50 citations et biographie brève de Jean-Paul Sartre

Photo de Jean-Paul Sartre en veston-cravate en 1967.

Photo de www.flickr.com/people/69061470@N05 [CC BY 3.0] Wiki

On se défait d’une névrose, on ne se guérit pas de soi.

(Les Mots, 1964)

Il est toujours facile d’obéir, si l’on rêve de commander.

(Situation, 1947)

Les valeurs sont le sens que l’on choisit de donner à sa vie.

(L’existentialisme est un humanisme, 1945)

Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.

(Le diable et le bon dieu, 1951)

On n’est pas un homme tant qu’on n’a pas trouvé quelque chose ce pour quoi on accepterait de mourir.

(Les chemins de la liberté de 1945, dans l’Âge de raison)

A quoi ça sert de lutter pour la libération des hommes si on les méprise assez pour leur bourrer le crane ?

(Les Mains sales, 1948)

Il commença à se dire qu’il ne regrettait pas d’avoir eu une vie si tourmentée : il y avait gagné de l’expérience.

(Le Mur, 1939)

S’il est vrai que le recours à la violence contre la violence risque de la perpétuer, il est vrai aussi que c’est l’unique moyen de la faire cesser.

(Qu’est-ce que la littérature ? 1948)

Le marxisme reste donc la philosophie de notre temps : il est indépassable parce que les circonstances qui l’ont engendré ne sont pas encore dépassées.

(Critique de la raison dialectique, 1960)

Qu’est-ce que signifie ici que l’existence précède l’essence ? Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après.

(L’existentialisme est un humanisme, 1945)

Je reconnais que la violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec. Mais c’est un échec inévitable parce que nous sommes dans un univers de violence.

(Qu’est-ce que la littérature ? 1948)

C’est à partir du jour où l’on peut concevoir un autre état de choses qu’une lumière neuve tombe sur nos peines et sur nos souffrances et que nous décidons qu’elles sont insupportables.

Ce n’est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons : c’est sur la route, dans la ville, au milieu de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les hommes.

Ce qui est terrible, ce n’est pas de souffrir ni de mourir, mais de mourir en vain.

Cet enfant que tu veux faire naître, c’est comme une nouvelle édition du monde.

Chacun sa vérité est une formule juste car chacun se définit par la vérité vivante qu’il dévoile.

Chaque homme doit inventer son chemin.

Dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut, mais on est toujours responsable de ce que l’on est.

En fait l’élément libérateur de l’opprimé, c’est le travail. En ce sens c’est le travail qui est d’abord révolutionnaire.

En fait, nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d’être libres : nous sommes condamnés à la liberté.

Faire, et en faisant, se faire.

Je construis l’universel en me choisissant ; je le construis en comprenant le projet de tout autre homme, de quelque époque qu’il soit.

Je dis, en vérité il suffit qu’un homme aime tous les hommes d’un amour sans partage pour que cet amour s’étende de proche en proche à toute l’humanité.

Je ne puis prendre ma liberté pour but, que si je prends également celle des autres pour but.

L’homme est condamné à être libre.

L’homme invente l’homme.

L’Homme n’est pas la somme de ce qu’il a, mais la totalité de ce qu’il n’a pas encore, de ce qu’il pourrait avoir.

L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait. Tel est le premier principe de l’existentialisme.

L’homme n’est rien d’autre que son projet, il n’existe que dans la mesure où il se réalise, il n’est donc rien d’autre que l’ensemble de ses actes, rien d’autre que sa vie.

L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu’on a fait de nous. Sartre

La conscience est en réalité une conscience de conscience, car pour être conscience du monde; la conscience doit aussi être conscience d’elle-même

La facilité, c’est le talent qui se retourne contre nous.

La vie humaine commence de l’autre côté du désespoir.

La violence est injuste d’où qu’elle vienne.

Le faire est révélateur de l’être.

Le grade confère autorité et non supériorité.

Le meilleur travail n’est pas celui qui te coûtera le plus mais celui que tu réussiras le mieux.

Le premier des droits de l’homme, c’est le devoir pour certains d’aider les autres à vivre.

Le vrai point de vue sur les choses, c’est celui de l’opprimé..

Les moments les plus forts ou les plus hauts de ma vie passée ne m’intéressent plus, dès lors qu’ils sont passés. Ma tendance naturelle sera toujours de les rabaisser, puisque j’estime valoir mieux que celui que je fus.

L’important n’est pas ce qu’on a fait de moi ; mais ce que je fais moi-même de ce qu’on a fait de moi.

Ma liberté s’arrête où commence celle d’autrui.

Ne pas choisir, c’est encore choisir

Nous ne sommes-nous qu’aux yeux des autres et c’est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes.

Nous sommes ce que nous faisons de ce que les autres ont voulu faire de nous..

On ne forme pas impunément des générations en leur enseignant des erreurs qui réussissent. Qu’arrivera-t-il un jour, si le matérialisme étouffe le projet révolutionnaire ?

Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l’autre.

Pour que l’événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu’on se mette à le raconter.

Si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l’autre ne peut être que l’enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont, au fond, ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes.

Tout homme a son lieu naturel ; ni l’orgueil ni la valeur n’en fixent l’altitude : l’enfance décide.

Tout nous vient des autres … Être, c’est appartenir à quelqu’un.

Un amour, une carrière, une révolution : autant d’entreprises que l’on commence en ignorant leur issue.

Un homme est toujours au-delà de ce qu’il fait.

Un homme qui a cessé de faire des projets est déjà mort.

Un homme s’engage dans sa vie dessine sa figure, et en dehors de cette figure il n’y a rien.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/57/Jean-Paul_Sartre_1924.jpg

Jean-Paul Sartre en 1924
http://www.bib.ens.fr/Lectures-normalienne.702.0.html [CC0] Wiki

Biographie de Jean-Paul Sartre (1905 à 1980) :

En plus d’être écrivain, journaliste et philosophe, Jean-Paul Sartre fut la figure de proue en France et ailleurs de l’existentialisme.(Existentialisme : courant philosophique qui prétend que la vie de chacun n’est aucunement prédéterminée par des doctrines morales, théologiques ou philosophiques ; conséquemment chaque individu détermine lui-même l’essence de sa vie par ses décisions, ses gestes et les valeurs qu’il choisit. C’est de cette manière que l’existentialisme prétend que chaque individu est maître de son destin.) Pendant ses études, dans un des meilleurs lycées de Paris, Jean-Paul Sartre questionnait déjà les principes traditionnels qu’on lui enseignait. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, il fut soldat, prisonnier, résistant et auteur engagé. C’est sous l’occupation allemande qu’il rédige son premier essai. Celui-ci deviendra son œuvre philosophique principale : « L’Être et le néant ». Après la libération, l’existentialisme connaît un énorme succès, tout comme Jean-Paul Sartre. Il mène alors une vie engagée notamment en se rapprochant du Parti communiste au début des années 50. Mais il se détache de celui-ci en 1956 suite à l’écrasement de la révolte hongroise par les Soviétiques. Il demeura quand même toujours convaincu des avantages du socialisme. Il mènera d’ailleurs jusqu’à sa mort divers combats anti-impérialistes, par exemple contre la guerre en Algérie et au Viêt-Nam.
Oeuvres principales :
La Nausée (1938), Les Mouches (1943), L’Être et le néant (1943), L’existentialisme est un humanisme (1945), Morts sans sépulture (1946), Réflexion sur la question juive (1947), Le Diable et le Bon Dieu (1951), Critique de la raison dialectique (1960) et Les Mots (1964).

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