50 citations de Michel de Montaigne

 Portrait paint Michel de Montaigne

Michel de Montaigne en 1578

Je n’enseigne pas, je raconte.

Mon métier et mon art, c’est vivre.

Rien de noble ne se fait sans hasard.

J’aime mieux forger mon âme que la meubler.

La vraie science est une ignorance qui se sait.

Rien ne semble vrai, qui ne puisse sembler faux.

Tous jugements en gros sont lâches et imparfaits.

La passion, c’est ce qui excite l’intérêt et l’émotion.

Il est toujours plus plaisant de suivre que de guider.

Il n’y a pas une idée qui vaille qu’on tue un homme.

Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu’il craint.

La vraie liberté, c’est de pouvoir toute chose sur soi.

Le signe le plus certain de la sagesse est la gaieté.

La plus belle chose au monde, c’est de savoir être soi.

Le beaucoup savoir apporte l’occasion de plus douter.

Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage.

Je donne mon avis, non comme bon, mais comme mien.

Je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche.

Sages nous ne pouvons être que de notre propre sagesse.

Ne pouvant régler les événements, je me règle moi-même.

Heureux qui joint la santé du corps à l’exercice de la pensée.

De nos maladies, la plus sauvage c’est de mépriser notre être.

La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute.

On nous apprend à vivre quand la vie est passée. (Essais, I, 26)

La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage.

Éduquer, ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des feux.

C’est une belle harmonie quand le dire et le faire vont ensemble.

Le gain de notre étude, c’est en être devenu meilleur et plus sage.

Dire de soi plus de mal qu’il n’y en ait, c’est sottise, non modestie.

Le cheval du voisin vaut mieux que le mien, de ce qu’il n’est pas mien.

Je me fais plus de tort en mentant que je n’en fais à celui à qui je mens.

La plus constante marque de la sagesse, c’est une constante réjouissance.

Si la vie n’est qu’un passage, dans ce passage au moins semons des fleurs.

Il ne faut pas laisser au jugement de chacun la connaissance de son devoir.

Il n’est passion qui ébranle tant la sincérité des jugements comme la colère.

C’est une vie exquise, celle qui se maintient en ordre, jusque dans son privé.

La plus belle chose au monde est de savoir comment appartenir à soi-même.

Il est plus insupportable d’être toujours seul que de ne pouvoir jamais l’être.

Savoir est peu de chose, l’essentiel est de savoir tirer parti de ce que l’on sait.

Toute autre science est dommageable à celui qui n’a pas la science de la bonté.

La vertu est chose bien vaine et frivole si elle tire sa recommandation de la gloire.

Le pire état de l’homme, c’est quand il perd la connaissance et gouvernement de soi.

Rien n’imprime si vivement quelque chose à notre souvenance que le désir de l’oublier.

La vie n’est en soi ni bien ni mal ; c’est la place du bien et du mal selon que vous la leur faites.

Ceux même qui écrivent contre la gloire veulent que les livres où ils la combattent portent leur nom.

L’homme est malmené non pas tant par les événements que, surtout, par ce qu’il pense des événements.

Qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition.

La forme la plus évidente et le signe le plus apparent de la véritable sagesse est une réjouissance constante et spontanée.

Quand on me contrarie, on éveille mon attention, non pas ma colère ; je m’avance vers celui qui me contredit, qui m’instruit.

Fonder la récompense des actions vertueuses sur l’approbation des autres, c’est prendre un fondement trop incertain et trop trouble.

Pourquoi vouloir comprendre la mort ? Elle ne nous concerne pas quand on est vivant, et quand on est mort, on ne se pose plus cette question. Il n’y a que les vivants qui ont besoin de nos larmes.

La guerre la plus difficile pour l’être humain est la guerre avec soi-même. L’histoire est remplie d’hommes et de femmes qui ont vaincu le monde, mais qui se sont effondrés devant eux-mêmes et leurs faiblesses.

Bibliographie de Michel de Montaigne (1533-1592) :

Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, ou plus simplement Michel de Montaigne, est un écrivain, philosophe, moraliste et homme politique français de la Renaissance. Il est né à Saint-Michel-de-Montaigne en Dordogne. Fils de riches négociants gascons anoblis, Michel de Montaigne reçoit une bonne éducation au collège de Guyenne, à Bordeaux. Après des études de droit, il devient conseiller au Parlement de Bordeaux. Il sera plus tard élu maire de Bordeaux. Dès 1571, il débute la rédaction de son principal ouvrage, « Les Essais », sur lequel il travaillera jusqu’à sa mort. L’oeuvre de Montaigne est celle d’un sceptique qui veille à bannir les certitudes aveugles en s’attaquant à tous les dogmatismes, qu’ils soient religieux ou philosophiques. En pleine guerre de religions, il affiche sa tolérance et son aversion pour les luttes entre catholiques et protestants. Ses essais ouvre la voie à la philosophie contemporaine avec une sagesse humaniste à la première personne. La sagesse de Montaigne est une sagesse pour les gens ordinaires. Pour lui, tout homme a la possibilité et le pouvoir de faire naître en lui la liberté de pensée

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