Citations de Victor Hugo

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De Walery, Domaine public, Wiki

Les amis sont des anges silencieux, qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler.

Que reste-t-il de la vie, excepté d’avoir aimé ?

La porte de la Vérité a deux clefs : l’une s’appelle l’étude, l’autre la souffrance.

Le premier des bons ménages est celui que l’on fait avec sa conscience.

Ami est quelquefois un mot vide de sens, ennemi, jamais.

L’esprit s’enrichit de ce qu’on lui donne, et le cœur, de ce qu’il donne.

Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.

La moitié d’un ami, c’est la moitié d’un traître.

Les diamants sont trouvés seulement dans les endroits sombres de la terre, les vérités sont trouvées seulement dans les profondeurs de la pensée.

La pensée échappe toujours à qui tente de l’étouffer. Elle se fait insaisissable à la compression ; elle se réfugie d’une forme dans l’autre. Le flambeau rayonne ; si on l’éteint, si on l’engloutit dans les ténèbres, le flambeau devient une voix, et l’on ne fait pas la nuit sur la parole ; si l’on met un bâillon à la bouche qui parle, la parole se change en lumière et l’on ne bâillonne pas la lumière.

Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues.

L’âme est le seul oiseau qui soutienne sa cage.

La beauté de la mort, c’est la présence. Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents.

On fait la charité quand on n’a pas su imposer la justice.

La vie est une fleur. L’amour en est le miel.

Avant de s’agrandir au-dehors, il faut s’affermir au-dedans.

Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !

Aucune grâce extérieure n’est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l’âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.

L’amour, c’est l’absolu, c’est l’infini ; la vie, c’est le relatif et le limité. De là tous les secrets et profonds déchirements de l’homme quand l’amour s’introduit dans la vie. Elle n’est pas assez grande pour le contenir.

Lire, c’est boire et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas.

Le progrès ce n’est rien d’autre que la révolution faite à l’amiable.

C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches.

C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas.

Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière.

Dans « connaître », il y a « naître ».

Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens. Mais, dans l’oeil du vieillard, on voit de la lumière.

Il est bon d’être ancien et mauvais d’être vieux.

Il y a souvent plus de choses naufragées au fond d’une âme qu’au fond de la mer.

La guerre, c’est la guerre des hommes, la paix c’est la guerre des idées (Fragments).

La liberté commence où l’ignorance finit.

La suggestion consiste à faire dans l’esprit des autres une petite incision où l’on met une idée à soi.

La véritable indulgence consiste à comprendre et à pardonner les fautes qu’on ne serait pas capable de commettre.

Le bonheur est parfois caché dans l’inconnu.

L’eau qui ne court pas fait un marais, l’esprit qui ne travaille pas fait un sot.

Les fortes sottises sont souvent faites, comme les grosses cordes, d’une multitude de brins.

Les larmes sont un don. Souvent les pleurs, après l’erreur ou l’abandon, raniment nos forces brisées.

Les malheureux sont ingrats ; cela fait partie de leur malheur.

Les mots sont les passants mystérieux de l’âme.

Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés.

Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs.

Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit.

On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées.

Rien n’arrête une idée dont le temps est venu.

L’utopie est la vérité de demain.

Le remords, c’est le crime enfoncé dans l’âme, qui s’oxyde.

Savoir, penser, rêver. Tout est là.

Vous voulez la paix : créez l’amour.

Ne nous lassons pas de déclarer la paix au monde.

Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue.

Soyez comme l’oiseau posé pour un instant sur des rameaux trop frêles, qui sent plier la branche et qui chante pourtant, sachant qu’il a des ailes.

Pouvoir, vouloir, savoir, trois mots qui mènent le monde.

Comme le souvenir est voisin du remords !

Par le mal qu’ils ont fait, les hommes sont vaincus.

C’est une chose assez hideuse que le succès. Sa fausse ressemblance avec le mérite trompe les hommes.

Un poète est un monde enfermé dans un homme.

La solitude est bonne aux grands esprits et mauvaise aux petits. La solitude trouble les cerveaux qu’elle n’illumine pas.

Quelle est la plus haute faculté de l’âme ? Est-ce que ce n’est pas le génie ? Non, c’est la bonté.

Être contesté, c’est être constaté.

La vie, c’est la communication de proche en proche.

Grands hommes ! Voulez-vous avoir raison demain ? Mourez aujourd’hui.

On s’en va parce qu’on a besoin de distraction, et l’on revient parce qu’on a besoin de bonheur.

On jugerait bien plus sûrement un homme d’après ce qu’il rêve que d’après ce qu’il pense.

L’amour fait songer, vivre et croire.

La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste.

La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l’égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l’homme libre.

Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Être libre, rien n’est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience ; dans la conscience, le droit se retourne et devient devoir. Prenons garde à ce que nous faisons ; nous vivons dans des temps exigeants.

(Actes et paroles – volume 5, page 32 et 33)

La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.

(Océan, Tas de pierres, page 302)

Biographie de Victor Hugo (1802 à 1885) :

    Victor Hugo est l’un des plus importants poètes et dramaturges de langue française du XIXe siècle. Il est notamment célèbre pour les oeuvres suivantes : La Légende des siècles, Odes et Ballades, Les Contemplations, Notre-Dame de Paris, sans oublier Les Misérables. Il a fortement contribué au renouvellement du théâtre et de la poésie de son époque. Son exemple d’engagement politique a permis à plusieurs générations de développer une réflexion sur la participation des écrivains dans la vie sociale et politique. Ses opinions morales et politiques durant la deuxième partie de sa vie, et ses œuvres exceptionnelles ont fait de lui un personnage emblématique. Il a été honoré par des funérailles nationales et sa dépouille repose au Panthéon de Paris.

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