120 citations de Romain GUILLEAUMES en 9 catégories

Dessin d’un homme penché sur une machine à écrire

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1) Citations de R. Guilleaumes dans : À vrai dire

Bonheur est le nom public de sérénité.

Il ne croit en rien, celui qui ne croit qu’en lui.

À beau parleur, la flatterie est le vernis du mépris.

Le savoir se perd avec celui qui néglige de le transmettre.

Qui renonce à ses espérances est bien près de nous quitter.

L’opinion s’inspire moins de la connaissance que du ouï-dire.

Rien n’est plus proche du merveilleux que la sensation d’aimer.

Quand la lumière de l’amour ne pénètre plus un coeur, sa nuit ressemble aux ténèbres.

L’amitié est un trésor pour qui sait la recevoir et l’offrir, non l’échanger, la louer ou la négocier.

Aux derniers instants de la vie, le seul bilan qui vaille est celui de l’affection. Amour, haine et peine. Qu’as-tu donné, qu’as-tu reçu ?

2) Citations de R. Guilleaumes dans : Chapitre 48

La bonne orthographe est la politesse du langage écrit.

L’absence prolongée de câlins, ça vous aigrit un homme.

S’amuser et travailler protègent des tourments de la pensée.

Le matérialiste ne réfléchit pas plus loin que le bout de son portefeuille.

La seule constante de l’humanité réside dans l’inconstance de ses valeurs.

Si personne ne t’aime, peut-être n’as-tu jamais pris la peine de te rendre aimable.

Les seuls tatouages réellement indélébiles sont ceux que l’amour grave dans nos coeurs.

À part moi-même, et sans réserve, je n’ai rien à vous offrir ; mais l’amour véritable exige-t-il autre chose ?

Nous faisons partie du milliard d’humains qui sont moins à plaindre que les six autres. Ne l’oublions jamais.

Toute ta vie tu resteras l’enfant que tu fus, car ce sont les évènements de l’enfance qui conditionnent toute l’existence.

Un sourire, un éclat de rire, des caresses, un amour et des amis, voilà dépeint le plus riche de tous les royaumes qu’un coeur puisse habiter.

L’amour doit être une puissante drogue hallucinogène, sinon pourquoi le monde et la vie me paraîtraient-ils beaux dès qu’elle m’offre son sourire ?

L’amour se nourrit de tout pour bouleverser des vies jusque-là bien ordonnées ; d’un sourire, d’un regard, d’un effleurement, d’une pensée commune…

Ne pas confondre libéralisme et capitalisme ! Le premier défend et promeut les libertés individuelles de tous, dont celle d’entreprendre, le second enrichit une minorité sur le dos des détresses humaines qu’il occasionne.

3) Citations de R. Guilleaumes dans : Diverses idées

Vivre consiste à donner la pleine mesure de ce qui nous différencie d’autrui.

Se couper de ceux qui nous jugent ou nous critiquent, c’est se condamner à la solitude.

Si le cerveau commande au corps, Le coeur échappe à sa volonté. Et c’est lui qui le domine.

Si la Société ne peut t’intégrer et t’en tient rigueur, réjouis-toi d’être un homme et non un rouage.

4) Citations de R. Guilleaumes dans : Errance

Une journée où l’on n’a rien appris est une journée perdue.

Vaine n’est pas la vanité qui nous fait dépasser notre médiocrité.

Le suicide est un supplice pour ceux qui restent sans comprendre.

Les enfants sont innocents et souriants car aucun passé ne les poursuit.

Dans toute séparation, il y a la promesse d’une jouissance : celle d’être à nouveau à soi, exclusivement.

L’enseignement doit fournir à chaque individu les moyens d’aller à la rencontre du meilleur de lui-même.

L’idée d’une destinée est une douceur qui se glisse dans le cerveau de qui ne croit plus en rien mais s’obstine à espérer encore un peu.

5) Citations de R. Guilleaumes dans : Faim de vie

Frôler la mort aide à comprendre que seul l’amour justifie la vie.

La vérité d’aujourd’hui est l’hérésie d’hier et la sottise de demain.

Une vie ratée, c’est d’abord une cession de rendez-vous manqués.

Laisse la mort à sa sinistre besogne et soucie-toi de ton plus bel ouvrage : ta vie.

Les convictions qui s’enracinent prennent des allures de vérités qui enchaînent l’esprit et le rapprochent de la bêtise.

6) Citations de R. Guilleaumes dans : Impertinences

Les aigris sont les arrogants qui n’ont pas réussi.

Il faut travailler pour vivre, non vivre pour travailler.

L’opinion est le fruit du viol d’une pensée par un sentiment.

Une brillante réussite sociale suppose l’abdication de la vertu.

Le politicien vulgaire suit le peuple ; l’homme d’État le précède.

Beauté, richesse et pouvoir séduisent le vice et ricanent de la vertu.

Si ce que je dis dérange, c’est que je ne dois pas être loin de la vérité.

Trop souvent, l’honneur se dilue dans la quête éperdue des honneurs.

La morale que l’on suit, on veut l’imposer pour en partager les souffrances.

La bonne foi est un lieu commode pour y précipiter les fautes de l’ignorance.

Toute dictature brûle d’abord les livres, car un peuple qui ne lit pas est servile.

En termes de croyances, l’intégrisme est la règle. Croire partiellement n’est pas croire.

Génocide : crime contre l’humanité ; humanité : crime contre la création. Qui nous jugera ?

En démocratie, règne la dictature du plus petit commun cru ou ressenti, certainement pas pensé.

Une loi est transgressée non parce qu’elle est injuste mais parce que sa sanction est insuffisante.

Vice chez l’homme est nature chez l’animal ; la quête du plaisir réduit le premier à l’état du second.

Quand une civilisation atteint son apogée, elle pervertit la tolérance par l’excès et entame son agonie.

Plutôt que le règne de la majorité, la démocratie ne serait-elle pas la dictature des minorités protégées ?

Tous les hommes naissent parasites sociaux. Les plus serviles au système deviennent citoyens honorables.

Les faiblesses des hommes sont le moyen de les mener, de les soumettre, de les abuser. Bref, de les gouverner.

Plus qu’un sens à la vie, il importe de trouver une justification à l’existence de chacun. À commencer par soi-même.

Économie et technologies se sont emballées. N’ayant plus le temps de réfléchir, l’homme devient servant, serviteur, esclave.

Alors que nous n’avons pas de considération pour les vies terrestres autres qu’humaines, que dissimule notre quête de vies extraterrestres ?

À en croire chaque homme, sa réussite se doit au mérite et son échec au destin. Le sort des autres, par contre, s’explique par la chance ou par l’incompétence.

Ce qu’il y a de risible avec la bêtise, la sottise et la connerie, c’est que chacun s’en croit immunisé et que personne ne l’est, tant le jugement humain est subjectif.

La science naît de la prétention suprême de l’homme : tout savoir pour mieux contrôler et influer. La nature, la planète et l’univers tremblent d’effroi à cette terrible perspective.

Dès que la majorité de mes contemporains choisit la même option que moi… j’en déduis que je suis forcément dans l’erreur. Si la raison, la sagesse et l’intelligence étaient majoritaires, ça se saurait.

7) Citations de R. Guilleaumes dans : Reliefs et Digestifs

Qui sème le doute, récolte la défiance et la colère.

J’ai retrouvé mon sourire parmi ceux que tu m’as offerts.

Méfiez-vous d’un coeur qui souffre, il sera bientôt bourreau.

Donnez un peu de pouvoir à celui qui en est dépourvu et il en abusera.

L’imbécile voit un chaos d’erreurs et de fautes là où ne règne que son ignorance.

Tes convictions ne doivent de comptes qu’à ta conscience. Au contraire de ceux de tes actes qui nuisent à autrui.

Éduquer un enfant dans l’adoration de l’argent, c’est le condamner à devenir un employé servile, un meneur d’hommes impitoyable, un margoulin, un escroc ou un voleur. Parfois le tout en un.

8) Citations de R. Guilleaumes dans : Solitudes

Un enfant, ça rit et ça pleure ; un enfant, ça invente le bonheur.

Au contraire de l’avenir, le passé est connu. Il n’est ni vain ni vide, en cela il me rassure.

Au grand dégoût de la jeunesse cruelle, la vie marque les corps de ses traces et cicatrices.

En démocratie, où le suffrage universel l’emporte toujours, on n’a que les élus que l’on mérite.

9) Autres citations de Romain Guilleaumes

Nul n’est bon juge de lui-même.

Sème l’amour pour récolter la vie.

Aimer vraiment est le propre des âmes pures.

La tolérance du vice est une vertu de la décadence.

Pour s’épanouir, l’amour a autant besoin de gestes que de mots.

Souviens-toi de tes erreurs, et la clémence guidera tes jugements.

Le doute est l’aphrodisiaque de l’intelligence et le poison du coeur.

Vérité : celle d’aujourd’hui est l’hérésie d’hier et la sottise de demain.

Il n’est pas de bien aussi précieux que le sourire de ceux qu’on aime.

On ne croit en l’improbable que lorsque son attelage se nomme espoir.

Choisis tes amis avec soin, ils seront les parfums de ton chemin de vie.

Les émotions polluent le raisonnement ; la raison dégrade les sentiments.

L’enfance est le temps où l’on acquiert ces illusions que la vie nous enlève.

L’empreinte laissée par un amour véritable se lit dans la tristesse du regard.

Qu’est-ce le bonheur, sinon aimer la vie tout en aimant ceux qui nous aiment ?

Les fossettes d’un joli sourire sont des perles qui font d’une belle âme un bijou.

Chérir le souvenir de l’amour perdu c’est l’aimer encore, même dans l’absence.

Si tu as besoin du monde pour vivre, garde-toi surtout de croire qu’il a besoin de toi.

Croire en l’amour, c’est s’offrir à la souffrance. Ne plus y croire, c’est s’y condamner.

Si mourir d’aimer est une jolie expression, souffrir d’aimer est une réalité universelle.

Fille de l’assurance, l’audace est mère de quelques échecs et de toutes les réussites.

Les tyrannies naissent où règne la pauvreté, qu’elle soit matérielle, morale ou intellectuelle.

Seuls les privilèges d’autrui nous paraissent illégitimes. C’est là ce qui nous rend si communs.

Rien n’effacera le passé, mais l’on peut toujours n’y point penser afin de vivre un présent de qualité.

L’homme est un simple élément, constitutif mais non nécessaire, de la Nature et en aucun cas son maître.

La passion est un désir qui se mue en plaisir, qui vibre à l’unisson d’un rêve que l’on touche du bout du coeur.

La maturité est cette dignité que l’on acquiert en faisant siens les partis pris d’un ensemble social que l’on intègre.

La naissance et la mort, deux instants qu’on ne choisit pas. Et dans l’intervalle, on s’imagine avoir son mot à dire.

Une illusion déçue, on s’en remet toujours. C’est la somme des illusions perdues qui menace la viabilité d’un être.

Nous souhaitons tous la paix dans le monde, mais chacun la veut à ses conditions et c’est là que tout se complique.

La moquerie des opinions et des valeurs d’autrui est la plus hypocrite, perverse, méchante et blessante des intolérances.

Après le grand amour, la vie se résume à l’attente, longtemps insatisfaite, de son renouveau ou de la délivrance éternelle.

L’amour exclusif et possessif, lorsqu’il réunit deux caractères semblables, réalise l’idéal amoureux qui oblitère le reste du monde.

La principale faculté de l’homme, de son âge le plus tendre au plus avancé, est de se convaincre que ses envies sont des besoins.

L’idéaliste meurt avec son idéalisme, car il ne retrouve jamais ses marques dans un monde qui échappe désormais à son entendement.

Aucun adulte ne peut réparer son enfance brisée. De là naissent les vainqueurs insensibles et les vaincus romantiques, les puissants et les ratés.

Voir une personne qui nous est précieuse, quel que soit le degré d’intimité qui nous unit, n’est pas tant un plaisir qu’un réel bonheur toujours renouvelé.

Armures et boucliers que nous impose la fragilité de l’être ne tombent et ne s’abaissent qu’aux merveilleux instants de grâce qu’offrent parfois l’amour et l’amitié.

La jeunesse est une époque merveilleuse qui se distingue des autres temps de l’existence par une fragile, mais arrogante, carapace de certitudes, d’espoirs et d’illusions que certains nomment ambitions.

À bien les observer, ce n’est pas dans l’entretien de leur liberté que les hommes trouvent le bonheur, mais dans leur capacité à s’insérer d’abord aux bas échelons d’une hiérarchie rigoureusement organisée.

Les citoyens devraient comprendre, et les politiciens se rappeler, que la politique n’est pas un métier, ni un plan de carrière, mais l’honneur fait à quelques-uns d’exercer une fonction représentative de tous.

Combien donc de nos congénères se contentent-ils d’être exactement ce que la Société les veut être, s’ignorant eux-mêmes et redoutant comme la peste de se rencontrer au détour d’une terrifiante solitude ?

Aux jeunes générations l’on cite en exemple les apparentes belles réussites, alors qu’il leur serait plus profitable d’entendre l’enseignement des cabossés de la vie, seuls aptes à les édifier sur les inévitables et cruels écueils que l’existence leur imposera.

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