Comment aider un proche déprimé


Table des matières

  1. Écouter et s’intéresser à ce que la personne vit
  2. Prendre sa souffrance au sérieux
  3. Montrer son affection
  4. Comprendre autant que possible
  5. Être tolérant
  6. Respecter le point de vue de la personne déprimée
  7. Éviter certains sujets de conversation
  8. Éviter les blâmes et les reproches
  9. Ne pas être moralisateur
  10. Conseiller avec une extrême prudence
  11. Éviter la répétition
  12. Favoriser l’intimité
  13. Offrir de l’aide sans qu’on vous le demande
  14. Être préparé au rejet
  15. S’engager et rassurer
  16. Comment savoir si notre aide est adéquate ?
  17. Se coordonner avec les autres intervenants
  18. Pourquoi est-ce que votre proche dépressif a besoin de votre aide ?
  19. Voici des comportements à éviter
Stimuler la personne déprimée
  1. Favoriser les contacts sociaux
  2. Changer de lieu
  3. Favoriser les activités de loisirs
  4. Favoriser l’exercice physique
  5. Faire renaître l’estime de soi
  6. Faire renaître l’espoir peu à peu
  7. Amener votre proche à explorer des solutions
  8. Aider votre proche à trouver et participer à un groupe de soutien

Créer un environnement favorable

  1. Établir un climat de paix
  2. Favoriser une bonne alimentation
  3. Aider votre proche dans ses tâches domestiques
  4. Faire confiance de la bonne façon
  5. Montrer l’exemple
  6. Être raisonnablement positif
  7. Savoir quoi dire à un être cher déprimé

Consulter un professionnel de la santé au besoin

  1. Au besoin, amener la personne à consulter
  2. Au besoin, trouver un médecin ou un thérapeute
  3. Évaluer le risque de suicide et agir en conséquence
  4. Reconnaître ses limites
  5. Si la personne suit un traitement, ne pas semer le doute
  6. Si la personne suit un traitement, continuer à la soutenir
  7. S’informer sur la déprime et la dépression

Prendre soin de soi en tant qu’aidant

  1. Ne pas s’oublier
  2. Ne pas se blâmer
  3. Connaître les difficultés pour mieux les surmonter
  4. Déterminer clairement son rôle

Fin de cet article

  • Limite de cet article
  • Conclusion
  • Sujets complémentaires

  • Si l’un de vos proches souffre de tristesse profonde, il est important de le convaincre que vous tenez à lui et que vous êtes prêt à l’aider. Et pour bien soutenir cette personne, il est utile de savoir comment s’y prendre :

    1. Écouter et s’intéresser à ce que la personne vit :
      http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Towards_Light.jpg

      Photo de Fabin [CC-BY-SA-3.0]


      Pour une personne déprimée, la plus grande qualité d’un aidant est sa capacité d’écoute. Pour encourager votre proche à parler, vous devez avoir une attitude d’ouverture, de douceur et de patience. De cette façon, votre soutien sera d’un réconfort immense. Laissez la personne déprimée parler à coeur ouvert. Exprimer ses sentiments est parfois difficile. Les personnes déprimées ne veulent pas être bousculées ou se sentir sur la défensive. Écoutez attentivement, parlez peu et maintenez constamment un contact visuel. Ainsi, la personne souffrante se sentira en confiance et acceptée telle qu’elle est.
    2. Prendre sa souffrance au sérieux :
      La personne déprimée a besoin que l’on prenne son état émotionnel au sérieux. Donc ne banalisez pas sa souffrance. Et surtout, évitez de prononcer des phrases telles que :
        – Tu en fais des histoires pour un problème qui n’est pas si grave.
        – Bien des gens vivent des choses plus tragiques que toi et ne sont pas déprimés.
        – Chacun a ses propres problèmes.
        – Ton problème n’est pas si sévère. J’ai vécu des choses bien pires et j’ai survécu.
    3. Montrer son affection :
      Une des meilleures choses que vous puissiez faire pour aider votre proche est de lui montrer par vos gestes que vous tenez à lui. Si vous sentez que l’autre a besoin de réconfort physique, n’hésitez à l’enlacer dans vos bras. Un gros câlin peut faire tellement de bien. Il est également très utile d’affirmer votre soutien inconditionnel, en disant par exemple :
        – Je t’aime inconditionnellement, peu importe ce que tu dis ou fais.
        – À mes yeux, tu es tellement important(e).
        – Je ne t’abandonnerai jamais.

      Le soutien d’une personne de confiance est capital, en particulier lors d’angoisses profondes. Même si votre proche semble indifférent, sachez qu’il apprécie vos efforts pour l’aider. Donc, n’en doutez pas, si votre proche est sévèrement déprimé, votre soutien est une aide précieuse.
    4. Comprendre autant que possible :
      La personne déprimée agace parfois ses proches quand elle se plaint, quand elle n’arrive pas à travailler ni à participer à la vie de tous les jours. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais l’effet de sa condition. Faites l’effort de comprendre la situation de votre proche affligé. Voici les symptômes typiques des gens déprimés :
        – Tristesse
        – Insomnies et fatigue au réveil
        – Intolérance aux petites contrariétés de la vie
        – Perte d’intérêt générale
        – Renfermement sur soi
        – Indifférence affective
        – Comportement parfois agressif
      Pour vous aider à mieux comprendre votre proche, remémorez-vous vos propres périodes sombres. Rappelez-vous jusqu’à quel point tout devenait difficile sinon pénible dans cet état de tristesse. Imaginez jusqu’à quel point il vous serait difficile de vivre de cette façon pour une longue période.
    5. Être tolérant :
      Évitez de répondre à l’agressivité par l’agressivité. À cause de leur souffrance, les personnes déprimées prononcent parfois des paroles blessantes sans raison apparente. Ne prenez pas ces offenses trop à coeur. Reconnaissez que la personne en question ne vous veut aucun mal. Ses sautes d’humeur ne sont pas personnelles. Si une autre personne avait été à votre place, c’est elle qui aurait été offensée. Au nom de l’affection que vous avez pour votre proche, soyez tolérant et pardonnez.
    6. Respecter le point de vue de la personne déprimée :
      Certains croient à tort que le meilleur moyen d’aider les gens déprimés est d’être débordant d’enthousiasme. En général, les choses ne sont pas complètement roses. Objectivement on ne peut pas nier la présence de certaines situations difficiles. Une personne profondément déprimée focalise exclusivement sur les aspects négatifs de sa vie. Donc si le contexte s’y prête, reconnaissez la présence des difficultés. Mais exprimez-les d’une façon réaliste, en présentant le positif et le négatif. Voici quelques exemples :
        – Souffrir est humain, s’en sortir et ne plus souffrir l’est aussi.
        – Certaines choses sont pénibles, mais le temps vient à bout de tout.
        – Un bon nombre de personnes sont déprimées. Sans que ce soit facile, plusieurs s’en sortent.

        – En faisant référence au problème de votre proche : C’est vrai qu’il y a ce problème, mais il est surmontable.
    7. Éviter certains sujets de conversation :
      La plupart des gens ne se rendent pas compte des conséquences d’un simple sujet de conversation. Un mauvais choix de votre part peut empirer momentanément la condition d’une personne déprimée. Certes, il est parfois nécessaire d’aborder des sujets difficiles, par exemple la nécessité de consulter
      (voir Consulter un professionnel de la santé au besoin ci-dessous). Mais à moins d’avoir une très bonne raison, évitez les sujets de conversation qui pourraient aggraver la condition de votre proche. Évidemment, il est très important d’écouter celui-ci avec intérêt. Donc, lorsque votre proche aborde lui-même sa condition de personne déprimée, respectez son choix et prêtez une oreille attentive. Surtout, n’essayez pas d’éviter le sujet comme s’il était honteux d’être déprimé. Parlez de cette condition librement, si c’est le bon moment et si votre proche est ouvert.
    8. Éviter les blâmes et les reproches :
      Culpabiliser ou blâmer votre proche pour son état dépressif n’aidera en rien. Au contraire, cette attitude peut accentuer sa conscience de ses faiblesses ou de ce qu’il perçoit
      el. Pire encore, elle peut fermer votre proche à la communication, si nécessaire à la guérison. Il est donc nuisible d’accabler celui-ci en le critiquant et en essayant de le motiver brutalement avec des phrases telles que :
        – Moi dans ta situation, je ferais preuve de courage.
        – Bouge-toi un peu au lieu de traîner au lit tous les matins.
        – Tout ça, c’est dans ta tête que ça se passe, c’est donc facile à régler.
        – Tu es si égoïste, tu ne penses qu’à toi.
        – Je suis déçu de toi.
        – C’est de ta faute.
        – Tu ne devrais pas commencer à te sentir mieux depuis tout ce temps ?
    9. Ne pas être moralisateur :
      Si la condition de votre proche est sévère, il ne peut pas quitter son état dépressif par la force de sa volonté, tout comme un asthmatique ne peut pas guérir sa maladie en faisant preuve d’une grande détermination. Dans ce contexte, il est inutile de lui demander de réagir promptement et de se secouer. Donc, éviter les phrases telles que :
        – Tu ne sembles pas avoir suffisamment de volonté pour t’en sortir.
        – Tu pourrais faire un peu d’efforts.
        – Tu es entièrement responsable de tes émotions, prends-toi en main.
        – Réagis, tu n’as qu’à te secouer.
        – Arrête d’agir bêtement.
        – Quand on veut, on peut.
        – Crois-moi, je sais exactement ce que tu ressens, je sais qu’il suffit de vouloir pour s’en sortir.
        – Nous sommes le résultat de nos pensées, donc ton problème est facile à régler.

      La plupart du temps, ces phrases sont inutiles et parfois dangereuses. Elles peuvent aggraver la situation, car la personne dépressive se sentira incomprise ou culpabilisera, ce qui augmentera sa souffrance. Le résultat final sera probablement qu’elle prendra encore plus conscience de ses faiblesses et elle se repliera davantage sur elle-même.
    10. Conseiller avec une extrême prudence :
      Il est contre-productif d’accabler votre proche de « bons conseils », car les personnes déprimées ont généralement beaucoup plus besoin d’être écoutées que d’être conseillées. Mais, si la situation s’y prête, un conseil bien choisi peut-être utile. Gardez cependant en tête que certains conseils (même prononcés avec les meilleures intentions) peuvent être offensants, par exemple :
        – À ta place, je ferais ceci ou cela…
        – Bouge-toi un peu et ça ira mieux.
        – Ne te laisse pas aller de cette façon !

      De telles observations ont souvent pour effet d’accentuer le sentiment d’impuissance de la personne déprimée. Finalement, si vous jugez qu’un conseil est vraiment pertinent, commencez par demander à votre proche ce que vous pouvez faire pour lui. Écouter attentivement sa réponse et faites ce qu’il demande (si c’est pertinent). Cela aura pour effet de le rendre plus réceptif. Par la suite, si vous jugez que le moment est approprié pour exprimer votre conseil :
        – Présentez-le comme votre point de vue, non pas comme la vérité absolue.
        – Ne lui demandez pas immédiatement ce qu’il pense de votre conseil.
        – Donnez-lui du temps pour réfléchir à ce que vous venez de dire.
    11. Éviter la répétition :
      Les gens déprimés ont horreur que l’on répète toujours les mêmes suggestions ou conseils. Malheureusement, cette tendance est présente chez plusieurs aidants. Lorsqu’ils n’ont pas persuadé la personne déprimée la première fois, certains tentent de corriger la situation simplement en répétant. La personne déprimée peut voir dans cette façon d’insister un manque de respect. Certains ont même l’impression qu’on les traite comme des enfants. Cela peut affaiblir votre relation avec la personne déprimée au moment où vous avez particulièrement besoin de communiquer efficacement avec elle.
    12. Favoriser l’intimité :
      Passez régulièrement du temps de qualité avec votre proche, entre autres seul à seul. Proposez des sorties ou trouvez des activités que vous pouvez faire ensemble. Cela donne à votre proche l’occasion de se confier sur ce qui ne va pas. L’important est de créer une atmosphère chaleureuse dans laquelle votre proche a envie de partager ses sentiments.
    13. Offrir de l’aide sans qu’on vous le demande :
      Il est rare que les individus dépressifs demandent de l’aide. Plusieurs d’entre eux ont honte et se referment sur eux-mêmes. Pourtant dans leur condition, l’aide de leur famille et/ou de leurs amis est extrêmement importante. C’est souvent grâce au soutien de ceux-ci qu’ils réussissent à se sentir moins isolés et qu’ils trouvent ainsi la motivation d’améliorer leur condition. En résumé, si l’un de vos proches est déprimé, n’attendez pas qu’il vous le demande pour lui offrir votre aide.
    14. Être préparé au rejet :
      Parfois, la personne déprimée ne veut tout simplement pas parler. Elle pourrait même rejeter agressivement l’aide que vous proposez en disant par exemple : «  ça ne changera rien », «  tu ne peux pas comprendre » ou « tu ne peux pas m’aider ». Donc attendez-vous aux refus, surtout lors des premiers essais. Votre proche changera peut-être d’idée plus tard. L’important est de manifester votre présence, d’offrir votre soutien et d’être respectueusement tenace.
    15. S’engager et rassurer :
      Note : ce qui suit est pertinent seulement si vous êtes prêt à vous engager à aider votre proche jusqu’à sa guérison. Si la condition de votre proche est sévère, il a besoin d’être rassuré. Alors, dites-lui clairement que vous êtes là pour de bon et que vous lui donnerez tout le soutien dont il aura besoin aussi longtemps qu’il en aura besoin. De cette façon, votre proche se sentira aimé et il saura qu’il peut se concentrer sur son rétablissement sans se soucier du temps que cela prendra. Cela est un élément important qui contribue à sa guérison.
    16. Comment savoir si notre aide est adéquate ?
      Il y a deux façons de répondre à cette question. Premièrement, observez attentivement le comportement de votre proche dans diverses situations. Deuxièmement, si celui-ci est ouvert, n’hésitez pas à le questionner sur votre façon d’agir. Si vous vous y prenez de la bonne façon, votre proche ne sera pas offensé. Il sera plutôt heureux de l’intérêt que vous lui portez.
    17. Se coordonner avec les autres intervenants :
      Si la personne déprimée a d’autres proches autour d’elle, essayez de coordonner votre soutient avec ceux-ci. Sinon, vos efforts pourraient être contrecarrés sans le vouloir par un autre proche, qui agit tout comme vous, pour le bien de la personne déprimée. De plus, si cette personne est traitée par des professionnels de la santé, assurez-vous que votre façon d’aider est en harmonie avec les approches thérapeutiques de ceux-ci.
    18. Pourquoi est-ce que votre proche dépressif a besoin de votre aide ?
      Des études indiquent que certaines personnes dépressives n’obtiennent pas d’assistance pour les raisons suivantes :
        – Elles ne reconnaissent pas les signes de la dépression ou sont dans le déni.
        – Elles craignent d’être jugées.
        – Elles ne veulent pas être un fardeau.
      Cela explique pourquoi votre aide est importante.
    19. Voici des comportements à éviter :
      • Donner des recettes de bonheur trop faciles.
      • Le harceler de questions maladroites ou trop nombreuses.
      • Mettre de la pression sur lui pour qu’il change son attitude et son comportement.
      • Donner un ultimatum tel que : « tu ferais mieux de t’en sortir sinon je te quitte ».
      • Encourager votre proche à s’isoler.
      • Si sa condition est sévère, ne faites pas comme si le problème disparaîtra de lui-même (voir Consulter un professionnel de la santé au besoin ci-dessous).
      • Se comparer à lui.
      • L’éviter, c’est-à-dire faire en sorte de ne pas rencontrer votre proche.

    Stimuler la personne déprimée

    1. Favoriser les contacts sociaux :
      De nombreuses personnes déprimées se coupent de leur entourage. Si c’est le cas pour votre proche, encouragez-le à maintenir ses activités sociales. En particulier, encouragez-le à faire des efforts pour garder le contact avec ses amis. Proposez-lui d’aller au centre commercial, au cinéma, au restaurant avec les copains. Sans être autoritaire, soyez un peu directif au besoin. Ne dites pas « Préfères-tu sortir ou rester à la maison ? », dites plutôt « Allez, je t’emmène manger dans un bon restaurant. » Finalement, encouragez les amis et la famille de votre proche déprimé à le rencontrer et le soutenir dans son épreuve.
    2. Changer de lieu :
      Il peut être intéressant pour quelques heures de changer de lieu. Donc, proposez à votre proche une nouvelle destination. Et visitez un lieu touristique local, si possible un endroit qui offre une vue sur de beaux paysages. Pour plusieurs personnes, les grandes étendues d’eau calme sont une source d’inspiration, donc la mer ou un grand lac pourrait être une destination intéressante.
    3. Favoriser les activités de loisirs :
      Votre proche déprimé se sent peut-être trop fatigué pour participer aux activités qu’ils trouvaient agréables auparavant. Moins il est actif, moins il sera motivé à le devenir. C’est un cercle vicieux qui alimente le sentiment de dépression. Alors sans le harceler, encouragez votre proche à reprendre les activités qui lui procuraient du plaisir : passe-temps, divertissements, activités sportives, artistiques ou culturelles. Rappelez-vous cependant qu’il peut être contre-productif de brusquer votre proche ou de lui imposer trop d’activités trop vite. Une personne sévèrement dépressive s’épuise rapidement, car elle lutte constamment contre sa fatigue accumulée et ses idées noires.
    4. Favoriser l’exercice physique :
      Il est très utile d’encourager votre proche à faire de l’exercice physique, quitte à en faire avec lui. Bouger libère des substances en nous qui contribuent à diminuer la tension et à améliorer notre sommeil. De plus, l’exercice physique régulier favorise une certaine valorisation personnelle, ce qui est très utile pour l’estime de soi.
    5. Faire renaître l’estime de soi :
      Les gens déprimés ont typiquement une piètre opinion d’eux-mêmes. Une bonne façon d’améliorer l’estime de soi est de réaliser des choses dont nous sommes fiers. Donc, encouragez votre proche (au besoin accompagnez-le) à participer à de telles activités, par exemple :
        – création d’oeuvres artistiques : peinture, sculpture, écriture…
        – bénévolat,
        – être membre d’une chorale, participer à un groupe s’il joue d’un instrument de musique,
        – planification et réalisation d’une bonne action.
    6. Faire renaître l’espoir peu à peu :
      Favorisez le renouveau de l’espoir chez votre proche en l’aidant à trouver des projets ou activités qui contribueront à diminuer sa tristesse. Commencez par des choses simples. Par exemple, un premier projet pourrait être :
        – la visite d’un ami de longue date,
        – un weekend à l’extérieur de la ville,
        – une semaine de vacances à l’étranger.
      Après une activité de courte durée, si votre proche a fait du progrès, suggérez-lui de s’investir (avec votre soutien au besoin) dans un projet de plus grande ampleur, par exemple :
        – retourner aux études,
        – faire un séjour de bénévolat dans un pays en voie de développement,
        – démarrer sa propre petite entreprise.
    7. Amener votre proche à explorer de nouvelles solutions :
      Essayez de trouver avec lui ce qui pourrait diminuer sa souffrance. Par exemple, demandez à votre proche :
        – Quelles activités te donnent un plaisir immédiat ?
        – Quels sont les éléments positifs de ta vie ?
        – J’ai des idées pour t’aider à gérer ta tristesse. Aimerais-tu les entendre ?
        – Dans le passé, qu’est-ce qui a soulagé efficacement ton découragement ?

      Pour faire passer la crise, incitez (sans exagérer) votre proche à faire une activité de soulagement immédiat. Une fois la crise apaisée, explorez avec lui comment changer son quotidien. Sinon, le même contexte pourrait donner le même résultat.
    8. Aider votre proche à trouver et participer à un groupe de soutien :
      Si vous jugez que cela peut lui être utile, encouragez votre proche à participer à un groupe d’entraide, mais ne l’obligez pas. Il ira quand il sera prêt. Entre-temps, vous pouvez faciliter les choses, faire des recherches, vous renseigner sur le lieu, la date et l’heure des rencontres et même communiquer avec l’animateur. Pour identifier les groupes de soutien de votre région, faites une recherche avec Internet. Utilisez comme clef de recherche « groupe de soutien dépression » suivie du nom de votre localité, par exemple « groupe de soutien dépression Montréal ».

    Créer un environnement favorable

    1. Établir un climat de paix :
      Pour mieux aider votre proche, essayez d’instaurer un climat de paix et d’harmonie à la maison. À tout le moins, essayez de réduire ou d’éviter les conflits inutiles.
    2. Favoriser une bonne alimentation :
      Pour une personne déprimée, il est difficile de maintenir une bonne alimentation. Les carences et des déséquilibres alimentaires peuvent avoir des effets négatifs, à court terme (perte ou prise de poids, troubles digestifs, douleurs musculaires, fatigue, troubles de la concentration…) et à plus long terme (diabète, maladies cardiovasculaires…). Ces malaises physiques peuvent avoir à leur tour un impact négatif sur l’état dépressif. Pour prévenir ces différents risques, une alimentation équilibrée est de première importance. Donc, si approprié, faites le marché de votre proche et cuisinez pour lui. Ne lui interdisez pas les gâteries qui sont parfois bonnes pour le moral. L’approche à adopter est de commencer les repas avec des aliments sains, et au besoin de terminer avec le dessert de son choix.
    3. Aider votre proche dans ses tâches domestiques :
      Les personnes déprimées vivent généralement une baisse d’énergie, donc offrir ses services pour les tâches ménagères peut être très précieux. Même si elles n’en donnent pas l’impression, les personnes qui souffrent de tristesse profonde sont sensibles à toutes formes d’aide. Mais attention à ne pas être trop envahissant. Si votre proche se sent surprotégé, vous risquez de renforcer son sentiment de dévalorisation. Donc, observez attentivement la façon dont il réagit à vos offres de soutien.
    4. Faire confiance de la bonne façon :
      Il ne faut pas prendre en pitié votre proche déprimé. Le fait d’être perçu comme une victime diminuera son estime de soi. Votre proche doit sentir que vous avez confiance en sa capacité d’affronter des difficultés. Cela demande un certain équilibre, car il ne faut ni dramatiser ni banaliser (Paragraphe 2 au tout début de cet article) la condition de votre proche. Le discours à adopter est : « Je sais que ce n’est pas facile, mais je suis là pour toi et j’ai confiance en ta capacité à surmonter ce défi ».
    5. Montrer l’exemple :
      Sans exagérer, essayez d’avoir un comportement équilibré et paisible devant votre proche. Par exemple : mangez sainement, allez dormir tôt, levez-vous tôt, évitez de fumer et de trop boire, essayez d’être toujours calme et souriant, gardez votre résidence propre et bien rangée, soignez raisonnablement votre apparence, etc.
    6. Être raisonnablement positif :
      Les personnes dépressives ont une vision négative d’elles-mêmes, du monde et de l’avenir. Vous pouvez les aider en leur montrant doucement le côté positif des choses et en les rassurant sur leur capacité de s’en sortir. Votre proche est déprimé parce qu’il focalise à outrance sur les choses négatives. C’est donc à vous de présenter la vie différemment. Parlez-lui de ce que vous vivez, de vos occupations, partager avec lui vos défis, vos moments de joie et montrez-lui le côté positif des choses. Surtout, encouragez-le doucement à garder espoir. Il ne s’agit pas de suggérer bêtement à celui-ci de garder le moral. En fait, il est contre-indiqué de dire avec désinvolture que tout ira bien toujours ou que tout sera facile. Ne minimisez pas les épreuves que votre proche perçoit. Mais autant que possible présenter avec conviction les joies et opportunités que l’avenir lui réserve. Soyez celui qui voit la vie du bon côté et en parle avec crédibilité.
    7. Savoir quoi dire à un être cher déprimé :
      Il est parfois difficile de savoir quoi dire à un proche déprimé. Il est important d’aborder une personne dans cette situation sans la fâcher ni l’insulter. Si vous ne savez pas par où commencer, les questions suivantes (pour votre proche) peuvent être utiles :
        – Comment puis-je t’aider ?
        – Quand as-tu commencé à te sentir comme ça ?
        – Quel événement a déclenché ce changement ?
        – As-tu pensé à demander de l’aide
       ?
      Encouragez la personne déprimée à parler de ses sentiments et encore une fois écoutez sans la juger. Finalement, ne vous attendez pas à ce que votre proche s’ouvre immédiatement. Donnez-lui le temps de comprendre ses sentiments. Soyez respectueux, patient, mais persistant.

    Consulter un professionnel de la santé au besoin

    1. Au besoin, amener la personne à consulter :
      Si la situation est grave, il est dans l’intérêt de votre proche de consulter rapidement un médecin ou un autre professionnel de la santé. Mais attention, la dernière chose à faire est de lui répéter constamment de se faire soigner. Amenez-le plutôt à s’exprimer sur sa douleur et à lui faire progressivement comprendre qu’il souffre peut-être inutilement. Proposez-lui alors de l’accompagner chez le médecin. Certes, il se fera prier, mais insistez respectueusement sur le fait que plusieurs personnes s’en sortent avec, entre autres, de l’aide médicale. Il faut donc insister prudemment. Si votre proche refuse, proposez une rencontre avec un omnipraticien en prétextant une consultation pour ses maux physiques, par exemple, son épuisement et son manque de sommeil. Rendez-lui la tâche facile en recherchant un médecin pour lui, et en l’accompagnant s’il accepte, voir le paragraphe suivant.
    2. Au besoin, trouver un médecin ou un thérapeute :
      Si la condition de votre proche est sévère, il est probablement incapable de trouver un professionnel de la santé qui répond à ses besoins spécifiques. Vous lui rendrez un grand service en faisant ce travail pour lui. Dans le cadre de ces recherches, assurez-vous de mentionner tous les symptômes qui vous inquiètent et surtout ne minimisez pas l’ampleur de la souffrance de votre proche. De plus, il est parfois frustrant de ne pas obtenir l’aide nécessaire à cause de longues listes d’attente, de contraintes financières, de distances géographiques… Le lien suivant présente notamment des organisations qui vous aideront dans vos recherches : S’informer sur la déprime et la dépression. Finalement, il est parfois nécessaire d’agir immédiatement, voir le paragraphe suivant.
    3. Évaluer le risque de suicide et agir en conséquence :
      Si vous apprenez par confidence qu’un proche pense au suicide, vous devez agir immédiatement. Puisque ce dernier pense mettre fin à ses jours, il est probable que certains maux physiques accompagnent sa dépression, par exemple une grande fatigue. Faites-le parler à ce sujet. Et utilisez au besoin ce prétexte pour l’amener sur-le-champ consulter un médecin avec vous (si possible son médecin traitant). S’il refuse, il n’y a pas de secret à garder, puisqu’il y a une personne est en danger. Il faut plutôt alerter de façon efficace son entourage, un médecin, ou toute personne susceptible d’intervenir afin d’éviter qu’il ne passe à l’acte.
      Mais, parfois la situation n’est pas claire en ce qui concerne les intentions d’un proche déprimé. Voici un extrait du site de la Fondation des maladies mentales sur les signes avant-coureurs du suicide :
        – Il adopte une attitude négative la plupart du temps.
        – Il n’a plus d’intérêt pour les activités qu’il aimait.
        – Il a grandement diminué ses contacts sociaux.
        – Il sort très peu de chez lui.
        – Il est plus agressif et se met fréquemment en situation de danger.
        – Il parle souvent de la mort ou de sujets qui y sont reliés.
      Soyez attentif pour reconnaître tout changement rapide d’humeur ou de comportement. Si vous doutez du niveau d’urgence de la situation, n’hésitez pas à appeler un service d’urgence de prévention du suicide. Ils pourront probablement répondre à vos questions. Ne vous lancez pas dans de longues lectures pour analyser le comportement de votre proche. Posez plutôt des questions à des gens compétents. Entre autres, les bénévoles des services d’urgence de prévention du suicide vous aideront à clarifier le niveau de risque que représente votre proche. Cliquez sur le lien que je répète ici pour trouver le numéro à composer dans votre pays.
    4. Reconnaître ses limites :
      Vous ne pouvez pas diagnostiquer la dépression, entre autres parce qu’il existe plusieurs variantes de cette maladie liées à des causes différentes, parfois très complexes. Pour cette raison et bien d’autres, seul un professionnel de la santé peut poser un diagnostic fiable. De plus, évitez le piège de croire que l’on peut guérir une personne souffrant de cette maladie simplement avec beaucoup d’efforts, de l’amour et de bonnes intentions. Il faut beaucoup plus que cela. Une personne en dépression a besoin d’aide bien au-delà de ses proches.
    5. Si la personne suit un traitement, ne pas semer le doute :
      Soyez positif par rapport au traitement. Surtout, évitez de faire en sorte que votre proche doute de ses décisions ou de la compétence de son médecin. Par exemple, si vous n’êtes pas d’accord avec l’utilisation d’antidépresseurs, ne faites pas de commentaires à ce sujet. Au contraire, faites en sorte (sans mentir) que votre proche ait confiance dans les soins qu’il reçoit, par exemple en approuvant le choix de son médecin.
    6. Si la personne suit un traitement, continuer à la soutenir :
      Le fait que votre proche suive un traitement ne signifie aucunement que vous devez moins vous occuper de lui. De plus au besoin, aidez respectueusement votre proche à prendre ses médicaments régulièrement et à se souvenir des dates de ses rendez-vous médicaux.
    7. S’informer sur la déprime et la dépression :
      Divers organismes actifs en santé mentale diffusent de l’information sur ces sujets. Voici quelques exemples :
        – Services d’urgence de prévention du suicide
        – Revivre
        – France-Dépression
        – Info-depression.fr
        – Mediagoras
        – La dépression fait mal
        – La Fondation des maladies mentales, section sur la dépression
        – Répertoire des centres de crise du Québec
        – La Société pour les troubles de l’humeur du Canada
        – L’Association canadienne de la santé mentale, section sur l’humeur
        – Déprimés anonymes : Soutien téléphonique sur la détresse émotionnelle (Canada)
        – Mental Health America : Réseau américain de soutien pour personnes aux prises avec la maladie mentale
        – La dépression en savoir plus pour en sortir (PDF)
        – Guide d’autosoins pour la dépression, Simon Fraser University et BC Mental health and Addiction Services (PDF)

      Information pour les aidants :
        – Association d’aidants en France : Association Française des aidants
        – Association d’aidants en France : Union nationale des amis et familles de personnes malades et/ou handicapées psychiques
        – Association d’aidants au Québec : Regroupement des Aidantes et Aidants Naturels
        – Vaincre la dépression ensemble
        – L’aide à apporter à votre enfant ou à votre adolescent dépressif
        – Vivre avec une personne atteinte d’une maladie mentale

        Suggestions de lecture :
          – Vivre avec la dépression: comment vivre avec un dépressif, Matthew & Ainsley Johnstone Paris: Dauphin 2014
          – La dépression: 100 questions pour comprendre et guérir, Florian Ferreri. Paris: O. Jacob, 2012, 176 p.
          – La dépression en 60 questions: comment s’en sortir, Jean-Luc Ducher. Paris: O. Jacob, 2011, 273 p.
          – 10 étapes pour sortir de la dépression, Sue Atkinson. Paris: Empreinte temps présent, 2012, 149 p.
          – Dépression: s’enfermer ou s’en sortir, Antoine Pelissolo. Paris: le Muselier, 2015, 125 p.
          – Dépression: reconnaître et comprendre pour enfin se reconstruire, Marc Lucas. Paris: F. Lanore, 2015, 107 p.
          – La dépression, une épreuve pour grandir?, Moussa Nabati. Paris: LGF, 2010, 278 p.
      Vous trouverez beaucoup d’informations en effectuant des recherches Internet. Sélectionnez en priorité les sites web non commerciaux. Si vous lisez l’anglais, certains sites web américains sont particulièrement bien documentés sur ce sujet.

    Prendre soin de soi en tant qu’aidant

    1. Ne pas s’oublier :
      La personne qui soutient un proche ne doit pas oublier de penser à elle afin de conserver son énergie. Elle doit être à l’écoute de ses besoins et de ses limites. Une des meilleures choses que vous pouvez faire pour votre proche en difficulté est de rester en bonne santé physique et psychologique. L’incertitude, la fatigue et le stress de cette situation, peuvent vous affecter, n’oubliez donc pas de bien vous nourrir, de dormir suffisamment et de vous réserver du temps pour continuer vos activités de loisirs. Surtout, ne vous isolez pas avec votre proche. Se replier sur soi, s’enfermer dans une bulle seul avec cette personne n’est pas une solution. Il est important que vous preniez le temps de vous reposer et de pratiquer des activités personnelles dans lesquelles VOUS trouvez du plaisir.
    2. Ne pas se blâmer :
      Les causes de la tristesse profonde sont complexes et inconnues en grande partie. Conséquemment, à l’exception des cas d’abus évidents, il est impossible de déterminer qui ou quoi a causé l’état dépressif. Vous n’êtes donc pas responsable de ce qui arrive à votre proche. Et culpabiliser ou vous blâmer pour sa condition ne peut que lui nuire.
    3. Connaître les difficultés pour mieux les surmonter :
      Vivre avec un proche en dépression, c’est vivre avec une personne qui possède certaines des caractéristiques suivantes :
        – est parfois hyper sensible et devient facilement irritable,
        – a tendance à accentuer les difficultés de la vie,
        – ne peut plus gérer son stress,
        – vit d’échec en échec selon elle,
        – n’a plus de plaisir de vivre,
        – n’a plus de but ni d’idéal à atteindre dans la vie,
        – est continuellement en déficit d’énergie,
        – fait de crises de temps à autre et peut même devenir accusatrice,
        – compte parfois sur ses proches pour diminuer sa douleur de vivre.
    4. Déterminer clairement son rôle :
      Votre rôle est celui d’accompagner votre proche dans son rétablissement et non pas d’agir à sa place. Avec l’entraide, la patience et la chaleur humaine, il devient possible de faire équipe avec celui-ci (et son médecin s’il y a lieu) pour travailler à son rétablissement. Finalement, bien que votre rôle soit important, ne tentez pas de remplacer les professionnels de la santé auprès de votre proche.
    Limite, consultation de thérapeutes :
    Le contenu de ce site web ne remplace d’aucune façon la consultation de thérapeutes (psychologues, médecins, psychiatres…). Les gens qui en ont besoin doivent consulter des spécialistes accrédités.

    Conclusion :
    Que recherche essentiellement une personne déprimée ? Quelqu’un :
      – à qui parler, qui prendra le temps d’être réellement à son écoute,
      – qui ne la jugera pas et ne cherchera pas à lui donner des conseils,
      – qui saura la soutenir sans l’infantiliser ni l’étouffer,
      – qui sera prêt à lui consacrer toute son attention,
      – qui se sentira concerné,
      – qui la respectera,
      – en qui elle a confiance et qui gardera le secret (si elle demande la confidentialité),
      – qui sera disponible,
      – qui saura la rassurer et qui acceptera son point de vue.
    La chose la plus importante que vous pouvez faire pour votre proche est de lui montrer que vous êtes prêt à l’aider et que vous l’aimez inconditionnellement. Certaines personnes déprimées prennent un bon moment pour remonter la pente. Donc ne soyez pas déçu s’il y a peu de progrès à court terme. Soutenir votre proche efficacement demandera de votre part non seulement du dévouement, mais aussi bonne dose de patience.

    « Il n’existe pas de meilleur exercice pour le coeur
    que de se pencher pour aider quelqu’un à se relever. »
    John A. Holmes

    Sujets complémentaires :
        –
    Services d’urgence de prévention du suicide
        – Réconfortez
        – Encourager les autres
        – Influencer nos émotions par nos pensées
        – Le découragement ne durera pas
        – Dédramatisez vos problèmes
        – Ne créez pas vous-même votre souffrance
        – L’inquiétude : on ne sait jamais
        – Épreuves ou opportunités
        – Douleur chronique
        – Pensées sur les épreuves, les malheurs et la souffrance

    22 réponses

    1. hamony ptit ange dit :

      Merci beaucoup pour votre aide et vos conseils, cela me tient à cœur.

    2. Jean dit :

      Merci pour cet article, c’est mon épouse qui est dépressive, elle rentre en clinique prochainement, le sentiment d’impuissance est grand alors que je suis un mec à « solution ». J’ignore où cela mène et c’est un combat auquel je n’avais jamais songé. J’ai peu trouvé d’avis concret et ici vous dites bien que ce n’est pas simple, qu’il faut être patient et écouter les professionnels … c’est sur ce dernier point que j’ai eu du mal, maintenant je m’y résous … Néanmoins j’ai une question … est-il malin de l’emmener sur une île? Déconnecté de tout, au soleil, un retour à la terre et à la mer. Je suis prêt à passer à cette étape. merci, Jean

      • Steph dit :

        Bonjour,
        Jean, je pense qu’un séjour loin de tous ces problèmes d’autant plus dans une îles, cela ferait plaisir à n’importe qui. Et l’air de la mer permet d’oxygèner les neurones, l’esprit, Donc à mon avis les îles, la mer ne peuvent être que bénéfique pour son moral.

    3. Dorcia dit :

      Merci Pour Vos conseils. C’est Idem Pour Mon Amant Qui A Perdu Son Papa Beaucoup D’années écoulées. Mais Il Craque, il Pense A ça Tout Le Temps. Et Puis Il Est Radicale. J’espère que ça Marchera.

    4. Anonyme dit :

      Merci pour tous vos conseils je souhaite pouvoir être rentable, un proche prend surface après 28 ans pour me dire qu’il souffrait depuis, suite à la séparation. Ça a basculé toute sa vie, une grande peine, je n’ai jamais imaginé que j’ai fait ce grand mal à cet ami d’enfance qui m’a aimé plus que tout au monde.

    5. Anna dit :

      Merci beaucoup pour ces conseils, j’espère que j’arriverai à l’aider !

    6. Lucie dit :

      Merci beaucoup mon meilleur ami est dans ce cas là et ça va sûrement m’aider ! Merci! Lucie

    7. laure dit :

      permettez moi de ne pas être d’accord avec vous : d’abord il faudrait être capable de faire un diagnostic : personne déprimée ou névrosée / toxique ? Nous ne sommes pas qualifiés pour ça.j’ai fait l’expérience de vouloir aider une personne fortement déprimée ( ou névrosée ? ), j’ai fait beaucoup et longtemps ( je vous l’assure ) de ce que vous préconisez dans cet article que je viens juste de lire. Résultat : c’est moi qui suis tombée malade AUSSI. Ca n’a servi qu’à conforter cette personne dans sa maladie et c’était pire. Elle s’est installée dans le déni. Je pense qu’il faut orienter la personne déprimée vers un professionnel avant tout. On ne peut pas être au service d’un autre et avoir aussi une vie possible, suffisamment équilibrante. Ca finit par devenir pathogène. Ca peut prendre du temps, mais avec gentillesse tact, afin que la personne n’ai pas honte ou peur de se reconnaître malade, on peut y arriver. Sinon, tant pis ! On ne doit être, à mon avis, que le relais positif d’un professionnel. Personnellement, j’en suis ressortie déglinguée d’avoir tenu trop longtemps, je n’aurais jamais du me substituer au(x) professionnel(x) que cette personne malade ne voulait pas voir. Alors faites attention, protégez vous de la maladie de l’autre, il y a des professionnels dont c’est le métier et le gagne pain de s’en occuper. Sachez qu’une personne malade ne peut et ne pense qu’à elle, elle est dans la souffrance et ça occulte tout et tout le monde. Soyez patient, calme autant que faire se peut, mais sans un professionnel, c’est jouer à l’apprenti sorcier. Et au mieux, si la personne malade finit par s’en sortir, vous, vous n’êtes plus que l’ombre de vous même, bonne à aller voir à votre tour un médecin. Ne pas lui en vouloir ? Certes, mais il ne suffit pas de savoir que les blessures qui vous sont / seront infligées ne sont pas dirigées contre vous pour qu’elle ne vous blessent pas…profondément. Bref, c’est mon opinion tirée de mon vécu. Par contre et c’est très important, Je pourrais être d’accord avec cet article si une durée possible ( un an par exemple ) était proposée. Tenir plus que ça, tout seul, c’est dangereux, pour tout le monde.

      • laure dit :

        Houps, excusez moi, je reconnais que cet article préconise d’aller voir un professionnel, c’est le N°40 de la liste, un peu loin à mon avis, et au N° 37, savoir penser à soi. Mais là encore, penser à soi tout en appliquant au mieux tout le reste? il faudrait être un surhomme, ou…… un professionnel ;)

      • Nath dit :

        Vous faites partie de ceux qui ont essayé d’aider une personne à s’en sortir, mais vous n’y êtes pas parvenues malheureusement, et vous en êtes tombé malade. Mais au moins vous avez tenté de tendre la main à cette personne qui en avait besoin, et peut-être que cette aide n’a pas eu d’impact sur elle aujourd’hui, mais qu’elle en aura demain avec un déclic de la personne déprimée.

        Les individus qui sont victimes de dépressions ont un risque accru de suicide.
        C’est pour cette raison que je pense qu’il faut au moins ESSAYER d’aider par tous les moyens possibles une personne de notre entourage à s’en sortir face à la dépression. Et cet article donne certaines méthodes et il faut en essayer plusieurs si une méthode ne fonctionne pas, en essayer une autre en l’adaptant à la personne qui est victime de la dépression ET/OU se faire aider et bien choisir surtout le personnel médical compétent et compréhensif car ils ne sont pas tous, qui convient à la personne déprimée, il y a également les associations pour le soutien et l’aide.

        Car c’est une maladie, la dépression, une fois installée, elle devient chronique et c’est un cercle vicieux ou la personne dépressive peut ne pas s’en rendre compte ou la niée, ou ne pas être en condition physique et morale pour sortir de cette dépression, d’où la nécessité D’ESSAYER D’AIDER cette personne. N’oubliez pas cette personne qui ressasse du négatif, car elle est atteinte par la maladie de la dépression. Vous pourriez vous-même être dans une situation difficile identique ou une aide de votre entourage vous aurait permis de sortir de cette dépression pour enfin vivre une vie pleine, sereine et des moments de joie.

        Un bouddhiste disait : quand vous aidez une personne, vous vous aidez vous-même et vous vous apportez autant que ce que vous donnez.
        Et je finirais par cette citation :
        Il est quelque chose de pire que de n’avoir pas réussi, c’est de n’avoir pas essayé » Pythagore

    8. abdoul dit :

      c’est très reconfortant merci

    9. Schifano dit :

      Tres interessant et instructif, je me rends compte que beaucoup d erreurs sont commis par ignorance bravo. Carmen.

    10. Sophie dit :

      Je me sens cloche en lisant ces conseils. Mon mari est dépressif; mais je n’ai pas pris sa maladie au sérieux, ni temps de l’écouter. il s’est donc tourné vers une autre personne: une de ses ex petites amies.
      Et c’est maintenant que je lis vos conseils que je comprends .Notre relation est souvent sans dialogue. Il ne me parle quasiment plus.
      Je dois maintenant l’aider à remonter la pente en suivant vos conseils.
      Merci
      Sophie

    11. Rita dit :

      Merci beaucoup, très intéressant ça m’a beaucoup aidé

    12. Pierrot Exama dit :

      oh my God, now I’m very happy because I read how to help people. thank you so much.

    13. ludivine dit :

      bonjour à vous
      j’aurais besoin du grande aide pour mon pere qui fait de la depression ne veux plus sortir il ne veux plus conduire on n essaye de le faire sortir mais à chaque fois c’est sens succès on sait plus quoi faire son traitement le fait dormir beaucoup help

      • Sandra dit :

        Bonjour, j’espère que votre père pourra à nouveau retrouver au plus vite une joie et à une plus grande motivation à vivre. Je pense que les médicaments qu’il prend pour sa dépression ne peuvent que davantage l’isoler de lui-même, à partir du moment où il n’est pas agressif ou que son agressivité reste modérée et qu’il n’est pas non plus suicidaire, il n’a aucune raison d’en prendre en dehors des crises (ces médicaments ne peuvent pas l’aider à évoluer au mieux par rapport à sa maladie; il vivra toujours comme peuvent vivre les drogués, sans pouvoir se reposer sur une certaine stabilité et sérénité car sans eux, il ne sera que davantage l’ombre de lui-même, dans les meilleurs des cas). Moi je serais d’avis qu’il les prenne uniquement qu’en cas de crise aiguëe, car aucun être au monde, quel qu’il soit, ne mérite d’être placé sous camisole chimique toute sa vie durant et pour moi, ce serait une atteinte aux droits les plus élémentaires de la personne que de l’y obliger. Il faut composer avec sa maladie, ne pas vouloir que tout redevienne comme avant et l’accepter avec ce nouvel état d’être. Je pense qu’il sera toujours possible, pour votre père, de trouver le moindre ou le plus petit centre d’intérêt qui puisse le faire s’accrocher à la vie et il a besoin de temps pour que son envie d’existence, qu’il garde au fond de lui-même, refasse surface. Il faut se dire qu’il a besoin d’être dans cet état transitoirement, que cet état ne va pas forcément se cristalliser ou empirer. Je vous souhaite de pouvoir vous faire aider par une personne tolérante et bienveillance qui pourra rester auprès de lui et veiller à son bien-être, le temps qu’il retrouve le désir de se prendre en charge. Bon courage et que la situation de votre père s’améliore au mieux.

    14. Karin dit :

      Merci pour tous ces bons conseils. Je cherchais sur internet des encouragements, des conseils. Je vis presque tous les jours avec des angoisses. J’aimerais tellement que quelqu’un m’aide.

    15. meriem dit :

      merci pour ces conseils

    16. poirier dit :

      Très, très intéressant j’aime beaucoup… merci

    17. med dit :

      merci pour votre aide je me retrouve dans la même situation avec ma mère ,j’éspère pouvoir être en mesure de communiquer avec elle autrement .

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.