200 citations de Confucius

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À 15 ans, ma volonté était tendue vers l’étude.
À 30 ans, je m’y perfectionnais.
À 40 ans, je n’éprouvais plus d’incertitudes.
À 50 ans, je connaissais le décret céleste.
À 60 ans, je comprenais sans avoir besoin d’y
réfléchir tout ce que mon oreille entendait.
À 70 ans, en suivant les désirs de mon coeur,
je ne transgressais aucune règle.
 
À l’égard du monde, le sage n’a ni préjugé ni prédilection.
Il est pour tout ce qui est juste.
 
Agissez avec gentillesse, mais n’attendez pas de reconnaissance.
 
Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu’ils agissent envers vous.
 
Aimer les autres et prendre soin d’eux, c’est agir avec humanité.
Les comprendre, c’est agir avec vertu.
 
Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu.
 
Apprendre sans réfléchir est vain.
Réfléchir sans apprendre est dangereux.
 
Autrefois, on s’instruisait pour soi-même.
Aujourd’hui, c’est pour en imposer aux autres.
 
Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse, ne l’inflige pas aux autres…
 
Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas,
savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement.
 
Celui dont la pensée ne va pas loin verra les ennuis de près.
 
Celui qui aime apprendre est bien près du savoir.
 
Celui qui ajoute de nouvelles connaissances aux anciennes
est le véritable enseignant.
 
Celui qui comprend son devoir et ne le remplit pas est un lâche.
 
Celui qui dans ses entreprises cherche uniquement
son intérêt propre excite beaucoup de mécontentement.
 
Celui qui est conscient de sa faiblesse dans la pratique de ses devoirs
est bien proche de la force d’âme nécessaire à leur accomplissement.
 
Celui qui est noble met l’emphase sur les qualités et les vertus de ses semblables.
 
Celui qui est respectueux sans mesure est fatigant.
Celui qui est franc sans mesure est insolent.
 
Celui qui est sévère envers lui-même et indulgent envers les autres
évite les mécontentements.
 
Celui qui ne connaît pas les mots ne peut connaître les hommes.
 
Celui qui ne craint pas de promettre de grandes choses
a de la peine à les exécuter.
 
Celui qui ne prévoit pas les choses lointaines s’expose à des malheurs prochains.
 
Celui qui ne progresse pas chaque jour recule chaque jour.
 
Celui qui par l’étude de la connaissance du passé obtient une
connaissance nouvelle, est digne d’être un maître.
 
Celui qui parle trop agira difficilement.
 
Celui qui pense à être humain ne commet pas de fautes.
 
Celui qui plante la vertu ne doit pas oublier de l’arroser souvent.
 
Celui qui pose une question risque de passer pour un sot.
Celui qui n’en pose pas est sûr de le rester.
 
Celui qui ranime le passé pour connaître ce qui est nouveau,
celui-là est un maître.
 
Celui qui sait obéir saura ensuite commander.
 
Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l’aime.
Celui qui l’aime ne vaut pas celui qui en fait sa joie.
 
C’est un tort égal de pécher par excès ou par défaut.
 
Chercher à plaire aux hommes par des discours étudiés et un extérieur
composé est rarement signe de plénitude humaine.
 
Choisis un travail que tu aimes,
et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie.
 
Comme les richesses ornent et embellissent une maison, de même
les intentions pures et sincères ornent et embellissent la personne.
 
Comment un homme dépourvu des vertus propres à l’homme
peut-il cultiver la musique ?
 
Conduis ta vie de façon à ce qu’à ta mort tout le monde pleure
et que tu sois le seul à sourire.
 
Conduis-toi de manière à ne causer aucun souci à tes parents si ce n’est sur ta santé.
 
Dans la colère, le sage pense à ses suites.
 
De petites impatiences peuvent conduire à une grande imprudence.
 
Dis-moi et j’oublierai. Montre-moi et je m’en souviendrai peut-être.
Fais-moi participer et je comprendrai.
 
Écoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentif à ce que vous dites,
afin de ne rien dire de superflu ; alors, vous commettrez rarement de fautes.
 
En cherchant à hâter les choses, on manque le but.
 
Entendre les plaideurs et rendre la justice, je le puis tout comme un autre.
L’important serait de faire qu’il n’y eût plus de plaideurs.
 
Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ;
réfléchir sans livre ni maître est dangereux.
 
Et la poursuite de petits avantages fait avorter les grandes entreprises.
 
Étudier sans méditer est vain.
Méditer sans étudier est périlleux.
 
Examine si ce que tu promets est juste et possible,
car la promesse est une dette.
 
Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres.
Ainsi beaucoup d’ennuis te seront épargnés.
 
Faire le bien sans chercher de récompenses,
fuir le mal sans avoir la crainte du châtiment :
homme rare sous le ciel.
 
Faire quelque chose de remarquable vaut mieux qu’être remarqué.
 
Il faut que le disciple de la sagesse ait le cœur grand et courageux.
Le fardeau est lourd et le voyage est long.
 
Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien.
 
Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité,
ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité,
ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les
réactions de l’autre, ce qui est de l’aveuglement.
 
Il faut trois ans pour apprendre à parler,
et toute une vie pour apprendre à écouter.
 
Il n’est pas nécessaire d’aller vite, le tout est de ne pas s’arrêter.
 
Il reste toujours un peu de parfum à la main qui donne des roses.
 
Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D’autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses.
 
Il y a trois sortes d’hommes auxquels il est utile
de se lier d’amitié : les hommes droits, les hommes
sincères et les hommes qui ont beaucoup appris.
 
Je ne cherche pas à connaître les réponses,
je cherche à comprendre les questions.
 
Je ne m’attends pas à trouver un saint aujourd’hui.
Si je pouvais seulement trouver un sage, je m’en contenterais.
 
Je ne maudis pas le Ciel, je ne me plains pas des hommes,
j’étudie humblement pour atteindre la réalisation.
 
Je ne peux rien pour qui ne se pose pas de question.
 
Je ne veux ni ne rejette rien absolument, mais je consulte toujours les circonstances.
 
Je n’enseigne pas celui qui ne s’efforce pas de comprendre ;
je n’aide pas à parler celui qui ne s’efforce pas d’exprimer sa pensée.
 
J’entends, j’oublie. Je vois, je me souviens. Je fais, je comprends.
 
L’homme qui poursuit deux lapins à la fois n’en attrape aucun.
 
L’honnête homme a de l’autorité, mais pas d’arrogance.
L’homme vulgaire a de l’arrogance mais, pas d’autorité.
 
L’honnête homme cultive l’harmonie, mais pas la conformité.
L’homme de peu cultive la conformité, mais pas l’harmonie.  
La chance est bien souvent un hasard qui se provoque.
 
La connaissance est la clé du pouvoir, de la sagesse.
 
La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal.
 
La joie est en tout ; il faut savoir l’extraire.
 
La nature fait les hommes semblables. La vie les rend différents.
 
La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber,
mais de se relever à chaque chute.
 
La qualité fondamentale d’un chef est la bienveillance.
 
La vertu parfaite consiste à se rendre capable de pratiquer cinq choses
sous le ciel : déférence, grandeur d’âme, honnêteté, diligence et générosité.
 
La vie de l’homme dépend de sa volonté ; sans volonté,
elle serait abandonnée au hasard.
 
La vie est vraiment simple,
mais nous insistons pour la rendre compliquée.
 
La voie du maître se ramène à ceci : exigence envers soi-même,
mansuétude pour les autres.
 
La volonté de gagner, le désir de réussir, l’envie d’atteindre votre
plein potentiel sont les clés qui ouvrent la porte à l’excellence personnelle.
 
La vraie connaissance est de connaître l’étendue de son ignorance.
 
Le but n’est pas tout. Chaque pas vers le but est un but.
Ce sont tous les petits buts qui font le but.
 
Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté.
Le mécontentement apporte la pauvreté, même dans la richesse.
 
Le grave défaut est d’avoir des défauts et
de ne pas s’efforcer de s’en corriger.
 
Le maître dit : l’impétuosité sans même la droiture, l’ignorance sans la prudence,
la souplesse sans la bonne foi, voilà qui dépasse mon entendement.
 
Le père qui n’enseigne pas ses devoirs à son fils
est autant coupable que ce dernier s’il les néglige.
 
Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même.
 
Le plus sûr soutien est celui que l’on trouve chez ses proches.
 
Le pouvoir : Si un supérieur ne peut accorder sa confiance
aux hommes moins élevés hiérarchiquement, alors le
peuple ne peut être bien administré.
 
Le problème des hommes, c’est qu’ils négligent leur
propre champ pour aller ensemencer celui des autres.
 
Le sage a honte de ses défauts, mais n’a pas honte de s’en corriger.
 
Le sage est calme et serein.
L’homme de peu est toujours accablé de soucis.
 
Le sage n’accable pas les autres de sa supériorité.
Il ne les humilie pas de leur impuissance.
 
Le sage s’applique à être lent dans ses paroles et diligent dans ses actes.
 
Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes,
l’insensé le demande aux autres.
 
Le sage voit son devoir. Le sot voit son intérêt.
 
Le sentiment du vrai et du faux ou du juste et de l’injuste
est le principe de la sagesse
 
Le silence est un ami qui ne trahit jamais.
 
Le tout est plus grand que la somme des parties.
 
L’efficacité du milieu juste est suprême, mais la plupart
des gens en ont perdu la notion depuis longtemps.
 
Les fautes des hommes sont relatives à l’état de chacun.
 
L’excès ne vaut pas mieux que l’insuffisance.
 
L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte.
 
L’expérience est une lanterne attachée dans notre dos,
qui n’éclaire que le chemin parcouru.
 
L’homme de bien cherche en lui-même,
l’homme mesquin cherche chez autrui.
 
L’homme de bien est celui qui ne prône pas ce qu’il faut
faire tant qu’il n’a pas fait ce qu’il prône.
 
L’homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible ;
il sait se plier, mais non se courber.
 
L’homme de bien se révèle dans les grandes occasions ;
l’homme de peu ne s’accomplira jamais que dans les petites tâches.
 
L’homme de bien situe la justice au-dessus de tout. Un homme de bien
qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un rebelle. L’homme
médiocre qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un brigand.
 
L’homme de bien, dans le monde, ne se braque ni pour ni contre,
mais s’incline vers ce qu’exige la situation.
 
L’homme de peu colore toujours de belles apparences les fautes qu’il a commises.
 
L’homme de qualité cherche l’harmonie non la conformité,
l’homme de peu la conformité plutôt que l’harmonie.
 
L’homme honorable commence par appliquer ce qu’il veut
enseigner ; ensuite il enseigne.
 
L’homme noble est ferme, mais non obstiné.
 
L’homme sage apprend de ses erreurs,
l’homme plus sage apprend des erreurs des autres !
 
L’homme sage n’est pas comme un vase ou un instrument qui
n’a qu’un usage ; il est apte à tout.
 
L’homme supérieur cherche ce qui est juste,
l’homme inférieur, ce qui est profitable.
 
L’homme supérieur est amical sans être familier ;
l’homme vulgaire est familier sans être amical.
 
L’homme supérieur est celui qui a une bienveillance égale pour tous,
et qui est sans égoïsme et sans partialité.
 
L’homme supérieur est comme l’archer, qui n’atteint pas toujours le but,
mais qui ne s’en prend qu’à lui-même.
 
L’homme supérieur est toujours tranquille et calme.
 
L’homme supérieur ne demande rien qu’à lui-même ;
l’homme vulgaire et sans mérite demande tout aux autres.
 
L’homme supérieur porte attention à ses devoirs et vigilance à
ses paroles, il aime fréquenter ceux qui ont de droits principes,
afin de régler sur eux sa conduite.
 
L’homme supérieur, c’est celui qui d’abord met ses paroles en pratique,
et ensuite parle conformément à ses actions.
 
L’honnête homme remonte sa pente, l’homme vulgaire la descend.
 
Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.
 
L’ouvrier qui veut bien faire son travail doit commencer
par aiguiser ses instruments.
 
Mieux vaut un diamant avec une faille qu’un caillou sans.
 
Ne cherchez pas à vous immiscer dans les
affaires dont vous n’avez pas la charge.
 
Ne choisis tes amis que parmi tes égaux.
 
Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter.
 
Ne crains point de rester méconnu des hommes,
mais bien plutôt de les méconnaître toi-même.
 
Ne dites rien de mal, n’entendez rien de mal,
ne voyez rien de mal.
 
Ne parlez de vous ni en bien car on ne vous croirait pas,
ni en mal car on ne vous croirait que trop !
 
Ne recherchez pas l’amitié de ceux qui ne partagent pas vos exigences.
 
Ne te crois point si important que les autres te paraissent insignifiants.
 
Ne vous affligez pas de ce que les hommes ne vous connaissent pas.
Affligez-vous plutôt de ne pas connaître les hommes.
 
Ne vous affligez pas d’être connu de personne,
mais travaillez à vous rendre digne d’être connu.
 
Ne vous souciez pas d’être sans emploi ;
souciez-vous plutôt d’être digne d’un emploi.
 
Négligez et vous perdrez.
Cherchez et vous trouverez. Mais
chercher ne conduit à trouver que si nous cherchons ce qui est en nous.
 
Nos yeux voient trop le monde et pas assez le cœur et l’âme.
 
Nulle pierre ne peut être polie sans friction,
nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.
 
On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte
qu’on en a qu’une.
 
On doit aimer son prochain comme soi-même ;
ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu’il nous fît.
 
On ne doit jamais penser à la distance, quelle qu’elle soit,
qui nous sépare de la vertu.
 
On ne peut bien gouverner sa famille
qu’en donnant l’exemple.
 
On peut tuer le général d’une armée, mais non l’ambition dans le cœur de l’homme.
 
On s’égare rarement en s’imposant soi-même des règles sévères.
 
Oublie les injures, n’oublie jamais les bienfaits.
 
Par trois méthodes, nous pouvons apprendre la sagesse :
tout d’abord, grâce à la réflexion, qui est la plus noble.
En second lieu, par imitation, qui est le plus facile ; et
la troisième par l’expérience, qui est la plus amère.
 
Pas trop d’isolement, pas trop de relations ;
le juste milieu, voilà la sagesse.
 
Plus on apprend, plus on voit que l’on ignore beaucoup de choses.
 
Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, si petite soit-elle.
 
Pour mettre de l’ordre dans le monde,
nous devons d’abord mettre de l’ordre dans la nation.
Pour mettre de l’ordre dans la nation,
nous devons mettre de l’ordre dans la famille.
Pour mettre de l’ordre dans la famille,
nous devons cultiver notre vie personnelle.
Et pour cultiver notre vie personnelle,
nous devons d’abord réparer nos coeurs et notre esprit.
 
Pour un mot, un homme est réputé sage ;
pour un mot, un homme est jugé sot.
 
Prenez trois hommes au hasard des rues ; ils auront
nécessairement quelque chose à m’enseigner. Les qualités de l’un
me serviront de modèle, les défauts de l’autre d’avertissement.
 
Quand le naturel l’emporte sur la culture, cela donne un sauvage :
quand la culture l’emporte sur le naturel, cela donne un pédant.
L’exact équilibre du naturel et
de la culture produit l’honnête homme.
 
Quand le sage s’arrête-t-il d’étudier ?
Quand on ferme son cercueil.
 
Quand on désire savoir, on interroge. Quand on veut être capable,
on étudie. Revoyez sans arrêt ce que vous savez déjà. Étudiez sans cesse
du nouveau. Alors vous deviendrez un maître.
 
Quand on parle beaucoup,
on dit presque toujours ce qu’il ne faudrait pas dire.
 
Quand on peut accomplir sa promesse sans manquer à la justice,
il faut tenir sa parole.
 
Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson.
 
Quand vous plantez une graine une fois, vous obtenez une seule
et unique récolte. Quand vous instruisez les gens, vous en obtenez cent.
 
Quand vous voyez un homme dépourvu de sagesse, examinez-vous
vous-même.
Quand vous voyez un homme sage, pensez à l’égaler en vertu.
 
Que le juste milieu ne soit pas tenu, je sais pourquoi :
l’homme intelligent va au-delà, l’imbécile reste en deçà.
 
Que l’on s’efforce d’être pleinement humain
et il n’y aura plus de place pour le mal.
 
Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent
tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement
des lèvres, et non du coeur, se rendent souvent odieux.
 
Qui comprend le nouveau en réchauffant l’ancien
peut devenir un maître.
 
Quiconque a entendu les cris d’un animal qu’on tue
ne peut plus jamais manger de sa chair.
 
Rappelle-toi que ton fils n’est pas ton fils,
mais le fils de son temps.
 
Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal.
 
Résolvez un problème et vous en éloignez cent autres.
 
Rien ne sert de parler des choses qui sont déjà accomplies,
ni de faire des remontrances sur celles qui sont déjà très avancées,
ni de blâmer ce qui est passé.
 
Rien n’est jamais sans conséquence.
En conséquence, rien n’est jamais gratuit.
 
Sans principes communs, ce n’est pas la peine de discuter.
 
Se nourrir d’un peu de riz, boire de l’eau, n’avoir que son bras courbé
pour appuyer sa tête, permet également d’atteindre la satisfaction.
 
Se préparer au pire. Espérer le meilleur. Prendre ce qui vient.
 
Se regarder scrupuleusement soi-même,
ne regarder que discrètement les autres.
 
Si le prince conduit le peuple au moyen des lois et le
retient dans l’unité au moyen des châtiments, le peuple
s’abstient de faire mal, mais il ne connaît aucune honte.
Si le prince dirige le peuple par la vertu et fait régner l’union
grâce aux rites, le peuple a honte de faire mal et devient vertueux.
 
Si tu empruntes le chemin de la vengeance,
prépare deux cercueils.
 
Si tu me commandes pour me grandir, je te suis.
Si tu me commandes pour me dominer, je te hais.
 
Si tu rencontres un individu de valeur, cherche à lui ressembler.
Si tu rencontres une personne médiocre, cherche ses défauts en toi-même.
 
Si tu veux juger des moeurs d’un peuple, écoute sa musique.
 
Si un homme parvient dans la matinée à la compréhension du Tao,
tout est bien pour lui, même s’il meurt dans la soirée.
 
Si vous deviez un jour vous transformer vous-même,
faites-le un peu chaque jour.
 
S’il y a de la lumière dans votre âme, il y aura de la beauté en vous.
S’il y a de la beauté en vous, il y aura de l’harmonie dans votre maison.
S’il y a de l’harmonie dans votre maison, il y aura de l’ordre dans votre pays.
S’il y a de l’ordre dans votre pays, il y aura de la paix dans le monde.
 
Tous les hommes ne peuvent être grands, tous peuvent être bons.
 
Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la
montagne alors qu’il réside dans la façon de la gravir.
 
Tout le monde peut être important, car tout le monde peut servir à quelque chose.
 
Tuer un homme pour sauver le monde, ce n’est pas agir pour le bien du
monde. S’immoler soi-même pour le bien du monde, voilà qui est bien agir.
 
Un être noble se couvre de honte
lorsque ses paroles dépassent ses actions.
 
Un homme de cœur, un homme pleinement homme ne
cherche pas à survivre aux dépens de son humanité.
Au besoin il donne sa vie pour préserver son humanité.
 
Un mot placé mal à propos ne peut se reprendre.
 
Une petite impatience ruine un grand projet.
 
Vous ne trouverez jamais ce que vous ne cherchez pas.
 
Voyez pourquoi un homme agit, observez comment il agit, examinez
ce qui fait son bonheur. Que pourrait-il encore vous cacher ?
 
Y a-t-il un précepte qui puisse guider l’action de toute une vie ? Aimer.
 

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Biographie de Confucius (551 av. J.-C. à 479 av. J.-C.) :
Confucius est né dans la région du Shandong (400 km au sud de Beijin). Son véritable nom est K’ung Fu-Tsu. Confucius est une adaptation latine de K’ung Fu-Tsu. Tôt dans sa vie, il élabore un système politique, moral et philosophique qui le mène aux plus hautes fonctions de l’état. En 498, il devient pour quatre ans l’équivalent d’un ministre de la Justice. Puis il s’exile pendant 14 ans. Pendant cette longue période, ses idées se diffusent et plusieurs disciples se joignent à lui. Finalement, il revient à sa ville natale et s’y établi en 483. Confucius y mène une vie retirée consacrée à l’étude jusqu’à sa mort. Il est le fondateur du confucianisme, une doctrine politique et sociale érigée en religion, qui a influencé plusieurs pays en Extrême-Orient (principalement la Chine) de son époque jusqu’à aujourd’hui.

Sujets complémentaires :
    – Autres citations et proverbes chinois
    – Citations d’Aristote, Marc Aurèle, Bouddha, Platon, Sénèque, Socrate et Lao Tseu

8 Responses

  1. Pour moi , il me faudrait aussi un peu rappeler de cet autre penseur du contemporain Jean- Paul Sartre qui nous dit que l’important n’est pas ce qu’on a fait de nos , mais ce que nos faisons de ce qu’on a fait de nous. Juste équilibrer Sartre et Conficius via les hommes contemporains : surtout moi vraiment si nos gouvernements mondiaux se servaient de Conficius via ses oeuvres , je dirai que tout a été dit ! mais tout n’a pas été fait ! avec conficius , je me suis donné un style qui me fait apprécier par tout ou je passe . que DIEU ressuscite Conficius, Socrate , Buddha, Kimbangu.

  2. J’ai compris le précepte de toute une vie : aimer, car “aimer” apporte la lumière, donc la compréhension en toute chose.

  3. Anonyme says:

    Je m’inspire très souvent des citations de grands penseurs, mais celles de Confucius restent l’une de mes favorites et le changement comportemental est remarquable. On m’a fait cette remarque. Merci

  4. Lire les citations de Confucius c’est bien, les assimiler c’est mieux, mais les mettre en pratique c’est meilleur.

  5. nehme says:

    Ce n’est que des vérités qui nous rappellent à l’ordre.

  6. Pendis says:

    J’estime beaucoup Confucius. Ses paroles sont d’une grande sagesse. Il enseigne l’humilité, la quête du savoir, bref tout ce qui touche à la valeur humaine. C’est un homme dont on ne saurait se passer. Le connaître est une chance inouïe. Je vous remercie.

  7. JJ Baylard says:

    Je crois que c’est Confucius qui a dit de l’un de ses disciples (que j’appelle ici Zaîa, mais ce nom est “faux”):
    “Zaïa était toujours de mon avis : il ne m’était d’aucune utilité”
    Quelqu’un connait-il cette “pensée” ??
    Merci

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