Maîtriser sa colère

«Le sage est lent à la colère. »

Cet article présente une liste de questions qui vous aideront à rester calme lorsque la colère monte en vous. Ce questionnaire est fondé sur le principe suivant : chaque frustration est associée à une certaine façon de voir les choses, c’est-à-dire que le fait de percevoir une situation comme irritante est arbitraire. Je ne dis pas que vous n’avez jamais de bonnes raisons d’être mécontents. Mais il faut reconnaître que dans la même situation, différentes personnes régissent de différentes façons. Certaines sont effectivement en colère. D’autres sont irritées, mais pas en colère. Et d’autres finalement sont même peu ou pas affectés. Je ne prétends pas que le sentiment de colère est faux. Au contraire, ce sentiment est tout à fait réel. Je dis seulement qu’il y a à l’origine de ce sentiment une perception de la réalité. Et l’intensité de la colère peut être diminuée en changeant cette perception.

Lorsque vous sentez la colère monter en vous, au besoin prenez une brève pause. Prétextez d’aller aux toilettes si vous n’êtes pas seul. Et respirez lentement pendant quelques minutes afin de vous calmer un peu. Par la suite, répondez mentalement à certaines des questions suivantes. Évidemment, ce questionnaire ne changera pas les faits objectifs d’une situation donnée. Mais en répondant sincèrement à celui-ci, il est probable que vous réduisiez un peu votre colère :

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De GNOME icon artists [CC BY-SA 3.0 or LGPL], via Wikimedia

Questionnaire :

  1. Est-ce que j’ai une vision complète de la réalité ou est-ce que je me concentre surtout sur les aspects frustrants de la situation  ?
  2. Selon les gens qui m’entourent, est-ce que j’exagère la sévérité de la situation ?
  3. Est-ce que d’autres personnes (collègues, amis, parents…) dans la même situation sont peu ou pas affectées ?
  4. Est-ce que la fatigue ou le stress accentue mon irritation ? En d’autres termes, si j’étais calme et reposé, est-ce que je serais moins en colère ?
  5. Est-ce que j’ai moi-même causé ou aggravé cette situation irritante ? Par exemple :
        – Est-ce que j’ai monté le ton sans raison valable ?
        – Est-ce que j’ai été indûment inflexible ?
        – Est-ce que j’ai été suffisamment à l’écoute ?
        – Est-ce que j’ai coupé la parole ?
  6. Est-ce que j’ai des attentes ou objectifs exagérés qui contribuent sans raison valable à ma colère ?
  7. Est-ce possible que je mésinterprète les intentions de la personne qui m’a offensé ? Si approprié, est-ce que je donne le bénéfice du doute à cette personne ?
  8. Est-ce que j’ai fait des efforts de bien comprendre la personne qui m’a offensé ? Est-ce que j’ai tenté d’imaginer être à sa place ? Dans la même situation, est-ce que j’aurais eu une réaction semblable ?
  9. Est-ce que je pardonne suffisamment ? Note : Vous n’êtes pas parfait. La personne qui vous a offensée est également imparfaite. Alors, soyez indulgent et essayez de pardonner.
  10. Est-ce que je devrais prendre temporairement la fuite ? Note : Quand le ton monte, il vaut mieux parfois se retirer pour un bref moment. Si c’est le cas, demandez à votre interlocuteur s’il est possible de poursuivre la discussion dans quelques heures ou le lendemain. Au besoin, insistez respectueusement. Assurez-vous que votre interlocuteur comprenne bien qu’il s’agit seulement d’une pause, non pas de la fin de la discussion. Surtout, n’insistez pas s’il n’est pas d’accord. Cela ne ferait qu’envenimer la situation.
  11. Quelle sera ma perception de cette situation dans un an ? Est-ce possible que ma frustration ne soit plus alors qu’un vague souvenir disparu depuis longtemps ?
  12. Objectivement, est-ce que la situation est vraiment aussi irritante que je la perçois ?

« Seul peut être fier celui qui a appris à maîtriser sa colère. »

Apprenez à considérer le sentiment de la colère comme une matière sur laquelle vous pouvez travailler. Dès l’instant où vous adoptez ce point de vue, vous démarrez un processus qui aura pour effet de moudre cette matière brute pour votre bénéfice. Et le simple fait de focaliser sur ce processus aura déjà pour conséquence d’apaiser un peu votre colère.

Conclusion
Il est normal d’être en désaccord de temps à autre avec nos collègues, amis et proches. Étant donné cette réalité, il est utile d’améliorer notre capacité à gérer les conflits, incluant la colère qui en résulte parfois.

« Le sage utilise la colère. L’homme ordinaire en est victime. »

Sujets complémentaires :
    – Réagir à la colère de l’autre
    – Leçon d’un père à son fils sur la colère
    – Conflit avec un proche et Questions pour désamorcer une dispute avec un proche
    – Conflits inutiles, Conflits d’idées et Désaccords
    – Pardonnez pour vous libérer
    – Réagir humainement à la critique colérique
    – Pensées sur la colère et les conflits

5 réponses

  1. AÏSSO Y Baurice dit :

    Merci beaucoup pour les conseils.

  2. Bertin dit :

    Sublime enseignement.

  3. A.wahab dit :

    Merci beaucoup pour tous ces précieux conseils.

  4. Patrick Gnangbi dit :

    Salut j’ai constaté que vos riches enseignements ameliore ma vie. Merci

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