Comment gérer les insultes ?

« Celui qui t’insulte n’insulte que l’idée qu’il a de toi, c’est‑à‑dire lui-même. » Auguste Villiers de l’Isle-Adam

Dessin simple du visage d’une personne insultée

De B. Langdon-Lassagne [CC BY 3.0] via Wiki

Il est difficile d’être l’objet d’insultes. Généralement, être offensé crée une réaction négative presque instantanée. Voici des solutions pour mieux gérer votre réaction dans cette situation :

  1. Ignorer une insulte banale :
    Êtes-vous de ceux qui ont l’offense facile ? Les mots blessants ne sont toujours que des mots. Lorsque l’offense n’est pas sévère, il est possible de faire la sourde oreille. En d’autres termes, s’il s’agit d’une insulte sans importance, essayez simplement de l’ignorer. Vous pouvez faire semblant d’être pressé et dire « je n’ai pas le temps pour ça ». Mais si la critique est grave, ou si la personne continue à tenir des propos déplaisants à votre sujet, alors appliquez une des solutions suivantes.
  2. Prendre la fuite :
    Si la situation le permet, éloignez-vous physiquement de la personne qui vous insulte. C’est une façon simple de diminuer votre exposition à ses attaques. Malheureusement, cette solution est parfois inapplicable. Mais peu importe les circonstances, si des insultes répétitives deviennent un véritable abus psychologique, vous avez toujours le droit de fuir, à tout le moins momentanément. Dans ce contexte, la fuite n’est pas de la lâcheté, au contraire, c’est une preuve de bon sens face à une agressivité démesurée.
  3. Faire semblant d’écouter :
    S’il n’est pas opportun d’appliquer les solutions précédentes, alors il est possible de fuir émotionnellement en retirant votre attention à celui qui vous insulte, en prenant soin de faire semblant de l’écouter.
  4. Comprendre la situation de l’autre :
    Est-ce que vous connaissez toutes les circonstances qui ont poussé la personne qui vous a insulté à agir ainsi ? Non, nous ne connaissons jamais toute la vérité sur ces réalités. Il n’est pas question ici d’excuser des paroles blessantes, mais plutôt de voir le côté humain derrière celles-ci. Favorisez votre compréhension en vous questionnant : « La personne qui m’a insulté devait réellement souffrir pour agir ainsi. Dans les mêmes conditions difficiles, est-ce que j’aurais agi de la même façon ». Cela contribuera à transformer votre rancœur initiale en sentiment de compréhension et peut-être même en sympathie.
  5. Répliquer avec diplomatie :
    Lorsque nous sommes insultés, la situation impose parfois que nous répondions (ex. réunions d’affaires, discussions imposées, situations délicates…). Dans ce cas, efforcez-vous d’être poli et respectueux. Si vous manquez de courage pour le faire, ou si la personne ne le mérite pas à vos yeux, alors faites-le pour vous-même. Cette marque de discipline vous placera au-dessus de la personne qui vous a insulté. Montrer du respect à celle-ci ne signifie pas que vous abandonnez vos opinions et convictions. Cela signifie simplement que vous avez une meilleure force de caractère que la personne qui vous a offensé.
  6. Se questionner pour désamorcer :

    Il est douloureux d’être insulté. Mais vous ne pouvez pas empêcher les gens de dire de temps à autre des choses blessantes. Cependant, certaines questions ont pour effet afin de réduire le désagrément d’une insulte :

    • « Est-ce que mon interlocuteur avait l’intention de m’insulter ? En d’autres termes, est-ce que j’interprète ce qu’il a dit comme une insulte, alors que ce n’était pas le cas pour lui ? »
    • « Mon interlocuteur ignore-t-il certaines choses importantes ? Est-ce que je réagirais de la même façon avec la même information dans les mêmes conditions ? »
    • « Mon offenseur est-il méchant ? Peut-être ! Mais, moi qui essaie d’être bon, devrais-je réagir avec méchanceté comme lui ? »
    • « Est-ce que je nourris l’illusion qu’il est possible de vivre sans être offensé ? Est-ce que je reconnais qu’il est normal d’être insulté de temps à autre ? »
    • « Est-ce possible que cette situation désagréable soit une occasion d’apprendre à mieux me connaître ? » Note : le paragraphe suivant traite de ce sujet.
  7. Apprendre :
    Les situations désagréables sont souvent des occasions d’apprendre. Essayez de transformer votre épreuve en opportunité. Les insultes qui vous sont professées ont peut-être une parcelle de vérité. Et même si elles sont complètement fausses, il est possible d’apprendre en observant le contexte qui a mené à ces insultes. Peu importe si vous êtes fautif ou pas, il y a toujours de nouvelles choses à découvrir ou à approfondir.
  8. Affronter :
    Dans certaines circonstances, il est inutile de prendre des gants blancs, c’est-à-dire qu’il est parfois nécessaire de dire franchement à la personne en question ce que vous pensez de sa remarque. Bien que l’on nous ait enseigné qu’il n’est pas respectueux de parler fort, il arrive de temps à autre que ce soit la seule façon de se faire entendre. Cette technique est risquée, mais elle est parfois nécessaire. Et de toute évidence, hausser le ton s’applique uniquement dans les cas où rien d’autre ne semble fonctionner.

Dédramatiser :
Est-ce que vous vous attendiez à ne jamais être insulté ? Il est malheureusement normal de temps à autre d’être victime d’indélicatesse. Alors, dédramatisez la situation. Tout le monde est injurié de temps à autre. Vous l’avez été dans le passé et vous avez survécu. Et vous serez très certainement à nouveau insulté dans le futur.

Limite, ne pas se laisser abuser :
Les paragraphes 1 à 5 ne suggèrent d’aucune façon de laisser votre offenseur abuser de vous. Dans certaines circonstances, il est d’ailleurs nécessaire de répliquer vivement (Paragraphe 8). Mais peu importe la situation, la façon de réagir à l’insulte doit être votre décision. En d’autres termes, ne laissez pas l’offenseur dicter votre conduite. Lorsque vous êtes offensé, le choix de l’attitude à prendre n’appartient à personne d’autre que vous et ce, quelle que soit la sévérité de l’insulte.

Conclusion :
Et avoir été offensé ne changera en rien l’opinion de ceux qui voient du bien en vous. En effet, si vos amis et votre famille considèrent que vous êtes une bonne personne, les quelques mots offensants d’une personne mal informée, ne les fera pas changer d’idée.

7 réponses

  1. Anonyme dit :

    Bonjour, je suis très vite blessé lorsque je me dispute avec ma mère car elle a l’insulte facile, que ça sois les noms insultants classiques ou ce qui est plus intime en se rattachant à ma vie … Je me détache de plus en plus et m’isole, mais je ne pense pas que ça sois une solution car ça n’améliore en rien la situation. De plus, le dialogue est assez compliqué, car elle a toujours raison … Je suis face à un mur aujourd’hui et j’ai juste envie de couper les ponts, mais je suis étudiante en 2ème année de droit et je n’ai donc pas les moyens de vivre financièrement seule.

  2. Thabita dit :

    Ignorer c’est bien, mais vous ne vous sentez pas gêné parfois ?

  3. Thabita dit :

    Bonjour, très contente de lire l’expérience de tout un chacun. Moi j’ai eu un problème avec des gens à qui j’ai rendu un grand service, mais aujourd’hui ils m’envoient des insultes sur mon portable depuis février 2020. Avant je les ignorais mais ils continuent toujours, alors je compte répliquer en peu de mots pour qu’ils arrêtent, qu’elle ingratitude…

  4. ARGO dit :

    J’ai deux solutions : l’autre jour, on me traite de gros con ; j’ai rétorqué c’est ton nom et ton prénom ? Ou alors, je réponds en anglais, ou en allemand. En général, l’autre n’insiste pas. Ou alors, comme je connais un chapelet d’injures en italien, je déballe tout.

  5. Sofna dit :

    Bonjour
    Je tiens tout d’abord à te féliciter d’avoir pris du temps pour nous partager ton expérience (douloureuse mais enrichissante) car je suis certains que plusieurs lecteurs/trices ce sont certainement reconnus dans ton histoire. Et merci à toutes les personnes qui comme moi ont essayer d’apporter une contribution en te proposent leurs avis.
    Moi je vis le même harcèlement, mais d’une autres manières en effet je suis bègue depuis mon enfance et j’ai pas eu l’opportunité d’être dans des écoles spécialisées, mais dans des établissements public ou le bégaiement n’était pas considéré comme un handicap mais plus comme sujet de moquerie, mais j’ai appris à surmonter ce genre de bassesse de deux manières :
    La première était de me demander si l’injure de la personne était fondée, si oui est-ce que je pouvais faire quelque chose pour le changer (m’améliorer) et si non alors je préfère vivre avec et l’accepter (les gens se moquent plus des choses que l’ont cherche à éviter).
    La deuxième est de me demander si cette personne compte pour moi, si c’est une personne qui compte pour moi ou que j’aimerais avoir comme ami, alors je prendrais en considération ses paroles, mais dans le cas contraire je préfère me concentrer sur autres choses.

  6. cici dit :

    Oui moi aussi j’ai ce genre de problème a l’école , une fille n’arête pas de me harceler, mais si je l’ignore elle commence a m’humilier et je suis une fille timide qui ne sais pas se défendre. Que puis je faire et merci d avance.

  7. Moustef dit :

    Bonjour,
    Moi, personnellement suis très comique, je réponds aux insultes en souriant et ça blesse mon adversaire.

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