50 citations de George Sand

Photographie de George Sand prise en 1875

Photographie de George Sand

Le rire est un grand médecin.

(Lettre à Gustave Flaubert, 1873)

Celui qui a bon coeur n’est jamais sot.

(François le Champi, 1850)

Une bonne leçon profite à un bon esprit.

(François le Champi)

Mieux vaut souffrir le mal que de le rendre.

(François le Champi, 1850)

La vie ne se complète que quand on est deux.

(Mademoiselle Merquem)

Les révolutions ne sont point des lits de roses.

(La petite Fadette, 1849)

L’homme privé d’idéal est l’esclave de lui-même.

(Spiridion, 1839)

La beauté de l’âme l’emporte sur la beauté physique.

(Marielle, 1862)

L’amour, c’est l’amitié portée jusqu’à l’enthousiasme.

(Teverino, 1846)

On ne sait jouir de rien à force de vouloir jouir de tout.

(Lélia, 1833)

La vanité est le plus despote, et le plus inique des maîtres.

(Teverino, 1846)

Il n’est point de justice sans connaissance.

(Les sept cordes de la lyre, 1840)

Comprendre l’amour du mal est impossible à qui a l’amour du bien.

(Correspondance, 1812-1876)

J’ai peine à croire qu’en perdant ceux qu’on aime, on conserve son âme entière.

(Lettres d’un voyageur, 1834)

L’amour, c’est le complément de la vie, c’est son apogée ; c’est végéter que d’être seul.

(Mademoiselle Merquem, 1868)

Le rire est une gaieté optimiste et sympathique.

(La Daniella, 1857)

Le vrai amour ne s’offense pas, il ne connaît pas la rancune, il ne cherche pas à se venger.

(Flaminio, Théâtre, 1854)

Les âmes faibles se corrompent l’adversité ; les âmes fortes s’y épurent.

(Lélia, 1833)

Mieux vaut ne pas se hâter de déclarer son amour avant d’être certain que cet amour ne soit partagé.

(Heures du soir, Le livre des femmes, 1833)

Oubliez l’ingrat qui vous abandonne ; souvenez-vous de l’ami dévoué qui vous reste fidèle.

(Les sept cordes de la lyre, 1840)

Quand le véritable amour envahit le cœur, c’est une irruption qui emporte le passé comme un rêve.

(Melchior, 1842)

Tout devoir porte en lui-même sa récompense.

(Evenor et Leucippe, 1846)

Tout s’arrange sous l’influence d’une pensée riante et optimiste.

(L’histoire de ma vie, 1855)

Tout vaniteux déteste son pareil, et raille en lui le vice qu’il porte en lui-même.

(Consuelo, 1843)

Une femme n’est pas un instrument grossier que le premier rustre venu peut faire vibrer, c’est une lyre délicate qu’un souffle divin doit animer avant de lui demander l’hymne de l’amour.

(Lélia, 1833)

L’âme et le corps ont besoin de calme pour recouvrer l’équilibre qui fait la santé et la vie de l’un et de l’autre.

George Sand (Les sept cordes de la lyre, 1840)

Le souvenir est le parfum de l’âme.

Deux corps peuvent s’associer pour produire un corps, mais la pensée peut seule donner la vie à la pensée.

Gardez bien en vous ce trésor, la gentillesse. Sachez donner sans retenue, perdre sans regrets, acquérir sans mesquinerie.

Il faut juger les sentiments par des actes plus que par des paroles.

Il faut une âme forte et riche en générosité pour résister au découragement qui naît de la déception.

Il n’y a pas de vrai bonheur dans l’égoïsme.

Il y a des émotions qu’on ne peut pas définir.

Il y a des sourires dont la grâce parle à l’esprit, et qui vont droit au coeur.

L’amitié, au lieu d’amoindrir et de torturer comme l’amour, l’amitié ennoblit et purifie.

L’art n’est pas une étude de la réalité positive ; c’est une recherche de la vérité idéale.

L’esprit cherche et c’est le cœur qui trouve.

La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur.

La polémique doit être pleine de courtoisie même avec ses ennemis les plus acharnés.

La politesse est le devoir qui embellit la vie.

La vie d’un ami, c’est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.

La vie doit être divisée entre l’intimité avec l’amour, et le dévouement avec l’amitié.

Le besoin de s’aider engendre la bienveillance, une indulgence mutuelle, l’absence de toute rivalité.

Le désir est beaucoup, la possession peu de chose.

Le malheur, en s’attachant à moi, m’enseigna peu à peu une autre religion que la religion enseignée par les hommes.

Le pardon de l’amitié est le plus sain et le plus doux des bienfaits.

Le plus honnête des hommes est celui qui pense et qui agit le mieux, mais le plus puissant est celui qui sait le mieux écrire et parler.

Le temps n’endort pas les grandes douleurs, mais il les assoupit.

Le véritable amour c’est quand le cœur, l’esprit et le corps se comprennent et s’embrassent.

Le vrai est trop simple, il faut y arriver toujours par le compliqué.

Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre.

Ne pas exploiter ses talents, ne pas vivre pleinement, c’est mourir.

On n’accepte en réalité la vieillesse et la mort qu’à l’heure où elles arrivent.

Qui peut dire si ce qui est malheur aujourd’hui ne sera pas la cause d’un grand bonheur demain ?

Poème de Georges Sand (Contes d’une grand-mère) :

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

Biographie de George Sand (1804-1876)
George Sand est le pseudonyme d’Amantine Aurore Lucile Dupin, journaliste, romancière, auteur dramatique et critique littéraire française. Elle nous a laissé plus de 70 romans, 50 volumes d’œuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. Elle était au centre de la vie intellectuelle de son époque. Elle a entretenu une grande amitié par correspondance avec Victor Hugo. George Sand est célèbre notamment pour avoir pris à son époque la défense des femmes dans une société conservatrice. De plus, elle fit scandale avec une vie amoureuse agitée, des tenues vestimentaires masculines et l’adoption d’un pseudonyme masculin. Dans ses romans, elle aborde les grandes questions sociales en défendant les ouvriers et les pauvres (Le Compagnon du Tour de France) et en imagina une société sans classes (Mauprat). Son oeuvre traite aussi du milieu paysan idéalisé dans « La Mare au diable » et « François le Champi ». En 1848, après la chute de Louis-Philippe, sa plume devient de plus en plus politique. Mais après un certain temps, très déçue par la révolution, elle revient aux thèmes de l’innocence et de la simplicité. La vertu de la vie à la campagne est son sujet principal dans « La Mare au diable » et « La Petite Fadette ». Elle continua d’écrire jusqu’à son décès à 71 ans. Victor Hugo déclara à sa mort : « Je pleure une morte, je salue une immortelle ! ».

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