65 citations d’Henri-Frédéric Amiel

Dessin à la mine de plomb d'un portrait d'Henri-Frédéric Amiel dans la vingtaine.

Henri-Frédéric Amiel dessiné à la mine de plomb par Mademoiselle Saint-Ours

Chaque vie se fait son propre destin.

(Journal intime, le 16 décembre 1847)

L’ambitieux est esclave de sa passion.

(Journal intime, le 20 janvier 1880)

Le découragement est une incrédulité.

(Journal intime, le 18 septembre 1864)

L’enfer est le malheur sans espérance.

(Les fragments d’un journal intime)

La rêverie est le dimanche de la pensée.

(Journal intime, le 29 avril 1852)

En rabaissant autrui on s’abaisse soi-même.

(Journal intime, le 16 avril 1869)

Il faut parfois une peine pour arriver à un plaisir.

(Journal intime, le 26 décembre 1872)

Le succès bien souvent ne vaut pas ce qu’il coûte.

(Journal intime, le 30 mars 1875)

Apprends à avoir confiance en toi, et tu sauras vivre.

(Journal intime, le 22 novembre 1865)

Vivre, c’est faire du bien, vivre c’est aimer et vouloir.

(Journal intime, le 6 mai 1872)

Rendre heureux est encore le plus sûr des bonheurs.

(Journal intime, le 30 mai 1877)

Ose être toi-même, et dis-toi que tu en vaux un autre.

(Journal intime, le 13 octobre 1840)

Quand on ne veut rien pour soi-même on est bien fort.

(Journal intime, le 7 novembre 1852)

L’ambition démesurée en a plus fait chuter que réussir.

(Journal intime, le 7 juillet 1876)

Réjouir ceux qu’on aime, je ne connais d’autre bonheur.

(Journal intime, le 14 octobre 1872)

Qui a plus de confiance en soi a un plus joyeux courage.

(Journal intime, le 10 mars 1867)

Tout bon cœur a besoin d’égards, d’affection et de soin.

(Journal intime, le 24 février 1872)

La solitude est mauvaise conseillère, et l’isolement aigrit.

(Journal intime, le 3 novembre 1869)

Qui se domine peut seul guider sa vie, et seul la concevoir.

(Les fragments d’un journal intime, 1852)

Le véritable amour est pur, sincère, désintéressé et sérieux.

(Journal intime, le 7 juin 1849)

On ne doit la franchise entière qu’à l’amour sincère du bien.

(Journal intime, le 29 janvier 1878)

Quand l’amour résiste à l’absence, il est à l’épreuve de tout.

(Journal intime, le 19 février 1875)

Accuser le sort ou s’accuser soi-même ajoute du mal au mal.

(Les fragments d’un journal intime)

La paresse s’empare de tout prétexte pour se croiser les bras.

(Journal intime, le 13 janvier 1853)

Sur la pente de la désaffection, on roule vite jusqu’à la haine.

(Journal intime, le 2 février 1853)

Quand nous changeons, tout semble changer autour de nous.

Anonyme

Les droits d’autrui sont aussi sacrés que les droits personnels.

(Journal intime, le 6 mars 1872)

La raison et la volonté sont les deux déesses de la vie pratique.

(Journal intime, le 4 août 1872)

La concurrence double l’activité des ambitieux qui se font valoir.

(Journal intime, le 26 mai 1880)

Être choyé, c’est beaucoup ; pouvoir être utile, c’est plus encore.

(Journal intime, le 19 décembre 1852)

Le pardon volontaire et gratuit est une surabondance de l’amour.

(Journal intime, le 5 juillet 1875)

Mieux vaut échouer par le concours que d’être nommé par faveur.

(Journal intime, le 15 novembre 1848)

Qui veut convaincre les autres doit se convaincre d’abord lui-même.

(Les lettres de jeunesse,1904)

Le manque d’amour me rend stérile, le bonheur me rendrait fécond.

(Journal intime, le 12 février 1853)

Le devoir est la nécessité volontaire, la lettre de noblesse de l’homme.

(Journal intime, le 5 mai 1848)

Le savoir-faire et le courage ne font pas la destinée, mais y contribuent.

(Journal intime, le 2 octobre 1872)

La vie est une lutte où chaque jour doit être un combat contre soi-même.

(Journal intime, le 11 septembre 1850)

La souffrance du corps est peu de chose vis-à-vis de la souffrance du cœur.

(Journal intime, le 8 décembre 1873)

Un seul sourire peut suffire pour allumer un grand feu dans un cœur aimant.

(Les fragments d’un journal intime)

La calomnie tenace me dégoûte de toute défensive, qui d’ailleurs serait vaine.

(Journal intime, le 24 février 1873)

L’amour est l’exaltation de la vie, et la tendresse le couronnement de l’amour.

(Journal intime, le 6 août 1861)

Pour être agréable, sache être naturel, enjoué, modeste, spirituel et bienveillant.

Anonyme

Il faut, pour bien avoir les deux pieds sur terre, se rappeler qu’on est ce qu’on est.

(Les fragments d’un journal intime)

Vivre sans amour n’est pas vivre, et vivre dans l’amour sans souffrir est impossible.

Anonyme

Qui veut progresser doit apprendre à vaincre son orgueil et à demander aux autres.

(Les fragments d’un journal intime, 1852)

L’ambition est un lion qui risque de dévorer son maître, si celui-ci s’oublie un moment.

(Journal intime, le 20 janvier 1880)

L’amour véritable se reconnaît à deux signes authentiques, la constance et l’oubli de soi.

(Journal intime, le 16 juin 1874)

Une affection n’est solide que lorsqu’elle peut supporter et survivre aux orages de la vie.

(Journal intime, le 27 mars 1870)

Chacun juge d’après soi-même, c’est pourquoi nos jugements nous jugent et nous décèlent.

(Journal intime, le 20 mai 1869)

Qui veut avoir conscience de lui-même doit renoncer aux bénéfices de l’irréflexion téméraire.

(Journal intime, le 19 novembre 1873)

Il n’y a pas de vérité religieuse, il y a des croyances plus ou moins sincères et désintéressées.

(Journal intime, le 23 août 1877)

Si la conscience nous rappelle notre devoir, l’amour-propre nous parle surtout de notre mérite.

(Journal intime, le 10 août 1878)

Le bien et le mal se paient d’eux-mêmes, donnez et vous recevrez, refusez et on vous refusera.

(Journal intime, le 8 décembre 1849)

Qui ne respecte rien se met lui-même au-dessus de tout comme le roi absolu au-dessus des lois.

Anonyme

Qu’est-ce qu’un esprit cultivé ? C’est celui qui peut regarder d’un grand nombre de points de vue.

Anonyme

Vivre, ce n’est pas concevoir ce qu’il faut faire, c’est le faire ; ce n’est pas entrevoir, c’est réaliser.

Anonyme

Le découragement, c’est le vampire qui nous boit le sang du cœur, et qui nous ôte la force de faire.

(Journal intime, le 22 septembre 1869)

Plus on aime la cordialité affectueuse, plus on prend en grippe les humains qui ne la pratiquent jamais.

(Journal intime, le 5 mai 1878)

Chacun de nous se fait un étroit terrier dans la montagne des connaissances, chaque érudit n’est qu’un lapin.

(Journal intime, le 26 mai 1846)

L’amour envahissant et jaloux veut absorber son objet et le rendre heureux, mais non pas le laisser être heureux.

(Journal intime, le 2 décembre 1877)

L’intérêt personnel n’est que la prolongation en nous de l’animalité. L’humanité ne commence dans l’homme qu’avec le désintéressement.

Anonyme

L’humanité prise en bloc est bête comme un mouton, éternellement elle se cogne et se bute aux mêmes endroits et gobe les mêmes amorces.

(Journal intime, le 23 avril 1872)

Sans paix, nous ne pouvons accomplir notre tâche, ni être utile aux autres. Le moyen, c’est de ne pas blesser les autres, et de ne nous blesser de rien.

(Journal intime, le 27 avril 1853)

Vouloir prêcher aux autres sans se prêcher soi-même, c’est vouloir bâtir une maison sans commencer par la base, et à ce prix, l’édification est impossible.

Anonyme

L’instruction ne rend pas l’homme meilleur et contribue peu à son bonheur véritable. Les affections du cœur donnent seules à la vie sa plénitude et son prix.

(Journal intime, le 25 janvier 1854)

Tâche, à force de bonté, d’enlever à ce qui te blesse la puissance d’envenimer la blessure, car être sain c’est guérir vite de cœur, d’esprit, d’âme et de corps.

(Journal intime, le 15 janvier 1868)

Se désabuser de soi-même, lorsqu’on est déjà désabusé de toutes choses, c’est le meilleur moyen de faire revivre en soi mille flammes qu’on croyait éteintes.

(Les fragments d’un journal intime)

L’inertie, volontaire ou non, est le crépuscule funéraire de l’individu, et la société est pleine de malheureux qui se sont ensevelis eux-mêmes tout vivants sous la chape de plomb de l’homicide oisiveté.

(Journal intime, le 6 janvier 1853)

Un ami intime est un vrai bienfait, on s’y délasse, s’y restaure, s’y exerce en donnant, recevant, échangeant, examinant, analysant, discutant les projets, les chagrins, les expériences, les espérances que la vie apporte et que l’âge amène.

(Journal intime, le 31 mai 1855)

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