oublie jamais les bienfaits.

Le tout est plus grand que la somme des parties.

Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir.

Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal.

Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de question.

Si la foule déteste quelqu’un, examinez avant de juger.

Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu.

Un homme sans foi : je ne sais pas ce qu’il faut en faire.

Les fautes des hommes sont relatives à l’état de chacun.

Sans principes communs, ce n’est pas la peine de discuter.

Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour.

Je n’enseigne pas celui qui ne s’efforce pas de comprendre.

L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte.

La vertu ne va jamais seule ; elle attire toujours des imitateurs.

Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.

Agissez avec gentillesse, mais n’attendez pas de reconnaissance.

On s’égare rarement en s’imposant soi-même des règles sévères.

L’homme honorable recherche la Voie, et non les biens matériels.

Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l’éducation.

On peut connaître la vertu d’un homme en observant ses défauts.

Rappelle-toi que ton fils n’est pas ton fils, mais le fils de son temps.

Faire quelque chose de remarquable vaut mieux qu’être remarqué.

Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes.

Le sage a honte de ses défauts, mais n’a pas honte de s’en corriger.

Je ne sais à quoi peut être bon un homme qui manque de sincérité.

Y a-t-il un précepte qui puisse guider l’action de toute une vie ? Aimer.

Si les expressions dont on se sert sont nettes et intelligibles, cela suffit.

Le sage s’applique à être lent dans ses paroles et diligent dans ses actes.

La vertu de l’humanité est plus salutaire aux hommes que l’eau et le feu.

Qui comprend le nouveau en réchauffant l’ancien peut devenir un maître.

Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu’ils agissent envers vous.

Il faut satisfaire aux désirs de son cœur, sans toutefois dépasser la mesure.

Le sage est calme et serein. L’homme de peu est toujours accablé de soucis.

Occupe-toi du soin de prévenir les crimes, pour diminuer le soin de les punir.

Que vos promesses soient conformes à la justice et vous pourrez tenir parole.

On triomphe des mauvaises habitudes plus aisément aujourd’hui que demain.

Les hommes vicieux déguisent leurs fautes sous un certain dehors d’honnêteté.

L’homme supérieur fait de l’équité et de la justice la base de toutes ses actions.

Que l’on s’efforce d’être pleinement humain et il n’y aura plus place pour le mal.

Se regarder scrupuleusement soi-même, ne regarder que discrètement les autres.

L’homme supérieur se conduit toujours conformément à la droiture et à la vérité.

Ne cherchez pas à vous immiscer dans les affaires dont vous n’avez pas la charge.

Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions.

Celui qui ne craint pas de promettre de grandes choses a de la peine à les exécuter.

Qui ne connaît pas la valeur des paroles des hommes, ne les connaît pas eux-mêmes.

Ayez des enseignements pour tout le monde, sans distinction de classes ou de rangs.

Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances.

L’ouvrier qui veut bien faire son travail doit commencer par aiguiser ses instruments.

Quand on ne sait pas ce qu’est la vie, comment pourrait-on savoir ce qu’est la mort ?

Donnez beaucoup d’étendue à vos études, et portez-y une volonté ferme et constante.

Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l’État ?

L’homme honorable attend tout de lui-même ; l’homme de peu attend tout des autres.

Que vos paroles soient sincères et fidèles ; que vos actions soient honorables et dignes.

L’homme sans vertu ne trouve dans les richesses que les moyens de satisfaire ses vices.

Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice, il faut tenir sa parole.

L’amour de la sincérité et de la fidélité, sans l’amour de l’étude, a pour défaut la duperie.

Un homme dépourvu de sincérité et de fidélité est un être incompréhensible à mes yeux.

L’amour de l’humanité, sans l’amour de l’étude, a pour défaut l’ignorance ou la stupidité.

L’homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut enseigner ; ensuite il enseigne.

La vie de l’homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard.

Hélas ! je n’ai encore vu personne qui aimât la vertu comme on aime la beauté corporelle.

L’amour de la science, sans l’amour de l’étude, a pour défaut l’incertitude ou la perplexité.

Les principes de conduite étant différents, on ne peut s’aider mutuellement par des conseils.

Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.

Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres évite les mécontentements.

La modestie dirige l’homme supérieur ; la sincérité et la fidélité lui servent d’accomplissements.

Celui dont la crainte et le respect sont conformes aux lois de la politesse, éloigne de lui la honte.

Ce n’est pas un malheur d’être méconnu des hommes, mais c’est un malheur de les méconnaître.

L’homme qui ne médite ou ne prévoit pas les choses éloignées, doit éprouver un chagrin prochain.

Il est plus difficile de se défendre de l’amertume dans la pauvreté que de l’orgueil dans l’opulence.

L’homme supérieur regrette de voir sa vie s’écouler sans laisser après lui des actions dignes d’éloges.

Pour un pauvre, il est difficile d’être sans amertume. Pour un riche, il est facile d’être sans arrogance.

Un homme survit grâce à son honnêteté ; les malhonnêtes gens ne doivent leur survie qu’à la chance.

Il faut que le disciple de la sagesse ait le cœur grand et courageux. Le fardeau est lourd et le voyage est long.

Celui qui dans ses entreprises cherche uniquement son intérêt propre excite beaucoup de mécontentement.

L’honnête homme se base sur la justice, agit selon les rites, s’exprime avec modestie et conclut de bonne foi.

L’honnête homme a de l’autorité, mais pas d’arrogance. L’homme vulgaire a de l’arrogance mais, pas d’autorité.

Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas ; affligez-vous de ne pas connaître les hommes.

Pendant le vivant de votre père, observez avec soin sa volonté ; après sa mort, ayez toujours les yeux fixés sur ses actions.

L’homme honorable cultive l’harmonie et non le conformisme. L’homme de peu cultive le conformisme et non l’harmonie.

Le sage aime tous les hommes et n’a de partialité pour personne. L’homme vulgaire est partial et n’aime pas tous les hommes.

Ne pas se laisser imprégner par les calomnies, ni se laisser meurtrir par les accusations, c’est la lucidité d’un homme qui voit loin.

L’homme honorable est maître de lui-même et n’a de contestation avec personne ; il est sociable, mais n’est pas homme de parti.

L’homme honorable développe ce qui est beau chez autrui et non ce qui est laid. L’homme de peu tient une conduite tout opposée.

L’âge de votre père et de votre mère ne doit pas être ignoré de vous ; il doit faire naître en vous, tantôt de la joie, tantôt de la crainte.

C’est seulement quand le froid de l’hiver est arrivé qu’on s’aperçoit que le pin et le cyprès perdent leur feuilles après tous les autres arbres.

Quand vous rencontrez un homme vertueux, cherchez à l’égaler. Quand vous rencontrez un homme dénué de vertu, examinez vos propres manquements.

Rien ne sert de parler des choses qui sont déjà accomplies, ni de faire des remontrances sur celles qui sont déjà très avancées, ni de blâmer ce qui est passé.

L’homme honorable donne une attention spéciale à neuf choses. Il s’applique à bien voir ce qu’il regarde, à bien entendre ce qu’il écoute ; il a soin d’avoir un air affable, d’avoir une attitude déférente, d’être sincère dans ses paroles, d’être diligent dans ses actions ; dans ses doutes, il a soin d’interroger ; lorsqu’il est mécontent, il pense aux suites fâcheuses de la colère ; en face d’un bien à obtenir, il se rappelle la justice.

Citations de Confucius extraites du Livre des sentences :

Un père ne connaît pas les défauts de son fils.

C’est un tort égal de pécher par excès ou par défaut.

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte.

L’attention aux petites choses est l’économie de la vertu.

L’herbe, si le vent vient à passer, s’incline nécessairement.

Un homme heureux est un homme qui se contente de peu.

Celui qui plante la vertu ne doit pas oublier de l’arroser souvent.

Un mot perd l’affaire ; un homme détermine le sort d’un empire.

L’erreur est égale, que l’on dépasse les bornes ou que l’on reste en deçà.

Pas trop d’isolement, pas trop de relations ; le juste milieu, voilà la sagesse.

Le grave défaut est d’avoir des défauts et de ne pas s’efforcer de s’en corriger.

Pour un mot, un homme est réputé sage ; pour un mot, un homme est jugé sot.

Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux.

Quand l’oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l’homme est près de mourir, ses paroles portent l’empreinte de la vertu.

Citations de Confucius d’autres sources :

L’homme parfait parle peu.

L’homme qui sait n’hésite pas.

Réfléchir sans étudier est périlleux.

Le sage est ferme, il n’est pas obstiné.

Celui qui parle trop agira difficilement.

Tout passe comme l’eau d’une rivière.

Des habitudes viennent les différences.

Dans la colère, le sage pense à ses suites.

La joie est en tout ; il faut savoir l’extraire.

L’objet de l’homme supérieur est la vérité.

Soyez polis, vous commettrez peu de fautes.

L’excès ne vaut pas mieux que l’insuffisance.

On doit soigner l’extérieur comme l’intérieur.

Le sage voit son devoir. Le sot voit son intérêt.

Un général vraiment grand n’aime pas la guerre.

L’homme supérieur se tient dans le juste milieu.

Un mot placé mal à propos ne peut se reprendre.

Où que vous alliez, allez-y avec tout votre cœur.

Le milieu est le point le plus voisin de la sagesse.

Passé quarante ans, les défauts sont incorrigibles.

En cherchant à hâter les choses, on manque le but.

Le silence est le seul ami qui ne nous trahit jamais.

Comprendre la volonté du Ciel conduit à la sagesse.

L’homme supérieur est toujours tranquille et calme.

La connaissance est la clé du pouvoir, de la sagesse.

Entre hommes polis et sincère, il n’y a pas de classes.

Seuls les grands esprits et les sots ne changent jamais.

La qualité fondamentale d’un chef est la bienveillance.

Résolvez un problème et vous en éloignez cent autres.

La chance est bien souvent un hasard qui se provoque.

Tout a de la beauté, mais tout le monde ne le voit pas.

Dans les funérailles, mieux vaut douleur qu’ostentation.

Celui qui pense à être humain ne commet pas de fautes.

L’invariabilité dans le milieu est ce qui constitue la vertu.

Ne pas se corriger après une faute, c’est là qu’est la faute.

Mieux vaut un diamant avec une faille qu’un caillou sans.

Le sage respecte tout. Avant tout, il se respecte lui-même.

Celui dont la pensée ne va pas loin verra les ennuis de près.

Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien.

Si tu veux juger des moeurs d’un peuple, écoute sa musique.

Je ne puis apprendre à parler à qui ne s’efforce pas de parler.

Le plus sûr soutien est celui que l’on trouve chez ses proches.

Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient.

Nos yeux voient trop le monde et pas assez le cœur et l’âme.

Pour qu’une chose soit faite, donnez-la à quelqu’un d’occupé.

On ne peut bien gouverner sa famille qu’en donnant l’exemple.

L’homme qui poursuit deux lapins à la fois n’en attrape aucun.

Il n’est pas nécessaire d’aller vite, le tout est de ne pas s’arrêter.

La nature fait les hommes semblables. La vie les rend différents.

Celui qui comprend son devoir et ne le remplit pas est un lâche.

Celui qui ne connaît pas les mots ne peut connaître les hommes.

Il reste toujours un peu de parfum à la main qui donne des roses.

Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter.

Plus on apprend, plus on voit que l’on ignore beaucoup de choses.

La vraie connaissance est de connaître l’étendue de son ignorance.

Quand le matin, on a compris la loi morale, on peut mourir le soir.

Tous les hommes ne peuvent être grands, tous peuvent être bons.

Si tu empruntes le chemin de la vengeance, prépare deux cercueils.

Être humain, c’est aimer les hommes. Être sage, c’est les connaître.

Quand le sage s’arrête-t-il d’étudier ? Quand on ferme son cercueil.

L’honnête homme remonte sa pente, l’homme vulgaire la descend.

De petites impatiences peuvent conduire à une grande imprudence.

On peut approuver un juste conseil, mais l’essentiel est de se corriger.

Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse, ne l’inflige pas aux autres.

Ne te crois point si important que les autres te paraissent insignifiants.

Et la poursuite de petits avantages fait avorter les grandes entreprises.

Ne recherchez pas l’amitié de ceux qui ne partagent pas vos exigences.

Si j’avais le pouvoir, je commencerais par redonner leur sens aux mots.

Travaillez sans relâche comme si vous ne deviez jamais atteindre le but.

L’homme honorable aspire à la perfection, et l’homme de peu, à la terre.

On peut obliger le peuple à obéir. On ne peut pas le forcer à comprendre.

Le pur esprit monte dans les airs comme une flèche et devient victorieux.

Apprendre sans réfléchir est vain. Réfléchir sans apprendre est dangereux.

Le sage voit l’ensemble, non le détail. Le sot compare et ne généralise pas.

Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même.

On peut enlever un général à son armée, mais non à un homme sa volonté.

Que le prince agisse en prince, le sujet en sujet, le père en père, le fils en fils.

L’homme peut être amené à faire le mal, mais alors sa nature subit violence.

Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle.

L’homme jeune marche plus vite que l’ancien, mais l’ancien connait le chemin.

L’ouvrier qui veut bien faire son travail doit commencer par aiguiser ses outils.

Rien n’est jamais sans conséquence. En conséquence, rien n’est jamais gratuit.

L’homme de bien cherche en lui-même, l’homme mesquin cherche chez autrui.

Le bonheur n’est pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir.

Celui qui ne prévoit pas les choses lointaines s’expose à des malheurs prochains.

La conduite du sage est sans saveur, comme l’eau. (L’invariabilité dans le milieu)

L’honnête homme n’attend que la justice, l’homme vulgaire attend des faveurs.

Qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats.

Celui qui est noble met l’emphase sur les qualités et les vertus de ses semblables.

Si vous deviez un jour vous transformer vous-même, faites-le un peu chaque jour.

Tout homme engagé dans une mauvaise passe, peut revenir dans le droit chemin.

Celui qui ranime le passé pour connaître ce qui est nouveau, celui-là est un maître.

L’homme de peu colore toujours de belles apparences les fautes qu’il a commises.

Pour bien gouverner un État, il faut éloigner les beaux parleurs. Ils sont dangereux.

Tout le monde peut être important, car tout le monde peut servir à quelque chose.

Il faut trois ans pour apprendre à parler, et toute une vie pour apprendre à écouter.

On peut tuer le général d’une armée, mais non l’ambition dans le cœur de l’homme.

Conduis-toi de manière à ne causer aucun souci à tes parents si ce n’est sur ta santé.

L’homme supérieur cherche ce qui est juste, l’homme inférieur, ce qui est profitable.

Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les petites pierres.

Le sentiment du vrai et du faux ou du juste et de l’injuste est le principe de la sagesse

On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu’elle soit, qui nous sépare de la vertu.

Ne vous souciez pas d’être sans emploi ; souciez-vous plutôt d’être digne d’un emploi.

Celui qui ajoute de nouvelles connaissances aux anciennes est le véritable enseignant.

Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l’insensé la demande aux autre.

On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une.

La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute.

À l’égard du monde, le sage n’a ni préjugé ni prédilection. Il est pour tout ce qui est juste.

Conduis ta vie de façon qu’à ta mort tout le monde pleure et que tu sois le seul à sourire.

L’homme sage apprend de ses erreurs, l’homme plus sage apprend des erreurs des autres.

Il faut d’abord faire ce qui nous coûte, ensuite ce qui nous plaît. C’est la vertu d’humanité.

Le sage n’accable pas les autres de sa supériorité. Il ne les humilie pas de leur impuissance.

Quiconque a entendu les cris d’un animal qu’on tue ne peut plus jamais manger de sa chair.

L’homme honorable s’attache à observer les lois, et l’homme de peu, à s’attirer des faveurs.

Il est rare de trouver un homme qui se livre trois ans à l’étude, sans avoir en vue un salaire.

Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson.

Ce ne sont pas les mauvaises herbes qui étouffent les graines, mais la négligence du paysan.

La voie du maître se ramène à ceci : exigence envers soi-même, mansuétude pour les autres.

Celui qui est respectueux sans mesure est fatigant. Celui qui est franc sans mesure est insolent.

L’homme de bien ne demande rien qu’à lui-même ; l’homme de peu demande tout aux autres.

Ne vous affligez pas d’être connu de personne, mais travaillez à vous rendre digne d’être connu.

L’homme sage n’est pas comme un vase ou un instrument qui n’a qu’un usage ; il est apte à tout.

L’homme supérieur est amical sans être familier ; l’homme vulgaire est familier sans être amical.

La voie de la raison n’est pas claire. Les sages la dépassent, Les vicieux ne l’atteignent même pas.

Le père qui n’enseigne pas ses devoirs à son fils est autant coupable que ce dernier s’il les néglige.

Le but n’est pas tout. Chaque pas vers le but est un but. Ce sont tous les petits buts qui font le but.

Ne parlez de vous ni en bien car on ne vous croirait pas, ni en mal car on ne vous croirait que trop.

L’homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ; il sait se plier, mais non se courber.

L’homme supérieur est influencé par la justice ; l’homme vulgaire est influencé par l’amour du gain.

Lorsque le muscle devient l’arme du fort, le rire et l’esprit demeurent les ultimes remparts du faible.

Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d’ennuis te seront épargnés.

Lorsque vous travaillez pour les autres, faites-le avec autant d’ardeur que si c’était pour vous-même.

Celui qui pose une question risque de passer pour un sot. Celui qui n’en pose pas est sûr de le rester.

L’homme honorable considère les choses à travers la justice, et l’homme de peu à travers son intérêt.

Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.

Aimer les autres et prendre soin d’eux, c’est agir avec humanité. Les comprendre, c’est agir avec vertu.

Apprendre quelque chose pour pouvoir le vivre à tout moment, n’est-ce pas là source de grand plaisir ?

Je n’ai pas encore vu un homme qui ait pu apercevoir ses défauts et qui s’en soit blâmé intérieurement.

Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l’aime. Celui qui l’aime ne vaut pas celui qui en fait sa joie.

La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal. (L’invariabilité dans le milieu)

Celui qui ne réfléchit pas et n’établit pas son plan longtemps à l’avance trouvera les difficultés à sa porte.

Un homme, eût-il les plus belles qualités, s’il est orgueilleux et avare, rien en lui ne mérite d’être regardé.

Le problème des hommes, c’est qu’ils négligent leur propre champ pour aller ensemencer celui des autres.

Notre plus grande gloire n’est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons.

On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu’il nous fît.

Dis-moi et j’oublierai. Montre-moi et je m’en souviendrai peut-être. Fais-moi participer et je comprendrai.

L’efficacité du milieu juste est suprême, mais la plupart des gens en ont perdu la notion depuis longtemps.

Je ne maudis pas le Ciel, je ne me plains pas des hommes, j’étudie humblement pour atteindre la réalisation.

L’homme de bien, dans le monde, ne se braque ni pour ni contre, mais s’incline vers ce qu’exige la situation.

Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide.

Celui qui par l’étude de la connaissance du passé obtient une connaissance nouvelle, est digne d’être un maître.

Je ne m’attends pas à trouver un saint aujourd’hui. Si je pouvais seulement trouver un sage, je m’en contenterais.

L’homme supérieur est celui qui d’abord met ses paroles en pratique et ensuite parle conformément à ses actions.

Faire le bien sans chercher de récompenses, fuir le mal sans avoir la crainte du châtiment : homme rare sous le ciel.

L’homme supérieur, c’est celui qui d’abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions.

Le commerce du sage est sans saveur et il perfectionne ; le commerce de l’homme de peu est agréable et il corrompt.

Chaque vérité possède quatre coins : en tant que professeur, je te donne un coin et c’est à toi de trouver les trois autres.

Si un homme parvient dans la matinée à la compréhension du Tao, tout est bien pour lui, même s’il meurt dans la soirée.

Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur composé est rarement signe de plénitude humaine.

Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu’il réside dans la façon de la gravir.

Je voudrais que les vieillards puissent vivre en paix, que tous les amis soient fidèles et que les jeunes gens aiment leurs aînés.

L’homme de bien se révèle dans les grandes occasions ; l’homme de peu ne s’accomplira jamais que dans les petites tâches.

Le prince ne doit pas craindre de n’avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens.

Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté, même dans la richesse.

Négligez et vous perdrez. Cherchez et vous trouverez. Mais chercher ne conduit à trouver que si nous cherchons ce qui est en nous.

Entendre les plaideurs et rendre la justice, je le puis tout comme un autre. L’important serait de faire qu’il n’y eût plus de plaideurs.

Comme les richesses ornent et embellissent une maison, de même les intentions pures et sincères ornent et embellissent la personne.

La vérité ne déroge pas à la nature humaine. Si ce qui est considéré comme vérité déroge à la nature humaine, ce ne peut être la vérité.

Quand vous plantez une graine une fois, vous obtenez une seule et unique récolte. Quand vous instruisez les gens, vous en obtenez cent.

Se nourrir d’un peu de riz, boire de l’eau, n’avoir que son bras courbé pour appuyer sa tête, permet également d’atteindre la satisfaction.

Celui qui est conscient de sa faiblesse dans la pratique de ses devoirs est bien proche de la force d’âme nécessaire à leur accomplissement.

Si tu rencontres un individu de valeur, cherche à lui ressembler. Si tu rencontres une personne médiocre, cherche ses défauts en toi-même.

La vertu parfaite consiste à se rendre capable de pratiquer cinq choses sous le ciel : déférence, grandeur d’âme, honnêteté, diligence et générosité.

Tuer un homme pour sauver le monde, ce n’est pas agir pour le bien du monde. S’immoler soi-même pour le bien du monde, voilà qui est bien agir.

Il y a trois sortes d’hommes auxquels il est utile de se lier d’amitié : les hommes droits, les hommes sincères et les hommes qui ont beaucoup appris.

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines. D’autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses.

Le pouvoir : Si un supérieur ne peut accorder sa confiance aux hommes moins élevés hiérarchiquement, alors le peuple ne peut être bien administré.

Est vraiment sage celui qui, sans présumer d’avance qu’on cherche à le tromper ou qu’on se méfie de lui, est capable de déjouer au moment voulu les ruses.

Écoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentif à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu ; alors, vous commettrez rarement de fautes.

L’homme supérieur porte attention à ses devoirs et vigilance à ses paroles, il aime fréquenter ceux qui ont de droits principes, afin de régler sur eux sa conduite.

Un homme de cœur, un homme pleinement homme ne cherche pas à survivre aux dépens de son humanité. Au besoin il donne sa vie pour préserver son humanité.

La voie du juste milieu n’est pas suivie. Les hommes intelligents vont au-delà, les ignorants restent en deçà. Les sages veulent trop faire, et l’homme de peu pas assez.

Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du coeur, se rendent souvent odieux.

Trois sortes d’amis sont utiles, trois sortes d’amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard.

Veux-tu que je t’enseigne le moyen d’arriver à la connaissance ? Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement.

Quand on désire savoir, on interroge. Quand on veut être capable, on étudie. Revoyez sans arrêt ce que vous savez déjà. Étudiez sans cesse du nouveau. Alors vous deviendrez un maître.

Prenez trois hommes au hasard des rues ; ils auront nécessairement quelque chose à m’enseigner. Les qualités de l’un me serviront de modèle, les défauts de l’autre d’avertissement.

Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient faire le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire.

Quand le naturel l’emporte sur la culture, cela donne un sauvage ; quand la culture l’emporte sur le naturel, cela donne un pédant. L’exact équilibre du naturel et de la culture produit l’honnête homme.

Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l’étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n’étudient pas : c’est le peuple.

L’homme de bien situe la justice au-dessus de tout. Un homme de bien qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un rebelle. L’homme médiocre qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un brigand.

Par trois méthodes, nous pouvons apprendre la sagesse : tout d’abord, grâce à la réflexion, qui est la plus noble. En second lieu, par imitation, qui est le plus facile ; et la troisième par l’expérience, qui est la plus amère.

Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité, ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité, ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les réactions de l’autre, ce qui est de l’aveuglement.

Si vous refusez d’instruire un homme qui a les dispositions requises, vous perdez un homme. Si vous enseignez un homme qui n’a pas les dispositions nécessaires, vous perdez vos instructions. Un sage ne perd ni les hommes ni ses enseignements.

Si vos parents tombent dans une faute, avertissez-les avec grande douceur. Si vous les voyez déterminés à ne pas suivre vos avis, redoublez vos témoignages de respect, sans vous opposer. Quand même ils vous maltraiteraient, n’en ayez aucun ressentiment.

S’il y a de la lumière dans votre âme, il y aura de la beauté en vous. S’il y a de la beauté en vous, il y aura de l’harmonie dans votre maison. S’il y a de l’harmonie dans votre maison, il y aura de l’ordre dans votre pays. S’il y a de l’ordre dans votre pays, il y aura de la paix dans le monde.

La voie de la justesse n’est pas connue clairement, et j’en connais la raison : Les hommes vertueux et capables, veulent trop en faire et souvent dépassent les limites. Les hommes vicieux s’aveuglent eux-mêmes et restent en deçà des limites ; et donc cette justesse qui peut s’appeler équilibre est très difficile à obtenir.

Quand le savoir se répand la volonté devient sincère. Quand la volonté est sincère l’esprit pense correctement. Quand l’esprit pense correctement le moi est cultivé. Quand le moi est cultivé le clan est en harmonie. Quand le clan est en harmonie le pays est bien gouverné. Quand le pays est bien gouverné la paix se répandra sur la terre.

À 15 ans, ma volonté était tendue vers l’étude. À 30 ans, je m’y perfectionnais. À 40 ans, je n’éprouvais plus d’incertitudes. À 50 ans, je connaissais le décret céleste. À 60 ans, je comprenais sans avoir besoin d’y réfléchir tout ce que mon oreille entendait. À 70 ans, en suivant les désirs de mon coeur, je ne transgressais aucune règle.

Pour mettre de l’ordre dans le monde, nous devons d’abord mettre de l’ordre dans la nation. Pour mettre de l’ordre dans la nation, nous devons mettre de l’ordre dans la famille. Pour mettre de l’ordre dans la famille, nous devons cultiver notre vie personnelle. Et pour cultiver notre vie personnelle, nous devons d’abord réparer nos coeurs et notre esprit.

Un jeune homme, dans la maison, doit aimer et respecter ses parents. Hors de la maison, il doit respecter ceux qui sont plus âgés ou d’un rang plus élevé que lui. Il doit être attentif et sincère dans ses paroles ; aimer tout le monde, mais se lier plus étroitement avec les hommes d’humanité. Ces devoirs remplis, s’il lui reste du temps et des forces, qu’il les emploie à l’étude des lettres et des arts libéraux.

Dessin d'artistes chinois de Confucius debout les mains jointes

 

Biographie de Confucius (551 av. J.-C. à 479 av. J.-C.) :

Confucius est né dans la région du Shandong (400 km au sud de Beijing). Son véritable nom est K’ung Fu-Tzu. Confucius est une adaptation latine de K’ung Fu-Tzu. Il est le personnage historique qui a le plus marqué la chine. Dès l’âge de 17, grâce à son goût précoce pour les études, Confucius est devenu précepteur. Il se maria à 19 ans et eut un fils et deux filles. Selon la légende, il aurait rencontré Lao Tseu, le père du taoïsme, et aurait eu avec lui de longs échanges. Tôt dans sa vie, il élabore un système politique, moral et philosophique qui le mène aux plus hautes fonctions de l’état. En 498, il devient pour quatre ans l’équivalent d’un ministre de la Justice. Puis il s’exile pendant 14 ans. Pendant cette longue période, ses idées se diffusent et plusieurs disciples se joignent à lui. Finalement, il revient à sa ville natale et s’y établit en 483. Confucius y mène une vie retirée consacrée à l’étude jusqu’à sa mort. Il est le fondateur du confucianisme, une doctrine politique et sociale érigée en religion, qui a influencé plusieurs pays en Extrême-Orient (principalement la Chine) de son époque jusqu’à aujourd’hui. L’essentiel de la pensée de Confucius nous est parvenu à travers les Analectes, ou Entretiens, recueil de propos de Confucius et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux, compilés par des disciples de deuxième génération. Son enseignement, bien que principalement orienté vers la formation de futurs hommes de pouvoir, était ouvert à tous, pas seulement aux fils de princes.

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11 réponses

  1. Merci à Emilien Aimé Dioussé qui a été le premier à m’offrir un livre de Conficius..

  2. Souf dit :

    Maitre Confucius, le vieillard enfant conjonction de la sagesse innée et de la sagesse acquise, comme du miroir le plus apte à réfléchir la vérité.

    Un maitre de vie.

  3. vévé dit :

    Quelques citations que Confucius n’aurait sans doute pas renié :

    Chacun doit être (pour lui même) son dernier maître et son premier disciple.

    Un maître qui ne suit pas sa propre discipline, vaut infiniment moins qu’un disciple qui n’écoute pas son maître.

    La liberté exige une grande discipline intérieure, la servitude un minimum et l’esclavage aucune, car la discipline est imposée de l’extérieur.

    Il ne faut pas confondre l’amour avec la passion, la première est dans le détachement et la seconde dans l’attachement. Et il ne faut pas confondre détachement et indifférence, la première cultive la différence, la seconde la détruit.

    Tout droit implique un devoir et tout devoir applique un droit. Il n’y a de justice que s’il y a vie commune (pouur y être souverain, on ne saurait être juste vis à vis de soi même mais uniquement vis à vis d’autrui !) et de vie commune guidée par la vertue que dans l’équilibre entre droits et devoir. Car lorsque le devoir domine le droit, il n’a pas obligation à respecter le droit et lorsque le droit domine le devoir; il n’implique pas un devoir correspondant.

    Et une dernière qui est une correction d’un proverbe mal énoncé.

    Chasse le naturel par sa conséquence et il revient au galop par sa cause, mais chasse le par sa cause et il s’enfuira au galop dans sa conséquence. Car comme le dit Bossuet « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences ! »

  4. Pour moi , il me faudrait aussi un peu rappeler de cet autre penseur du contemporain Jean- Paul Sartre qui nous dit que l’important n’est pas ce qu’on a fait de nos , mais ce que nos faisons de ce qu’on a fait de nous. Juste équilibrer Sartre et Conficius via les hommes contemporains : surtout moi vraiment si nos gouvernements mondiaux se servaient de Conficius via ses oeuvres , je dirai que tout a été dit ! mais tout n’a pas été fait ! avec conficius , je me suis donné un style qui me fait apprécier par tout ou je passe . que DIEU ressuscite Conficius, Socrate , Buddha, Kimbangu.

  5. J’ai compris le précepte de toute une vie : aimer, car « aimer » apporte la lumière, donc la compréhension en toute chose.

  6. Anonyme dit :

    Je m’inspire très souvent des citations de grands penseurs, mais celles de Confucius restent l’une de mes favorites et le changement comportemental est remarquable. On m’a fait cette remarque. Merci

  7. Lire les citations de Confucius c’est bien, les assimiler c’est mieux, mais les mettre en pratique c’est meilleur.

  8. nehme dit :

    Ce n’est que des vérités qui nous rappellent à l’ordre.

  9. Pendis dit :

    J’estime beaucoup Confucius. Ses paroles sont d’une grande sagesse. Il enseigne l’humilité, la quête du savoir, bref tout ce qui touche à la valeur humaine. C’est un homme dont on ne saurait se passer. Le connaître est une chance inouïe. Je vous remercie.

  10. JJ Baylard dit :

    Je crois que c’est Confucius qui a dit de l’un de ses disciples (que j’appelle ici Zaîa, mais ce nom est « faux »):
    « Zaïa était toujours de mon avis : il ne m’était d’aucune utilité »
    Quelqu’un connait-il cette « pensée » ??
    Merci

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