75 citations de George Sand

Photographie de George Sand prise en 1875

Photographie de George Sand

Le souvenir est le parfum de l’âme.

L’esprit cherche et c’est le cœur qui trouve.

La politesse est le devoir qui embellit la vie.

Il y a des émotions qu’on ne peut pas définir.

Le désir est beaucoup, la possession peu de chose.

Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre.

L’art est une démonstration dont la nature est la preuve.

Le vrai est trop simple, il faut y arriver toujours par le compliqué.

La poésie dans une oeuvre, c’est ce qui fait apparaître l’invisible.

Le temps n’endort pas les grandes douleurs, mais il les assoupit.

Le pardon de l’amitié est le plus sain et le plus doux des bienfaits.

Ne pas exploiter ses talents, ne pas vivre pleinement, c’est mourir.

Il y a des sourires dont la grâce parle à l’esprit, et qui vont droit au coeur.

On n’accepte en réalité la vieillesse et la mort qu’à l’heure où elles arrivent.

La vie d’un ami, c’est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.

La vie doit être divisée entre l’intimité avec l’amour, et le dévouement avec l’amitié.

L’amitié, au lieu d’amoindrir et de torturer comme l’amour, l’amitié ennoblit et purifie.

L’art n’est pas une étude de la réalité positive ; c’est une recherche de la vérité idéale.

La polémique doit être pleine de courtoisie même avec ses ennemis les plus acharnés.

Le véritable amour c’est quand le cœur, l’esprit et le corps se comprennent et s’embrassent.

Qui peut dire si ce qui est malheur aujourd’hui ne sera pas la cause d’un grand bonheur demain ?

Le besoin de s’aider engendre la bienveillance, une indulgence mutuelle, l’absence de toute rivalité.

Il faut une âme forte et riche en générosité pour résister au découragement qui naît de la déception.

Deux corps peuvent s’associer pour produire un corps, mais la pensée peut seule donner la vie à la pensée.

Le malheur, en s’attachant à moi, m’enseigna peu à peu une autre religion que la religion enseignée par les hommes.

Gardez bien en vous ce trésor, la gentillesse. Sachez donner sans retenue, perdre sans regrets, acquérir sans mesquinerie.

Le plus honnête des hommes est celui qui pense et qui agit le mieux, mais le plus puissant est celui qui sait le mieux écrire et parler.

Le rire est un grand médecin.

(Lettre à Gustave Flaubert, 1873)

Celui qui a bon coeur n’est jamais sot.

(François le Champi, 1850)

Une bonne leçon profite à un bon esprit.

(François le Champi)

Il n’est point de justice sans connaissance.

(Les sept cordes de la lyre, 1840)

Il n’y a pas de vrai bonheur dans l’égoïsme.

(Le marquis de Villemer, 1861)

Mieux vaut souffrir le mal que de le rendre.

(François le Champi, 1850)

La vie ne se complète que quand on est deux.

(Mademoiselle Merquem)

Les révolutions ne sont point des lits de roses.

(La petite Fadette, 1849)

Tout devoir porte en lui-même sa récompense.

(Evenor et Leucippe, 1846)

En devenant sincère, l’amour devient généreux.

(Lavinia, 1834)

Le rire est une gaieté optimiste et sympathique.

(La Daniella, 1857)

L’homme privé d’idéal est l’esclave de lui-même.

(Spiridion, 1839)

Je n’ai pas besoin de plaire à qui ne me plaît point.

(La Petite Fadette)

La beauté de l’âme l’emporte sur la beauté physique.

(Marielle, 1862)

L’amour, c’est l’amitié portée jusqu’à l’enthousiasme.

(Teverino, 1846)

On ne sait jouir de rien à force de vouloir jouir de tout.

(Lélia, 1833)

La vanité est le plus despote, et le plus inique des maîtres.

(Teverino, 1846)

Sois heureux, c’est le dernier vœu que forme mon cœur brisé.

(Indiana, 1832)

Tout s’arrange sous l’influence d’une pensée riante et optimiste.

(L’histoire de ma vie, 1855)

Mon cœur t’a choisi, et ma raison approuve le choix de mon cœur.

Les Mississipiens (1840)

Comprendre l’amour du mal est impossible à qui a l’amour du bien.

(Correspondance, 1812-1876)

Il faut juger les sentiments par des actes plus que par des paroles.

(Le marquis de Villemer, 1861)

L’amour est une fleur trop délicate pour se relever quand on l’a foulée.

(Elle et lui, 1859)

Les âmes faibles se corrompent l’adversité ; les âmes fortes s’y épurent.

(Lélia, 1833)

Il est un moment de la vie où l’on n’a plus d’exigence qu’envers soi-même.

(Le dernier amour, 1867)

L’Abandon de deux volontés qui se confondent en une seule est un miracle.

(La comtesse de Rudolstadt, 1843)

L’amour d’une jeune fille est une fleur qui s’épanouit au soleil de l’espérance.

(Le marquis de Villemer, 1861)

Tout vaniteux déteste son pareil, et raille en lui le vice qu’il porte en lui-même.

(Consuelo, 1843)

La rivalité d’amour-propre est un stimulant qui décuple les facultés humaines.

(Le Piccinino ,1847)

J’ai peine à croire qu’en perdant ceux qu’on aime, on conserve son âme entière.

(Lettres d’un voyageur, 1834)

L’amour, c’est le complément de la vie, c’est son apogée ; c’est végéter que d’être seul.

(Mademoiselle Merquem, 1868)

Le vrai amour ne s’offense pas, il ne connaît pas la rancune, il ne cherche pas à se venger.

(Flaminio, Théâtre, 1854)

Oubliez l’ingrat qui vous abandonne ; souvenez-vous de l’ami dévoué qui vous reste fidèle.

(Les sept cordes de la lyre, 1840)

Les affections les plus vives sont celles qui compensent leurs contrastes par des équivalents.

(Jean de la Roche ,1859)

Quand le véritable amour envahit le cœur, c’est une irruption qui emporte le passé comme un rêve.

(Melchior, 1842)

Les êtres qui nous inspirent le plus d’affection ne sont pas toujours ceux que nous estimons le plus.

(Horace, I ,1842)

Mieux vaut ne pas se hâter de déclarer son amour avant d’être certain que cet amour ne soit partagé.

(Heures du soir, Le livre des femmes, 1833)

Je crois qu’en cherchant le bon côté des choses on est plus souvent dans le vrai qu’en faisant le contraire.

(Le péché de Monsieur Antoine, Tome 1)

L’âme et le corps ont besoin de calme pour recouvrer l’équilibre qui fait la santé et la vie de l’un et de l’autre.

(Les sept cordes de la lyre, 1840)

La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n’a su le lui ravir.

(La mare au diable).

Il m’a fallu plus de cinquante ans pour oublier un affront que j’ai reçu, et quand j’y pense encore, ma haine se réveille.

(Mauprat, 1837)

L’amour n’existe que par la réciprocité qui le sanctifie ; jusque-là, c’est l’attente, c’est l’aspiration, c’est l’instinct, rien de plus.

(La confession d’une jeune fille, 1865)

Tout est beau et serein dans la mort du juste. Son départ cause des larmes, mais son souvenir laisse l’espérance et la consolation sur la terre.

(L’histoire de ma vie, 1855)

J’ai toujours trouvé qu’il était de mauvais goût non seulement de parler beaucoup de soi, mais encore de s’en entretenir longtemps avec soi-même.

(Histoire de ma vie, 1855)

Une femme n’est pas un instrument grossier que le premier rustre venu peut faire vibrer, c’est une lyre délicate qu’un souffle divin doit animer avant de lui demander l’hymne de l’amour.

(Lélia, 1833)

Mon cœur bat vite et fort. Tout est riant et coloré autour de moi, je comprends le sens d’un mot qui ne m’avait semblé avoir qu’une valeur relative ; être heureux ! Oui, c’est être heureux que de vivre dans deux âmes à la fois ; autant dire avoir deux âmes ; c’est la vraie définition de l’amour.

(Mademoiselle Merquem, 1868)

Poème de George Sand (Contes d’une grand-mère) :

   La nature est tout ce qu’on voit,
   Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
   Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
   Tout ce que l’on sent en soi-même.

   Elle est belle pour qui la voit,
   Elle est bonne à celui qui l’aime,
   Elle est juste quand on y croit
   Et qu’on la respecte en soi-même.

   Regarde le ciel, il te voit,
   Embrasse la terre, elle t’aime.
   La vérité c’est ce qu’on croit
   En la nature c’est toi-même.

Biographie de George Sand (1804-1876)

George Sand est le pseudonyme d’Amantine Aurore Lucile Dupin, journaliste, romancière, auteur dramatique et critique littéraire française. Elle nous a laissé plus de 70 romans, 50 volumes d’œuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. Elle était au centre de la vie intellectuelle de son époque. Elle a entretenu une grande amitié par correspondance avec Victor Hugo. George Sand est célèbre notamment pour avoir pris à son époque la défense des femmes dans une société conservatrice. De plus, elle fit scandale avec une vie amoureuse agitée, des tenues vestimentaires masculines et l’adoption d’un pseudonyme masculin. Dans ses romans, elle aborde les grandes questions sociales en défendant les ouvriers et les pauvres (Le Compagnon du Tour de France) et en imagina une société sans classes (Mauprat). Son oeuvre traite aussi du milieu paysan idéalisé dans « La Mare au diable » et « François le Champi ». En 1848, après la chute de Louis-Philippe, sa plume devient de plus en plus politique. Mais après un certain temps, très déçue par la révolution, elle revient aux thèmes de l’innocence et de la simplicité. La vertu de la vie à la campagne est son sujet principal dans « La Mare au diable » et « La Petite Fadette ». Elle continua d’écrire jusqu’à son décès à 71 ans. Victor Hugo déclara à sa mort : « Je pleure une morte, je salue une immortelle ! ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.