Citations de Jiddu Krishnamurti

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Jiddu Krishnamurti en 1920

Il faut puiser à la source du silence pour regarder et écouter.
 
La vérité n’est pas en quelque lieu lointain, elle est dans
l’acte de regarder ce qui est. Se voir soi-même tel que l’on
est en cette lucidité où n’entre aucune option est le
commencement et la fin de toute recherche.
 
Tant que le cerveau reste conditionné par le temps et la pensée,
il n’y a pas de véritable intuition, celle qui embrasse la totalité,
qui perçoit la plénitude.
 
Le vrai sens du mot « médiocrité », c’est n’escalader la
montagne qu’à mi-hauteur sans jamais en atteindre le sommet.
Ne jamais exiger la perfection, le meilleur de vous-même.
 
Le point de départ d’une pensée vraie est dans la
connaissance de soi. Si l’on ne se comprend pas soi-même,
l’on n’a aucune base pour penser ; ce que l’on pense n’est pas vrai.
 
L’esprit ne peut être souple que lorsqu’il n’est pas
enchaîné à une forme particulière de croyance.
 
Ce que vous êtes dans la vie quotidienne est de la
plus haute importance. Car c’est de cela, de ce que
vous êtes que vous créez le monde.
 
Dès lors que vous critiquez, vous n’êtes plus en relation,
vous avez déjà instauré une barrière entre eux et vous ;
mais si vous ne faites qu’observer, alors vous serez en
relation directe avec les gens et les choses.
 
La vérité n’a pas de sentier, et c’est cela sa beauté :
elle est vivante. Une chose morte peut avoir un
sentier menant à elle, car elle est statique.
 
L’amour ne sait rien du passé, ni du futur,
il est sans cesse nouveau.
 
Porter sur toute chose un regard lucide, sans faire
intervenir les souvenirs d’hier : alors, la vie
cesse d’être problématique.
 
Nos intuitions peuvent être l’expression de nos espoirs,
de nos craintes, de notre amertume, de nos attentes,
de nos souhaits.
 
Les relations sont sûrement le miroir dans lequel
on se découvre soi-même.
 
L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est,
sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être.
 
La vie quotidienne, si elle est sans compréhension,
vous poussera à passer à côté de l’amour, de la beauté, de la mort.
 
Il est bon de naître dans une religion, mais pas d’y mourir.
 
L’important, c’est d’être à soi-même sa propre lumière,
son propre maître et son propre disciple.
 
On ne peut se rendre compte de la façon dont on est
conditionné que lorsque survient un conflit dans une continuité
de plaisir ou dans une protection contre la douleur.
 
La liberté est un état d’esprit, non le fait d’être affranchi
de « quelque chose » ; c’est un sens de liberté ; c’est la liberté
de douter, de remettre tout en question ; c’est une liberté si
intense, active, vigoureuse, qu’elle rejette toute forme de
sujétion, d’esclavage, de conformisme, d’acceptation.
 
Là où il y a du conformisme, de l’obéissance et de l’imitation,
il n’y a jamais d’apprentissage, on ne fait que suivre.
 
Les possessions nous possèdent plus que nous ne les possédons.
 
Il existe une efficience basée sur l’amour, qui va bien plus loin
et qui est beaucoup plus grande que l’efficience de l’ambition.
 
L’habitude de nous conformer aux modèles
qu’impose la société insensibilise nos coeurs.
 
Être bien adapté à une société profondément malade
n’est aucunement une mesure de bonne santé.
 
L’ignorant n’est pas celui qui manque d’érudition,
mais celui qui ne se connaît pas lui-même.
 
La peur bloque la compréhension intelligente de la vie.
 
La peur existe quand je désire vivre dans un modèle particulier.
Vivre sans peur signifie vivre sans aucun modèle particulier.
La peur surgit quand j’exige une façon de vivre particulière.
 
Pourquoi nous comparer toujours à d’autres ? Si nous ne nous
comparons à personne, nous devenons ce que nous sommes.
 
Range le livre, la description, la tradition, l’autorité,
et prends la route pour découvrir toi-même.
 
Se connaître est le début de la sagesse.
 
Si vous voulez aider quelqu’un à changer, soyez comme le soleil.
Donnez-lui la compassion, l’amour, l’intelligence et rien d’autre.
 
Vivre dans le présent, complètement, totalement, c’est vivre ce qui est,
avec l’actuel, sans le condamner ni le justifier. Tout problème
vu dans cette clarté est résolu.
 
Seule l’intelligence de l’amour et de la compassion
peut résoudre tous les problèmes de la vie.
 
Ce qui n’est pas pleinement compris se répète.
 
Un esprit surchargé de passé est toujours en peine.
 
Observer sans évaluer est la plus haute forme d’intelligence humaine.
 
La vérité est comprise en vivant, non en s’évadant de la vie.
 
La vérité est l’observation silencieuse de ce qui est,
et c’est la vérité qui transforme ce qui est.
 
La vérité ne peut se trouver dans aucun temple,
église ou mosquée, quelle que soit leur beauté.
 
L’ignorance n’est point le manque de savoir, mais le
manque de connaissance de soi.
 
La tolérance est acceptation civilisée de la division entre les hommes.
 
L’amour se donne lui-même en abondance,
comme une fleur donne son parfum.
 
La liberté est pure observation, sans orientation,
sans crainte ni menace de punition, sans récompense.
 
À partir de la conscience extérieure, vous arrivez à la conscience intérieure.
 
Apprendre est la capacité de penser clairement,
sainement et sans illusion, c’est se fonder sur des faits
et non sur des croyances et des idéologies.
 
Au cours des âges, l’homme a toujours cherché un quelque chose,
au-delà de lui-même, au-delà du bien-être.
 
Au cours du processus de compréhension de vous-même,
non dans l’isolement, mais en situation de relation, vous constaterez
une transformation profonde et durable qui marque la fin de l’utilisation
de l’autre pour votre propre gratification psychologique.
 
Aucun expert, aucun spécialiste ne peuvent nous montrer
comment comprendre le processus de notre moi.
 
Être à soi-même sa propre lumière : là est la vraie liberté
et cette liberté n’est pas une abstraction,
elle n’est pas le fruit de la pensée.
 
C’est une grande chose que de comprendre la souffrance,
car lorsqu’on est libéré de la souffrance, il y a compassion.
 
Ce qui nous importe c’est que chaque être humain
puisse se développer totalement.
 
Comprendre et par la compréhension mettre fin à la souffrance,
exige une grande attention.
 
Dès l’instant où il n’y a pas de peur, il y a liberté.
Alors seulement, l’on est capable de découvrir ce qui est vrai.
 
Est-ce là le but de l’éducation, de vous obliger volontairement
ou non à vous adapter à cette structure démente qu’on appelle la société ?
 
Et vous devez aussi comprendre ceci :
la maturité n’est pas affaire de temps.
 
Être libre de toute autorité, de la vôtre et de celle d’un autre,
c’est mourir à toutes les choses d’hier.
 
Il est des domaines où la pensée est nécessaire,
d’autres où elle ne l’est pas.
 
Il est essentiel de savoir si notre conditionnement (ce conditionnement
commun à l’humanité) pourra jamais s’effacer. Voilà la vraie question.
 
Il est impossible de vivre isolé ; ainsi la vie est relation,
et les contacts sont action.
 
Il est infiniment plus important de comprendre notre
pouvoir de créer l’illusion que de comprendre la réalité.
 
Il n’y a de beauté que lorsque le coeur et l’esprit savent ce qu’est l’amour.
 
Il s’agit d’être libre non à l’égard de la société, mais à l’égard de l’idée ;
alors la relation, la société, ne conditionnent plus l’esprit.
 
Il semble être dans la nature de l’homme de
vouloir s’identifier à quelque chose.
 
Il y a une énorme différence entre un esprit
préoccupé et un esprit actif.
 
Ils ont de l’argent, ils ont une situation, ils sont plus ou moins puissants.
Mais enlevez l’argent, la situation sociale, la puissance,
vous apercevez un cœur sans profondeur.
 
L’état de santé psychologique est de beaucoup
plus important que la santé physique.
 
L’esprit doit, avant tout, se libérer du conditionnement.
 
L’homme n’est pas le produit d’une seule influence,
il est infiniment complexe.
 
L’intelligence n’est pas l’aptitude au maniement habile d’arguments.
 
L’ordre ne consiste pas à suivre un chemin tout tracé. Il naît de
votre compréhension du désordre, non seulement au-dehors,
mais aussi en vous-même.
 
La colère a ceci de particulier qu’elle vous isole ; comme le chagrin,
elle vous retranche du monde, et vous fait perdre
le sens des relations humaines.
 
La conscience survient lorsqu’on observe.
 
La lucidité est l’observation sans condamnation.
 
La paix est un état d’esprit indissolublement lié à l’amour.
 
La pensée a recherché la sécurité dans des conclusions
qui n’ont fait que répandre le désordre.
 
La responsabilité de chacun est d’opérer un changement radical en soi.
 
La vertu, l’éthique ne consistent pas dans la répétition du bien.
Toute vertu cesse d’en être une dès qu’elle devient mécanique.
 
L’amour ne recherche pas une position sociale, du prestige, du pouvoir.
Mais il a sa propre capacité, sa propre habileté et sa propre intelligence.
 
Le bien n’est pas le contraire du mal.
 
Le désir ardent de l’expérience engendre l’illusion.
 
Le désir, force motivante de l’homme, lui a fait créer
beaucoup de choses plaisantes et utiles.
 
Lorsque l’on a pris conscience de tout le processus de l’obsession
ou de tout autre problème, alors seulement on est libéré du problème.
 
Ne laissez pas vos préjugés obscurcir votre observation
des choses telles qu’elles sont, ne faites qu’observer.
 
Ne pas se connaître soi-même, c’est détruire l’ordre sacré des choses.
 
Nos conflits et notre état de confusion résultent des rapports faux
que nous entretenons avec les gens, les choses, les idées.
 
Nous aurons à découvrir la signification de la vie,
ne lui accordant pas seulement une portée intellectuelle,
mais en regardant ce que cela signifie que de vivre.
 
Nous ne semblons pas réaliser que la pensée est
l’élément commun qui nous relie tous.
 
Nous sommes les choses que nous possédons,
nous sommes ce à quoi nous tenons.
 
Penser au futur c’est avoir des racines dans le sol de l’incertitude.
 
Pour aimer, il faut être libre.
 
Pour le développement total de l’être humain, la solitude en
tant que moyen de cultiver la sensibilité est une nécessité.
 
Pour voir clairement il faut qu’il y ait liberté et non une vision contrôlée.
 
Tant que nous continuerons à grimper à l’échelle du succès,
il y aura toujours des malheureux et des affamés.
 
Toute nouvelle expérience dépend de la précédente, du passé.
 
Un conflit, quelque soit sa forme et à quelque profondeur
de notre être qu’il se trouve, est une perte d’énergie.
 
Un esprit conditionné par un système ne peut jamais voir la vérité.
 
Un ordre imposé du dehors provoque presque toujours un désordre.
 
Une des choses les plus importantes qui soient est l’art de vivre.
 
Il est impossible d’être à soi-même sa propre lumière si l’on est
pris dans les ténèbres de l’autorité, du dogme, des conclusions.
 
Ne te permets jamais de te sentir triste ou déprimé. La dépression
est une chose nuisible, parce qu’elle affecte les autres et leur rend
la vie plus difficile, ce que tu n’as pas le droit de faire. C’est pourquoi,
si jamais cela t’arrive, lutte immédiatement pour t’en débarrasser.
 

Biographie de Jiddu Krishnamurti (1895-1986) :
Philosophe et essayiste philosophe d’origine indienne promoteur d’une éducation alternative. Il est remarqué à l’âge de 14 ans par la Société Théosophique qui voyait en lui une incarnation de « l’Instructeur Mondial ». Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il attirera un large public, mais sans revendiquer la moindre autorité. À la base de son enseignement se trouve la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu’au prix d’une transformation de la conscience individuelle. L’accent est mis sur la nécessité de la connaissance de soi et sur la compréhension des influences limitatives du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti donna des conférences dans le monde entier jusqu’à sa mort. Ses entretiens et dialogues, son journal et ses lettres ont été rassemblés en plus de 60 volumes.

Sujets complémentaires, citations de :
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    Albert Camus
    Dalaï Lama
    René Descartes
    Victor Hugo
    Friedrich Nietzsche
    Platon
    Antoine de Saint-Exupéry
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    Mère Teresa
    Lao Tseu
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