Pardonnez pour vous libérer du mal qu’on vous a fait

« Pardonner ce n’est pas oublier, c’est plutôt renoncer à juger, punir ou même haïr. »

Introduction
Quelqu’un vous a fait du mal et vous pensez constamment à ce geste “impardonnable”. Sachez que cette attitude vous ronge de l’intérieur. Ce ressentiment vous empoisonne la vie et surtout il vous empêche de devenir ou redevenir une personne harmonieuse et heureuse. Il n’y a qu’une seule véritable solution : vous devez pardonner. Ce geste est parfois difficile, voici donc des conseils pour mieux pardonner :

  1. La rancune ne peut vous défendre
    Oubliez la croyance erronée selon laquelle vous devez garder votre rancune pour éviter d’être offensé à nouveau. Cela est une mauvaise approche. La rancune nous empêche de voir avec clarté. Elle nous empêche de mettre l’évènement malheureux derrière nous et de poursuivre notre vie harmonieusement. Pardonner ne signifie pas qu’on ne vous ait pas fait de mal. Le pardon implique simplement que vous ne laisserez plus ce souvenir douloureux envenimer votre vie.
  2. http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Handshake_(Workshop_Cologne_'06).jpeg

    Photo de Tobias Wolter, (CC-SA-3.0) Wiki

  3. Interprétation des gestes offensants
    Essayez de donner le bénéfice du doute à la personne qui vous a offensé. Ne vous attendez pas à ce que les gens réfléchissent comme vous et soient sensibles aux mêmes choses que vous. Les divergences d’interprétation sont normales. Cette prise de conscience peut modifier radicalement votre perception de la “culpabilité” de la personne qui vous a offensé. Lorsque nous intégrons le fait que les autres perçoivent les choses différemment, nous augmentons grandement notre capacité à pardonner.
  4. Comprendre l’autre
    Est-ce que vous connaissez toutes les circonstances qui ont poussé la personne qui vous a fait du mal à agir ainsi ? Non, nous ne connaissons jamais toute la vérité sur ces choses. Cette personne se trouvait peut-être dans une situation très difficile. Ce que nous avons tous vécu un jour ou l’autre. Alors, pourquoi ne pas lui donner le bénéfice du doute ? Il n’est pas question ici d’excuser des gestes répréhensibles, mais plutôt de voir le côté humain derrière ceux-ci. Si le contexte s’y prête, favorisez votre pardon en pensant : “La personne qui m’a fait du mal souffrait peut-être intensément pour agir ainsi. Dans les mêmes conditions difficiles, j’aurais possiblement agi de la même façon”. Ceci contribuera à transformer votre rancoeur initiale en sentiment de compréhension et peut-être même en sympathie.
  5. Considérer ses propres erreurs
    Est-ce que vous avez déjà fait du mal à la personne qui vous a offensé, peut-être sans vous en rendre compte ? Est-ce que vous avez fait déjà du mal à qui que ce soit dans le passé ? La réponse à cette deuxième question est assurément “oui”. Donc, en toute justice, c’est peut-être maintenant à vous de pardonner.
  6. Faire les premiers pas
    Suite à un malentendu ou une dispute, nous avons parfois tendance à nous cramponner à une rancœur mesquine. Une telle situation a le pouvoir d’envenimer n’importe quelle relation. Entre autres, si la personne qui vous a offensé fait partie de votre environnement de travail ou de votre famille, la meilleure manière de rétablir la paix en vous est de pardonner et de faire les premiers pas vers la réconciliation.
  7. Un proche vous a fait du mal
    Si vous voulez que votre relation avec votre proche ait un avenir, vous devez pardonner. Même si cette personne vous a fait du mal, vous devez continuer à l’aimer. Réfléchissez aux conséquences de votre rancune. Vous constaterez alors qu’en cessant d’aimer cette personne, vous perdez une partie de votre joie de vivre, en plus de mettre en péril une relation qui vous est chère.
  8. Donner une deuxième chance
    Un membre de votre famille ou de votre entourage vous a offensé sévèrement. Tellement, que vous avez rompu tous les ponts avec lui depuis un bon moment. Pourquoi condamner cet individu à perpétuité ? Son geste répréhensible appartient au passé. Cet individu a mal agi, d’accord, mais depuis il s’est peut-être amélioré. Repartez donc à zéro dans cette relation. Nous méritons tous une deuxième chance.
  9. Si vous êtes croyant, pardonnez pour Dieu !
    Si vous êtes incapable pour l’instant d’éprouver de la compassion envers celui qui vous a offensé, alors pardonnez au nom de Dieu. Dieu est toujours une bonne raison de pardonner.

Limite : ne pas se laisser abuser
Pardonner n’implique pas de laisser vos semblables abuser de vous ou vous maltraiter. Dans certaines circonstances, il est d’ailleurs nécessaire de se protéger, tout en respectant les autres.

« Un petit pardon demande plus d’effort qu’une grande vengeance. »

Conclusion
On vous a fait du mal, ce n’est peut-être pas de votre faute. Mais après un certain temps, si ce mal continue à vous ronger, c’est de votre faute. Si l’offense est très grave, vous avez peut-être le désir de punir la personne en question. Résistez à cette tentation. La vengeance ferait de vous une plus grande victime. Par contre, le pardon peut faire de vous une meilleure personne. Pourquoi interrompre votre progrès vers un mieux-être sous prétexte qu’il vous est arrivé un malheur ? Les épreuves font partie de la vie. Et elles contribuent à notre cheminement.

« Le pardon ne change pas le passé, mais il enrichit le futur. » Proverbe sanscrit

Sujets complémentaires :
     – Aimer malgré tout
     – Réagir humainement à la critique colérique
     – Les désaccords
     – Conflits inutiles, Conflits d’idées et Conflit avec un proche
     – Réjouissez-vous des différences des autres
     – Histoire : Tourmenté entre le pardon et la rancune
     – Pensées sur le pardon, les conflits, les insultes, l’intolérance et la réconciliation

22 Responses

  1. estelle says:

    Bonjour
    J’ai appris récemment que mon père avait trompé ma mère depuis pas mal de temps. Ma mère en veut énormément à mon père, ce que je peux comprendre. Ce que je ne comprends pas, c’est cette colère qu’elle a vis à vis de moi. J’ai essayé de l’aider comme je peux avec les moments que j’ai. J’ai accueilli ma mère à chaque fois qu’elle avait besoin. Je lui ai ouvert ma porte pour parler et ce soir elle me dit au téléphone qu’à chaque fois qu’elle vient me voir, elle se prend un PV à cause de mon père qui lui prend toutes ses pensées. J’ai trouvé un chalet à la montagne pour fêter Noël pour changer les idées de tout le monde, même si on n’a pas le coeur cette année à fêter Noël. Comment puis-je aider mon père et ma mère ? Que puis-je faire ? Dois-je m’effacer de leurs vies ? Aidez-moi s’il vous plaît.

  2. Marielle says:

    J’ai pardonné X fois à mon mari, à une ex-collègue, ma mère et à chaque fois ils recommençaient, continuaient, en rajoutaient. Et je cumulais de la colère, de la rage intérieure, j’étais devenue rancunière à me rendre malade et je suis devenue malade.

    C’est en en discutant avec une personne avisée, celle-ci m’a alors dit “Vous êtes masochiste à ce point?”, ça a été une sacrée douche froide, et j’ai compris. Il y a “pardon” et “pardon”.

    Depuis, j’ai coupé les ponts avec ma mère, je ne la vois plus et ma vie a littéralement changé.
    J’ai divorcé et gagné un bien-être et la santé.
    Changé de travail et de métier.
    J’étais dépendante affective et sous emprise, j’ai fini par tout comprendre petit à petit.

    Même si je ne roule pas sur l’or, je suis heureuse car je fais un travail que j’aime où je m’épanouis en aidant un enfant en situation de handicap à l’école, je n’ai pas l’impression de travailler tant pour moi, tout ceci est normal et logique.
    La reconnaissance et les remerciements, je les ai sans avoir rien demandé, ni rien cherché.
    Je n’avais plus aucune attente de la vie, ni désir.
    Je travaille uniquement avec ce que je suis, ce que je suis devenue après ces ruptures nécessaires.
    Exit mon catéchisme aliénant, je suis libérée de ces histoires de pardons impossibles, tels qu’ils m’avaient été enseignés (“priez priez pour eux, essayez tentez encore “L’amour peut tout” me disait un prêtre dans mon enfance).
    À aucun moment de ma vie, depuis mon enfance je n’avais remis en cause cette croyance qu’il fallait toujours pardonner à ceux qui nous blessent et nous font du mal.

    Jésus a été trahi, torturé crucifié une fois dans une seule vie, je doute en y réfléchissant que cet homme aussi sage et éclairé fut-il, puisse pardonner X fois la cruauté des hommes s’il avait subi le même traitement pendant 42 ans.

    C’est au final à moi que j’ai dû pardonner, je me suis fait trop de mal en tentant toujours de maintenir des relations toxiques. Je ne pourrai jamais changer les personnes, ni les forcer à m’aimer. Elles sont comme elles sont, et je suis comme je suis. J’ai appris cela dans cette vie.

    Maintenant je fraye ma vie mon chemin, en suivant mon coeur, je ne recherche pas ce que j’ai cru perdre (en rompant les liens familiaux je croyais perdre leur amour, j’ai perdu des liens toxiques), je me sens complète, et j’avance pas à pas sur un chemin inconnu qui m’émerveille et me fait peur aussi chaque jour…

    A vous de créer la vôtre en harmonie avec qui vous êtes, avec vos énergies propres et non comme il “faudrait être” ou “se comporter” selon les diktats religieux ou familiaux ou que la société nous impose.

    Lumineuse route à tous :)

    • Lilou says:

      Merci Marielle,
      j’ai fait comme toi : j’ai rompu tout lien avec ma mère et mon frère….trop toxiques à qui je pardonnais sans arrêt.
      On m’a toujours dit qu’il fallait pardonner, qu’il fallait que je prenne sur moi et du coup je me sentais toujours coupable car je pensais que j’étais pas normale de vouloir prendre mes distances. Je sais aujourd’hui que je ne suis pas seule et que parfois le pardon n’est pas toujours possible. :)

  3. cartier says:

    Cela fait 6 ANNÉES que je me trouve dans une relation d’amour très forte ou j’ai toujours pardonner et aimer, seulement cette personne me fait toujours et encore du mal.
    Je l’ai quitté car j’ai eu des coups sur le visage, j’ai porté plainte, j’ai enlevé mes plaintes par peur des représailles.
    Nous nous revoyons, mais c’est toujours pareil, insultes, possessivité, aucune attention, c’est une personne qui connait bien le milieu carcéral avec des souffrances que je dois supporter ….
    Seulement je me suis oublié, j’ai porté le poids de la culpabilité trop longtemps et j’ai décidé de ne plus me laisser faire.
    Mon histoire démarre avec une agression sexuelle à mon travail.
    J’ai dit STOP je veux plus me laisse faire, j’ai droit au respect et à l’amour comme toute personne.
    Je l’ai quitté car je supporte plus son chantage son amour possessif et ses méchancetés.
    Je ne me sens pas épaulé ni aider par ce que j’ai vécue.
    J’ai porté plainte contre lui 2 FOIS et j’ai avec regret enlever mes plaintes
    Seulement pour les attouchements sexuels au travail, j’ai porté plainte et je vais me battre jusqu’au bout.
    Je vous demande par votre réponse ….

  4. Archimed 2 says:

    Merci vraiment pour tout ce travail. Déjà l’idée de changer est là.

  5. Paprika says:

    Tu peux essayer de tirer des enseignements de ce que tu as fait et que tu as du mal à te pardonner.
    Ca ne va servir à rien de ressasser le passé. Ce qui est fait est fait et tu en tires des leçons.

    Pour se faire accepter, il ne faut pas faire reconnaitre qu’on peut changer. Il faut changer, tout simplement.

    J’ai trouvé un vrai déclic en lisant le Miracle Morning de Hal Elrod ; il existe des tas de livres pour te guider sur ce chemin, prendre des bonnes habitudes qui vont aussi t’aider à changer selon tes souhaits.

    Courage

  6. Michon says:

    Après le pardon, je me sens comme un oiseau qui vole dans le ciel ensoleillé. “”VIVE LA LIBERTÉ””

  7. malika says:

    J’aime beaucoup ca remet beaucoup de choses à leurs places.

  8. Kounta says:

    Vraiment je trouve toujours une réponse a ma question sur ce site. Bravo pour ce que vous faite et bonne continuation.

  9. Merci pour ce précieux conseil, ça m’as beaucoup réconforté.

  10. Crystelle says:

    Bonjour à toutes et à tous ; puis-je me permettre de poser une question ? Comme j’aime beaucoup le thème du pardon ; je me suis demandé s’il était moins facile de pardonner à soi-même, qu’à un autre ? Si oui, pourquoi !

  11. Crystelle says:

    ( Rectification ) IL faudra, là, trouver pour beaucoup, une force surhumaine de comment savoir pardonner de s’être fait enlever des êtres chers qu’ils ne reverront plus jamais.

    Beaucoup l’ont fait pourtant ! Quelle force que de savoir pardonner !

    • Paprika says:

      Le Dalai Lama a coutume de répondre à ceux qui lui demandent s’il en veut aux chinois : “Mon analyse est celle-ci : si j’éprouve des sentiments négatifs envers ceux qui m’ont fait souffrir, ils ne feront que détruire la paix de mon esprit. Mais si je pardonne, mon esprit sera calme”. Ne pas pardonner nous entretient dans un état de dépendance aux pensées négatives, une espèce d’autoflagellation qui ne peut pas changer quoique ce soit à ce qui s’est passé et qui ne va absolument rien changer au futur. Pardonner, ce n’est pas absoudre, c’est refuser de devenir l’esclave d’un passé révolu. Pardonner, ce n’est pas dire aux terroristes : ho la la, vous êtes terribles ! et puis une petite tape sur la tête et “je vous pardonne”. Pardonner, c’est dire : je ne veux pas rester lié émotionnellement à ces évènements. Les criminels seront poursuivis et punis par la justice, c’est n’est pas de ma responsabilité, je ne peux rien faire et je refuse de dépenser de l’énergie là dedans.

  12. Crystelle says:

    Ami(s) du soir, bonsoir, c’est avec le cœur lourd que je vous écris ce soir, avec des événements tragiques qui actuellement font basculer Paris ; mais dont nous ne sommes pas le seul pays, où des hommes et des femmes, sont les proies de la folie d’autres hommes devenus fous, à cause de l’illusion, dont les pires coupables sont ceux aussi et surtout, qui ont fait croire à ces gens devenus fous, que de mettre fin à des vies était leur seule solution.

    Il faudra, là, trouver pour beaucoup, une force surhumaine de comment savoir pardonner d’avoir enlever des êtres chers qu’ils ne reverront plus jamais.

    Beaucoup l’on fait pourtant.

  13. Pius KINUMBE says:

    Les différentes techniques développées dans ce site sur comment réagir aux insultes sont louables;néanmoins, le PARDON libère et se veut une technique par excellence par rapport aux autres techniques selon mon humble avis.

  14. Emilie S. says:

    Merci pour les conseils réconfortants et constructifs votre site est riche d’enseignements!

  15. C. says:

    Mon mari ma détruite en me blessant par la parole pendants 3 ans aujourd’hui nous somme le couple le plus heureux et pourtant je n’éprouver plus de sentiment après avoir lu cette article. J’ai vraiment décider de lui laisser une autre chance et j’ai bien fais aujourd’hui il comprend mes attentes et moi j’ai compris sa réaction. Merci a vous.

  16. Je vais par la suite faire le premier pas sans pour autant manqué de respect envers moi-même. Cela me pose problème à cause de l’argent. Merci pour vos conseils éventuels.

  17. patrick burasa says:

    Merci beaucoup, très bien formulé

  18. Anonymous says:

    J’ai été extrêment blessée par un proche à l”occasion d’un décès dans la famille il y a 7 mois, et depuis je souffre le martyre.en vous lisant j’ai compris que j’irai mieux en amorçant une démarche de pardon.Merci pour vos conseils et analyses

  19. Rita says:

    Si tout le monde pouvait lire ca, les gens se feraient moins mal avec l’esprit de vengeance.

  20. Phil says:

    Merci pour cet article encourageant!!!

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