Citations de Madame de Sévigné

Portrait de La marquise de Sévigné a un peu moins de quarante ans.

Marquise de Sévigné en 1665 du peintre Claude Lefèbvre

La mémoire est dans le cœur. ~ (Lettre à Mme de Grignan)

Je hais l’ennui plus que la mort. ~ (Lettre à Mme de Grignan)

L’avenir, en amour, fait oublier le passé. ~ Publication indéterminée

L’amour est plus fort que toutes les raisons. ~ (Lettre à sa fille, le 9 mars 1672)

Le cœur n’a pas de rides. Il est toujours jeune. ~ (Correspondance et lettres)

Ce n’est pas vivre que de n’avoir point de santé. ~ (Lettre à Mme de Grignan)

La vie est pleine de choses qui blessent le cœur. ~ (Lettre à Mme de Grignan)

Quand nous ne pouvons choisir, il faut se soumettre. ~ (Lettre à Mme de Grignan, le 14 septembre 1689)

Les premiers sentiments sont toujours les plus naturels. ~ (Lettre à M. de Pomponne, le 1er décembre 1664)

L’absence jette une certaine amertume qui serre le cœur. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 21 août 1675)

Une heure de conversation vaut mieux que cinquante lettres. ~ (Lettre à M. Lenet, le 25 mars 1649)

Il faut toujours douter de ce qu’on ne sait point par soi-même. ~ (Lettre au comte de Bussy-Rabutin, le 25 février 1686)

La vraie mesure du mérite du cœur, c’est sa capacité d’aimer. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 9 mars 1672)

J’admire comme la plume va plus vite et plus loin qu’on ne veut. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 14 septembre 1689)

Vous devez vous défier de vous, quand vous êtes seul de votre avis. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille)

Il faut toujours s’aimer, quoiqu’on soit obligé quelquefois de se quitter. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 14 septembre 1689)

Il y a des sortes d’amitiés que l’absence et le temps ne finissent jamais. ~ (Lettre à M. Ménage, le 12 janvier 1652)

Si on pouvait avoir un peu de patience, on s’épargnerait bien du chagrin. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 24 novembre 1675)

Il faut toujours regarder à l’intention, et régler par là notre reconnaissance. ~ Publication indéterminée

La prospérité demande l’amitié, mais l’adversité l’exige d’une âme généreuse. ~ (Œdipe – env. 60 ap. J. C.)

Quand on aime à un certain point, on oublie, c’est-à-dire, on pardonne toujours. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 16 avril 1690)

Je pardonne au passé en faveur de l’avenir puisqu’il est éclairé par l’espérance. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 15 septembre 1680)

Rien n’est si fou que de mettre son salut dans l’incertitude, mais rien n’est si naturel. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 9 mars 1672)

Il y a de certaines choses qu’on n’entend jamais quand on ne les entend pas d’abord. ~ (Lettre au comte de Bussy-Rabutin, le 14 mai 1686)

Il n’y a rien de plus vrai que l’amitié se réchauffe quand on est dans les mêmes intérêts. ~ (Lettre à M. Pomponne, le 11 octobre 1661)

L’ingratitude attire les reproches, comme la reconnaissance attire de nouveaux bienfaits. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 28 juin 1671)

Le temps vole et m’emporte malgré moi, j’ai beau vouloir le retenir, c’est lui qui m’entraîne. ~ (Lettre au comte de Bussy-Rabutin, le 12 juillet 1691)

Rien n’est moins utile que les douleurs d’une chose sur laquelle on n’a plus aucun pouvoir. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 3 février 1672)

Il n’y a de véritable mal dans la vie que les grandes douleurs, tout le reste est dans l’imagination. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 7 mai 1672)

Si quelquefois un peu d’absence fait grand bien, quelquefois beaucoup d’absence fait grand mal. ~ (Lettre au comte de Bussy-Rabutin, le 17 juin 1687)

Que cette année vous soit heureuse ; que la paix, le repos et la santé vous tiennent lieu de fortune. ~ (Lettre au comte de Bussy-Rabutin, le 15 janvier 1687)

Il y a des cœurs qui ont tant de sympathie qu’ils sentent par eux ce que ressentent les autres cœurs. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 28 juillet 1671)

Mon cœur est en repos quand il est auprès de vous: c’est son état naturel, et le seul qui peut lui plaire. ~ Publication indéterminée

Nous avons toujours plus de peur que de mal, et la réalité nous tourmente moins que notre imagination. ~ Publication indéterminée

Rien n’est aussi bon que d’avoir une belle âme, on la voit en toute chose comme au travers d’un cœur de cristal. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 9 septembre 1675)

Pour juger combien nous importunons en parlant de nous, il faut songer combien les autres nous importunent quand ils parlent d’eux. ~ Publication indéterminée

Tous les maux trouvent leur remède, ou dans le temps, ou dans la modération, ou dans la force de l’esprit ; les réflexions, la dévotion, la philosophie, les peuvent adoucir. ~ (Lettre à Mme de Grignan, sa fille, le 7 mai 1672)

Les plus petits cadeaux, ceux qui ne valent presque rien et qu’on peut facilement remplacer, chacun en reconnaît la dette, alors que personne ne s’estime en rien redevable du temps qu’on lui accorde, c’est-à-dire de la seule chose qu’il ne peut pas nous rendre, fût-il le plus reconnaissant des hommes. ~ Publication indéterminée

Courte biographie de Madame de Sévigné (1626-1696) :

Madame de Sévigné (en réalité Marie de Rabutin-Chantal) a reçu une éducation raffinée. Elle est célèbre pour les lettres qu’elle a écrites. Son père fut tué en 1633 lors du siège de La Rochelle. Elle épousa Henri de Sévigné en 1644. Elle eut deux enfants. Son mari mourut en 1651 tué en duel alors qu’elle avait 25 ans. Madame de Sévigné correspondit pendant près de trente ans avec sa fille et avec ses amis à raison généralement de plusieurs lettres par semaine. Elle a écrit au total 1120 lettres, dont 764 à sa fille. Elle eut aussi une correspondance avec beaucoup d’autres personnes, dont par exemple son cousin Roger de Rabutin ou encore avec Monsieur de Pomponne. Dans ses lettres, Madame de Sévigné raconte tous les événements qui se passaient autour d’elle, incluant parfois ce qu’elle entendait sur la cour de Louis XIV. Ces lettres n’ont été publiées qu’après sa mort en 1726. Elles n’étaient pas destinées à être lues par d’autres que ses destinataires, mais le style d’écriture était si soigné que certaines de ses lettres furent lues à la Cour du roi.

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